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Provence. Aix , le même, 1827, br. in-8. yre , an vit (1800), in-12 de iv et 158

Ces deux Notices sont extraites du 3e vol. des pag., i fr. 5o c. Mémoires de la Société d'Aix, qui est resté deux ou

-- Épreuves (les), comédie en un acte et trois ans sous presse.

en prose, mêlée de vaudevilles. Paris, HENRIK (A.), pseudon. Voy. (an Sup Hugelet, an ix (1801), in-8, 60 c. plément) CAHAISSE.

Avec A. R*** (Ragueneau). HENRION (C.), littérateur, mort à - Est-elle fille, femme ou veuve ? com, en Charenton, en 1808.

un acte, en prose , mêlée de vaud. Paris, - Absinthe (l'), comédie-parade en on Allut, 1806, in-8. acte ( et en prose), mêlée de vaudevilles. - Il faut on mariage, com, en un acte et Paris , Perreault, sans date, in-8.

en prose, mêlée de vaudev. Paris, Mme Ca-- Adrien Vanden-Velde, comédie-anec vanagh, an xu (1805), in-8. dotiqae en un acte , en prose, mêlée de Avec Brazier et A. Raguencau. vaudev. Paris, allut, 1806, in-8.

- Incroyables (les) et les Merveilleuses, -- Alcymadure, ou le premier Musicien ouvrage impayable. Paris, Graffe frères, Paris, Barba , 1803, in-12, 1 fr. 50 c. an v (1797), in-12. - Amant (l') rival de sa ipaitresse, opéra - Laitière (la), comédie-anecdot. en un en un acte (et en prose). Paris, Mme Ca acte , en prose, mêlée de vaudev, Paris, vanagh, an xu (1804), in-8.

Perreault, 1806, in-8. - Ainours (les) de la Halle, vaudeville - Mademoiselle Musard, com.-parade en poissard, en un acte (et en prose ). Paris, un acte et en prose, mêlée de vaud. Pa. Barba, an xi (1802), in-8.

ris, Allut, 1805, in-8. Avec Moreau.

- Malade (le) par amour, ou la Rente -* Amours (les) de Manon la rayaudeuse viagère, com, en un acte, en prose, mêlée et de Michel Zephir (1806). Voy Rague. de vand. Paris, Mme Cavanagh-Barba , NEAU.

an xn (1804), in-8. - Beaux-Arts (les) au Gros-Caillou, Avec Brazier. comédie-poissarde (en un acte en prose), --- Marchés (les) de Philis, pastorale en mêlée de vers, de chants et de danses. vaudev. (en prose) et en nu acte. Paris, J. Paris, Hugelet, an xi (1804), in-8. L. Perreault, an ix (1801), in-8. - Cassandre huissier, comédie-parade en --Mari(le), le Voleur et l'Amant comme on nn acte (et en prose), mêlée de vaud. Pa n'en voit plus, anecdote du xive siècle , ris, Barba, an xi (1803), in-8.

vand, en un acte (en prose) et en style Avec Moreau.

marotique. Paris, Mme Masson, an x (1801), - Cassandre malade, comédie parade en in-8. un acte et en prose, inêlée de vaudevilles. Avec L'Aubespine. Paris , Allut, 1805, in-8, 50 c.

- Mariage (le) à coups de pierres, vand. - C'est cela ! ou Questions parisiennes, en un acte (et en prose). Paris, Allut, 1806, petite revue de nos grands travers. Paris, in-8. Humbert, an x (1802), in-12 de 185 pag. Avec M. Damersan. avec une grav., i fr. 50 c.

- Mariage (le) de Jocrisse , com, en un - Champétréide (la), ou les Beautés de la acte, en prose. Paris, Tiger, an vii (1800), paix et de la nature , poëme. Paris, De- in-8. senne, 1795, in-8.

- Mémoires philosophiques d'Henrion, ou - Cuisinier (le) supposé, comédie-folie

l'on trouve l'origine des sylphes, des en un acte et en prose. Paris, Allut, 1805,

gnomes, des salamandres, des nymphes , in-8.

etc., etc. Paris, Favre, an vi ( 1798), - Deux (les) Sentineiles, com, en un acte (et en prose), mêlée d'ariettes. Paris,

- Monsieur de La Palisse, com. en on Fages, an xi (1803), in-8.

acte (et en prose), mêlée de vand. Paris, Avec R**** ( Rougemont).

Burba , an xu (1804), in-8. - Drelindindin , on le Carillonneur de la -- Mopsienr Jaudas, com.-parade en un Samaritaine,parade en un acte (et en prose), acte (en prose), mêlée de vaudev, Paris, mêlée de vaudevilles. Paris, Barba , an XI Mme Masson, an xur (1805), in-8. (1802), ou an xii (1804), in-8.

Avec madame Olympe (c'est-à-dire M. Dumersan). Avec Servières.

-- Ninon de l'Enclos, comédie historique -- Encore un tableau de Paris. Paris, Fa. en un acte (en prose), mêlée de vaudev. Paris, Mme Cavanagh, an xi (1804), - Réponse à la dénonciation de M. Duin-8.

château. Paris, Béthune , 1826, in-8 de 32 Avec Arm. Raguenean.

pag., 75 c. - Révélations d'amour. 1796, in-8. - Traité des reptes foncières, suivant - Soldat (le) tout seul, monologue histo- l'ordre de Pothier, et d'après les principes rique, en un acte, en prose, mêlé de vau- de la législation nouvelle. Paris, J.-J. Blaise; devilles. Paris, Fages, an an(1804), in-8. Deschamps, 1828 , in-8, 7 fr. 5o c. - Tour (le) de France, voyage en un Avec M. Felix, autre avocat. acte, en prose, mêlé de vaudev. Paris, M. Henrion a concouru à la rédaction du Journal Mme Masson , 1805, in-8.

de l'Instruction publique (1827-28), et, pendant

quelques mois de 1828, à celle de l'Oracle euro. Avec Brazier.

péen; depuis le 14 septembre 1829 jusqu'au 12 mars - Trois (les) Sæors, comédie mêlée de 1830, il a fourni au Drapeau blanc les articles si

gnés des initiales A. H.; il est aujourd'hui l'un des vandev., en un acte. Paris, Hugelet, an xil

collaborateurs de Le Pour et le Contre, mais seu(1805), in-8.

leinent de la partie que M. Henrion et ses collabora- Veillées (les) de Momus, ou Recueil

teurs ont intitulée Contre-Révolution. d'aventures, contes, traits et gestes peu

Éditeur ou co-éditeur de la « Bibliothèque des fa

milles chrétiennes », M. Henrion a enrichi plusieurs Condus et intéressants. Paris, 1805, 2 ouvrages de morceaux de lui, tels que une No vol. in-12.

tice historique sur madame de la Valliere, impr. en

tête des « Reflexions sur la miséricorde de Dieu, de - Vestale (la) et l'amour, vaudev, ana

celte dernière (1828) » ; 2° des Considérations sur l'é. créoutique en un acte (et en prose). Paris, ducation des femmes, et deux Notices historiques sur Mme Cavanagh, an xit (1805), in-8.

Fénélon et l'abbé Gérard, en tête de l'Education des Indépendamment des pièces de Henrion que nous

filles » (1828); 3° une Notice sur la marquise de Lam.

bert, en tête des « Avis d'une mère à son fils et à sa venons de citer, il a eu part encore à sept autres qui sont imprimées : voy. les articles AUBERTIN, COR

fille », de cette dernière (1829): on lui doit aussi une

Notice sur le P. Berthier, en tête d'une nouv. édit. de SANGE, DUMANIANT, MARTIN D'INGRANDE et ŞER

su traduction des Psaumes (1829). VILES.

Une Histoire des ordres religieux , 2 vol. in-18, ainsi HENRION (Matb.-Rich.-Aug.), avocat qu'un traité De la Charte selon la Monarchie, in-8, de à la Cour rogale de Paris , membre de la

l'écrivain qui fait l'objet de cet article, seront publ.

prochainement. M. Henrion a en portefeuille une Société des bonnes études et des académies

Histoire de saint Louis. et sociétés royales de Metz et de Nanci; né

HENRION DE PANSEY (le baron P.à Metz (Moselle), le 19 juin 1805.

Paul-Nic.), successivement avocat, prem. -- Code ecclésiastique français, d'après les

administrateur du département de la Haute« Lois ecclésiastiques » de d'Héricourt, avec

Marne, prof. de législation à l'École cendes sommaires ou exposés analytiques en

trale de Chaumont, avocat à la Cour de tête de chaque titre et division de la ina

cassation, conseiller d'état, ministre de la tière, une table méthodique et une introduction dans le premier volume; une table

justice, enfin premier président de la Cour

de cassation; né à Tréveray, près de Ligny, alphabétiqne et raisonnée, ou DictionDaire abrégé de droit ecclésiastique fran

le 28 mars 1742, mort à Paris, le 23 avril

1829. cais, à la fin da deuxième; et des notes con

- Assemblées (des) nationales en France, tenant, outre l'opinion des meilleurs au

depuis l'établissement de la Monarchie, teurs, les observations qui ne pouvaient

jusqu'en 1814. Paris, Th. Barrois père, entrer dans le texte sans en interrompre la

1826, in-8, 6 fr. – Sec. édit. Paris, le marcbe. Sec. édit., entièrement rer., corr.

méine, 1829, 2 vol. in-8, 12 fr. et augm. Paris, J.-J. Blaise, 1829, 2 vol.

« Il y a eu long-temps en France des préventions in-8, 9 fr.

contre les états-généraux; ces preventions étaient La prein. édit., publ. l'année précédente, ne for. fondées sur ce qu'ils n'avaient jamais rien amené de - mait qu'un volume.

durable, et sur ce que leur convocation se lie pres.

que toujours aux époques les plus désastreuses de - Histoire littéraire de la France, coute

notre histoire. Plus éclairée aujourd'hui, la France nant les six périodes antérieures à Louis sait à quoi attribuer le peu de bien fait par les XI, avec an Coop-d'œil sur la septième, états-généraux. Dès qu'on ne les convoquait qu'à la

dernière extrémité, lorsque les plus affreuses vexaet précédée d'une Introduction. Paris, le

tions ne produisaient plus d'argent, et lorsque le méme, 1827, in-8, 5 fr.

mal avait fait des progrès si effrayants que les es. - Mémoire au conseil du Roi. (1830). prits en étaient à la fois abattus et aigris, il était

impossible que toutes les craintes et toutes les pas. Voy. MADROLLE.

sions de la société ne s'accrussent point par la réa. - Rédemption du genre humain; annon nion d'ordres dout les intérêts étaient opposés, et cée par les traditions et les croyances reli qui semblaient n'être mis en présence que pour s'a.

dresser des récriminations. D'ailleurs l'instruction gieuses.... trad. de l'allem. (1827). Voy.

nanquait, parce que le temps indéterminé qui s'eSCHMITT (H.-J.).

coulait entre une assemblée et l'assemblée snivante Tom. IV.

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nt permettait pas aux génération« de le former pour d'aussi liantes délibérations. II »Vn est pas minus vrai que les nations , appelées régulièrement a discuter leurs intérêts, ont une force, nu« persévérance que le pouvoir absolu ne peut remplacer qu'accidentellement , et я des conditions que lu nature accorde à peu d'hommes, ha preuve de celte vérité, acquise pour nous par l'exemple de l'Angleterre et des autres pays libres, se trouve également dans notre histoire pour ceux qui ta connaissent bien; car les assembléesd'états-genéraux ont été créées, par nos mis, provoquée« par eux comme une dernière ressource dans une circonstance où le pouvoir s'effrayait de sa solitude, et tendait les bras a tout ce qui pouvait lui donner une force en rapport акес la gravit? des événements.»

« Dans un livre fait par le président Henrion de Pansey, tout est profit pour qui veut s'instruire. Maïs pour apprendre à juger comme lui les événements s.iiis passion, les méchants saii3 colère, les ambitieux avpc dédain , les faibles avec compassion, les enthousiastes n*i*c une douce ironie , il faudrait avoir coin tue lui celte instruction profonde , qui place toujours un homme au-dessus du sujet qui l'occupe , et ce calme de l'esprit qui en prolonge la force Cl In grace.« ( Journal iUl Débatt. }

«Parmi 1rs additions nombreuses faîles àla-sec.édit. de cet nuvr. .nousdevons citer l'introduction, dans laquelle M. Henrion de Pansey a tracé, d'une manière rapide et brillante, Г histoire des gouvernements de l'Europe au moyen âge et dans les temps modernes-» — Autorité (del') judicJaiteen Trance. IIIe édit. Paris, Théoph. ßarrois père, 1837, 1 vol. in-8 , Id fr.

La prem. édit. est de iftto , un vol. ¡n-S ; la sec. de 1818 , un vul. in 4

M. le président Henriun donne lui-même une idée complete de son ouvrage au commencement de l'Introduction : « Je vais parler de l'autorité judi« ciaire, de sa nature, de ses attributions , de son M influence, des éléments qui la composent, des « divisions dont elle est susceptible; de ses rapport* « avec la puissance législative , le pouvoir aduiinis« tralif, et le commandement militaire ; de l'obliga4 tion où est le prince de la déléguer; enfui de la « hiérarchie des tribunaux, des devoiis que la loi « leur impose, et des prérogatives qui appaiiient< nent à chacun d'eux. »

I»..и- cette Introduction , pleine de faits curieux et de détails intéressants , M. Henrion présente le tableau historique de la formation et des variations du pouvoir judiciaire sous l'ancienne monarchie. Il signale à nos regards celle grande innovation par laquelle saint Louis substitue au combat judiciaire l'appel an roi jugeant sur les moyens respectifs Лея parties; oeuvre de politique et d'habileté non moins que de sagesse.

Après un coup-d'ceil rapide sur les différentes espèces de gouvernement et sur la forme que l'autorité judiciaire doit prendre sous chacune d'elles , M. le président Henrion examine plus particulièrement cette autorité sons les gouvernements monarchiques, dans sa source, ses modifications cl ses diverses branches. Par de doctes recherches et de judicieuses conjectures, ¡I découvre l'origine du ministère public dans un passage de Beaumanuir, profond jurisconsulte da xmc siècle; celle du jury dans les lois saxonnes cl les coutumes de la Germaлае; enfin celle de la juridiction temporelle de l'Église dans la supériorité de lumières qui distingua, le cierge pendant plusieurs siècles. A mesure que rette supériorité s'affaiblit, les abus qui eu étaient la suite devinrent intolérables, et les parlements défendirent sans relâche les droits de la couronne et les liberte«, gallicanes contre les invasions ultra* mon tai nés. Imbu de leurs doctrines, cl fidèle à leurs

traditions , M- le président Henrion trace d'une? ■nain sage et ferme la ligne de demarcation nitre la juridiction spirituelle de l'Kglise , que tous le* catholiques reconnaissent, et sa juridiction temporelle, qui ne peut s'exercer que dans les pays soumis à la souveraineté temporelle du pape,

"Le premier magistrat delà Cour de cassation ne pouvait négliger ce Iribunal imposant qui domino au-dessus de tous les autres. Personne n'a mieux saisi l'esprit d'une institution établie uniquement dans l'intérêt des lois , et gardienne de ce dépôt sacré. Personne n'a mieux précisé dans qnel cas et par, quels moyens il est possible aux parties d'atta quer devant cette cour suprême le.» decisions des tribunaux. Le savant auteur porte aussi le flambeau de l'expérience et fie la critique dans le dédale du contentieux administratif; il montre ce qui est légal, pour que les citoyens s'y conforment; ce qui est vicieux , pour que le législateur le corrige.

Enfin le traité de l'Autorité judiciair* est 1еНтге le plu.4 profond et le mieux éeril que notre .siècle ait produit sur ces matières qui tiennent à-la-fois au droit public el au droit civil.

— Biens (des) communaux et de la police rurale et forestière. Sec. edit. Paris, Th. Hanois père, i8a5,in-8,7 fr. —Du Régime des bois со ru m 1111 лп \,selon le nouveau Code forestier, pour servir de supplément au «Traité des biens communaux ». Paris % h même, 18*7 , in-8 de 72 pag., 1 fr, эо с

Voy. ci-dessous: du Pouvoir municipal. .. . \& supplément est le plus souvent broché a la suite du volume auquel il appartient.

Quel que soit à present, quel que doive être plus tard le régime municipal, le traitée» liten* communaux sera toujours d'un grand prix , d'une applic.ication fréquente et sûre. L'auteur y a discute et résolu un nombre infini de questions sur les droits d'usage dans les forêts, sur les procès à intenter nu à soutenir par les communes, sur l'application des titres anciens , sur les délits ruraux et forestiers, sur les peines portées contre ces délits, sur lr* fonction» des gardes champêtres et forestiers. Sa parfaite connaissance des anciennes coutumes et des anciens auteurs, et sa merveilleuse sagacité, lui fournissent sur chaque difficulté de ces solutions nettes et lumineuses qui frappent aussHét tous les esprits ; et son opinion acquiert aux yeux de la raisou l'autorité d'un arrêt.

— Choix de Mémoires et Plaidoyers de MM. Henrion de Pansey et Henrion de S. Ainand. Parts , imp. de Migrieret, 18з5, in-8.

Tiré a 3o exempt., mais extrait des Annaîei du Barreau français.

— Compétence ( de la ) des jnges de paix. VÏI1C ¿dit. Paris, Théoph. ßarrois père , 18:17 , in-8, 7 fr. 5o с

Les législateurs qui nous ont donné les jusi ices do paix sont dignes des plus grands éloges; ils ont voulu rétablir parmi nous cette magistrature des premiers âges, que la confiance décernait a la vertu, qui commandait par l'exemple, et comprimait par la seule autorité de la raison. Mais cette iustitution ne remplit pas d'abord toutes les espérunecs que l'Assemblé constituante eu avait conçues et données. M. Henrion en trouva la principale raison dans l'insuffisance et l'obscurité des lois qui la concernaient: la compétence des juges de paix n'était pas bien definie; la loi du a4 août 1790 n'avait sur ce point si important que deux articles; et ces magistrats s'egaraient dans un circle mal trace. M. Henri on voulut guider leur» pas incertains; il completa l'ouvrage du législateur.

Voici en peu de mots son plan et »л méthode : il commence par définir l.i juridiction des juges de paix. De ce qu'elle est extraordinaire et d'exception, il tire deux conséquences : d'nbni d qne les .¡«Res de pail sont incompétents toutes les fuis qu'il s'agit d'une affaire que la loi ne range pas nominativeinent dans leurs attributions; ensuite qu'ils n'ont pas l'exécution de leurs jugements.

Il dit poiii-quoi et comment leur juridiction peut être proroge , pourquoi leur* jugements ne peuvent être cassés que pour incompétence ou excès de pouvoir, et montre la nuance sí fine qui distingue i'in-' compétence de l'excès de pouvoir.

Payant »lors en revue les л 1 tribu lions des jugei de paix, il leur en reconnaît deux principales: i° objets d'une valeurdclerininéc, c'est-à-dire la connaissance des actions personnelles et mobilière»; a° objets d'une valeur indéterminée, c'est a-dire la connaissaoce de (ouïes les actions po.'tfssoiret. F-iifiii il -••'occupe ries brevets d'invention , qui présentent aux juge* de paix des difficulté* fort sérieuses. Tel est le plan qui a produit un des plus excellents frailes de notre droit moderne. Admirable logicien, l'auleur pose les principes, déduit les conséquences, discute les questions, réfute les objections, résout les difficultés- Enfin il fait voir les limites souvent imperceptibles qui séparent l'miioiile judiciaire de l'autorité administrative, et caractérise le ponvnirdes juges de pais comme tribunaux de simple police.

Il n'est pas possible de faire connaître par une timple analyse un ouvrage si substantiel et si profond. Mais huit éditions, épuisées en peu d'années , prouvent assez combien les juges de paix apprécient les leçons de leur savant mai Ire. I.a p-.iinièie édit. fut publice sous le voile de l'anonyme, en 1Ü0& , un vol. in-ia. La cinquième contient un nouv. chapitre qui ne se trouve que dans cette édition.(Voy. ci-dessous Ja Pouvoir municipal...').

— Dissertations féodales. Paris, Th.Barrois h jeune, 1789, a vol. in-4. ,

1.'auteur avait voulu réunir, sous la forme alphabétique, toutes le.', questions que pouvait offrir une matière si vaste et si difficile. Cet ouvrage supposait des cm naissances prodigieuses. Mais l'Assemblée constituante ayant aboli l,i féudalile peu de jours après la publication des deux premiers volumes , 1rs autres ne furent pas imprimés. Il y a dans ces Dmrrtations une partie historique pleine d'érudition et de jugement, qu'on peut encore consulter avec fruit.

— Éloge de M. Dumoolin. Genève et Paris, Vaîàde , 1769, in-8.

— Éloge de Math. Mole, premier président et garde «les sceaux. Paris, Valadc, 1775, in-8.

Prononce à la rentrée des parlements. Dans son exnrde, l'auteur exprima vivement son indignation contre les coups d'élat, contre les commissions de justice (le parlement Mao pen u ) , exemples et organes de violence et d'iniquités, enfin sa reconnaissance pour le jeune roi (Louis XVI ) qui rendait à la nation sa Constitution et sa liberté, en lui rendant le« défenseurs de l'une et de l'antre.

— Mémoire pour un nègre qui réclamait aa liberté. . . 1770 , in-8.

Ce nègre réclamait la liberie* devant la Table de marbre de l'amirauté, parce qne son maître, eu ramenant en France, a^ait négligé d'accomplir tes formalités alors prescrites par les lois pour le main

tiru de L'esclavage en terre franche. M. Hem ¡ou saisi! cette occasion pour s'élever avec une généreuse chaleur courre l'asservissement et la truite des nègres, traGc odieux que les lois 11e condamnaient pas encore. Son client fut acquitte.

— * Mémoire (premier) pour 1« sieur Mercier contre l;i troupe des comédiens français. (Paris, l'e Hérissant, 1776), in-4.

Mercier, l'auteur du «Tableau de Paris » , avait fait recevoir une pièce л la Comedie française, et avait eu consequence, d'après les règlements , le droit d'exiger la lecture d'une «exonde pièce. La Gouietue refusa d'entendre cette lecture, sous pretexte que Mercier riait l'auteur d'un libelle a non. contre elle. Mercier assigna les comédiens, et M.Ht-urion fit paraître pour lui ce mémoire, dislingue par un latent littéraire que la nalure de l'affaire favorisa sans doute, mais qu'elle n'aurait pas fait naître sous une plume médiocre. Cet écrit fix.i l'attention publique, et mérita l¿*s suffrages des gens de goût. La Harpe en parle avec beaucoup d'éloges ddiis sou « Cours de lillèraluren. Malgré le mémoire vanté par La Harpe, Mercier ne put obtenir justice; les comédiens eurent assez de crédit pour faire évoq.icr l'ai faire au conseil du Roi, où ello n'eut pas de suite.

— * Pairs (des) de Frútice et de l'ancienne Constitution française. Par M. le président H. deP. Paris, Thcoph. Barrois père, 1 3 16, in-8 de Г78 pag., a fr.

Taudis que beaucoup de gens regaulaient la création *le la Chambre des pairs comme une institution nouvelle, M. Henrion de l'ausey, pour fiver les idees à cet égard , écrivit eu 1S1O un petit livre sur la pairie. Savant généalogiste , il rendit à la Chambre de- pairs de înagnîfiques titres de noblesse et des prédécesseurs couronnés : ses titres, il les lui montra dans le berceau de la monarchie; ses prédécesseurs, c'étaient les ducs de Bourgogne, de Normandie et d'Aquitaine , les comtes de Toulouse, de Flandre et de Champagne, tous princes souverains, leuda taires de nos rois, mais souvent plus puissants qu'eux. C'est ainsi qu'entrant dans la pensée de la Charte , M. Henrion démontra qu'elle avait en effet <■ renoué la chaîne des temps , et lie tous les sou« venirs à toutes les espérances. » Cependant il ne confondait pas l'ancienne et la nouvelle institution: il voit la pairie féodale, absorbée et fondue dans le parlement en i36i, lui prêter ainsi l'éclat de sa position politique, et lui emprunter à sou tour l'ascendant naturel des lumières et du savoir ; ruais il remarque aussi qu'elle n'exerçait, comme le parlement, que les fonctions judiciaires, sauf la faculté de porter quelquefois au trône de respectueuses remontrances ¡ tandis que la pairie constitutionnelle, corps politique ala fois et magistrature héréditaire , participe pour jamais à l'exercice du pouvoir législatif.

— Pouvoir (dn) municipal et des Miens communaux.. Paris, Théoph. Barrois père, 1822, in-8.

C'est le développement d'un chapitre ajouté à la 5' édition de la Compétence des juges de paix, sous le litre: tin Pouvoir municipal, île su nature, de us attributions et Je set rapport» avec l'autorité judiciaire: il en fut lire quelques exemplaires à part. Le président Henrion ayautlraité de nouveau ces deux sujets, avec plus d'extension encore , le volume publié en 1822 eut une nouvelle édition , mais dont chaque sujet forma alors un ouvrage distinct : le premier sous le titre qui suit, et le second, sous celui île* Biens communaux ( voy. ci dessus).

— Pouvoir (da) municipal et delà police intérieure des communes. Sec. ¿dit. Parts, Thcoph. Barrois père, 1824 . in-3.

Voy. La noie précédente.

я Vivement frappé de l'importance de ce pouvoir i-1л-fois public et privé qui réunit l'autorité'du megistrat à celle du père de famille , e» qui , eu contact immédiat avec tous Ыа citoyens , agit continuellement et sur tous e , il voulut en déterminer 1я nature , le* limites et le« fonctions. Le régime municipal n'existant plus de fait en France, et l'admiHist ration des communes étant tout entière dans la main du gouvernement, on sent bien qu'un esprit aussi élevé ne pouvait pas se contenter d'exposer simplement ce qui est, sans réflexions et sans vues d'uméliorations. Il a dit ce qui est, mais surtout ce qui devrait être ; il • fait sur l'organisation de* municipalités un ouvrage de principes tt de doctrines; il a jeté des germes dans l'avenir » laissant à la raison publique le soin deles féconder, et à la prudence du gouvernement celui de le* faire éclore et fructifier. La nature et la durée des fonctions municipales , les 1 i mi les qui les séparent du pouvoir administratif, le nombre, le choix , la résidence, la destitution, la mise en jugement des officiers municipaux ; il règle tout avec sagesse.

Cependant le savant magistrat, qui voulait faire un livre utile de toute manière , a su descendre à propos de la haute région de» théories. Après avoir exposé les règles delà formation des municipalités, il a traité avec un soin particulier cette partie importante des attributions municipales qu'on appelle la police intérieure. Les lois qui eu parlent lui paraissant bien faites et asaea complètes, il les rappelle, les réunit, les commente et Ifs développe, en y ajoutant les exemples propres a eu faciliter l'intelligence.

— Traité des fiefs de Dumoulin , analysé et conféré avec les autres feudistes. Paris, Valade;Th. Barrois jeune t 177З,iu-4*

Travail exéculé avec une profondenr digne de Dumoulin :ilétait dédié à M.Molé deChamplâtreui, fils du premier président du parlement que celui de Maupeou avait fait exiler. Le chancelier Manpcou vit dans cet hommage rendu à one famille parlementaire une nouvelle protestation contre le coup d'état dont il s'était rendu coupable. Le censeur refusa d'approuver la dédicace: le lieutenant de police en ordonna la suppression. Très peu d'exempl. avec l'épître dédicaloire échappèrent.

Le baron Henrion de Pansey est auteur d'une grande partie des articles relatifs aux fiefs du «Répertoire universel de jurisprudence », de Gnyol, et du « Dictionnaire de jurisprudence », de l'Encyclopédie méthodique : on lui doit aussi VÉioge dtt'mbbi Piache , qui fait partie de la «Galerie française л (1771 —-]% , a vol- in-fol.).

Peu de mois après la inorl du président Henrion , il a été publié deux Notices sur sa vie et ses ouvrages, la première par M. Bernard , avocat à la Cour roy. de Paris (1879, in-8 de 31 pag.), et la seconde, par M. Rozet, avocat (in-8 de 7a p.) : c'est de celle dernière qu'est tirée la nôtre. La Notice de M. Rozct est terminée par le Discourt (jar les devoirs des jaget envers ta couronne ) prononcé par le prem. president Henrion de Pansey. à la rentrée de l.i Cour de cassation , le 5 novembre 181? , et par un Arrêt rendu par la Cour de cassation, le 3o janvier 1811 , et rédigé par le même magistrat.

HENRION DE SAINT-AMANT ( ), frère da précédent; anc. avocat aux conseils da roi; né en 174 4» mort à Pansey, le 18 avril i8?9.

Un choix de ses mémoires et plaidoyers a été imprimé avec ceux de son frère ( Voyez l'article précédent).

HENRIQUÈS, Israelite. * Israël vengé... Trad, del'angl. (1771). Voy. Orobio.

HENRIQUEZ ( J.), anc. procureur du roi, et procureur fiscal du prince deCondé à Don en Clermontois.

— * Abrégé chronologique de l'histoire de Lorraine. Paris, Moutard, r 776,a vol. in-8.

— Code des seigneurs haut-justiciers. ï«lis et Paris , A/ron, 1761 , in-ia. — III* édit. Paris, Nyontainé, i78t,in-ia.

La prem. edit. est anonyme.

— Code pénal des eaux et forêts. Verdun, 178a, a vol. in-ia.

— * Dictionnaire raisonné sur le droit de chasse. Verdun et Paris, 1784, a vol. in-ia.

— * Manuel des eaux et forêts. Paris,Delalain, 1784, in-ia.

— Mémoire sur les moyens de multiplier les plantations des bois, sans trop nuire à la prodnetion des substances. Paris, Delalain jeune, 1789, in>Ia.

—Moyens de prévenir la disette des bois et d'en procurer l'abondance; mémoire couronné par l'Académie des sciences de Châlons-sur-Marne ; suivi d'un Essai snr le repeuplement des rivières, et d'une Lettre d'un citoyen a un conseiller d'état sur le projet de faire exploiter par une compagnie tous les bois dans l'étendue de la France. 1787, in-1 a.

— * Observations élémentaires sur l'aménagement des bois. ParistDelalain , 1781, ia-ts.

— 'Principes généraux de jurisprudence sur les droits de chasse et de pèche, l'aris, Breton, i775,in-ia.

— * Traité des grueries seignenriales. Paris, 1786, in-ta.

Cet ouvrage forme le 2e volume da Code des Seigneurs .. .

HENRIQUEZ (L.-M.), ancien professeur de belles-lettres, littérateur estimable e( poète agréable, membre de plusieurs sociétés littéraires; né vers 1766 , mort en....

— Chaudronnier (le) de Saint-Flour, com. (1799). Voy. Gorjp»¿.

— Diable ( le) à confesse, poème. Paris, 1791 , in-8.

—Graces(les)àconfesse,poëmeenivchants. Paris, Mongie aine, 1804 , in-ia, 1 fr.

Ouvrage où l'auteur a su mettre lui meine beaucoup de graces.

— Pape (le) traité comme il le mérite. Paris , 1791, in-8.

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