Œuvres completes de Voltaire, Volume 1

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la Société Littéraire-typographique, 1785
 

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Pagina 106 - Où me cacher? Fuyons dans la nuit infernale. Mais que dis-je ! mon père y tient l'urne fatale ; Le sort, dit-on, l'a mise en ses sévères mains: Minos juge aux Enfers tous les pâles humains.
Pagina 229 - Asservi maintenant sous la commune loi, Par quel trouble me vois-je emporté loin de moi! Un moment a vaincu mon audace imprudente : Cette âme si superbe est enfin dépendante.
Pagina 160 - Ce roi, plus grand que sa fortune, Dédaignait comme vous une pompe importune : On ne voyait jamais marcher devant son char D'un bataillon nombreux le fastueux rempart : Au milieu des sujets soumis à sa puissance, Comme il était sans crainte, il marchait sans défense : Par l'amour de son peuple il se croyait gardé.
Pagina 367 - Vous, nés tous ses sujets; vous, faits pour obéir? Un fils ne s'arme point contre un coupable père; II détourne les yeux, le plaint, et le révère.
Pagina 368 - Qui regrettât les rois et qui voulût un maître, Que le perfide meure au milieu des tourments! Que sa cendre coupable, abandonnée aux vents, Ne laisse ici qu'un nom plus odieux encore Que le nom des tyrans, que Rome entière abhorre ! ARONS, avançant vers l'autel.
Pagina 230 - Moi-même, pour tout fruit de mes soins superflus, Maintenant je me cherche, et ne me trouve plus': Mon arc, mes javelots, mon char, tout m'importune...
Pagina 63 - Aux crimes malgré moi l'ordre du ciel m'attache: Pour m'y faire tomber à moi-même il me cache; II offre, en m'aveuglant sur ce qu'il a prédit, Mon père à mon épée, et ma mère à mon lit. Hélas! qu'il est bien vrai qu'en vain on s'imagine Dérober notre vie à ce qu'il nous destine ! Les soins de l'éviter font courir au-devant, Et l'adresse à le fuir y plonge plus avant.
Pagina 368 - Si dans le sein de Rome il se trouvait un traître Qui regrettât les rois et qui voulût un maître , Que le perfide meure au milieu des tourments; Que sa cendre coupable, abandonnée aux vents, Ne laisse ici qu'un nom plus odieux encore Que le nom des tyrans que Rome entière abhorre.
Pagina 230 - Présente, je vous fuis; absente, je vous trouve ' ; Dans le fond des forêts votre image me suit ; La lumière du jour, les ombres de la nuit, Tout retrace à mes yeux les charmes que j'évite (< .v Tout vous livre à l'envi le rebelle Hippolyte.

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