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neur. Soliman arrive au ooo en t de cette catastrophe4 , mais est-il bien naturel que ce h éros abandon§ un # •s . - / si important pour courir sur les Iners #Poes sa m§? o Il y a de I'invention poétique d§ le Projet de Sé-, · #- lima qui, avec ses compagnes, va deman

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La Discorde, le démon des combats, et la gloire révélant au grand maître les destinées de Malte, interviennent encore dans ce poëme, dont elles écartent la monotonie qui résulterait du récit historique. On y verr,. avec plaisir l'épisode de Linna, au quinzième chant mais non pas les tentatives de l'Amour pour exciter le Turcs contre les Chrétiens, tentatives confondues E l'Eternel, et présentant l'idée d'une rivalité peu raié, nable. / . # S #

La puissance du ciel triomphant sépare les deux chefs# combattans, le grand-maître Lavalette et Soliman , ell dénoue et termine l'action épique en déclarant Elyoi vengée, les chrétiens innocens de sa mort , et en cön :: # seillant à Soliman , qui a tué le coupable ravisseur , de s.iie2 retourner dans ses Etats.... Cette fin est satisfaisante ; | mais peut-être fallait-il à un poème si important une conclusion plus remarquable.

Il nous reste à parler du style : il offre des taches et des beautés. Les taches sont des vers prosaïques. Si l'auteur, par exemple , annonce que l'ennemi a pénétré ) dans Malte, il dit :

Dans Malte enfin pénètre une troupe guerrière ;
_ Mais contre elle marchait le jeune Larivière. .. •
Dans un calme profond s'avançait à sa suite
Un escadron formé d'une troupe d'élite.
Tout-à coup il s'arrête, il écoute , il entend ,
Un bruit sourd et confus qui jusqu'à lui s'étend.

Ce récit n'a pas la couleur poétique. - Gusman , dans l'épisode qui porte ce nom ,

Goûtait un doux repos au déclin de ses ans :
Heureux, il possédait pour unique richesse, -
Des champs, de frais enclos, charme de sa vieillesse ;
Le soin de leur culture occupait ses loisirs,
, Et dans leurs seuls tributs se bornaient ses désirs.
D'une terre stérile enrichissant le fond , - -
Il en avait enfin rendu le sol fécond.

Nous pourrions multiplier ces citations de vers prosaïques , mais nous aimons bien mieux prouver que

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M. Halma sait , en maints endroits , racheter ces dé-
fauts par de très-bonnes tirades. .
Voici comme il peint l'île sauvage où Soliman vit
Elvire :
- C'était au fond d'une ile et déserte et sauvage
Que le cruel Ismar lui cachait son outrage.
Ce lieu favorisait ses coupables desseins.
Un ombrage touffu , des antres souterrains ,
Des rochers dont la cime allait toucher la nue,
Des abymes, des monts d'une vaste étendue ,
Tout , dans ce solitaire et lugubre séjour ,
Se prêtait aux larcins d'un criminel amour.
Un bruit sourd en tout tems au loin s'y fait entendre.
L'horreur semble y régner ; jamais une voix tendre
N'y charma les échos par d'agréables sons ; -
Le berger n'y vient pas fredonner ses chansons , etc.

Il décrit encore fort bien les funérailles de Dragut,
que dirige Sélima. | -
Ses compagnes, comme elle, avaient voilé leurs charmes,
Et de leur tendre amour exprimaient les alarmes.
Des guerriers les suivaient...... · · ·
Déplorant en secret les malheurs de la guerre,
Le front courbé, l'œil morne et fixé vers la terre,
Cheminaient au bruit sourd d'un airain gémissant,
Dont les échos plaintifs multipliaient l'accent.
Tous en ordre filaient : dans sa marche imposante ,
Leur troupe était pareille à la vague dormante
Qu'un paisible aquilon soulève mollement
Dans les champs aplanis de l'humide élément.

Enfin , si un langage presque toujours correct, uu heureux choix de termes nobles, des sentimens élevés, | des pensées justes , l'éloignement de toute afféterie et de · mauvais goût suffisent pour faire réussir un ouvrage, la Maltéide droit prétendre à des succès. L'auteur a fait preuve d'un grand courage en osant entreprendre une épopée, dans ce siècle où il ne paraît que des opuscules. A ce titre seul il mériterait des ménagemens ; mais on lui doit de plus des éloges pour le talent qu'il a montré dans quelques épisodes et dans un assez grand nombre de descriptions. ' - D.

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CoUP-D'œIL rapide sur les révolutions de la philosophie depuis Thalès jusqu'à l'Université impériale.

C'EST chez les Grecs qu'il faut aller chercher l'origine d e toutes nos connaissa n ces ; c'est d'eux que nous tenons notre philosophie. Sans parler ici des sept sages, d'Orphée et ci . quelques autres philosophes peu connus , je passerai de suite à Thalès, Pythagore et Xénophane. Thalès fon § l'école d'Ionie, et donna le premier en Grèce des leçons § physique et d'astronomie. Il eut pour disciples Anaximène qui regardait l'in firai comme le principe de tout ; Anax . gore, qui reconnut un premier principe intelligent , immatériel, et fut accusé d'impiété. A cet Anaxagore succéda Archelaiis de Milet , qui donna des leçons à Socrate, auteur d'une révolution dans la philosophie. Pythagore forma en Italie une école célèbre. Il chercha vainement le principe de nos connaissances dans les nombres et l'harmonie , et eut sur la morale des idées élevées et sévères, dont quelques-unes menaient à l'enthousiasme. C'est à son école que se forma Héraclite , maître d'Hi pocrate, qui prit pour fondement de sa philosophie l'expérience dirig e ar la raison. La secte assez nombreuse de Pythagore s'éteignit au milieu des persécutions. Xénophane est le chef de la secte éléatique. Il souténait ue tout est immuable. Il compte , parmi ses disciples , eucippe et Démocrite , auteurs du système des atômes , et les sophistes Protagoras et Diagoras. La plupart de ces philosophes eurent des idées assez justes sur la morale ; tous s'égarèrent sur la physique ; tous mêlèrent à quelques vérités beaucoup d'erreurs sur le principe de nos connaissances et sur l'art de raisonner. # tôt , sur-tout dans la secte éléatique, on vit les sophistes se multiplier. Plus un peuple est ingénieux, † plus cette espèce de charlatans doit pulluler. Aussi se répandirent-ils de toutes parts dans la Grèce. Ils se donnaient en spectacle dans les différentes villes, attiraient la foule , et surprenaient la multitude par l'abondance de leurs paroles et la subtilité de leurs idées. On peut voir dans les philosophes à l'encan du railleur Lucien , jusqu'où ces espèces de joueurs de gobelets avaient porté le délire et la déraison, et comment, après avoir sait devenir un homme ierre à l'aide d'un syllogisme , ils le faisaient redevenirs s§e à l'aide d'un autre syllogisme. -

Pour tirer la philosophie de ce chaos, il fallait un homme d'un courage héroïque , d'un esprit profond, adroit, insinuant , animé d' un vif désir de la vertu et de la vérité. Socrate fut cet honnme ; il se fit un devoir de combattre et de confondre ces corrupteurs de la morale et de la raison. Il fit changer de fa ce à la philosophie , et disparaître toutes les sectes anciennes. « Il existe un Dieu , disait-il, il est » immuable , éternel, différent de la matière. Voilà tout » ce que je sais , et il sera dangereux d'en savoir davan» tage. Nous ne sommes pas faits pour connaître la mature » des choses, mais seulement leur rapport avec nous. » Rien n'était plus raisonnable , mais on continua de deviner au lieu d'observer ; en s'égara dans de vains systèmes, et l'abus des mots prit la place de l'expérience. Platon et Aristote , les deux disciples les plus célèbres de Socrate, n'eurent pas toujours la sagesse et la réserve de leur maître. Le premier fut doué d'un beau génie , d'une imagination brillante, d'une éloquence entraînante, et eut une élocution noble et riche. Le second montra un esprit plus étendu , plus méthodique , plus subtil , plus observateur. Tous deux eurent sur nos études et nos idées une influence immense qui se fait encore sentir de nos jours. Platon qui admettait des essences immuables, éternelles , nécessaires , qui dégageait nos ames de la matière . et les purifiait par la vue de ces essences, régna sur les philosophes païens et chrétiens des six premiers siècles de notre ère, et donna naissance aux contemplatifs , aux illumimés ; mais au moins ses disciples écrivirent avec éloquence, et nous ont laissé des ouvrages où se montrent la noblesse et la grandeur des idées , l'élévation de l'ame, · une morale pure et sublime. Aristote voulant combattre les essences de Platon , ne fit qu'y substituer de nouvelles erreurs, et nous donna la matière , la forme et la privation. Il voulait détruire les abstractions de Platon et en créait d'une autre espèce. Il montra du génie dans ce qu'il dit de l'influence § langage sur les idées , et dans sa nomenclature de toutes les formes † du raisonnement , où il indique avec précision celles qui sont fausses et celles qui sont vraies ; mais, en s'arrêtant au mécanisme du raisonnement plutôt qu'au raisonnement même , il contribua à égarer les esprits et fit naître la scholastique qui depuis le onzième siècle régna exelusivement § écoles catholiques sur la philosophie, la physique et la théologie. Ses disciples auxquels il parvint souvent défiguré, et qui ne le

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