Immagini della pagina
PDF
ePub

MORCEAUX

EXTRAITS

DE PLINE

LE NATURALISTE.

[ocr errors][merged small][merged small][merged small][merged small]

V. 7.EFFIGIEM Dei formamque quærere, imbecillitatis humanæ reor. Quisquis est Deus, totus est sensûs, totus visûs, totus auditûs, totus animæ, totus animi, totus suî.

Innumeros quidem credere atque etiam ex virtutibus vitiisque hominum, aut ut Democrito placuit) duos omninò, pœnam et beneficium, majorem ad socordiam

EXTRAITS

DE PLINE

LE NATURALISTE.

LIVRE II.

DE DIEU.

CHERCHER quels sont les traits et la forme de Dieu, est, à mon avis, une illusion de la foiblesse humaine. Dieu, quel qu'il soit, est tout sens, tout yeux, tout oreilles, tout ame, tout esprit; tout en lui est Dieu tout entier.

Croire un nombre infini de dieux, déifier jusqu'aux vertus et aux vices de l'homme, ou, comme Démocrite, en admettre deux seulement, la peine et la récompense, c'est une erreur qui tient de la stupidité. L'humanité fragile et

[ocr errors]

accedit. Fragilis et laboriosa mortalitas in partes ista digessit, infirmitatis suæ memor, ut portionibus coleret quisque, quo maximè indigeret. Itaque nomina alia aliis gentibus, et numina in iisdem innumerabilia reperimus: inferis quoque in genera descriptis, morbisque, et multis etiam pestibus, dùm esse placatas trepido metu cupimus. Ideòque etiam publicè Febris fanum in Palatio dicatum est, Orbonæ ad ædem Larium, et ara malæ Fortunæ Exquiliis. Quamobrem major cœlitum populus etiam quàm hominum intelligi potest, cùm singuli quoque ex semetipsis totidem deos faciant, Junones geniosque adoptando sibi: gentes verò quædam animalia, et aliqua etiam obscena, pro diis habeant, ac multa dictu magis pudenda, per fetidos cibos et alia similia jurantes.

Matrimonia quidem inter Deos credi, tantoque ævo ex his neminem nasci, et alios esse grandævos semperque canos, alios juvenes atque pueros, atri coloris, aligeros, claudos, ovo editos, et alternis diebus viventes morientesque, puerilium propè

souffrante, sans cesso namanda au sentiment de sa foiblesse, a fait de Dieu plusieurs parts, afin que chacun adorât séparément celle dont il aurait le plus besoin. De là cette différence de noms chez les différentes nations, et pour chacune cette foule innombrable de dieux. On a aussi divisé par classes ceux des enfers, les maladies, et même beaucoup de fléaux, à qui la peur érigé des autels pour les apaiser. Ainsi l'autorité publique ellemême a consacré le temple de la Fièvre sur le mont Palatin, le temple d'Orbonne près de celui des Lares, et l'autel de la mauvaise Fortune dans le quartier des Esquilies. Comme chaque individu se fait des dieux pour soi, en adoptant des Junons et des génies qui sont à lui seul, comme aussi des nations adorent certains animaux, même des animaux immondes, et beaucoup d'objets plus honteux, puisqu'elles jurent par des légumes fétides et d'autres choses pareilles, il est aisé de concevoir que les peuples du ciel sont plus nombreux encore que ceux de la terre. Penser que les Dieux sont unis par riages, sans que, depuis tant de siècles, ils se reproduisent jamais, que les uns sont idés et décrépits de toute éternité, que d'autres sont jeunes ou enfants, noirs, ailés, boiteux, éclos d'un œuf, qu'ils vivent et meurent alternativement pendant un jour, c'est une folie et un enfan

des ma

« IndietroContinua »