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Il était juste, libéral, affable , poli, tomplaisant, et son cœur paraissait sensible à lopitié Mais, après 5 ans de règne, il s'abandonna aux désordres les plus honteux, et aux crimes les plus extravagans qui puissent jamais entrer dans l'imagination † l'homme. Il montait sur le théâtre en habit de fille, et commettait les débauches les plus abominables, † avec Sporus, qu'il tint ns sa maison, habillé en femme. Il »mpoisonna Britannicus, fit mourir sa mère avec sa femme Octavie, et tua d'un coup de pied Poppée qu'il avait épousée, et qui était grosse Sénèque même, ne† échapper à sa cruauté, fut obligé de se faire ouvrir les veincs. Il mit le feu dans Rome, l'an 64 de J. C., avoir la gloire de la rebâtir, et de ui faire porter son nom. Pendant l'embrasement, il monta sur une tour, habillé en comédien, et y chanta un poëme sur la ruine de Troïe. Il accusa ensuite les chrétiens de cet incendie, publia contre eux des édits cruels, et commença la première persécution, qui donna à l'Eglise un nombre infini de martyrs. ll jouait ordinairement 1o,ooo écus en un coup de dez, et pêchait avec un filet doré, dont les cordes étaient teintes en écarlate. Une conduite si détestable le rendit l'exécration de l'univers. L'armée romaine quitta son service dans les Gaules, et Galba se révolta contre lui en Espagne. Néron, instruit de cette hardiesse, envoie ordre de le faire mourir. Galba évite le supplice en se faisant proclamer empereur. Il fut poussé à cette démarche par Vindex, qui lui écrivait « d'avoir pitié dn genre humain, dont lenr détestable maître était le fléau. » Bientôt tout l'empire le reconnalt. Le sénat déclare Néron ennemi ublic, et le condamne à être précipité e la roche du Capitole, après avoir été traîné tout nu § et fouetté jusqu'à la mort. Le tyran prévint son upplice, et se poignarda, l'an 68 de J. , dans sa 32° année, après avoir régné 13 ans et 8 mois. Galba monta sur le trône après lui.

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Nersès naq. l'an 1 1o2 de J. C. , et fut elevé depuis sa tendre jeunesse auprès de son oncle Grégoire II1, grand-cathoticos d'Arménie. En 1166, après la mort de ce chef de l'Eglise, Nersès lui succéda dans la dignité pontificale. Il gou- . verna avec sagesse , et m. en 1 173. On a de lui : Un Traité contre les tontraciens ; Abregé historique d'Armenie , écrit en vers ; Elegies sur la prise de la ville d'Edesse par les Sarrasins , en 1 144 , contenant 2o9o vers. Un poéme intitulé : Jesus le fils. Ce livre, qui contient Sooo vers, valut à son auteur le titre d'Homère d'Arménie; Un Recueil de lettres familières, en vers et en prose ; Un Traité contre les manicheens et les syronistes ; Commentaire sur les ouvrages philosophiques et grammaticaux de David-le-philosophe ; Une Grammaire, divisée en 3 livres, avec un petit Vocabulaire ; Un Traité de logique. La plupart de ses ouvr. ont été impr. à Constant., à Amst. et en Russie.

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impôts; il ne souffrit pas qu'on élevât aucune statue en son honneur ; il n'ouDlia rien pour remettre l'empire dans son ancien lustre ; mais voyant que son âge etait un obstacle à ce dessein , il adopta Trajan, estimé pour sa vertu et pour son courage , et mourut l'au 98 e Jésus Christ. NESBIT (Thomas), antiq. écossais, fils du lord # Nesbit, né à Edimbourg en 1672. Son excellent ouvrage sur le blason n'a été surpassé par aucune production de ce genre en anglais. Il a écrit une # des antiquités d'Ecosse, dont le m.ss. se trouve dans la bibliothèque des avoc. à Edimbourg. Il m. à Dirlton en 1725.

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NESMOND (Henri de) , fut év. de Montauban , ensuite archev. d'Albi , et enfin de Toulouse. L'acad. franc. se l'associa en 171o. Louis XIV faisait un cas particulier de ce † Il m. en 1727. On a un rec. de ses Discours , Sermons, etc. Paris, 1734 , in-12.

NESSEL (Daniel ) , sav. histor. et bibliogr. allem. sur la fin du 17e s., fut chef de la biblioth. impér. à Vienne ; il a publié différ, ouvrages , dont les princ. sont : Catalogue des manuscrits grecs et orientaux de la biblioth. de Vienne; Vienne, 169o, in-folio ; Supplementum Bruschianum , sive Gasparis Bruschii monasteriorum et episcopatuum Germaniœ chronicon , sive centuria secunda ex auctoris autographo, edita à Daniele de Vessel, Vienne 1692 , in-4°i Prodromus pacificatorius . seu catalogus chronologicus tractatuum in toto orbe terrarum , ab anno 1 4oo ad annum 1685, Vienne, 16oo, in-4°.

NESSEL (Edmond), prem. méd. de George-Louis de Berghes, év. et prince de Liége , né dans cette ville en 1658; où il m. en 1731.Après avoir voyagé en France , il revint dans sa , atrie , où sa réputation l'avait précédé. On a de lui : 2Traité analytique des eaux de Spa,

de leurs vertus , et usages , Liége, 1699 , in 12, etc. NESSON (Pierre), poète et attaché à la maison de Jean , premier du nom, duc de Bourbon et officier dans le comté de Montpensier , flor, vers la fin du 14° et au commenc. du 15° s. Il a composé le Lay de la guerre, poëme ; l' Oraison à la Vierge Marie , impr. dans un ouvr. intit : Le Grand calendrier et compost des bergers. La Croix-duMaine cite de lui l'Hommage fait à Votre-Dame ; Du Verdicr lui attribue les AVeuf Lecons de Job en rimes. Ses OEuores n'ont point éte recueillies. NESSUS ( mythol.), centaure, fils d'1xion et de la Nue, offrit ses services à Hercule pour porter Déjanire au delà du fleuve Evène Lorsqu'il l'eut passé, il voulut l'enlever ; mais Hercule † lU1:t d'un coup de flèche : le centaure donna en mourant une chemise teinte de son sang à Déjanire , l'assurant que cette chc mise aurait la vertu de rappeler !tercule , lorsqu'il voudrant s'attacher à quelqu'autre maîtressc. Elle était impréguce d'un poison très-subtil, qui fit perdre la vie à ce héros. NESTOR (mvthol. ), fils de Nélée et de Chloris, roi de Pyle. Après être échappé au malheur de ses frères , qui furent tous tués par Hercule , combattit contre les centaures qui voulaient enlever Hippodamie , et se fit une grande réputation au siége de Troie. Apollon le fit vivre 3oo ans. NESTOR ou LEToP1s NEsTEnovA , histor. russe , né en 1o56, m. vers 1 1 15 au monastère de Peczerich à Kiow. Il a laissé une Chronique de Russie , qui va jusqu'à l'an # continuée par Sylvestre , moine à Kiow , et ensuite év. de Péréaslaw , et. par d'autres qui sont inconnus. Elle se termine à l'an 12o6. Cette chronique a été publiée à Pétersbourg , 1767 , in-4° , d'après un m.sstrouvé à Konigsberg. NESTORIUS, né à Germanicie dans la Syrie, embrassa la vie monastique près d'Antioche , et se consacra à la prédication. Un esprit vif et pénétrant, un extérieur plein de modestie , tout concourut à lui concilier le respect et l'admiration des peuples.Après la m. de Sisinnius, en 428 , Théodose-le-Jeune l'éleva sur le siège de ConstantinopleNestorius fit § paraître un grand zèle contre les hérétiques, et s'attira l'admiration du clergé et du peuple par sa vertu et par ses talens. Mais Anastase , Prêtre d'Antioche qu'il avait emmené avec lui, ayant prêché par son ordre , u'on ne devait point appeler la Vierge † mère de Dieu , Nestorius monta bientôt en chaire pour soutenir cette doctrine. Il fallait, selon lui , reconnaître en J. C. deux personnes aussi bien que deux natures, le Dieu et l'homme ; de façou qu'on ne devait pas appeler Mavie mère de Dieu, mais mère du Christ. S. Cyrille d'Alexandrie combattit et réfuta ces erreurs ; et le pape S. Célestin les condamna dans un concile tenu à Rome en 43o. Ou assembla ensuite contre Nestorius le concile général d'Ephèse en 431, ou n'ayant pas voulu comparaitre, il fut condamné et dépose, puis renvoyé dans son monastère. §! pereur Théodose-le-jeune l'exila ensuite l'an 432, dans la Thébaide , où il m. dans la misère. Nestorius avait composé des Sermons et d'autres ouvrages, § il nous reste des fragmens. On a de lui : Évangelium infantise, vel liber apoeryphus de infantid Servatoris, arabicè, edente cum latind versione et notis Henrico Sike, Utrecht, 1697, in-4°. NETHENUS (Mathias), théologien rotest., né en 1518 dans le pays de † fut quelque tems ministre à Clèves, puis prof de théol. à Utrecht en 1646, ensuite pasteur et professeur de théol. à Herborn , où il m. en 1686. On a de lui : De interpretatione Scripturae, Herborn, 1675, in-4°; De Transsubslanttone,

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Henri III. Il obtint le gouvernement de Champagne , et fut le premier chevalier de l'ordre du St.-Esprit. Il m. en 1595. Turpin a publ, son Histoire, Paris, 179o, in-12, et Gomberville, ses Mémoires , 1665, 2 vol. in-fol. NEVERS (Philippe-Julien MazarinMancini , duc "# chevalier des ordres du roi , maquit à Rome , et reçut de la nature beaucoup de goût et de talens our les b.-lett. Il préférait Pradon à § et l'engagea à composer une trag. de Phèdre pour faire tomber celle de Racine quand elle paraîtrait, Pradon osa en effet entrer en lice, ct fit représenter sa Phèdre deux jours après celle de Racine. Il en coûta à ce duc , qui était le chef de la cabale, 15,ooo liv., pour faire valoir la pièce de Pradon. Madame Déshoulières, qui était du complot, fit un sonnet satirique contre celle de Racine, qu'on attribua au duc de Nevers, et qne les amis de Racine † Le duc de Nevers, outré de cette parodie que l'on attribuait à Racine et à Boileau , annonça une vengeance éclatante. Le prince de Condé prit Racine et Boileau sous sa protection. Cette querelle fut éteinte, lorsqu'on sut que le chevalier de Nantouillet, le comte de Fiesque, † et quelques autres seigneurs avaient tatt, dans un repas, la parodie du sonnet. i§ § Nevers m. en 17o7. On a de lui : Défense du poème héroique, avcc quelques Remarques sur les CEuvres satiriques du sieur D*** (Despréaux), Paris, 1674 , in-12 ; le Parfait cocher, publié par la Chesnaye des Bois, Paris, 1744, in-8°.

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de Villeroi, etc., conseiller et secrét. d'état, grand-trésorier des ordres du roi, et l'un plus habiles ministres de son siècle, fut employé par Cath. de Médicis dans les affaires les plus importantes. Il exerça la charge de secrétaire d'état sous Charles IX, Henri III, Henri IV et Louis XIII, auxquels il rendit les services les plus distingués. Il m, à Rouen en 1617 , à 74 ans. On a des Mémoires impr. sous son nom, en 4 vol, in-8° , Paris, 1634 et 1636, réimpr. à Trévoux en 7 vol. in-12, NEUHOFF (Théodore de), communément appelé Roi de Corse , gentilh. allemand, du comté de La Marck, porta d'abord les armes en France, et ensuite en Espagne : le card.Alberoni lui donna le grade de colonel. Il épousa mademoiselle de Kilmancek , favorite et demoiselle d'honneur de la reine. S'étant saisi des bijoux et de la garde-robe de son épouse, il vint à Paris, se lia avec le fameux Law. De là il passa en Angleterre, uis en Hollande. Enfin il se trouva à ivourne en 1736. Les Corses étaient à «ette époque en état d'insurrection. Il eut des correspondances avec les mécontens de Corse, et leur offrit ses services. Il s'embarqua pour Tunis, y négocia de leur part, en rapporta des armes, des munitions et de l'argent, entra dans la Corse avec ce secours, et enfin s'y fit proclamer roi. Il fut ceint d'une couronne de lauriers, et reconnu dans l'ile, où il maintint la gnerre. Le sénat de Gênes mit sa tête à prix; mais n'ayant pu le faire assassiner, ni soumettre les rebelles, on eut recours à la France , qui envoya successivement des généraux et des troupes. Théodore fut chassé. Il se retira dans Amsterdam, où ses créanciers le sirent mettre en prison. Du fond de † , il trouva le secret de tromper des juifs et des marchands étrangers établis à Amst., comme il avait trompé Tunis et la Corse.Ayant obtenu

sa liberté, il repartit pour la Corse; il

ne put aborder ; il se sauva à Livourne.

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fut mis en prison pour dettes à Londres, et m, malheureux en 1756.

NÉVISAN (Jean), cél. jurisc... né à Asti, m, en 154o, enseigna à Turin. Son princip. ouv. est intit. Syleae nuptialis libri sex, etc., Paris, 1521, in-8°, Lyon 1572, livre curieux, qui souleva contre lui les personne du sexe. On a encore de lui : Judex scriptorum in utro

ue jure, Lyon, 1522 ; Quaestio de librorum multitudine resecandá, Cologne, 16o7, in-8°.

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NEUMANN (Gaspard), né à Zullichau, dans le duché de Crossen, en 1683, m. conseiller aulique du roi de Prusse, à Berlin, en 1737, prof. de chimie pratique, membre § collége et de la société royale de Londres, doct. en la faculté de méd. à Hall, membre de l'acad. des curieux de la nature et de l'institut de Bologne, a laissé, dans les Actes des curieux de la nature, Trdsotatus de oleo destillato formicarum aethereô ; Tractatus de albumine ovi succino simili, Dans les Mélanges de la société royale de Berlin , Disquisitio de camphord ; De experimento probandi spiritum vini gallici ; De salihus alcalino-fixis. On a en outre de lui : Lectiones chymice de salihus alcalino-fixis et de camphord, Berolini, 1727, in-4°; De succino, opio, caryophillis aromaticis et castoreo, ibid , 173o ; Disquisitio de ambrd grised, Dresdae, 1736.

NEUMAYR (Francois), jés., né à Munich en 1697, prédicat de la catbédrale d'Augsbonrg. Parmi ses ouv., écrits tantôt en allemand , tantôt en latin, on distingue : Gratia vocationis sacerdotis ; Theatrum asceticum ; Theatrum politicum ; Correctio fraterna , Eaterminium acediae ; Remedium melancoliae ; Virtutes theologicœ ; des Sermons de controverse, 3 vol. in-4°. Il m. à Augsbourg en 1765.

NEURE ( Mathurin de), habile mathématicien du 17° s., né à Chinon, a laissé deux Lettres en faveur de Gassendi, contre Morin, Paris, 165o, in-4°; une autre en latin, au même philosophe, qu'on trouve dans la dernière édit. de ses CEuvres ; et un Ecrit sur quelques Coutumes ridicules et superstitieuses des Provençaux.

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roflas dans le gouvernem. de ses états. Newiski remporta une victoire complète sur les Suédois, près des bords de la Sewa. Son frère aîné étant m. subitement la première nuit de ses noces, il

arvint à l'empire en 1244, et gouverna † Russie avec autant de sagesse que de gloire.Au retour d'une ex édition qu'il avait faite en Crimée, il fut attaqué d'une maladie dangereuse ; ce qui le termina à abdiquer le pouvoir souverain pour se retirer dans un monastère, où il prit le nom d'Alexis, et où il m, en 1263. Les Russes l'honorent comme un saint. L'emper. Pierre l" a érigé une église et un couvent en son honneur ; et Catherine Ir°, pour conserver le souvenir de ses vertus, a fondé en 1725, un ordre de chevalerie qui s'appelle l'ordre

de St.-Alexis. | .

NEwMAN (Samuel), premier ministre de Rehoboth, Massachussetts, né en 16oo , à Banbury en Anglet. , passa en Amérique en 1636 , m. à Rehoboth en 663. Cet ecclés. a compilé une Concordance des Ecritures, publ. à Lond , 63, gr. in-fol., connue sous le non de Concordance de Cambridge.

NEWTON # , très-cél. philos. et mathém. angl., et l'un des plus grands génies qne l'Anglete ro ait produits. A 24 ans il avait fait ses gr; découv. en

éométrie, et posé les fondemens de ses † cél. ouv. , Les Principes et l'Optique, né à Wolstrop , dans la prov. de Lincoln, en 1642. Descartes et Kepler furent les anteurs où il en † la première connaissance. Il publia le premier en latin, en 1687 , sous le titre de Principia mathematica philosophiae naturalis, in-4° , trad. en franç. Por madame du Châtelet, et réimpr. à Genève en 176o, 4 part. en 3 vol.in-4°, 1726En même tems qu'il travaillait à ce livre : il en composait un autre aussi original et aussi neuf; c'est son Optique, ou Traité de la lumière et des couleurs,

ui parut en 17o4, trad. en latin par

larke, à Londres, 1719, in-4°, et en français par Coste, Paris, 1722, in-4°, Lausanne, 174o , in-4° , puis par Maret, Paris, 1787 , 2 vol. in-8°, publiés par de Beauzée. En 1696, le roi Guillaume le créa garde des monnaies; on lui donna. en 17o3, la place de présid, de la socroyale. La reine Anne le fit chev. en 17o5. La princesse, de Galles , depuis réi d'Angleterre, digne admiratrice de ce grand homme, s'entretenait souvent avec lui de sujets philosophiques- Voltaire a dit de Newton, dans un o°o"

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