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· V. N1COLE ( Pierre), parent du précéd., né à Chartres en 1625, fils de # Nicole, possédait parfaitement, dès l'âge de 14 ans, le latin et le grec. Son père, sous les yeux duqucl il avait fait ses humanités, l'envoya à Paris pour faire son cours de philosophie et de théologie.Il s'adonna à ces deux sciences avec d'autant plus de fruit, que son # avait la maturité, la profondeur et sa justesse qu'elles demandent.Ce fut pendant son cours qu'il connut les cénobites de Port-Royal Nicole donna uue partie de son tems à l'instruction de la jeunesse qu'on élevait dans cette solitude. Il'se préparait à entrer en licence, mais les disputes survenues à l'occasion des cinq fameuses proposii tions de Jansénius et ses liaisons avec M. Arnauld, l'en détournèrent. Il se retira alors à Port-Royal, auquel il s'attacha, et ensuite à Bruxelles, puis à Liège et en divers autres endroits. Ênfin, il eut la permission de revenir à Paris en 1683, ou il continua de s'appliquer à la com . position des ouvrages qui lui ont acquis une si grande réputation. Il m. en 1675. Il a compose un grand nombre d'ouv., savoir : Les Essais de morale, en 14 v. in-12, Paris, 17o4, parmi lesquels on trouve 3 vol. de Lettres; Un très-grand nombre d'ouvrages pour la défense de Jansénius et d'Arnauld ; Plusieurs écrits contre la morale des casuistes relâchés ; Quelques uns sur la grace générale, rec, en 4 vol.in-12 ; Un choix d'épigr. lat., intit. : Epigrammatum delectus, 16 in - 12 ; Traduction latine des Lettr§ provinciales , avec des notes, sous le nom de Wendrock, etc. r NICOLE (Franç. ), membre de l'acad. des sciences, et habile mathématic., né à Paris en 1633, donna, en 17o6, à l'acad. des sciences, un Essai sur la théorie des roulettes , qui le fit recevoir l'année suivante dans cete compagnie. Il commença, en 17 17, un Traité du calcul des différences finies , sur lequel il a fait ensuite beaucoup de Mémoires. En 1729, il donna à l'acad. un Traité des lign, du troisième ordre, plus complet que celui de Newton. Il m. en 1758. NICOLEAU (Pierre ), né a St. Pé, départem. des Hautes-Pyrénées, en 1734; professa la réthorique pendant 18 # ! quitta cette ville, et vint se fixe à Paro,

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'tour , il apporta en France la plante

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monumens antiques qu'il avait étudiés à Rome, il choisit pour sujet de ses tableaux des Ruines, des Bains, des Mausolées, des Arcs de triomphe, et ses ouvrages furent jugés dignes d'occuper le burin des plus habiles graveurs. NIEUP0ORT ( Guillaume-Henri ), hab. prof.holland., vivait sur la fin du 17° s. et au commenc. du suivant. On a de lui : Abrégé des Antiquités romaines, en lat., 1712, souvent réimpr. , dont la meill. édit. est celle d'Utrecht, 1774, gr. in-8°, trad. en fr.; Histoire e la republique et de l'empire romain, en lat., Utr,, 1723, 2 vol. in-8°. NIEUWENTYT (Bernard de), né à Westgraafdyk, en Nort - Hollande, en 1654, se rendit très-habile dans la médec. et dans la philos., et devint conseill. et bourgmesue de la ville de Purmerende, où il se fit estimer par son intégrité et son savoir. Ce savant m. en 1718. Ses princip, ouvr sont : un Traité en holland., trad. en franc. par Noguez, sous ce titre : L'existence de Dieu démontrée par les merveilles de la nature, Paris, 1725 , in -4° , réimpr. en 174o ; une stefutation'de Spinosa , en holland., in-4° ; Analysis infinitorum, Amsterdam , 1698, in-4°; Considerationes secundae circa §louk differentialis principia , Amsterdam, 1696, in-4°. NIEUWLAND (Pierre), grand mathémat., né dans un hameau † d'Amsterdam en 1764, quitta la Hollande après la mort de son épouse, et se rendit à Gotha en Saxe, où il employa ses loisirs à l'étude de l'astron. Nommé par l'amiranté d'Amsterdam membre de la commission qui devait déterminer les longitudes sur mer, il revint dans sa patrie pour remplir son emploi. Il fut professeur hautes mathématiques, hydraulique , astronomie, architecture civile et militaire, de l'université de Leyde, qu'il remplit avec distinction jusqu'à sa mort, arrivée en 1794. Ses princip, ouvr. sont : des Poésies hollandaises, Amsterdam, 1788. On distingue son poème d'Orion ; e la Mavigation, Amsterdam, 1793, in-8°; Almanach nautique ; Traité de la méthode de Douwes pour trouver la latitude, etc. NIGEL WIRCKER, barde ou poète angl. du 12° sièc., a laissé un poème intit. : Speculum stultorum ou Bru»ellus, dont plus. éditions. NIGER (C. Pescennius Justus), gouv. Syrie, se signala par sa valeur et sa

† Les légions romaines le sauèrent empereur à Antioche, vers la fin d'avril 193, sur la nouvelle de la mort de Pertinax. Niger ctait doué de vertus éminentes , mais il ne jouit pas longtems de la puissance ; il perdit plusienrs batailles contre Sévère, et ensin l'empire avec la vie dans les premiers mois de l'an 195 de J. C. NIGER ou N1GR1N1 (Antoine ) , né à Breslau, après avoir enseigné l'histoire naturelle et la langue grecque à Marpurg, fut en 1536 à Padoue, ou il prit le bonmet de doct. dans la faculté de médecine. De retour en Allemagne , la ville de Brunswick se l'attacha comme médecin ordinaire, il y m. en 1555. On a de lui : Consilium de tuenda valetudine, Lipsiae , 1554, 1558 , in-8° ; Vittebergae, 1573, 1581, in-8°; De decem prœcipuis erroribus et abusibus, propter quos apud nonnullas gentes prœclara medicinae ars mulierculis, judaeis ae impostoribus veluti prœda relicta, miserèque infamata constuprataque jacet,

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habile philosophe , et grand astrologue, passa pour le plus savant des Romains après Varron. Ses talens lui procurèrent les charges de préteur et de sénateur. Il fut utile à Cicéron pour dissiper la conjuration de Catilina , mais ayant pris le parti de Pompée contre César , il fut § , et mourut dans son exil l'an 45 avant J. C. NIHUSIUS (Barthold ) , mé l'an 1589 à Wolpe , dans les états de Brunswick , d'une famille luthérienne, embrassa à Cologne la religion catholique vers 1622. Il eut d'abord la direction du collége des Prosélytes , il devint ensuite abbé d'Ilfeld en 1629, puis suffragant de l'archevêque de Mayencc, sous le titre d'évêque de Mysie. Il m. en 1655, Il a donné : Annotationes de communione Orientalium sub specie unicd , Cologne, 1648, in-4"; Tractatus chorographicus de nonnullis Asiœ provinciis ad Tigrim , Euphratem , 1658 , in-8o ; et d'autres ouvr. de littér. , de théol. , de controverse et d'hist. N IL ( saint), Wilus , disciple de saint Chrysostôme, est cél. par sa piété et son savoir. Il exerça la charge de préfet de la ville de Constantinople sous I'empire de Théodose le jeune, et embrassa lans la suite la vie solitaire sur le mont Sinaï , avec son fils Théodule , dans le même tems que sa femme et sa fille en trèrent dans un monastère de vierges Il

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NIPHUS (Augustin), né à Jopoli dans la Calabre , vers 1473, fit la plus grande partie de ses études à TropéaDe là étant allé à Naples, il entra chez un bourgeois de Sessa, pour être précepteur de ses enfans. Il suivit ensuite ses disciples à Padoue, où il † à la philosophie sous Nicolas Vernia. retour à Sessa, il s'y maria. Quelque tems après on lui donna une chaire de philosophie à Naples. A peine y fut-il arrivé, qu'il composa un Traité De intellectu et dœmonibus, dans lequel il soutenait qu'il n'y a qu'un seul entendement. Cet écrit souleva aussitôt tous les religieux contre Niphus; il lui en aurait peut-être coûté la vie , si Pierre Borocci , évêque de Padoue, n'eût détourné l'orage, en l'engageant à publier son Traité avec des corrections. Il parut en 1492, in-fol. , avec les changemens demandés, et fut réimpr. en 15o3 et en 1527.Les plus cél. univers. d'Italie lu1 offrirent des chaires avec des honoraires considérables. Le pape Léon X le créa comte palatin , lui permit de joindre à ses armes celles de la maison de Médicis, lni donna le pouvoir de créer des maîtresès-arts , des bacheliers, des licenciés, des docteurs en théologie et en droit civil et canonique , de légitimer des bâtards, et d'anoblir trois personnes. Les lettres - patentes de ces priviléges singuliers sont du 15 juin 152 1. Il m. vers l'an 155o. On a de lui : Commentaires lat. sur Aristote et Averroès, en 14vol. in-fol ; Opuscules de Morale et de Politique , Paris, 1645, in-4° ; Epttres ; Traité de l'immortalité de l'âme, contre Pomponace, etc., 1618, in-fol.,

-
, etc. Tous ces ouvr. sont en latin.

NI PHUS (Fabio), petit-fils du # , enseigna la méd. à Padoue. orcé de quitter cette ville , comme attaché à la religion des réformés, il se réfugia à Paris, où il fit un cours de mathémathiques. Il voyagea ensuite en An

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deurre, puis en Hollande. Il composa
à Leyde un ouv. intit. : Ophinum, sive
de colesti animorum progenie, publ.
en 1617. se fixa en Flandre.
NIRAM, poète persan estimé, aut.
de Fables et de Contes, qu'un éditeur
anonyme a publié pour la première fois
en 18o2, petit in-fol. de
120 pages, avec une trad. latine des
notes et un vocabulaire.

NISS0LE(Guillaume), né à Montpellier en 1647, s'y fit recevoir docteur en méd., passa trois ans à Paris, revint dans sa patrie, et s'y fit avantageuoment connaître par son application à l'etude de l'histoire natur. et de la bot. L'acad. de Montpellier conserve dans ses mém. beauc. de descriptions de plantes faites par cc sav., m. en 1735. NISUS (mythol.), roi de Mégare en Achaie , avait , parmi ses cheveux blancs, un cheveu de couleur de pourpre nrle hant de sa tête, d'où dépendait , selon l'oracle, la conservation de son royaume. Scylla, sa fille, ayant conen de l'amour pour Minos, qui assiégeait Mégare, coupa pendant le sommeil de •on père le cheveu fatal, et alla le porter à Minos, qui peu après se rendit maître de la ville. Nisus en m, de déplaitir et fut changé en épervier. Scylla, se voyant méprisée de Minos, m. aussi de désespoir, et fut métamorphosée en alouette. NITOCRIS, reine de Babylone , rompit le cours de l'Euphrate, et fit bâtir un pont sur ce fleuve. Elle fit mettre sur son tombeau une inscription, par laquelle elle promettait de giands biens | à ceux qui l'ouvriraient. On dit que Darius le fit ouvrir, et qu'il n'y trouva ces mots : « Si tn n'étais insatiable § et dévoré par une basse avarice, tu n'aurais pas violé la sépulture des

| NIVELLE (Jean DE MoNTMoRENcr, teigneur de ), fils aîné de Jean de Montmorency, grand-chambellan de France vous Charles VH, embrassa, avec Louis on frère, le parti du comte de Charolais contre le roiLouis Xl, dans laguerre du bien public. Son † , après † fait sommer, à son de trompe, de rentier dans son devoir, sans qu'il compa*ût, le traita de chien ; d'où est venu ! " proverbe, encore à la mode aujour# : « Il ressemble au chien de Jean olle, il s'enfuit quand on l'apo ll m, en 1477, à 55 ans. Il NIVELLE DE LA CHAUssÉE

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NIVELLE (Gabriel-Nicolas), prêtre,

rieur commandataire de Saint-Géréon , † de Nantes, né à Paris, m. en 1761 , âgé de 74 ans. Son opposition à la bulle Unigenitus le fit renfermer 4 mois à la Bastille en 173o. Il a publ. les Relations de ce qui s'est passé dans la faculté de théologie de Paris, au sujet de la constitution Unigenitus , 7 vol. in-12 ; Le cri de la foi .. 1719, 3 vol. in-12 ; La Constitution Unigenitus férée à l'Eglise universelle , ou Recueil général des actes d'appel, 1757, 4v. in-f.; un Catalogue m.ss. de tous ies ouvr. faits sur le jansénisme et la constitution jusqu'en 1738.

NIVERNOIS (Louis-Jules MANcINI, duc de) , min. d'état , meuub. de l'acad. franç. et de celle des b.-lettres, né à Paris en 1716, était petit-fils du duc de Nevers Après avoir suivi quelque tems la carrière militaire , il fut nommé ambassadeur à Rome, puis à Betlin, enfin à Londres , où il négocia la paix de 1763. Par-tout il se conduisit en ministre éclairé , sage et prudent. De retour à Paris , il s'adonna uniquement aux lettres.Nivernois fut mis en prison, malgré son grand âge , sous le gouvernem. de Robespierre , y resta jusqu'au 9 thermidor 1796, et m. en 1798. Les ouvr. de cet aut. sont : Lettres sur l'usage de l'esprit dans la société, la solitude et les affaires ; Quatre Dialogues des morts Réflexions sur le génie d'Horace, de Despréaux et de Jean-Baptiste Housseau , in-12 ; Traduction de l'Essai sur l'art des jardins modernes, par Horace Walpole , 1785 , in-4° ; ' Votice § la Vie de i'abbé Barthélemi , 1795 ;

| Réflexions sur Alexandre et Charles

XII : Traduction de la Vie d'Agricola,
par Tacite : Autre , en vers, de l'Es-
sai sur l'homme, de Pope ; Portrait de
Frédéric-le-Grand, roi de Prusse ;
Afdonis et Richardet, poèmes traduits
en vers de l'ital. , le premier d'après le
cavalier Mariui, et le second d'après

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