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Fortiguerra ; Recueil de fables et des
chansons. On a publ. en l'an 4 ( 1796),
à Paris , les OEuvres de Nivernois, 8
vol. in-8°. M. Francois (de Neufchâ-
teau ) a ajouté à cette collection deux
nouveaux vol. sous le titre d'OEuvres
posthumes du duc de Vivernois , conte-
nant la correspondance diplomatique de
l'aut. avec le dac de Choiseul, son théâtre
de societé, etc.
NIVERS ( Gabriel ) , né à Paris ,
maître de musique et organiste de St.-
Sulpice et de la chapelle de Louis XIV.
On a de lni : Traité de la composition
de la musique , Paris , 1668 , in-8o ,
réimpr. à Amsterdam, 1697 ; la Gamme
du si ; Dissertatioo sor le chant gré-
gorien, Paris ; 1683, in-8° ; Traite de
la musique des e fans , et 15 Livres
d'orgue. Cet organiste m. vers 177o ,
dans un âge fort avancé.
NIZOLIUS ( Marius), gramm. ital.
de Bersello , dans le Modénois , con-
1ribua beaucoup à la renaissance des
lettres dans le 16° s. po son esprit
et par son érudition. Il a laissé : De
, eris principiis et verd ratione philo-
sophandi contra pseudo-philosophos si-
bri quatuor, Parme, 1553, in-4°. Le
cél. Leibnitz en donna une nonv. édit.,
Francfort, 167o, in-4° ; Thesaurus Ci-
ceronianus, V§is, Aldus Manutius,
157o, in-fol., impr. chez les Aldes ,
15-6 et 1591 ; idem , ex edit. Jac.
Céliarii, Francofurti, 1613, in-fol. ,
bonne édit. La première édit. qui parut
sous le titre de : Observationes in M.
Tullium Ciceronem, ex Prato Albuini
(Brixia ), 1535, 2 parties in-fol. , est
plus rare que recherchée. Cet auteur
m. en 1566 , à 78 ans.
NOAILLES (Antoine de) , chev. de
l'ordre du roi, gentilhomme ordinaire de
sa chambre, gouvern. de Bordeaux, d'une
illustre et ancienne maison du Limousin,
naquit cn 15o4. Son mérite l'éleva aux
laces d'ambassad. d'Angl. , de cham-
§ des enfans de France, et d'amiral
de Guienne , puis de France en 1543. Il
ménagea, pendant son ambassade d'An-
' gleterre, la trève faite à Vaucelles entre
Henri II et Philippe II, rois de France
et d'Espagne. A son retour, il chassa les
buguenots de Bordeaux, dont ils s'étaient
emparés, et mourut en 1562.
NOAILLES (François de), frère du
récéd., év. de Dax, et l'un des plus ha-
§ négociateurs de son siècle, ambass.
en Angl., à Rome , à Venise et à Cons-
tantinople, m. à Baïonne en 1585, à 66
ans, Hcnri III et Cathcriue de Médicis

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le consultaient dans les affaires les plns épineuses.Ses ambassades en Angleterre, et cclles de son frère, ont été impr. à Paris en 1763, 3 vol. in-12. NOAILLES ( Anne-Jules de ), duc et pair et maréchal de France, etc., fils d'Anne de Noailles. Anne , petit-fils d'Antoine , m. en 1678, après avoir bien mérité de la patrie. --Anne-Jules, né en 165o, premier capit. des gardes du corps, en survivance de son père, eut le commandement de la maison du roi en Flandre, l'an 168o, commanda en chct dans le Roussillon et la Catalogne en 1689, et fnt fait maréchal de France en 1693Il gagna la bataille du Ther, le 27 mai 1694 , prit les villes de Palamos , de Gironne, et m. à Versailles en 17o8.

NOAILLES(Adrien-Maurice, ducde), fils du précéd., né en 1678, se trouva à tous les siéges que le duc son père #: dans la Catalogne, en 1693 et i694- ll se signala ensuite sous le duc de Vendôme dans la même province, passa en Flandre l'an 1696, et continua d'y montrer sa valeur et sa prudence. Ces deux qualités le firent choisir en 17oo pour accompagner le roi d'Espagne jusqu'à Madrid. Personne n'ignore les services qu'il rendit en Catalogne pendant la guerre de la succession d'Espagne.Général des armées du roi en § r il y rcmporta , en 17o8 et 17o9, plusieurs avantages sur les ennemis.A la fio de 171o , et dans le milieu de l'hiver, il se réndit maître de Gironne, une de* plus importantes places de la Catalogne, et força le reste de l'Arragon à se sou: mettre. Ce service signalé fut récompeno en 1611, par Philippe V, du titre de grand d'Espagne de la première classe Louis XIV l'avait fait brigadier en 17o2, maréchal-de-camp en 17o4, lieut-géo en 17o6, et il avait été recu duc et par en 17o8. Le régent employa ses talen# Noailles fut nommé § du conseil des finances en 1715, et conseiller " ! conseil de régence en 1718. L'entrée du cardinal Dubois à ce conseil, en 1721 , après sa nomination à la pourpre, oc* casionna une dispute , qui § pour Noailles la cause d'une disgrace passagère ; il fut exilé. Dubois étant mort au mois d'août 1723, le duc d'Orléans ! rappela d'exil le duc de Noailles. En | # 1724, il fut nommé chevalier des ordres #o, du roi. Dans la guerre de 1733, il servit #os au siége de Philipsbourg, péndant lequel il il fut honoré du bâton de maréchal de !, France. Il eut le commandement des troupes pendant l'hiver de 1734, et obli io *s .

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# Allemands d'abandonner Worms ont ils s'étaient emparés. Nommé en 1735 général en chef des troupes françaises en Italie , il alla cueillir de nouveaux lauriers. Enfin, son grand âge ne lui permettant pas d'être à la tête d'une armée, il entra dans le ministère , et servit l'état de ses conseils. Il mourut à Paris en 1766.L'abbé Millot a publ. ses Mémoires en 1777, 6vol. in-12.

N0AILLES (Louis, vicomte de ) , grand-bailli d'épée et colonel des chasseursd'Alsace, député de la noblesse du baillage de Nemours aux états-généraux 6Il † embrassa le parti de la révolution, et se déclara, dès l'ouverture des états-gén,, pour la réunion des ordres. Ce fut lui qui, au 14 juillet 1789, annonça le soulèvement de Paris, la prise de la Bastille, et la mort de de Launay. Dans la nuit du 4 août il provoqua le premier le clergé et la noblesse à renoncer à leurs priviléges, et donna le signal de la suppression des droits féodaux. Le 18 sept. suiv., il présenta un rapport sur l'organisation de l'armée. Le 19 juin 179o, il contribua à faire décréter la † des titres et qualités de la noblesse, ainsi que la livrée. Le 22 décembre, il fit décréter l'organisation de la gendarmerie nationale, et fut élu président le 26 fév. 179r. Le 28, il vota l'admissionde tous les citoyens dans la garde nationale.Le 5 mai, il lut à l'assemblée un discours long et raisonné sur l'émission des assignats de cinq livres. Le 29 , il fut envoyé à Colmar, à la tête de son régiment, pour y étouffer une insurrection. Arrivé à Paris le lendemain de la fuite de Louis XVI (21 juin 1791 ), il rêta de suite son serment de fidélité à a mation et à l'assemblée. A la fin de la session il se rendit aux armées. En mai 1792, il commanda la chaîne des avantostes du camp de Valenciennes ; mais il ne tarda pas à donner sa démission et à se retirer en pays étranger. † aux orages révolutionnaires, il reprit du service §s les troupes françaises, passa en Amérique en qualité de général de brigade, et fut tué, en 18o3. NOAILLES (Louis - Antoine de ) , fière d'Anne-Jules, né en 1651, embrassa #tat ecclésiastique. Le roi le nomma à l'évèché de Cahors en 1679. Il fut transféréàChâlons-sur-Marne s'année d'après. Louis XIV le nomma à l'archev. de Paris en 1605 Il fut honoré de la pourpre en l7oo. Il eut pour ennemis les jésuites, et éprouva beaucoup de contradictions et • désagrémens au sujet des réflexions

morales du P. Quesnel, et de la fameuse constitution Unigenitus.Son opposition à la bulle le fit exiler de Versailles, ainsi e les évêques qui étaient de son parti. près la mort de Louis XlV , en 17 15, le duc d'Orléans , régent du royaume, mit le card. de Noailles à la tête du conseil de conscience. Ce prélat étant bien accueilli à la cour du régent, tous les évêques opposés à la bulle appelèrent et réappelèrent à un futur concile. Noailles ela aussi en 1717; mais il ne voulait point d'éclat , et son appel fut imprimé malgré lui. Le régent detestait ces querelles ; il ordonna le silence aux §. artis. On s'employa à rénnir l'église de rance. Le §. se prêta à tout ; il rétracta son appel , et son mandemént de rétractat. fut affiché le 21 août 172o. Noailles accepta purement et simplement la constitution Il m. en 1728.

NOBLE (Eustache le), écuyer, sieur de Ténélière, né à Troyes en 1643, d'une famille distinguée, procureur - gén. du parlement de Metz , jouissait d'une réputation brillante, et d'une fortune assez considérable, lorsqu'il fut accusé d'avoir fait à son profit de faux actes ; il fut jugé comme faussaire le 24 mars 1698, et condamné à faire une amende honorable dans la chambre du Châtelet, et à un bannissement de 9 ans. Malgré ce nouvel incident, il obtint la permission de revenir en France, à condition de ne point exercer de charge de judicature. Ses malheurs ne l'avaient † corrigé, Il fut dissipateur et déréglé toute sa vie, qu'il termina dans la misère à Paris en 171 1. On a de lui un grand nombre d'ouvrages, recueillis en 19 v. in-12. Les principaux sont : l'Histoire de l'établissement de /a république de Hollande , Paris, 168 et 169o, 2 vol. in-12 ; Relation de l'état de Génes , Paris, 1685, in-12 ; Traité de la monnoie de Metz, in-12 ; Histoire secrète de la conjuration des Paszi contre les Médicis ; l'Histoire du trônement de Mahomet IV.

NOBLEVILLE, surnommé l'Ami des

auvres , né à Orléans en 17o I , et m. sur la fin du 18° s. , s'a pliqua à la chimie, à la botanique, à † et à la médcc. On a † : Manuel des dames de la charité, 1 vol. in-12.

NOBODY (C.... ), né dans les environs de Beauvais en 1766, jeune poète à qui la funeste habitude de l'opium fit perdre la santé, l'imagination , la mémoire et le goût du travail , et qui finit par se tuer lui-même d'un coup de pistolet, en 1787 , à Paris, a donné une bagatelle érotique , Gnide, Paris, 1793. NOCRET (Jean), peintre d'histoire et de portraits, excella dans ce dernier † et fut fait peintre du duc d'Oréans, et recteur de l'acad. royale de peinture. ll était né à Nanci en 1612 , et m, à Paris , âgé de 6o ans.—Son fils , Charles Nocret , né à Paris en 1657, où il m. en 1719, fnt héritier de ses talens, et membre de l'académie. NODINUS , NoDIT1s ou NoDUTUs ( mythol.), dieu qui présidait aux moissons lorsqu'elles germaient , et que les nœuds se formaient aux chaumes. NODOT (François), auteur connu par des fragmens de Pétrone , qu'il prétendit avoir trouvés à Belgrade en 1688, et qu'il publia à Paris en 1694. Les savans se sont partagés sur l'authenticité de ses fragmens. Nodot donna en 17oo la Contre - Critique de Pétrone, pour répondre à ces critiques. On lui doit encore le Munitionnaire des armées , l'Histoire de Melusine, Paris , 1698 et 17oo , in-12, roman ancien qu'il refit d'après Jean d'Arras. Il refit aussi l'Histoire de Geoffrey à la Grande-Dent, imité du roman de Melusine, Paris , 17oo , , in-12. NOÉ , fils de Lamech, né l'an 2978 av. J. C. , m, à l'âge de 95o l'an 2o29 av. J. C. ( Voy. l'Ecriture.)

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intit. La Messe de " Chélion et Mahalon, à Orpha et à Ruih,

filles moabites. Ces deux jeunes époux étant morts sans laisser d'enfans, Néomi résolut de retourner dans la Judée. Ruth ne voulut point la quitter , et elles arrivèrent ensemble à Bethléhem, où , d'après le conseil de sa belle - mère, elle parvint à se marier avec Booz , dont elle eut un fils , nommé Obed , qui fut un des ancêtres de J. C. Florian a fait sur ce sujet une espèce d'églogue sainte, qui respire une douce sensibilité. NOERG ARD, audit.-général du dé† de la marine, un des plus hailes juriscons du Danemark, et prof. de droit à l'univ. de Copenhague, où il m. en 18o4, a donné : Système du droit nois, qui sert de guide à ceux qui entrent dans cette carrière. NOGAROLA ( Isotta ), fille sav. de Véronne, possédait les langues , la philosophie, † théol. , et même les Pères de l'Eglise. Isotta était en relation avec la plupart des sav. de son tems. Elle m. en 1468, à 38 ans , laissant un Dialogue sur la question, Qui d'Adam ou d'Ève avait péché le plus grièvement en mangeant du fruit défendu ? NOGAROLA (Louis), Véronais, de la famille de la précéd,, m. à Véronne en 1559 , à 5o ans, s'acquit beaucoup de réputation par ses Traductions de plusieurs livres grecs en latin, NOGHERA (Jean-Baptiste), jésuite, né à Berbeno dans la Valteliue en 1 19 » où il m. en 1784 , prof. l'éloq, à M§ 2 à Vienne et dans d'autres villes. Ses principaux ouvr. sont : Sulla infallibilità del papa nel magistero dogmatico, Bassano, 1776; De Causis eloquentiœ, ibid, 1786 ; Ragio§nti su i nuovi sistemi e metodo d'insegnare le belle lettere, ibid, 1787. Tous ses ouvrages ont été recueillis et imprimés en 17 vol. in-8°, Bassano, 179o. NOINVILLE (Jacqnes-Bernard Durey de), présid. honoraire au gr.-cons., memb. de l'acad. des inscrip. , mort en 1768. On a de lui : Dissertation sur les bibliothèques, Paris, 1758, in-12 ; Histoire du théâtre de l'Opéra en France, depuis l'établissement de l'académie royale de musique jusqu'à présent, Paris, 1753, in-8°, 1757, 2 vol. NOIR (Jean le ) , fameux chan. et théologal de Séez, fils d'un conseiller au présidial d'Alençon, prêcha à Paris avec succès. Son zèle inconsidéré le brouilla avec son évêque. Le Noir l'accusa de plusieurs erreurs dans des ecrits

publics. Il fut condavoné, en 1684, à

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- mopiis; une nouvelle Edition de l'his

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l'Art des expériences, 177o, 3 vol. in-12 , avec figures. NOMIUS (mythol.), fils d'Apollon et de Cyrène. On adorait aussi sous ce nom Jupiter et Apollon, comme dieux protecteurs des campagnes, des pâturages sur-tout, et des bergers. NONIUS-MARCELLUS, gramm. et philos. péripatéticien, né à Tibur, aujourd'hui Tivoli, floris., à ce qu'il est probable, vers le 3° s. de notre ère vulgaire ou peu de tems après. Le seul ouvr, qui nous reste de lui est intitulé : De Proprietate sermonis. Les cdit. les lus rares sont celles de 1471 et 1476. lantin en donna une en 1 565, d§ une édit. de Paris de 1593. On a joint l'ouvrage de Fulgence Placiades, intit. : De prisco sermone. La meilleure édit. est celle que Josias Mercier publia à Paris en 1614, in-8°. NONNIUS ou NUNNEz ( Pierre), médecin et mathématicien portugais, né à Alcaçar-do-sal, enseigna les mathémathiques dans l'université de Coimbre. On a de lui : Deux livres De arte navigandi , Coïmbre, 1573 , in-fol. ; De Crepusculis, in - 4° ; Opera mathematica, Bâle, 1592, in-fol., parmi lesquels on distingue un Traité d'Algèbre écrit en portugais, et qu'il traduisit en castillan. § m. en 1577, à 8o ans. NONNIUSou NUNNEz (Alvarès), méd. d'Anvers au 16° s., a écrit : Diaeteticon, sive De re cibarid, Anvers, 1645 , in-4°; un Commentaire sur les médailles de la Grèce, sur celles de Jules César, d'Auguste et de Tibère , , 162o , in-folio ; Hispania, sive populorum et urbium accuratior descriptio, Anvers, 16o7, in-8°, un Commentaire sur la Grèce, les Isles, etc., de Goltzius : ouvr, sav. ; Ichthyophagia , sive De pisciunu esu , Anvers , 1616, in-8°; des # c lC. NONNOTTE (Cl. Ad. ), jés., né à Besancon; , vers 1711 , m. en 179o, s'adonna à l'histoire ecclés. et à la tséol Il se fit d'abord connaître par le livre intitulé les Erreurs de V'oltaire, Lyon, 1762, 2 vol. in-12 ; 5° édit., 177o, in-12. Ses autres ouvr. sont : Dictionnaire philosophique de la religion, Avignon , 1772, 4 vol. in-12 ; Lettre d'un ami à un ami sur les honnétetés littéraires , 1767, in-8° ; Principes de critique sur l'époque de l'établissement de religion chrétienne dans les Gaules, Avignon, 1789, 1 vol. in-12 ; les Philosophes des trois premiers siècles de l'Eglise, etc., Paris, 1789 , 1 vol. in-12,

NONNUS, poëte grec, de Panopolis

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NooDT ( Gérard), prof en droit à Nimègue, lieu de sa naissance, puis à † , à Utrecht, et enfin à Leyde, où il m. en 1725, à 78 ans Il a laissé des sav. Traités sur des matières de Jurisprudence, dont il donna un recueil à Leyde en 1735 , in-sol. , plusieurs fois réimpr. , et en dernier lieu en 2 vol. Barbeyrac a traduit et commenté le Traite de Noodt sur le pouvoir des souverains et la liberté de conscience , Amsterd. , 1715, in-12. NOOMSZ ( N. ), poète holland., a trad. avec succès un grand nombre de pièces franc. et angl., et les a introduites sur le théâtre de sa nation. On a de lui quelques pièces. Il est m. en 18o3, à l'hôpital d'Amsterdam , dans la plus extrême misère. NOORT ( Olivier van) , naturaliste d'Utrecht, le premier navigateur qui ait fait le tour du globe. Il partit en 1598 , et fut de retour en 16o1. NORADlN ou NoURADDIN , fils de Sanguin (autrement Emadeddin), soudan d'Alep et de Ninive, tué par ses eunuques au siége de Calgembar en 1 145, † les états de son père avec Seifedin son frère aîné. La souveraineté d'Alep étant tombée dans le partage de § il l'augmenta par sos armes et par sa prudence, et devint un des plus puissans princes d'Asie. C'était alors le tems des croisades : Noradin signala sa valeur contre les croisés, défit Josselin, comte d'Edesse, se rendit maître de ses états, ct le fit p1isonnier , après avoir vaincn Raimond, prince d'Antioche, dans une bataille où ce dernier fut tue. Le conquérant tourna ensuite ses arues con

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tre le sultan d'Icone, qui fut vaincu à sou tour. Celui d'Egypte, détrôné par Margan, ayant appelé Noradin à son secours, lui donna occasion de le dépouiller luimême. Giracon, général de ses armees, se fit établir soudan d'Egypte, au préjudice de Noradin, son †, mais ce nouveau soudan mourut en 1 17o. Il laissa pour successeur le grand Saladin q i épousa, dit-on, la veuve de Noradin. Il m. en 1 174.

NORBERT (le Père), capucin, dont le vrai nom était Pierre Parisot, né à Bar-le-Duc l'an 1697, procureur-généra des missions étrangères. En 1736, curé à Pondichery. Des Indes orientales il passa en Amérique. Après y avoir exercé les fonctions du ministère pendant deux ou trois ans, il revint à Rome en 1744. Il s'y occupa de son ouvrage sur les rits malabares, se retira à Lucques, où il fit paraître son liv. en 2 vol. in-4°, sous le titre de Mémoires historiques sur les missions des Indes, ouvrage mal écrit, mais plein de faits curieux. La crainte d'être exposé à des tracasseries claustrales, l'obligea de passer à Venise, en Hollande, en Angleterre, où il etablit, à trois milles de Londres, deux manufactures de tapisseries , l'une d'après les

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De là il se rendit en Prusse, et dans le duché de Brunswick. Ce fut dans ce der

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un bref qui lui permettait de porter fi bit de prêtre séculier. Il Drit le nom d'abbé §, reparut en France, et la † pour † en Portugal. Enfin, il revint en France faire reimprimer son grand ouvrage contre les jésuites, en 6 vol. in-4°. Il rentra dans l'ordre des capucins à Commerci, en sortit de nouveau, et se retira enfin dans un village de

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§ de prolixes compilations. Chevrier |

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NORBY (Séverin ), gentilhomme de | Norwège, fameux amiral sous les roi* | . Jean et Christiern I1, se distingua sur la l, mer Baltique et sur celle du Nord, par | des actions si éclatantes, qu'il devint ! terreur des villes anséatiques : lors du

massacre, qui se fit à Stockholm , sous

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