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de l'héritage de son père, il s'embarqua à Marseille pour l'Italic, avec quelques élerins.Une tempête les obligea de jeter † près de la petite île de Nice; et comme ses compagnons attribuaient les malheurs de ce voyage à la présence d'un hérétique, Smith fut jeté à la mer. Il atteignit le bord à la nage, et passa à Alexandrie , où il se mit au service de l'emper. d'Autriche contre les Turcs. Il ·mérita bientôt par ses exploits le commandement de 25o hommes de cavalerie. Au siège de Regal, les Ottomans le firent prisonnier; il s'éehappa et passa en Russie. De retour en Angleterre, il forma la résolution de chercher des aventures au nord de l'Amérique. En 16o6, ayant persuade à un certain nombre de personnes, de demander une patente § Virginie méridionale, il s'engagea dans cette expédition, que Christophe Newport fut chargé de commander. Il arriva avec les premiers émigrans, qui firent, en 16o7, un établissement à Chesapeak. JamesTown fut le siége de la colonie naissante. On nomma un conseil pour tenir les rênes du gouvernement; Smith fut membre de ce conseil. En parcourant les rivages de Chick-Abominy, il fut fait prisonnier. On le conduisit à l'empereur † 5 ce prince le reçut assis sur une espèce de trône , entre deux jeunes beautés qui étaient ses deux filles.Après une longue délibération, on apporta deux grandes ierres, sa tête fut placée sur le billot, et a hache levée sur lui. Mais, Pocahontas, la fille chérie du roi, arrêtale coup fatal, et par sesinstances lui sauva la vie. § renvoyé à James-Town, où ses efforts empêchè rent que la plantation ne fut abandonnée. En 16o8 il parcourut toute la côte, depuis le cap Henry jusqu'à la rivière Susquehannah, et à son retour, il traça une carte de la baye Chesapeak et de ses rivières.C'est d'après cette carte que toutes celles postérieures ont été copices.Ayant été griè

vement blessé en 1 , par une explosion de poudre à canon, il alla en Angleterre chercher les secours des plus § médecins. En 1614, avec huit hommes dans une petite barque, il rangea toute la côte qu'on appelait alors la Virginie du nord ; c'est-à-dire , depnis Penobscot jusqu'au cap Cod; et à son retour il dressa # carte de tout ce pays, auquel il pria le prince Charles, depuis roi et martyr, de donner un nom. Ce fut alors que la Virginie- nord reçut le nom de NouvelleAngleterre. Après quelques autres avenzures, Smith mourut à Londres, en 1631. Il a publié : Le sixième Voyage fait en

la Nouvelle-Angleterre, avec l'ancien et le nouveau nom , # Relation de son vorage à la Nouvelle-Angleterre, 1615; Description de M. E., # sais de la Wouvelle-Angleterre, oùl'on voit les succès de 26 bâtimens qui y ont été employés dans les six dernières a nées, etc., 162o ; Histoire générale de la Virginie, de la Mouvelle-Angletero, et des iles Summer, avec les noms de avanturiers qui y ont abordé, etc . de 1584 à 1626, les cartes et descriptions de ces contrées, en 6 liv. in-fol., 1627 Son ami M. Purchas en a reproduit dans ses pélerinages la plus grande pittie; Les voyages , aventures et obseo tions du capitaine Jean Smith en lo rope, Asie , Afrique et Amérique, de 1593 à 1629, in f°, i63o.Cet ouv, estco servé tout entier dans les collections ! Churchill; Avis aux planteurs ineipo mentés de la Mouvelle - Angletemo, 163o, in-4°.

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né à Worcester en 1711, m en 1787, a ublié une Traduction de Longin et de †, et un vol. de Sermons sur les Béatitudes. SMITH (Adam), doct. en droit, prof. de morale dans l'univ. d'Edimbourg , et commissaire des douanes d'Ecosse , né en 1723 Ses opinions jetaient dans les sociétés littéraires et politiques des semences de discussions dont cette science profitait Ce fut dans ce moment d'effervescence métaphysique queSmith publia sa Théorie des sentimens moraux, 1759, in-8°; Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations. 1775, 2 vol. in-4°, trad en fr. par Roucher, 1792,5 vol in-8°, et depuis par M. Gar111E.I". elques jours avant sa mort , Smith fit detruire plus. m.ss.

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dans le paysage.Ses ouv. sont reeherches en Angleterre. SMITS (Louis), peintre hollandais, né à Dordrecht en 1635, m, en 1675, représentait les fruits avec une vérité étonnante. Il vendait ses tableaux à haut prix. SM1TS ( Guil. ), né à Kevalaer dans la Gueldre prussienne en 17o4, récolet, publia des Commentaires en plusieurs vol. in-8°. Il établit à Anvers un musée de Philologie sacrée , où il mourut en 177o. SMOLLETT ( Tobie ), méd. angl. , né à Cameron en Ecosse en 172o, m. en Italie en 1771 , s'était trouve au siége de Carthagène , en qualité de chirurgien. Cette circonstance de sa vie a été rappelée dans son roman de Roderick Random, et dans l'abrogé de l'flistoire des Voyages, qui lui a été attribué. On a de lui L'Histoire d'Angleterre, 4 vol. in-4°, trad. en fr. par Farge, 19 volin-12, qui y a # une suite jusqu'en 1763 , en 5 vol. in - 12 ; Voyage ene France, 1766 ; Abrégé de l'Histoire des Voyages, par ordre chronol., 7 volin-12; Plusieurs romans : Pickle, 4 vol. in-12 ;Ferdinand, comte Fathom ; Lancelot Greaves; Roderick Random, trad. en fr. , Humphrr Clinker, 177 1, 3 vol., in-12 ; la Traduetion angl. de Gil-Blas, celle de don 9† , 1755,2 vol. in-4°, et celle de Télémaque , qui ne parut qu'après sa mort ; l'Histoire universelle d'une societé de gens de lettres, particulièrement en ce qui regarde l'Histoire de France, celled'Italie et d'Allemagne.4 En 1755 il exécuta le plan du journaIintitulé Critical Review, qu'il a suivi depuis 1755 jusqu'en 1763, etc. Le doct. Anderson a publié en 1796 une Vie interessante de cet écrivain. SNEEDORF (Frédéric ), danois, a donné des essais sur I'histoire de son pays ; mais une mort nralheurense et prématurée l'a enlevé pendant qu'il voya† en Ecosse, vers la fin du 18e s« ses voyages ont été trad. en allemand. SNELL D E R o r E N ( Rodolphe ), Snellius , philosophe hollandais , né à Oudewater en 1546 , prof. en hébreu et en math. à Leyde, où il m. en 1613, a donné plus ouvrages sur la géométrie et sur toutes les parties de la philosophie—SNELL DE RoYEN (Willebrod) son fils, né à Leyde en 1591 , succéda à son père en 1618 dans la chaire de math. , et m à Leyde en 1626. C'est lui a découvert le premier la vraie loi de la

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avant l)escartes, comme Huyghens nous l'assure. Il est aut. d'un grand nombre de savans ouv. de math., dont les plus connus sont l'Eratosthenes Batavus, et le Ciclometrium , in-4°.

SNORRO (Sturlesonius), Islandais , fut ministre d'état du roi de Suede et des trois rois de Norwège. Une sédition l'obligea de se retirer en Islande, dont il fut gouv. ; mais en 1241 , Gyssurus son ennemi, le força dans son château et le fit mourir. Il a laissé Chronicon regum Vorwegorum ; Histoire de la

hilosophie des Islandais , int. : Edda † Mallet l'a trad. en francais à la tète de son Histoire de Danemarck, 1756, 3 vol. in-4° ou 6 vol., in-12. 3'ractatus historico-politicus de agricutturd Islandorum ; † en Danemarck en 1747, 8°. Jélagin a fait impr. en 18o3 à Moscou un Essai sur l'Histoire le Russie, dans lequel il attaque fortement Snorro, qu'il taxe d'être l'ennemi de son pays.

SNOY ou plutôt SNocY (Renier), né à Ter-Gouw en Hollande , vers l'an 1477 , où il exerça la médecine, et m. e ^ 1537. On a de lui, en latin , une Histoire de Hollande , en 13 livres , f§terdam, 162o, in-fol. Swertius l'a §séré dans ses Annales rerum Belgi

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très-belles; mais il quitta bientôt cette profession pour s'appliquer à la philosophie. Il étudia sous Anaxagoras et sous Archelaüs, il combattit avec courage pour la défense de sa patrie en diverses occasions, et il aurait pu, par ses talens et par ses vertus, s'élever aux premières dignités de la république d'Athènes; mais il renonça volontairement aux charges et aux honneurs pour s'appliquer uniquement à la philosophie, sur-tout à la morale, qu'il entretenait avec soin. Il était si éloquent, qu'il obtcnait ce qu'il voulait; mais il n'usa jamais de ce talent , que pour porter ses concitoyens à la vertu Socrate était modére , sobre , chaste, modeste, patient, ct possédait toutes les vertus morales, qu'il s'était rendues comme naturelles, ce q'ii le fit déclarer, par l'oracle, le plus sage de tous les Grecs. Il disait que l'ignorance ; etait un mal, et que les richesses et les . grandeurs, bien loin d'étre des biens , ctaient des sources de toutes sortes de maux : il recommandait trois choses à ses disciples, la sagesse , la pudeur . et le silence; et il disait, qu'il n'y avait point de meilleur héritage qu'un bon ami. Parlant d'un prince qui avait beancoup dépensé à faire un superbe palais, et n'avait rien pour se rendre honnête homme , il faisait remarquer , qu'on courait de tous côtés pour voir sa maison : mais que personite ne s'empressait . pour le voir. Lors du massacre que fai#aient les trente tyrans qui gonvernaient la ville d'Athènes, il dit à un philosophe : Consolons - nous de n'éire pas, conime les grands, le sujet d'une traUn physionomiste ayant dit de ui qu'il était brutal, impudique et ivro· gne, ses disciples en firent des risécs, et voulaient le maltraiter ; mais Socrate les en empêcha, en avouant qu'il avait eu ! du penchant pour tous les vices; mais, u'il s'en était corrigé par la raison. Il # ordinairement, qu'on avait grand soin de faire un portrait qui ressemblât , et qu'on n'en avait point de ressembler à : la § dont on est le portrait, qu'on ne se parait point de la vertn : il ajoutait qu'il en est d'une mauvaise femme, comme d'un cheval vicieux , auquel, lorsqu'on y est accoutumé, tous les autres semblent bons. Socrate, par ses paroles, faisait allusion à sa femme Xantippe, qui exerçait sans cesse sa patience par son humeur bizarre, emportée et violente. Il avait aussi épousé Myrto, petite-fille du juste Aristide. Il avait coutume de dire, que la seule chose qu il savait , c'est qu il ne sapait rien .

Il attaqua sur tout, dans ses leçons, les sophistes, et les raisonneurs impitoyables, qui, par un vain étalage de mots étudiés et de phrases arrangées avec art, séduisaient sans rien apprendre. Il cnseignait gratuitement en tout lieu et dans toutes les occasions, sans avoir d'école ouverte. C'est principalement à ce grand hilosophe que la Grèce fut redevable (16* S3 § et de sa splendeur. Il eut pour disciples et forma les hommes les plus célèbres de la Grèce en tous les genres, tels que Alcibiade, Xénophon, 'laton, etc.; mais ses services et ses gran- . des qualités ne le mirent pas à l'abri de la pcrsécution et de la calomnie.Aristohame le joua dans sa comédie des Vi:ées. † trente tyrans lui défendirent d'enseigner la jeunesse ; et comme il se mouait de la pluralité des Dieux du paganisme, et n'admettait qu'une seule divinité, il fut accusé d'impiété par Anyte et par Mélite, et condamné à boire du jus de cigué, dont il m. 4oo ans av.J. C., âgé de 7o ans. Lorsqu'on lui rapporta u'il avait été condamné à mort par les § : et eur, dit-il, le sont par la nature. Comme sa femme s'écriait , qu'il avait été condamné injustement : voudrais-tu, reprit-il, que ce fiit justement. A peine était-il mort, que les Athéniens reconnurent leur crreur, Mélite fut condamné à mort et les autres. † bannis, et firent placer la statue de Socrate en bronze dans le lieu le plus apparent de la ville. Socrate ne laissa aucun écrit. ll avait seulement mis en vers , pendant sa prison , les Fables d'Esope ; mais ccs vers ne sont point parvenus † nous. C'est le premier des philosophcs, dit Cicéron dans ses Tusculanes, liv. 5, qui fit descendre du ciel la philosophie , pour l'introduire dans les villes , et méme dans les maisons, et qui apprit aux particuliers à raisonner sur la conduite de la vie, sur le juste et l'injuste Pour s'instruire plus particulièrement de ce # COnCerme ce grand pliilosophe, il faut lire sa vie écrite par Charpentier, et sur-tout les CEuvres de Platon et de Xénophon. L'abbé Fraguier l'a parfaitement bien justifié sur la pureté de ses mœurs envers Alcibiade . Allatius a donné ses Lettres avec cellcs d'autrcs philosophcs de sa secte, Paris, 1637, in-4°. A la suite d'un Discours lat. sur Socrate, prononcé à l'univ. de Leyde par le professeur Jean Luzac, cn 1795, on trouve des notes pleines de choses infiniment curieuses sur ce philosophe. SOCRATE le Scolastique, écrivain grcc du 5° s., dont nous avons une His

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soire ecclésiastiqne en 7 livres, qui est une continuation d'Fusèbe, et qui com† ce qui s'est passé dans l'Eglise

epuis Constantin jusqu'au règne de l'empereur T héodose le jeune, c'est-adire, depuis 3o6 jusqu'en 439.

SODI (Pierre), maître de ballets, né

Rome, vint en France en 1744, et y excella dans la composition des pantomimes. Les plus remarquables furent la Cornemuse, les Jardiniers, les Fous, les Mandolines, le Bouquet, le Dormeur, les Caractères de la danse, la JVoce, les Amusemens champêtres , la Chasse, etc. Sodi est m. en 176o.—Son frère, Charles Sodi, a suivi la même carrière.

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