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bert en Auvergne, vint se fixer à Lyon, où il acquit une grande réputation en horlogerie. Il y répara la célèbre horloge de Lippins, et y ajouta plusieurs pièees de son invention. NOURRY (dom Nic. le), né à Dieppe en 1647, bénéd. de la congrégat. de StMaur , m. à Paris en 1724. L'édition des OEuvres de Cassiodore est le fruit de son travail et de celui de dom Garet son confrère. Nourry travailla avec dom Jean du Chesne et dom Julien Beltaise à l'édition des CEuvres de saint Ambroise, qu'il continua avec dom Jacques Friches. On a de lui 2 vol. sous le titre d'Apparatus ad Bibliothecam Patrum, Parisiis, 17o3 et 1715, in-fol. Le premier vol. est rare, et le second plus commun : on les a joints à la Biblioth. des Pères de Marguerin de La Bigme, Lyon, 1677, 27 vol.in-fol., et avec l'Index de Siméon de Ste.-Croix, Gênes , 17o7, in-fol. Le tont forme 3o vol. Il en a qui y joignent Bibliotheca Patrum primitivæ Ecclesiae, Lyon, 168o, in-f. On a encore de lui une Dissertation sur le Traité De mortibus persecutorum, Paris, 171o, in-8°. Il prétend, mal-àpropos, que ce Traité n'est point de Lactance, mais de Lucius Caecilius. NOUSHIRVAN, roi de Perse, qui m., dit-on, en 579, fut célèbre par ses vertus et sa sage administration. Sande rapporte de lui plus. traits admirables, t sur-tout de sages instructions à son ls, que l'abbé Fourmont nous a donmées, trad. d'un m.ss. turc. NOUVELET(Claude-Etienne), natif de Falloyre en Savoie, bénéd., se signala parmi les prédicat. de la Ligue. Son nom merite sur-tout d'être livré à l'exécration de la postérité pour son Hymne triomhale au roi, sur l'équitable justice que S. M. fit des rebelles la veille et le jour de la saint Loys, 1572. NOUVELLON (Nic. l'Héritier), né dans la Normandie, m. à Paris, en 1681, fut d'abord mousquetaire et officier aux gardes francaises, ensuite historiogr. du roi, et exerça la charge de trésorier. On a de lui : Amphitryon ou Hercule furieux, trag. en 5 actes, en vers, impr. à Paris en 1639, in-4°; Le grand Clovis, premier roi chrétien, tragi-coméd., Paris, 1655 , etc. NOWEL (Alexandre), né à Réad, au comté de Lancaster, successivement maître d'école et chanoine à Westminster, doyen de St.-Paul, sous le règne d'Elizabeth, a écrit plus. ouvrages contre l'Eglise romaine , et est aut. de deux

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en latin, en grec et eu hébreu. 1l mourut en 16o2. NOY (William ), procur. gén. sous le règne de Charles l°r , né à St. Burian, dans le comté de Cornouailles, excellent jurisc., se montra l'un des plus ardens adversaires de la prérogative royale. La cour se l'attacha en 1631, en le nommant procnreur-général, et le parti populaire regretta d'autant plus sa † , qu'il était fort habile. # m. en 1634. On a de lui : Traite des principes et des maximes des lois d'Angleterre , 1641 , in-4°, réimpr. ensuite in-8° et in-12; Le parfait notaire, 1635, in-4°; Rapports sous la reine Elizabeth, le roi #. , et sous Charles I°r, 1656, in fol. ; Le par° fait jurisconsulte, etc, 1661, in-8°. NOYER (Anne-Marguerite PETIT , femme du), née à Nîmes vers l'an 1663, était de la famille du Père Cotton, confesseur de Henri IV ; elle abiura le protestantisine et éponsa du Noyer, gentilh. de beauc. d'esprit. Quoiqu'elle ne se piquât pas d'une fidélité conjugale bien scrupuleuse, elle était extrêmement jalouse. Cette passion, jointe à son penchant pour le calviuisme , mit la désunion dans leur ménage ; Mad. du Noyer passa en Hollande avec ses deux filles , pour prof. plus librement la religion qu'elle avait quittée. Sa plume fut nne ressource dans ce pays de liberté. Elle écrivit des Lettres d'une dame de Paris à une dame de province, en 5 vol. in-12. Les dernières éditions depuis celle de Londres 1757 sont en 9 † vol. i»-12, parce qu'on y a ajouté es Mémoires de Mad. du Noyer et une suite à ses Lettres. Elle m. en 172o.

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in-8°; Operationes et experimenta ehi-
rurgica, Lugd. Batav., 16gn , in-8° ;
ibid. , 1696, 1714, 1733 , in-6°, Ienae,
1698, in-8°.
NUCULA ( Horace) , de Terni .
écrivit en latin , en 5 livres , l'Histoire
de la guerre de Charles - Quint en
Afrique, Rome , 1552. Cette histoire
est estimée.Nucula est compté au nombre
des meill. histor. du 16° s.

NUESSARIUS ou A NovA AqUtLA (Herman) , comte du saint empire romain , né dans duché de Juliers, prévôt de l'église † de Cologne , et de la collégiale d'Aix-la-Chapelle, fut envoyé par Charles d'Autriche, roi d'Espagne, pour solliciter la couronne impériale auprès des princes o# et m. eu 153o , à 9o ans, à la diète d'Augsbourg. Il a laissé : De origine e ! priscorum Francorum, Bâle, 1532 , dans les Sermones convivales de Pentinger , édition d'Iène , et dans Divœus, édit. de Louvain, 1757 ; De Gallid Belgicd commentariolus; Anvers, # ; Adnotationes aliquot herbarum , dans l'Herbier d'Othon Bronsfeld, Bâle , 154o ; Vita Caroli Magni per # scripta, Cologne, 1521 : il est le premier édit, de cet ouv. ; Carmina aliquot , quibus historia mortis Jesu in septem horas distributa est , Léipsick , , 1592, avec les Hymnes de George Fabricius.

NUGENT ( Robert, comte de ), entilh. anglais , d'une ancienne samitié † comté de Westmeath en Irlande . né en 17o9, m. en 1788 , élevé dans la religion catholique qu'il quitta pour avoir nne place au parlement d'Angleterre enr 1741 , fut aussi nommé contrôleur de la chambre du prince de Galles ; en 1754 commissaire du trésor ; représentant d, Bristol et siégea an parlement jnsqu'en 1774 , où il fut réélu pour Saint-Mave : en 1766 il fut commissaire du commerco et des plantations, et créé pair sous le titre de baron de Nugent , vicomte d, Clare. On a de lui : Un Recueil d'Od§ et d'Epitres , impr. en 1738, dont on fait beauc. de cas; Une # au genre humain , impr. en 1741 ; Vers §dre sés à la reine , avec les Étrennes d'une manufacture irlandaise : Vers enl'h§. neur de feu lady Towshend.

NUGENT (Thomas), écriv. irland. et doct. en droit, m. à Londres en 1772, o publié : un Voyage en Europe, 4 «.; Traduction, en anglais, des grammaires latine et grecque de Port-Royal ; le Dictionnaire de poche de la langue fran

çaise ; Vocabulaire usuel des racines grecques, 1 vol. in-8°. NUIT (mythol. ), déesse des ténèbres , fille du Chaos , et femme de l'Erèbe. Elle enfanta plusieurs monstres qui assiégeaient l'entrée des enfers.Les peintres et les poètes représentent § avcc des habits noirs parsemés d'étoiles, tenant à sa main un sceptre de plomb , et traînée dans un chard'ébène, par deux chevaux dont les ailes ressemblent à celles des chauve-souris. NUMA-POMPILIUS, fut élu par le sénat romain pour succéder à Romulus , l'an 714 av. J. C. Il fallut, pour lui faire accepter le sceptre, que ses proches et ses compatriotes joignissent leurs instances à celles des ambassadeurs. Les Romains étaient naturellement féroces et indociles ; il leur fallait un frein ; Numa, le leur donna, en leur inspirant l'amour des lois et le respect des dienx. Il s'était répandu une opinion qu'il avait des entretiens secrets avec la nymphe Egérie : il en profita, pour faire croire au peuple † ne faisait rien que par les conseils e cette nymphe. Le plûs beau trait de la politique de Numa est la distribution qu'il fit des citoyens romains par arts et par métiers. Il institua des cérémonies religieuses , bâtit un temple à Vesta , choisit des vierges pour avoir soin de conserver le feu sacré, établit 8 colléges de prêtres, et ordonna le culte de Janus. Il divisa l'année en donze mois, et publia des lois très-sages et d'un grand usage. Il m. l'an 672 av. J. C., après un règne de 42 ans. NUMENIUS , philosophe grec du 2° siècle, matif d'Apamée, ville de Syrie, suivait les opinions de Pythagore et de Platon, §l tâchait de concilier ensemble. Il prétendait # Platon avait tiré de Moyse ce qu'il dit de Dieu et de la création du mondc. « Qu'est-ce que Platon, disait-il, sinon Moyse parlant athénien ? » Il ne nous reste de Numénius ue des fragmens , qui se trouvent dans $§ , Eusèbe , etc.

NUMÉRIEN ( Marcus Aurelius Nnmerianus ) , empereur romain , fils de Carus, snivit son père en Orient , étant déjà César, et il lui snccéda avec son frère Carin, au mois de janvier 284. Il fut tné par la perfidie d'Arrius Aper , son beau-père, au mois de sept. 285. Les affaires de l'état avaient été son unique occupation, et les sciences son seul amusement. Aper poignarda Numérien dans sa litière, qu'il fit refermer après. Il l'accompagnait cqmme si le prince eût été

vivant, dans l'espérance de trouver une occasion favorable de se faire déclarer † mais l'infection du cadavre trahit son crime, et il en subit sur-lechamp la peine.

NUNDINA (mythol.), déesse que les Romains invoquaient quand ils donnaient un nom à leurs enfans : ce qu'il faisaient le 9° jour après leur naissance.

NUNNEZ ou NoNNIUs (Ferdinand), critique espagnol, connu aussi sous le nom de Pincianus , parce qu'il était de Pincia, près de Valladolid, introduisit le † en Espagne le goût de l'étude de la langue grecque.Ce savant professa les belles - lettres à Alcala et à Salamanque. Il m. en 1552, dans un âge fort avancé. On estime sur-tout ses Comment. sur Pline, sur Pomponius Méla , et sur Sénèque.

NUNNEZ (Ambroise), profess. de médecine en l'univ. de Salamanque, chevalier de l'ordre du Christ, né à Lisbonne vers l'an 1526 , de retour dans sa patrie, le roi de Portugai le nomma son premier médecin. Il a publié : Enarrationes in priores tres libros Aphorismorum Hippocratis, Conimbriæ, 16oo, infol. ; De peste liber, ibidem , 16o1, in-4o ;Madrid, 1648, en langue castillane, sous le titre de Tratado universal de la peste. - Antoine Nunnez, né à Zamora, a publié à Salamanque un Commentaire in-4° sur le 1er et le 3° chapitre de l'ouvrage de Galien, De differentiis febrium. -Jérôme Numnez alaissé des remarques, in Galenum de venaesectione, Lisbonne, in-4°, et ensuite à Anvers sous le même format. C'est peut-être le même que Jérôme Nunnez-Ramirez, auquel on doit, De curandi ratione per sanguinis missionem, et un Traité des poids et mesures des Romains, des Grecs et des anciens Espagnols.—On a d'Alphonse Nunnez, De pulsuum essentiá, differentiis , cognitione , causis et prognosticis, Salamanticae, 16o6.—Christophe Nunnez, # de médec. en l'univ. d'Alcala-de

enarez, a donné à Madrid, en 1613 , in - 4° , De coctione et putredine.Emmanuel Nunnez est aut. de Libellus de tactiis organo, in quo multa adversius philosophos et medicos disseruntur, Olyssiponae, 1557, 1558, in-8°.—François Nunnez , doct. - méd. à Alcala, a publié , Del parto humano , Saragosse » 1638 , et Alcala , 168o, in-8°. — François Nunnez, de Oria, doct. en médecine , et celèbre dans la poésie latine , a donné Regimiento y avisos de sanidad, Madrid, i559 , 1572, in-8°.

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O ( Franc. d'), seign. de Frênes, fut un des favoris de Henri III, qui l'éleva à l'emploi de surintendant des finances. Son luxe dévora longtems la susbtance du peuple. Après la mort de Henri III, en 1589, il s'attacha à Henri-le-Grand, qui lui donna le gouv. de Paris; il y mourut en 1594.

OAKES (Urian), présid. du coll. de Harvard, né en Angleterre en 1631, a publié un grand nombre de sermons, et une Elegie sur la mort du rév. Shepard de Charlestown, en 1678, m. en 1681.

OANNES, OANÈs ou QEN(mythol.), un des dieux des Syriens. On cro ait qu'il avait enseigné aux hommes les arts, l'agriculture, les lois, etc.

OATÈS (Titus), an lais, né vers 1619 d'abord ministre de † anglicane, puis jés , ensuite apostat, accusa juridiquement : en 1678, les cathol, angl, d'avoir conspiré contre la vie du roi et des protestons angl, de concert avec le Pape, les Jésuites, les Français et les Espagnols, pour établir, par cet attentat, la seule religion cathol. en Angleterre. Malgré l'absurdité de l'accusation, milord Strafford , d'autres personnes de mérite t quelquesjés., furent mis à mort, comm§ onvaincus du crime de haute trahiso . Titus Oatès , malgré cette calomnie atroce , obtint une pension sous le règne de Jacques II. Oatès fut condamné, comme parjure, à une prison perpétuelle, et à être fustigé par la main du bourreau. En 1689, le prince d'Oran e le fit sortir de rison, et lui rendit S3R pension. Ce malheureux mourut à Londres en 1765. On a de lui quelques ouvrages.

oBED » fils de Booz et de Ruth, père d'Isaïe, et aïeul de David, naquit vers l'an 1275 av. J. C.

OBERHAUSER ( Benoît), né en 1719 à Waizenkirche en Autriche, bénéd^ § 1749 , publia en 1762, à Lau§ » en 3 vol.in-4°, ses Prœlectio§ catholicae, qui lui firent perdre sa chai§ de théologie à Fulde; Manuale sel§ conciliorum, etc., 1776, 1 vol. in-4° ;

Specimen cultioris jurisprudentiae, etc.,

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OBERLIN (Jérémie-Jacq.), corresp. de l'institut, prof. et bibliothéc. de l'académie de Strasbourg, né dans cette ville en 1735, et mort en 18o6, fut un des savans les plus versés dans les antiquités, la philologie et la diplomatiqne. Ses Principaux ouvrages sont : Miscellanea litteraria argentoratensia, Argentorati, 177o, in-4°; Artis diplomaticœ prima Lineae, ibid., 1788, in-8° ; Litterarum omnis avi fata, tabulis synopticis exposita ; ibid. , 1789, in-8° ; un grand nombre de dissertations et des articles dans le Magasin Encyclopédique.

OBERT ( Antoine), médecin, né à St.-Omer en Artois, flor. au commenc. du 17es. : il s'est beaucoup occupé des questions scolastiques qui divisaient les ruéd. de son tems , au sujet de la saignée dans les pleurésies.

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