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bastilIe. Après six mois de détention, il ne recouvrit sa liberté qu'à condition # sortirait du royaume. L'angleterre ot son asile. Il fit imp. à Londres la #enriade. Le roi Georges Ier, et su out la princesse de Galles, qui depuis fnt reine, lui accordèrent des gratifications et lui procurèrent beaucoup de *ouscript., ce qui le mit dans une grande aisance. C'est à son séjour dans ce pays # nous sommes redevables des tragéd. e Brutus et de la Mort de César. Ilrevint en France, en 1728. Le décès de son père et de son frère lui laissèrent environ4o.oo5 liv. de rente. Duverney lui ayant procuré on intérêt dans les vivres de l'armée, il en retira plus de 8oo,ooo liv. Ces divers capitaux accumulés lui procurèrent 14o,ooo liv. de rente. Voltaire donna, en 1732, Zaïre. Le succès passa ses espérances.Cette pièce fut suivie d'Adélaide du Gueselin. Ce fut peu de tems après qu'il fit impr. son Temple du goutSes Lettres philosophiques, c'est-à-dire, Lettres sur # Anglais, furent l'époque d'une révolut. Le clergé demanda la supression des Lettres sur les Anglais, et † Par un arrêt du conseil. Le garda des sceaux fit exiler Voltaire, qui alors absent, fut averti à tems; il se retira Pendant plusieurs années chez la marquise du Châtelet, près Vassi en Chamagne, et il y fit bâtir une galerie où l'oa # toutes les expériences sur la lumière et l'électricité. Il travailla en même tems à #es élémens de philosophie de MewtonC'est à Cirey, qu'il fit Alzire, Zulime, Mahomet ; # acheva ses Discours sur l'homme : qu'il écrivit l'Histoire de Charles XI# prépara le siècle de Louis XIV, et rassembla des matériaux pour son Essai sur les mœurs et l'esprit des otions , depuis Charlemagne "jusqu'à ooo jours. Mahomet fut d'abord'joué à Lille en 1741. On osa la risquer à Paris, mais on obtint du cardinas de Fleuri » d'en faire défendre la représentation

Voltaire prit le parti d'envoyer sa Pièus

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à Benoît XIV , avec deux vers latins
pour sou port auto Lambertini, pontife
tolérant, mais homme de beaucoup d'es-
prit , lui répondit aVCC bonté et lui en-
yova des médailles. Crébillon, censeur
de la police, fut plus scrupuleux que le
»ape. Il mc voulut Jamais consentir à
†, jouer cette pièce à Paris. En
1-51 , d'Alembert nommé par le comte
d'Argenson pour examiner Mahomet,
eut le courage de l'approuver. Zulime
n'eut point de succès. La Vie de Charles
x11, est le premier morceau d'histoire
que Voltaire ait publié. C'était en vain
ue Voltaire avait cru que la retraite de
† le déroberait à la haine : il n'avait
caché que sa personne , et sa 1IIl -
portunait encore ses ennemis. Un libelle
où l'on calomniait sa vie entière, vint
troubler son repos. L'auteur de ce libelle,
l'abbé Desfontaines, devait à Voltaire
sa liberté et peut-être la vie. La liaison
ui se forma vers le même tems , entre
V§ et le prince royal de Prusse,
était une des premières causes des em-
portemens où ses ennemis se livrèrent
alors contre lui. Frédéric, en montant
sur le trône, ne changea point pour
Voltaire, Les soins du gouvernement
n'affaiblirent ni son goût pour les vers,
ni son avidité pour les ouvrages conservés
alors dans le porte-feuille de Voltaire,
ct dont, avcc madame Duchâtelet , il
était presque le seul confident; mais une
de ses premières démarches, fut de faire
suspendre la publicat. de l'Anti-Machia-
vel, Voltaire obéit ; il alla le voir à Wesel,
et fut étonné de trouver un jeune roi en
uniforme sur un lit de camp, ayant le fris-
son de la fièvre. Cette fièvre n'empêcha
# le roi de profiter du voisinage pour
aire payer à l'évêque de Liége une an-
cienne dette oubliée. Voltaire écrivit le
mémoire qui fut appuyé par des soldats;
ct il revint à Paris, content d'avoir vu
son héros. Mais il résista aux offres qu'il
Fui fit pour l'attirer auprès de lui , et
préféra l'amitié de madame Duchâtelet
à la faveur d'un roi, et d'un roi qui
I'admirait. Le cardinal de Fleuri m. ;
Voltaire fut désigné pour lui succéder
dans l'Acad. franç. Voltaire désirait une
place à l'Académie, pour se mettre sous
1'égide de ce corps à l'abri de nouvelles
traverses, mais Maurepas l'en écarta; il fut
enfin recu en 1746.Voltaire fut chargé de
composer une pièce pour op† IXl ,l-
riage du Dauphin. Il fit la Princesse de
JVavarre. On lui donna la charge de gen-
tilh. ordinaire, et la place d'historio-
graphe de France. Il retourna encore à
Cirey, et bientôt après avec la marquise

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somplète.Voltaire ayant fait imprimer sa Diatribe d'Akakia, contre Maupertuis, le roi , qui n'aimait pas ce † 2 mais qui était jaloux de son autorité, fit brûler cette plaisanterie par le bourreau: Voltaire, outragé, lui renvoya sa croix, sa clef et le brevet de sa pension , avec ces quatre vers :

Je les reçus avec tendresse, - Je les renvoie avec donleur, · Comme un amant, dans sa jalouse ardeur, · e Rend le portrait de sa maitresse, 7 : ! · Il écrivit de Berlin, où il était malade, •z † demander une permission de partir. de roi de Prusse, qui ne voulait que a,s l'humilier et le conserver, lui envoyait • du quinquina, mais point de permission. , Voltaire écrivait qu'il avait besoin des | e eaux de Plombières; on lui répondait | qu'il y en avait d'aussi bonnes en Si, lésie. Enfin, Voltaire prit le parti de , demander à voir le roi : il se flatta que | sa vue réveillerait des sentimens qui | étaient plutôt révoltés qu'éteints. On îui renvoya ses anciennes décorations, il courut à Postdam, et vit le roi; quelques | instans suffirent pour tout changer Il " se rendit à Léipsick, où il s'arrêta pour réparer ses forces. Maupertui, lui envoya un cartel ridicule, qui n'eût d'autre § ' que d'ouvrir une nouvelle source à ses | intarissables plaisanteries. De Léipsick, · il alla chez la duchesse de Saxe-Gotha, o princesse qui cultivait les lettres et aio mait la § Il y commença pour elle ses Annales de l'Empire. De Gotha l part pour Plombières, et prend la oooute de Francfort Maupertuis voulait : ne vengeance : son cartel n'avait pas o :éussi. Il excita l'humeur du roi de Prusse. La lenteur du voyage de Vol':aire, son séjour à Gotha, un placement :onsidérable sur sa tête et sur celle de omadame Denis, sa nièce, fait sur le duc | le Virtemberg, tout annoncait la volonté | de quitter pour jamais la Prusse; et Vol3 taire avait emporté avec lui le Recueil odes CEuvres poétiques du roi, alors connu · teulement des beaux esprits de sa cour. | Frédéric donna ordre # un fripon bré., veté # entretenait à Francfort, d'ar| :êter Voltaire, et de me le relâcher que lorsqu'il aurait rendu sa croix, sa clef, , e brevet de pension, et les vers que • Freitag appelait l' OEuore des poeshies du roi son maître. Malheureusement ces | vol. étaient restés à Léipsick. Voltaire fut étroitement gardé pendant trois semaines; madame Denis, sa nièce, qui , était venue au devant de lui, fut traitée

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entre les mains de Freitag, l'OEuvre de poeshies, et Voltaire fut libre, Echappé de Francfort, il vint à Colmar. Le roi de Prusse, honteux de sa ridicule colère, désavoua Freitag. Voltaire n'avait publié à Berlin que le Siècle de Louis XIV, la seule histoire de ce règne que l'on puisse lire. Voltaire passa près de deux années en Alsace. C'est pendant ce séjour qu'il publia les # de l'Empire. † taire fit une tentative pour obtenir, non la permission de revenir à Paris (il en eut toujours la liberté), mais l'assurance

u'il n'y serait pas désagréable à la cour† réponse ne fut pas rassurante ; Voltaire se trouva sans asile dans sa patrie. Il se determina à aller prendre les eaux d'Aix en Savoie.A son passage par Lyon, ses pièces furent jouées devant lui au bruit des acclamations. Il fixa enfin sa demeure à Ferney en France avec mad. Denis, sa nièce, alors veuve et sans enfans. Elle se chargea d'assurer sa tranuillité et son indépendance domestique† premier ouvrage qui sortit de sa retraite, fut la tragédie de l'Orphelin de la Chine, composée V† son séjour en Alsace.Le repos de Voltaire fut bientôt troublé par la publication de la PucelleDeux ouvrages bien différens parurent à la même époque, le poème sur la Loi naturelle, et celui de la Destruction de Lisbonne. Le premier fut brûlé par le parlement de Paris. Il publia Candide , un de ses chefs-d'œuvre dans le genre des romans philosophiques. Une tradlibre de l'Ecclésiaste et d'une partie du Cantique des Cantiques suivit de près Candide. En 1757, parut la première élition de ses Ökov , faite sous ses veux. Il avait tout revu avec une attention sévère ; parmi le grand nombre de ièces fugitives échappées à sa plume, il y avait ajouté son Essai sur les mœurs et l'esprit des nations. Il envoya au théâtre Tancrède. Voltaire voit arriver une famille infortunée , dont le chef a été traîné sur la roue par des juges fanatiques. Il apprend que Calas, vieillard infirme, a été accusé d'avoir pendu son fils. Cette famille, ruinée et flétrie ar lepréjugé, s'arrète auprès de Genève(† se fait instruire de ces horribles détails; et bientôt sûr de l'innocence du malheureux Calas, il ose concevoir l'es

érance d'obtenir justice. L'arrêt du par§ de Toulouse fut cassé, le due de Choiseul eut le courage de faire renvoyer à un tribunal de maîtres de reqnêtes, cette cause devenue celle de tous les parlemens dont les préjugés et l'esprit de corps ne

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équitable. Enfin Calas fut déclaré inno-
cent, sa mémoire réhabilitée; et le trésor
ublic répara le tort que l'injustice des
uges avait fait à la fortune de cette fa-
§le aussi respectable que malheureuse-
Dans la même ville de Toulouse, Vol-
§re sauva Sirven du fanatisme. Depuis
n'affaire des Calas, toutes les victimes im-
molées ou poursuivies par le fer des lois,
trouvaient en lui un appui ou un vengeur-
Le supplice du comte de Lalli excita
son indignation; Voltaire était mourant,
Iorsqu'après douze ans, cet arrêt injuste
fut cassé, ses forces se ranimèrent à cette
nouvelle, et écrivit : Je meurs content ,
je vois que le roi aime lajustice Voltaire
fit un # où il répandit le ridicule
sur tous les partis. Le génie de Voltaire,
incapable de souffrir le repos, s'exerçait
dans tous les genres qu'il avait embrassés,
et même osait en essayer de nouveaux ;
il imprimait des Tragédies auxquelles
on peut sans doute reprocher de la fai-
blesse. En même tems il donnait, dans
sa Philosophie de l'histoire, des leçons
aux historiens, et perfectionnait son Essai
sur les mœurs et l'esprit des nations ;
son Siècle de Louis XIV, et y ajoutait
l'Histoire du siècle de Louis XV, his-
toire incomplète, mais exacte. De nou-
veaux romans, des ouvrages ou sérieux
ou plaisans, inspirés par les circons-
tances, n'ajoutaient pas à sa gloire, mais
continuaient à la rendre toujours pré-
sente. Enfin il entreprit son recueil intit. :
Questions à des amateurs sur l'Ency-
clopédie. Depuis très longtems Voltaire
désirait de revoir sa patrie. M. de Villette
venait d'épouser à Ferney mademoiselle
de Varicour, d'une famille du pays de
Gex, que ses parens avaient confiée à
madame Denis : Voltaire les suivit à Paris
au commenc, de février 1778. L'académie
française qui ne l'avait adopté qu'à cin-
quante deux ans, lui § hon-
meurs, et le reçut moins comme un égal
que comme le souverain de l'empire des
lettres. Il vint à la troisième représenta-
tion d'Irène, pièce faible, à la vérité ,
mais remplie de beautés, au tour de lui,
retentissaient les cris de vive Voltaire,
vive la Henriade , vive Mahomet : On
veut me fairemourir de plaisir, disait-il.
Il s'occupait, pendant les représenta-
tions d'Irène, à revoir son Essai sur les
mœurs et l'esprit des nations. Un cra-
chement de sang , causé par les efforts
qu'il avait faits pendant les répétitions
# Irène, l'avait affaibli. c§
tivité de son âme suffisait à tout, et lui
cachait sa faiblesse réelle. Enfin, privé

travail trop continu, il voulut s'en aimrer quelques heures pour être en dato

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du sommeil par l'effet de l'irritation d'un

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