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BIBLIOTHÈQUE LATINE-FRANÇAISE

PUBLIÉE

PAR

C. L. F. PANCROUCKE.

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LES PUNIQUES

TRADUCTION NOUVELLE

PAR M. E.-F. CORPET

ET

M. N.-A. DUBOIS

VROFESSEUR EN L'ACADÉMIE DE PARIS.

TOME PREMIER.

PARIS

C. L. F. PANCK OUCKE

MEMBRE DE L'ORDRE ROYAL DE LA LÉGION D'HONNEUR

ÉDITEUR, RUE DES POITEVINS, n° 14.

M DCCC XXXVI.

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NOTICE

SUR SILIUS ITALICUS

ET SUR SON POËME.

Le moins lu, le moins étudié, le moins connu des poètes de la décadence, est assurément Silius Italicus. Souvent, depuis dix-huit siècles, les commentateurs, les philologues, les critiques, se sont occupés de lui, et toujours ils ont perdu leur peine : on les a laissé faire sans les lire. D'un autre côté, à de rares intervalles toutefois, des érudits, hommes d'autorité, nourris aux lettres , comme dit Montaigne, se sont prononcés en sa faveur ; leur voix savante et grave a plaidé sa cause, mais si bas qu'elle n'a point eu d'écho, et n'a pu sauver Silius de l'abandon et de l'oubli.

Cependant, il ne méritait pas, peut-être, cet injuste mépris : comme poète, malgré ses défauts, il n'est pas inférieur à plusieurs de ses contemporains; comme citoyen , s'il n'est pas sans reproches, il est à coup sûr un des meilleurs et des plus honorables du mauvais siècle où il a vécu.

Quelques épigrammes de Martial, une lettre de Pline le Jeune, une ligne de Tacite, sont les seuls documens certains que l'antiquité nous ait laissés sur Silius : ils suffisent pour nous montrer en lui un assez beau caractère; et s'il est vrai qu'il faille se méfier des éloges intéressés de Martial, qui fut son ami, on peut du moins adopter sans réserve le témoignage plus imposant, le jugement plus sain et plus mesuré de Pline Je Jeune.

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