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"Notice des Actes originaux du Concile de

"Trente.

"Les actes originaux du concile de Trente, ci-devant "conservés dans le château St. Ange, et actuellement déposés aux archives impériales, forment sept vo"lumes, petit in folio, reliés en basane rouge, la plupart "de 600 à 700 feuillets, c'est-à-dire, 1200 à 1400 pages.

"Les trois premiers renferment les sections tenues "sous Paul III, y compris ce qui a été fait à Boulogne, "et qui constitue un volume à part: le quatrième, les "sections tenues sous Jules III, et les trois derniers "des sections tenues sous Pie IV.

En tête du premier volume, on a collé deux mau"vaises gravures, dont l'une est une carte topogra"phique de la ville de Trente; l'autre réprésente le "concile assemblé en congrégation générale. Elles "portent toutes les deux la date de Venise, 1563. Ces gravures, qui se retrouvent en tête des sections "tenues sous Pie IV, peuvent donner quelque lumière "sur l'époque de la rédaction où mise au net des "actes mêmes."

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Vient en suite un morceau historique, intitulé: Ordo celebrandi concilii generalis Tridentini sub Paulo III, Julio III, et Pio IV, summis pontificibus observatus; et dans lequel on trouve la manière de célébrer les sessions, de publier les décrets, de donner et recueillir les suffrages, l'ordre des séances, et cet ordo contient 23 feuillets. -Suit l'histoire des différentes indictions, des suspensions, et des prorogations du concile, jusqu'à sa réunion effective dans la ville de Trente. On y fait le recit de la nomination des légats, de leur départ de Rome, de leur arrivée à Trente, et de celle des principaux prélats.

Chaque session est précédée des travaux préliminaires, qui ont eu lieu dans les différentes congrégations, et c'est ce qui occupe le plus d'espace. On y voit les

matières soumise à l'examen du concile, les discussions qu'elles ont occasionnées, et les suffrages des pères, qui sont rapportés dans un grand détail. On y reconte aussi de tems à autre l'arrivée des ambassadeurs, leurs discours, leur demandes, les reponses des légats, les brefs du pape, &c.

A la fin de chaque session pour l'ordinaire, mais toujours à la fin de chaque volume, est le certificat, mis en signe d'authenticité, par le secrétaire du concile, nommé Ange Massaret, qui a rempli cette fonction dans les trois tenues sous Paul III, Jules III, et Pie IV. I étoit natif de San-Severino, dans la marché d'Ancône, et clerc du diocese de Camerino en Toscane. Dans les deux premières tenues, il prend seulement la qualité de docteur en l'un et l'autre droit; dans la troisième, il se qualifie evêque, episcopus Thelasinus. Pie IV. lui avoit confére ce titre, apparemment in partibus pour le récompenser de ses services, peut-être pour lui donner plus d'importance; sa souscription est ainsi conçue:

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Ego Angelus Massaretus de Sancto-Severino Came"riensis dioc. J.U. doctor et episcopus Thelasinus, sacri "concilii secretarius, et prothonotarius apostolicus, qui præmissis omnibus et singulis interfui et præsens fui, ac ea in notam sumpsi eaque omnia, dum gererentur, "adnotavi; ideo ea ipsa omnia uti vere originalia et "authentica manu propria scripsi, atque subscripsi, "in fidem et testimonium præmissorum. Puis une

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"Croix."

A la suite de cette souscription, on trouve ordinairement celle de deux notaires publics, apostoliques, et impériaux, qui se qualifient notaires du Saint Concile, et certifient, egalement la verité du contenu. Mais il a des endroits, où elle manque, comme dans la tenue sous Jules III.

y

Indépendamment des sept volumes, dont on vient de parler, il y en a deux qui sont des abrégés, mais des

abrégés authentiques, et déclarés tels par la souscription du sécrétaire.

Le premier réprésente les trois volumes de la tenue sous Paul III. L'abréviation consiste à retrancher les pièces superflues, et principalement à supprimer le détail des votes, dont on enonce seulement le resultat. Comme il n'a été fait rien d'utile à Boulogne, on se contente de rapporter les sessions et les décrets de prorogation, qui y furent publiés.

Le volume deuxième est un sommaire de la tenue sous Jules III. renfermée aussi, comme il a été dit, dans un seul volume; mais cet autre, d'un format plus petit a environ un tiers de moins de feuillets: il paroit, que l'on s'étoit proposé de faire la même opération à l'égard de la tome troisième, cela resulte de certains volumes, qui se trouve aux archives, reliés en simple carton, et qui contiennent deux rédactions projettées par Massaret, l'une plus étendue, qu'il appelle in primâ formâ, l'autre plus courte, qu'il nomme in secundâ formâ. Il propose d'examiner laquelle des deux est préférable, et l'on voit aussi qu'alors, il étoit question d'imprimer. On n'a pas tardé à renoncer à cette dernière idée et l'on s'en est tenu à la première rédaction, c'est-à-dire, à la rédaction complette et etendue, estimant peut-être que l'autre rédaction l'abrégée seroit bien supplée par un dernier volume, la plus authentique de tous, et dont il nous reste à parler.

Ce volume de 477 feuillets contient uniquement les sessions tenues sous Paul III, Jules III, et Pie IV, sans les congrégations, qui font toute la longueur, mais aussi tout l'essentiel des actes.

Il est en parchemin, muni à chaque session de la souscription du sécrétaire, et à la fin des signatures originales, tant des légats que de tous les pères du concile.

La souscription de Massaret est ainsi conçue." Ego "Massarettus, --- a principio usque ad finem ipsius "concilii, tam sub Paulo III, quam Julio III, et Pio IV.

"summis pontif. celebrati, semper ei interfui et præsens “ fui, ac ea omnia, quæ in eo acta et gesta sunt adnotavi, "et in notam sumpsi: ideo in omnibus sessionibus supra descriptis, prout etiam hac manu meâ propriâ sub"scripsi, in fidem et testimonium. Laus Deo, amen."

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Il resulte de tout ce qu'on vient de voir, que ces actes du concile, rédigés par Massaret, ne sont point, à proprement parler, un proces verbal, tel qu'on le feroit aujourd'hui; c'est-à-dire, un rapport dressé au moment même de l'action ou immédiatement après; mais plutôt, une histoire composée à une assez grande distance, des faits d'après. Des nôtes, il est vrai, prises dans le tems, par un témoin présent, et, a ce qui paroit avec beaucoup d'exactitude, autant qu'on en peut juger, par les actes mêmes, ainsi que par un diarium, que l'on voit aux archives et sur lequel Massaret inscrivoit jour par jour, tout ce que se faisoit au concile.

Ce qui contribue à diminuer la foi que peut meriter une pareille pièce, c'est, en premier lieu, qu'elle n'a jamais été soumise à la vérification des légitimes contradicteurs, c'est-à-dire, des pères du concile ; qui devoient sçavoir mieux que personne, ce qui s'y etoit passé, et auxquels elle n'a jamais été lue, pour être approuvée par eux, ne l'ayant pas même été par les légats, présidens du concile, qui se sont contentés de certifier par un diplome, que le sécrétaire Massaret, ainsi que les deux notaires, étoient d'honnêtes gens et d'une réputation distinguée: " fuisse et esse bonæ et "laudabilis vitæ et honestatis, ac celebris famæ viros;" nous lisons cette attestation en tête du volume, qui contient ce qui s'est fait à Boulogne.

C'est en second lieu, que ces prétendus actes, que l'on se proposoit d'imprimer, non seulement n'ont pas été mis en fumière, et exposés aux régards du public, dans le tems où le souvenir, reçut des faits et la présence des témoins, pouvoient en garantir ou accuser la fidélité ;

mais ont été condamnés, dès leur naissance, aux plus profondes ténêbres; y sont restés ensévelis pendant 290 ans, et probablement n'en seraient jamais sortis, si un évenement tout à fait extraordinaire, et auquel assurement on n'avoit pas lieu de s'attendre, ne les avoit remis sur la possession du public.

Toutes ces réflexions sont fondées, et comme il est certain que rien ne se faisoit à Trente qui n'eut été arrêté à Rome, et dont on ne rendit compte au pape immédiatement, je crois bien que tout homme, qui voudra connoitre au vrai l'histoire du concile de Trente, aimera mieux la chercher dans la correspondence du pape avec les légats, et des légats avec le pape, qui se trouve également aux archives impériales avec beaucoup de pièces y relatives, que dans les actes de Massaret.

Néanmoins ces actes auront toujours leur merite, pour rectifier une date, circonstancier un fait, et demêler une multitude de choses, qui tiennent à la vérité de l'histoire. Massaret paroit avoir été réellement un honnête homme, comme l'attestent les légats. Son travail porte le caractère d'une grande exactitude.

To ascertain the construction and operation of the canons of the council of Trent, Pope Pius IV, and St. Pius V. established a congregation of cardinals. It has subsisted since that time, and meets generally twice in every month. A collection of its sentences has recently been published by D. Zamboni, in 8 volumes 4to. at Rome, with the title, "Collectio Declarationum Congregationis Concilii Tridentini."

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