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2 Diforc'h, adj., difforme, mbr. difurm. Empr. fr. difforme, contaminé du

précédent au sens d' « avorton »). Difourka, vb., débusquer, cf. diboufa. Empr. fr. ancien fourc « bifurca

tion » (d'un bois, d'un chemin, etc.), précédé du préf. 1 di-. Difraė, s. m., hâte, promptitude : abstrait de difraéa > difréa, « délivrer,

débarrasser, hâter ». Empr. fr. défrayer « tirer de peine ». Difréta, vb., étirer, mbr. diffraetaff «harceler »): parait contenir le méme

radical que fr. frét-iller, d'origine inconnue. Difréza, vb., contrefaire: peut-être originairement «divulguer »), cf. dendeza

et dambrézein. V. sous di- et fraez > fréaz. Difrońk, s. m., sanglot : abstrait du vb. mbr. difroncqa « s'ébrouer »).

Empr. fr. ancien froncquier fronchier « ronfler »). Digabal, adj., sans défaut. Empr. fr. cabale « médisance » !. Digarez, s. m., excuse, prétexte : exactement « ce qui supprime le blâme »,

préf. 1 di- et mbr. carez. V. sous kiriek. Digeiza, vb., épeler : exactement « décomposer », cf. (V.) digueigein

« démêler », préf. 1 di- et kéjein. V.ce mot et digouéga. Digéri, vb., ouvrir, corn. y-gery : dér. de di-gor « ouvert », le radical

étant le même que dans das-kor-i. V. ce mot (préf. 1 di-). Digouéga, vb., épeler : variante de digciza, contaminée par l'ancien nom

de l'alphabet, cymr. egwyddor < lat. abecedárium. Ou simplement

empr. fr. altéré dégoiser, surtout si la prononciation vraie est digouėja. Digwéner, s. m., vendredi. Empr. lat. dies Veneris. Digwéz, s. m., accident: abstrait de diguézout=cymr. digwyddo

digwydha. Empr. lat. dēcédere altéré pour décidere. Dihiļa (C.), vb., s'égrener, mbr. dis-hil-ya, dér. de *hil « graine »; cf. cymr.

= corn.

dihil (( sans enfants », de hil = vir. sil « race », soit un celt. *se-lode la même rac. que lat. -men. V. sous hàd. Conj. Ern." Dihompra, vb., disloquer : cf. diamprein (V.) = divambrein « démem

brer », etc.; variante d'un dér. de 1 di- et empr. fr. membre. Dihou, adj., variante de dehou. V. ce mot. Dichafranta, vb., déchirer. Empr. fr. déchiré, contaminé du br. difram

met id., en dérivation verbale. V. sous 1 di- ct framm.

1. Préf. 1 di-. Chercher de même sous k le second terme des composés qui commencent par dig-, et sous g (parfois sous c'h) celui des composés qui commencent par dic'h

2. S. V: lishilya. Mais ce verbe na en vannetais que le sens « efliloquer, déguewiller », qui rend douteuse l'étymologie par hil (Loth).

Dichek, adj., fier, brusque : pour *tech-ek, cf. le sens du fr. entiché [de

soi-même). Empr. fr. en dérivation bretonne. Cf. tech. Dichentil, s. m., gentilhomme (aussi dijentil, et dénjentil C.): altéré de

duchentil (V.), lequel est abstrait de la locution pl. ann dud jentil « les gentilshommes » transportée purement et simplement au sg., comme

en fr. gens d'arme > gendarme. V. sous den et tüd. Dic'hened, adj., laid : pour *di-géned. V. sous kéned. Dic'hîz, adj., difforme : exactement « sans façon » (giz). Dic'houigein (V.), vb., déchoir : exactement di-huig-ein, identique au vb.

cymr. diffygio id., qui est empr. lat. deficere « manquer »). Diļad, s. m., hardes, vêtement, mbr. dillat, cymr. dillad, vir. dillai

> diallait id., ir. et gael. diallaid « selle » : dér. d'un radical celt. *dili« séant » (vir. dil « agréable »), cf. got. til-s et ga-til-s « qui va bien », visl. til > ag. till « jusqu'à », al. ziel « but», c'est-à-dire « qui atteint »

ou « ce qu'on veut atteindre », etc. — Rapprochements très peu sûrs. Dilambrek, adj., indolent, imbécile: exactement « qui se laisse glisser

sans faire un effort ». V. sous lampr. Dilenn, s. m., élection, choix : mot savant formé à l'instar du lat. de-ligere

sur le vb. simple lenn'. V. ce mot et cf. dibab. Dilez, s. m., abandon: abstrait de dilézi. Empr. fr. délaisser. Diloc'h (V.), s. m., dégel, mbr. diloh, cf. cymr. dadlaith « dégel » ou vir.

ladg « neige ». V. sous leiz (= leich V.). Diloc'ha, vb., déplacer, partir: contamination du régulier br. dilec'hi «

placer » avec le fr. déloger?. V. sous léac'h. Diloc'huz, adj., immuable: préf. 1 di et loc'ha (sous loc'h). Dilôst-han, s. m., automne: exactement « fin (queue) de l'élé ». V. sous soit un radical celt. *lo-am-wed-', où la rac. est WEDH, celt. *ved-o, je conduis, j'amène » (lat, uxorem duco), cymr. dy-wedd-io « se marier »), ym-ar-wedd «« se conduire », ar-wedd « porter »), vir. fed-im « je conduis », ag. to wed, lit. ded-i, « je mėne, j'épouse », vsl. oed-« je conduis »),

2 *di-, lòst et hano, et cf. dibenn-éost. Dilûn, s. m., lundi. Empr. lat. dies lūnae. Dimerc'her, s. m., mercredi. Empr. lat. dies Mercurii. Dimeurs, s. m., mardi. Empr. lat. dies Mártis (>* mārtis). Dimézel, s. f., pour démézel. Empr. fr. demoiselle". Dimizi, s. m., mariage, mbr. dimiziff« se marier », corn. demedhy id. :

1. Comme si le br. lenn avait les deux sens du lat. legerc « lire » et « choisir », tandis qu'il n'a que le premier.

2. L'influence de locha « soulever au moyen d'un levier » ne doit être que fort lointaine. Cf. le suivant.

3. Altéré par rapprochement de limizi> dimizi.

etc. Cf. aussi gouhez. Dindân, adv., prép., dessous, sous (cf. didan V., C.), cymr. tan id. : mot

d'origine obscureș, perdu en br. et partout ailleurs, précédé du préf. *di

avec nasalisation par assimilation des deux syllabes. Diner, s. m., denier, argent, corn. dinair. Empr. lat. dēnárius. Dins (V.), s. m., variante nasalisée de dis. Dinsa, vb., tinter, cf. vbr. din-iam « je fais sonner ». Onomatopée ancienne

(compliquée d'empr. fr.?). Cf. aussi ag. to tink. Diod, adj., niais. Empr. fr. populaire diot < idiot. Dioda, vb., monter en épi, mbr. dihodein (V.), cymr. hodi id., cf. cymr.

hedeg, « monter en épi, voler » : soit un radical celt. *ot-, « voler, s'élever », pour *pot-, identique à celui du gr. 102-40-4421. V. la rac. sous érn.

- Conj. Ern. Dionenni, dioni, vb., écumer (enlever l'écume), cymr. dievynu. V. sous

1 di- et éon. Diorblein (V.), vb., émonder: pour direrblein ou direlbrein « démeubler »),

formes diverses de la composition de 1 di- et meulbr empr. fr. Diorren, vb., cultiver, élever (un enfant): avec perte de l'aspiration, pour

*di-c'horren. V. sous gorré. Diouer, s. m., privation, abstinence (aussi diover V.): abstrait du mbr.

dioueret “privé de », lequel parait dér., avec préf. 2 *di-, de mbr. eirer ( fade » (br. voer V.), cymr. ofer ({ vain »; ce dernier susceptible d'être rapproché du lat. am-ārus « amer »), et subsidiairement des sk. am-la

( aigre », ām-á et gr. wuós « cru »?. - Ern. Diougan, s. m., prédiction : soit un celt. *to-wo-kan-o- « pré-cantation »

littéralement. V. sous 2 di-, gu- et kan. Dir, s. m., acier, cymr. dur. Empr. lat. dūrum « [métal) dur »). Diranya, vb., égrener. V. sous ranoel.

1. V. sous 2 *di- : *da-, et sous 1 *am-.

2. On peut le rattacher au lat. ten-us « jusqu'à », qui lui-même se rattache à la rac. du lat. ten-ēre et du br, tanaô.

3. Le sens primitif de dioueret aurait donc été, soit « dégouté », soit « déçu » : d'où celui de diouer.

Diren, s. f., lame', tranchant, briquet: dér. de dir.
Diréza, vb., atteindre ou transporter de haut en bas, mbr. dirhaes, corn.

drehedhy id.: soit un composé celt. *to-ro-sid- « réussir » (cf. cymr. haedd-u, dy-haedd-u et cy-r-haedd-u « atteindre », d'une rac. SADH que montrent surtout les mots sk. sādh-ú « propice »), sådh-a-ti, sādh

ya-ti et sidh-ya-ti « il réussit »), gr. cibis et 1055". Diribin, adj., en pente, cf. mbr. diri-bign « escalier »): diri, faux singulier

abstrait de diriou, pl. de dérez. V. ce mot et piña. Diroestla, vb., débrouiller, cymr. dirwystro. V. sous reustla. Diroll, adj., débauché: semble altéré pour di-réol « déréglé »). Dis, s. m., dé à jouer, mbr. dicc. Empr. fr. ancien dez (nominatif). Dis-, préf., même sens que 1 di-dont il est d'ailleurs la contamination par

l'empr. lat. savant dis->fr. des- > -4. Disadorn , s. m., samedi. Empr. lat. dies * Såtúrnī. Disk, s. m., plat, vbr, discl et pl. discou. Empr. lat. discus (> ag. dish). Diskar, s., m., chute, abattis, décours : le radical, perdu en br., se retrouve

dans cymr. y-sgar, « séparer, dissoudre », vir. scaraim je sépare », lit. skir-ti « séparer », ag. to shear et al. scher-en « tondre »; et de plus on

le reconnait à la base du br. skar-za. V. ce mot. Diskenn, s. m., pente. Empr. lat. descend-ere. Diski, vb., apprendre, mbr. desquiff > disquiff, corn. desca, cymr. dyscu

>dysgu. Empr. lat. disc-ere. Diskogella (C.), vb., secouer, cf. cymr. dy-sgog-i id. (en dérivation fré

quentative) et y-sgog-i « bouger » : préf. *di- précédant une rac. SKAG, al secouer, branler, sauter, se séparer »), vir. scáich « il s'est écarté » foscaich-im « je m'éloigne » et der-scaig-im « je me distingue »), visl. skak-a

et ag. to shake « secouer »), lit. szok-ti « sauter » et vsl. skok-ŭ « saut »'. 1 Diskolpa, vb., mettre en pièces. V. sous skolp.

1. Aussi dans diren goar «lame de cire > rayon de miel ».

2. Ces deux derniers sont respectivement *to-sid- et *ko-ro-sid-. V. tous ces préfixes sous *da-, *ra- et ke-.

3. Ces dernières dérivations font bien le sens, « droit, exact, promptement», mais le vocalisme en est des plus obscurs.

4. On prendra garde que, parmi les mots qui commencent par dis-, les uns ont le préf. dis-, comme dis-kan, « refrain, rétractation », les autres le préf. di-, comme diskart-a « écailler ».

5. A cause de l'al. hink-en, on n'ose ajouter gr. oxás-elv « boiter », dont l'a peut recéler une nasale; mais en tout cas les deux racines sont apparentées. Cf. 1 kamm. lot». Empr. fr. bille « bois d'attache »). Dispiñ, s. m., dépense. Empr. bas-lat. dispendium. Displég, s. m., parole facile, éloquence: exactement « déploiement », cf.

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2 Diskolpa, vb., s'amuser. Empr. fr. altéré (se) découpler'. Diskouéza, vb., montrer: préf. dis- et mbr. goez il vue » ?. Diskuļa, vb., dénoncer: soit « faire sortir de l'ombre »", préf. 1 di- devant

une base * skā-« ombre » (vir. scáil, gael. sgàil, vbr. esceilenn « voile ») dér. de la même rac. que

skeud. Conj. Ern. Disléber, adj., défiguré, vil: préf. dis- devant un dér. brittonique *lip-ero

< celt. *liq-ero-, contenant la rac. LIQ, « corps, forme », la même que

dans hévélep. V. ce mot. Dislévi (gen), vb., bâiller, cymr. dylyfu yèn id.: exactement « écarter les

mâchoires », rac. SLIB « glisser »). Cf. libonik'. Dismanta, dismantra, vb., détruire: contamination de l'empr. fr. démon

ter et du vb. br. mantra. V. ce mot. Dismégańs, s.f., injure, corn, dis-mig.o « se méfier », cymr, dir-myg-u ( mépriser » et cf. myg « honoré », vir. di-mic-in, « mépris, déshonneur »).

Etym. inc. Disnévella, vb., contrefaire : cf, denoéza et danéoella. Dispac'ha, vb., gratter, remuer, etc.: exactement « tirailler en tous sens

(comme) avec un croc ». V. sous dis- et bac'h. Dispar, adj., impair, sans égal. V. sous dis- et par. Dispenna, vb., déchirer : préf. dis. et béna « couper », contaminé de l'empr.

bas-lat. dis-pannāre (de pannus « lambeau d'étoffe »), ou bien plutôt de l'empr. fr. ancien despenner, qui est le même mot et a donné le moderne

dépenaillé. Dispiļ, dans la locution a zispi! « suspendu » : préf. dis- et mbr. bilh « bil

displėga « déplier » et ag. to display. V. sous plék. Disrévella, vb., divulguer: cf. danéoella, dasréoella, etc., et joindre l'in

fluence possible du sens du quasi-homophone fr. révéler.

1. Faire cent folies comme les chiens qu'on découple.
2. V. sous ac'houez. Le préf. seul est différent.
3. Donc sans aucun rapport avec skuļa.

4. Mais en breton l'étymologie populaire a évidemment traduit « ouvrir la bouche d'une lieue de large ». V. sous léô.

5. Est-il permis de rapprocher lat. mic-āre, « scintiller, briller » (d'où « se distinguer »), qui est, lui aussi, un mot tout à fait isolé ?

6. Cf. bili et distribil, et ne pas confondre avec pill.

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