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Delt, adj., humide, ir. et gael. dealt « rosée »: soit un celt. *del-to-, qui n'a

pas d'autre représentant, même en brittonique'. Dem-, particule, variante de dam-. V. ce mot. Demm, s. m., daim. Empr. bas-lat. damum < lat. dāma, ou fr. daim. Démorant, s. m., reste, surplus. Empr. fr. ancien demourant. Dén, s. m. f., homme (pl. tùd s. v.), corn. den, cymr. dyn, vir., ir. et gael.

duine id.: d'un celt. *dun-yo- « mortel », dér. de l'état réduit de la rac. DHwENÄ (sk. á-dhoan-i-t, «il se voila, il disparut » ?), dont les seuls représentants sûrs se trouvent en grec, soit Oiva-to-5 « mort »), Ovn-to-s

(( mortel »), Ovjcxeev «mourir )). Déna, vb., téter, vir. dinim » je tète »: soit un vb. celt. *de-n-o, rac. DHÊi,

sk. dháy-a-ti acil tète », dhe-« vache qui allaite »), gr. 67-277 ( mamelle », 07-20-5 « femelle », lat. fe-lāre « sucer », -mina (« l'allaitante »), ppe. présent moyen), fi-liu-s (originairement « nourrisson »), got. daddjan

(( allaiter »), etc. Cf. 1 téz. Denta, vb., denteler: dér. de dant. V. ce mot (pl. dent). Denvéza, vb., contrefaire: paraît altéré de difréza'. Denviad, s. m., glouton: soit den-viad « homme de nourriture », le second

terme étant l'empr. fr. ancien oiande'. Déok, déog, s. m., dime, mbr. deaoc, avec métathèse pour *dékao. Empr.

lat. barbare *decavum ( dizième »). Conj. 4. Déol, adj., pieux. Empr. fr. altéré décot. Déou, adj., variante de déhou. V. ce mot. Déouiein (V.), vb., dépêcher, håter: dér. de déou (diriger). Déporda, déporta, vb., attendre, espérer. Empr. fr. ancien (se) déporter,

( se récuser, se réserver »), d'où « attendre ». Déraoui, vb., commencer: dér. de dérou. V. ce mot. Déré, déréad, adj., bienséant: exactement « [bien] amené, opportun»,

abstrait d'un vb. mbr, deren (dere « amène » = cymr. dyre (i viens »), composé de *dé- et rén. V. ces deux mots.

1. On en pourrait rapprocher vsl. dol-ŭ, ag. dale et al. thal « vallée », si ces mots devaient se ramener à un radical qui eût signifie « humide ». Mais il n'y a aucun lien pour y concilier ag. dewe al. tau « rosée ».

2. Peut-être par la vague association d'idées suggérée par le calembour « être (l') homme = jouer un rôle ». Le cymr. a dyn.weddu « personnifier ».

3. Qui a désigné, comme on sait, toute espèce d'aliments.

4. Le mot serait forgé d'après octāvum « huitième »; on ne voit pas d'autre moyen d'expliquer le vocalisme breton; car *demca (d'Arb.) n'eût pu donner deaoc. Le régulier lat. decima a produit vbr. decmint « il décimera » et cymr. deguom «dime ».

Dérez, s. m., degré, marche, mbr. degres. Empr. fr., et cf. dergé.
Derf, s. m.,

variante de dérô. V. ce mot.
Dergé, s. m., variante de dérez. Empr. fr. avec métathèse.
Dergwéner, s. m. (=deis-gwener), variante de diguéner.
Derc'h, s. m., la partie la plus dure du bois: se rattache au même radical

que darc'haout ou derc'hel. V. ces deux mots. Derc'hel, vb., tenir, arrêter: dér. d'un celt. *derg-elo- « ferme ), d'une rac.

DERGH, sk, dřh-ya-ti et dimh-a-ti « il affermit », drdhá « solide », zd darez-ayeiti « il attache »), lit. dirž-a-s « courroie »), gr. opisoolulle << je saisis », ags. targe « bouclier » (d'où fr. ancien targe), etc. Cf.

delc'her. Derc'hent, s. m., la veille, mbr. des-quent id. : équivaut à ce que serait

aujourd'hui deiz-kent. V. ces deux mots. Dérô, s. m., chêne (aussi dero et derf), cymr. derw-en, cf, corn. dar, vir.

dair (gén. dar-ach), gael. darach id. : soit un radical celt. *der(w), i.-e. *deru-, *doru-, *drū-, sk. dáru « bois »), gr. oópu, « lige, lance, », et õpi-s

a chêne », got. triu « arbre», ags. trēo >ag. tree, etc. Dérou, s. m., début, mbr. dezrou, cymr. dechreu, — Étym. inc. Dervez, s. m., journée (aussi deüeh V.), pour *deiz-dez =corn. deth-wyth

cymr. dydd-waith « en un certain jour »: soit un celt. *diyes-wekto-, « le charriage d'un jour », ou plus simplement « la fois d'un jour », dont

on trouvera le premier terme sous deiz et le second sous gwéach. Loth. Désadorn, s. m., variante de disadorn, et cf. derguéner. Deski, vb. (d'où deskadurez « instruction »), variante de diski. Despaļ, s. m., hâte : sens provenu de celui de « détresse », à en juger par

mbr. dyspayllet « (provision] épuisée ». Empr. lat. despoliatus (?). Deu (V.), variante de daou. V. ce mot. Deuf, s. m., gendre, mbr. deui, corn, dos, cymr. dauu> daw id., vbr.

dauu, vir. dám, ir. dámh et gael. dàimh « relation de famille »: d'un celt. *dam-o-, qui rappelle, d'une part, gr. ožuos >ôžuos, « clan, tribu,

peuple »), et, de l'autre, oku-ap « épouse ». Cf. deun. Deûi, vb., autre infinitif du vb. dont. V. ce mot. Deûn (V.), s. m., fond : variante dialectale de doun. V. ce mot. Deun, s. m., variante de deuf et dan. V. ces mots. Deurvézout, deurvout, vb., daigner, cf. cymr. dawr « s'intéresser à » :

soit donc un radical celt. *dāro- « égard »). Étym. inc. Cf. pourtant

sk. dr-iya-te « il considère », a-dar-a « égard », à peu près isolé. Deûst (V.), adv., variante de daoust. V. ce mot.

Dévez, s. m., variante de dervez, et cf. .
Dévi, vb., brûler, se consumer, mbr. deuiff, cymr. deifio « brûler »: soit

une rac. celt. DEB, identique à la rac. i-e. DHEGH, « briller, brûler , sk. dah-a-ti « il brûle » et ni-dagh-a « chaleur »), gr. tép-p2« cendre », got. dag.s << *dhogh-ó-) « jour », ag. day et al. tag id., lit. dèg-ti

brûler ) et dagà « temps de la moisson > moisson », etc. Déviad, s. m., variante de denviad (nasalisation disparue). 1 Déz, s. m., variante de deiz. V. ce mot. 2 Déz, s. m., variante de déaz. V. ce mot. Di, particule, là, cf. ir. -d- (pronoin démonstratif infixe), zd. accus. dim

« lui » et diş « eux »), gr. -0€ (dans ö-.€ etc.), lat. -dem et .dam dans idem, quidam, etc.) : d'un celt. *, dont le représentant le plus exact

au point de vue de la forme est la particule gr. òr « précisément »). 1 Di-, préfixe inversif ou privatif, dont le sens est identique à celui du fr.

dé- (dans -faire, -lier, etc.), corn, di-, cymr. di-, ir. di-, celt. *dē-,

préposition lat. de ( de haut en bas > en sens inverse ))'. 2 *Di-, préf., variante occasionnelle de *dé- < *da-?. Diadavi, vb., perdre haleine : le second terme est dér. d'un celt. *at-amo

« haleine »; cf. gr. atquós, a vapeur, exhalaison », al. atem et odem

«« haleine », perdu partout ailleurs. V. sous 1 di-. Diagent, adv., auparavant: préf. 2 *di., a-, et kent. Diana, dianan, adv., au moins: prononciation rapide pour *di-oihanan

(aussi da viana), superl. de bihan. Diank, adj., égaré: exactement « échappé, détaché, décroché »). V. sous

1 di- et ankoe. - Conj. Dianéôst, s. m., automne : exactement « à la suite de l'été ». V. sous 1 di

ou 2 *di-, *an- (2o), et cost. Diantek, adj., innocent : préf. 1 di-, et "antek « tache »), abstrait d'un ppe

*anteket. Empr. fr. (normand) *entaque « entaché »). Cf. tech. Dianvéaz, s. m. (préf. *di- et *an-). V. sous diadéaz. Diaoul, s. m., diable. Empr. bas-lat. diabolum > diavolo.

1. Les composés par ce préfixe sont fort nombreux, et l'on peut même en former presque à volonté. On ne trouvera ici que ceux qui offrent quelque particularité intéressante. Ne pas le confondre avec le suivant qui s'en distingue par l'astérisque.

2. On rapportera à ce préf, la plupart des cas où l'initiale di-, bien loin d'avoir une valeur inversive ou négative, ne change rien à la signification du mot auquel elle s'adapte. — Quand ce préf. *di- est suivi d'une voyelle, il représente la forme non élidée du préf. *to- devant un autre préfixe : ainsi dambrésein, par exemple, s'expliquera par *t-am-, et diambrézein par *to-am-, et ainsi des autres.

Diaraogen, s. f., devantier, tablier : dér. de diaraok s. m. « le devant ».

V. sous 2 *di- et araok, et cf. tavancher. Diarbenna, vb., rencontrer, affronter, obvier à : *di-, ar-, et penn, et cf.

mbr. arbenn, « rencontre, aventure ». Diaskréña, vb., demeurer renversé: vb. kréña, précédé du prés. itératif

et de l'indifférent *di-, soit donc « continuer à se vautrer »). Diavéaz, s. m., le dehors (d'où diavésiad « étranger »: préf. 2 *di-, a-, et

meaz. V. ces mots et cf. diancéaz. Diaz, s. m., le bas : abstrait par apocope de diazez, « assise, fondation », et

celui-ci de di-azesa « asseoir » (préf. *di-). Dibab, s. m., élection, tri, choix : originairement « le fait d'élire pape »), ne

fût-ce que comme abstrait d'une locution telle que dilenn da bub, etc.; puis confondu par quasi-homonymie avec mbr. dibar:, ««trier, choisir »),

aujourd'hui disparu'. - Conj. Dibalva, vb., desserrer les mains. V. sous 1 di- et palf". Dibenn-éost, s. m., automne : exactement « fin de l'été », mbr. diben et

cymr. dyben « fin»; préf. 2 *di- et penn, comme fr. a-chev-er « ter

miner »). Cf. dianéòst. Diboufa, vb. : débusquer, chasser; débûcher, s'esquiver : exactement

«« faire sortir du coin » ou « tourner le coin », pour di-ouf-a. Dibr, s. m., selle, cymr. dibr, mbr. dipr, vbr. diprou pl. « harnachement »:

exactement « accessoires, ce qu’on adapte », préf. 2 *di- devant le radical brittonique "per- « faire »), corn. per-y « tu feras », cymr. par « fais »), etc. La rac. i.-e. est QER: sk. kar-ó-ti « il fait »), kár-ma « action »), gr.

7.02-aivo « j'opère », lat. creure, lit. kur-« je construis »), etc., etc. Dibri, vb., manger, mbr. dibriff, vbr. diprim « nourriture »: préf. 2 di

(de) devant un radical brittonique "prim, ir. *crim dans crim-og « morceau », gael. criom-ag et criom id., soit donc un radical celt. *qrim" ou "qnim, vir. cnám « ronger ) et gael. cnàmh « mâcher », gr. zvźw ( gratter » et xvbəwy « dent »), lit. kúnd-u « je mords », sk. khád-a-li «« il måche )). – Douteux pour ir. crimog, qui a m dur.

1. Naturellement parce que, au moyen âge et dans un pays catholique, l'élection au pontificat était le prototype de toute opération électorale. V. sous dilenn, pap et abara,

2. On cherchera de méme sous l'initiale p ou t le second terme des composés qui commencent par dib- ou did-.

3. Sous cette forme, et avec le sens « ronger », il serait possible de rapprocher sk. kimi « ver », etc. V. sous préno.

Dibuna, vb., dévider. Empr. bas-lat. dēpānāre, de pānus « fil du tisse

rand »); mais contaminé par un composé de di- et puno (C.) « pelotonner »),

lequel peut se rattacher au radical de daspuñ'. Didân, adv., prép., variante de dindân (préf. *di-). Diduel, s. f., divertissement. Empr. fr. déduit « plaisir )), surchargé d'un

suff. secondaire breton. Cf. dudi (et didù C.). Diek, adj. (et dér. diéguz), paresseux, oisif : exactement « émoussé »), cf. ek

(pointe»; ou bien « lent)), corn, dioc, cymr. diog, vbr. diauc, préf. 1 di-, et sk. āç-ú, gr. úx-ó-s « rapide », lat. āc-er « fougueux », oc-ius « plus

vite »), etc. Diel, s. m., titre, charte. Empr. fr. altéré title?. Cf. teil. Diélc'ha, vb., perdre haleine, mbr. dihelchat : exactement perdre la pour

suite, s'arrêter de chasser »). V. sous émolc'h. Diénez, s. f., indigence (aussi dianec'h V.), mbr, dieznes « misere »),

dianness (V.) id. et diannes (T.) « regret » : soit donc un mot auquel correspondrait un cymr. *di-adnes « absence de secours », cymr. adnes

(secours » perdu en breton; préf. *ad- et nés. V. ces mots. Dienn, s. m., crème (aussi dihen V.), corn. dehen id. : soit « pâte »), dér.

lointain de la rac. DHIGH,« pétrir, façonner, enduire »), etc., sk. á-dihan « ils enduisirent »), gr. 0.77-4vw « je touche » et tein-05 « muraille »), lat. fing-o, fig-üra, el-fig-ies, etc., ags. dah > ag. dough, et al. teig

< pâte »), etc. – Conj. Dieskern, adj., variante de di-askourn, et cf. askourn. Diez, adj., difficile : 1 di- et aez (éaz). V. ces mots. Diéza, vb., s'évaporer: 1 di- et aésen. V. ces mots. Difenn, s. m., défense, interdiction: abstrait de difenni, « défendre, inter

dire » (ce dernier sens empr. fr.). Empr. lat. defendere. Difézuz, adj., invincible, impossible. V. sous 1 di- et faez. Difloskein (V.), vb., éclater en morceaux. Empr. fr. ancien fruschier

> froissier « briser », avec r>l et préf. 2 *di-. - Conj. 1 Diforc'h, s. m., avortement: exactement « défourchement, violent écarle

ment des jambes »), euphémisme grossier. V. sous forc'h.

1. Douteux : s'il en était ainsi, on devrait trouver quelque part un *dibenna, qui n'existe pas (Loth).

2. Mais il se peut fort bien que l'étymologie populaire ait vu dans ce mot « le fait de changer de coté » (sens étymologique de se di-certir). V. sous tu.

3. La filière serait *titel > *tihel (dissimilation?) > dihel (mutation du pl. transportée au sg.)> diel.

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