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43 que es pornombrado. Doc. XXXII, yes est employé dans le sens de est situé par ex. l. ii de la quarta parte yes vinna del clerigo, mais l. 13 et 14, on

es employé dans le même sens. Si le verbe est placé après le prédicat, il prend un certain accent et nous avons sans doute là un des cas où la forme diphtonguée a pris naissance, cf. CI 1. 98 et toi commo sobredito ye, (mais l. 54 on trouve es (he) dans la même phrase).

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13. [+y. A noter ici les formes différentes du mot ec(c)lesia, qui présente souvent comme voyelle tonique un i au lieu de l'e castillan. Les formes avec i eglisia, eglisa, cgrisia, eglixa, egrija) se trouvent doc. XXVI, 17, 20, 21, 24, 45, 46, XXVIII 5, 7, 12, 19, 24, XXX 4, XLV, 6, 9, 16, 17, 23, LV II, LX 20, 30, 52, LXXV 6, LXXIX 8, 10, LXXXIII 6, XC 5, 6 etc. A ces formes correspond un certain nombre d'exemples avec e (eglesia, iglesa): doc. XXIX II, XXXIII 35, XLII 56, 72, LXXVII 47, LXXVIII 6, 10 etc.

Pour expliquer la différence entre la forme castillane et celle du léonais, il n'y a guère d'autre moyen que de voir dans le mot castillan une forme savante et dans le mot léonais une forme populaire, ce qui n'aurait d'ailleurs rien d'étonnant. Pour l'espagnol, il faut partir de la forme *ecclesia avec e fermé, qui explique aussi le portugais igreja. En castillan, cette forme a gardé un caractère savant, en conservant la voyelle e malgré le y suivant. En léonais, la voyelle a régulièrement passé à i. Quant à sj, il est certain que x, j, qui se trouvent dans certaines formes léonaises, représentent un développement populaire. M. Baist (Gr. p. 898) est aussi de cet avis et cite comme exemple igreja de l'Archiprêtre, citation qui confirme le caractère léonais de ce passage. Les formes avec s (eglisa) doivent être regardées comme demi-savantes.

1

u.

14. Doc. XIV 42, firmitudinem est rendu par firmedomne. Le passage isolé de ū à o dans cet exemple, dépend probablement d'une attraction de la part de nomne, omne, tous deux des mots d'un usage très fréquent et qui pouvaient facilement exercer une influence pareille sur le suffixe -umne.

1 Cf R. XXX (1901) p. 435.

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15. Le traitement de l'o est d'une façon générale le même qu'en castillan; nous n'avons qu'à noter quelques cas isolés.

Dubitare figure en espagnol avec ū. Le passage de o en u reste inexpliqué.' M. Baist (Gr. p. 888) fait observer que tandis qu'en anc. esp. la forme de duda était dubda, cubitum n'avait pas la forme cobdo, et paraît ainsi vouloir attribuer la transformation de l'ŭ au b suivant. La forme cobdo ne paraît pourtant pas avoir été rare, elle se trouve par exemple Cid 501, Berceo S. M. 228 et Fuero Juzgo, et il ne paraît par conséquent guère possible de trouver l'explication dans le consonnantisme. En léonais, u est la voyelle ordinaire, mais nos documents offrent deux exemples avec 0; dans les deux, b a passé à 12: dolda LXVI 15 et LXXXI 42 (mais cf. dulda XC 36, 44).

Le verbe duplare apparaît généralement sous sa forme régulière doblar (dobrar), mais on rencontre la forme duble (dubre) doc. LXXXVIII 16, LXXXIX 22, XCII 16 et XCIV 25. Cette forme est probablement due à l'influence latine, d'autant plus qu'elle se trouve doc. VII 12, XIV 24 et XVIII 34 écrite avec un p qui révèle clairement sa nature savante.

Notons encore poblico (sous l'influence de poble) doc. LXIX 40 et testemunnio doc. XCVIII 26, où l’o a passé à u sous l'influence du y, cf. pg. testemunho.

Pour dous, voir le s des noms de nombre.
Pour como, voir o ouvert.

O ouvert.

16. Comme nous l'avons déjà fait remarquer, les formes avec o non diphtongué sont considérablement plus nombreuses

1 Meyer-Lübke Gram. I § 147Voir p. 243.

que celles avec q. On pourra juger de leur fréquence dans nos documents par le tableau suivant dressé d'après les mêmes principes que celui des formes avec ę p. 190.

Tableau statistique. Groupe I. Doc. I 1 ue, 76 f. ortos; III noue 5, bona 10; V Oterolo 5, bon 22; VII i ue, bon 12; VIII 4 ue (dont moeble 32), boes 8, 33, noua 8, 30, orto 19, 29, maiolo 26, fonte 26, porcos 36; IX 3 ue, couo 2, 25, 27; XIII 10 ue (dont moueble 8, cuemo 14, 15, 17), post 9, morte 16, bona 27; XV 6 ue (dont quemo 2, 34, 35), bonas 3; XVI 5 ue (dont moueble 5, 5); XVIII 5 ue (dont cuemo 2); XIX 7 ue (dont cuemo 2, 25), bona 17, 17; XX 5 ue; XXII 6 ue (como 1, 12); XXIII 2 ue; XXIV i ue; XXV 3 ue. (Suppl: quomo 40, corpo 40, uostra 41, bona 42); XXVI 12 ue, bona 42; XXIX i ue (vertos 10), bona 25, 25, depos 28, 30; XXX 5 ue, fontes 9, bona 13, (como 23); XXXI 4 ue (dont uuerto 24, 38) orto 5, 5, 6, 7, 8, 16; XXXII 3 ue; XXXIII 13 ue (dont mueble 18) uostros 6, 16, bonas 15 (como 37); XXXIV orto 6, 8; XXXVI I ue, uorto 5, 16; XXXVIII 3 ue, postos 1o, bonos 11, logo 25, rebolta 38; XXXIX 7 ue, (como 26); XL 3 ue; XLI 4 ue, ortos 15, 18, 23, fontes 15, 18, 23, 47, couas 17; XLII 15 ue, (como 31); XLV 5 ue (como 3) uostros 7, moble 20; XLVI 6 ue; XLVII 3 ue, solo 3, 7, 10, 16, auolo 4, uorto 9; XLVIII 5 ue, (como 2); XLIX 4 ue; L 12 ue, noua 14, post 58; LI 2 ue, moble 17 (como 26); LIV 7 ue (como 24); LVI 1 ue, youes 26; LVII

7 ( 19 ue, (como 2) soldos 9, 40; LVIII 3 ue; LIX 7 ue; LX 5 ue (commo 63); LXI (commo 29); LXII 4 ue; LXIII 11 ue (commo 22) Ffoueyollo 66; LXIV 7 ue (dont preua 36) bonos 61; LXV 21 ue (commo 13, 35 etc.); LXVI 2 ue, maiolo 3; LXVIII 4 ue; LXX 3 ue, bonos 40; LXXII 13 ue, (dont muebles 34) (commo 66); LXXIII 3 ue; LXXIV 3 ue (dont mueble 32), (commo 33).

Groupe II. Doc. IV uostros 5, 6, moble 7, ortos 8, post 10; XII Morerola 2, 12, etc., fora 10 (quomo 15, 21); XVII morro 6, bona 12; XXVIII i ue (cuenta 31); luago 25, fuaras 30, puasto 34, bonas 23, 24; XLIII 24 ue (dont 14 f. Moreruela), (como 10, 36, 43 etc.), Morerola 88, 90, 101; XLIV 4 ue, bona 19, (como 20); LV I ue, bonos 3, (como 13); LXVII i ue, (noces ? 24); LXIX 1 ue, (commo 1), bonos 30; LXXV 5 ue; LXXVI uuestra 7, solos 5, 14, 17, etc., orto 5, 28, uostros 8, 9, 10, 12, 27, bona 56, 60;

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XCIII 20 0;

LXXVII bona 30, sollo 45, morte 48, ruogo 62; LXXVIII morte 30, LXXIX ruego 24, bona 18; LXXX luego 6, bonas

15;

LXXXI 6 ue; LXXXII 6 ue, LXXXIII nuastro 13, 16, 17, muarte 15, uostra 4, 13, vortos 6, fontes 7; LXXXIV 4 ue, bonas 23; LXXXV fontes 55, (como 34); LXXXVI morte 6, solos 7, fontes 7; LXXXVII 5 ue, boys 6, 8, 20, bonas 28; LXXXVIII nostra 11, 23, 26, bonas 23, (como 1); LXXXIX bon 5, 18, 22; XC 8 ue; XCVI 4 ue, (como 2); IC 3 ue, bon 1o, boys 22, 29, 34, 39, corpos 33.

Groupe III. Doc. II novo 6, orto 9. 10, porta 9, XIV noue 5, 10, uostros 6, 13, 20, morte 16, bon 25; XCI 4 0; XCII

2 0; XCIV 8 0; XCV 140; XCVII 4 0; XCVIII 4 0; C 140; Cl 70 (como 29). o

) Les mots avec o qui figurent dans les groupes I et II sont donc assez nombreux. Dans le doc. I, on trouve orto, forme dont l'o s'explique dans une certaine mesure par la date reculée du document mais qui revient dans plusieurs doc. suivants. Les autres mots avec o qui se trouvent dans les chartes du même groupe sont noue, bono, boe, nouo, maiolo, porcos, couo, morte, uostros, postos, logo, rebolta, fontes, solo, auolo, moble, youes, soldos. A ces mots viennent s'ajouter dans le groupe II: Morerola, fora, morro, (noces)," (prouas), corpos. Il serait difficile en présence de ces formes et comme il résulte du tableau, plusieurs d'entre elle sont assez fréquentes - de croire simplement à une influence de la part du galicien. On ne peut pas non plus constater l'existence de certaines conditions auxquelles serait restreinte la tendance à employer o non diphtongué. Peut-être certains mots s'expliquent-ils pourtant par des circonstances particulières. Remarquons d'abord que nous n'avons naturellement pas fait entrer dans le tableau des mots comme obra, costa, substantifs postverbaux qui s'expliquent sans difficulté par l'influence du verbe et qui montrent en général les mêmes formes en castillan. Nous n'avons pas davantage compté des mots comme post, pos, depos, qui ont pu se développer dans la position atone, mais il ne serait pas impossible de recourir à la position atone, même pour bon qui est souvent proclitique, formant pour ainsi dire un seul mot avec le substantif suivant (bon ombre), ni pour ponte, fonte qui perdent facilement leur accent, étant employés comme des noms de lieu et suivis d'un substantif ou d'un adjectif. Le fait que ces formes persistent

· La forme esp. nuez, remonte-t-elle à un *nocem ou dépend-elle d'une analogie? La question n'est pas résolue. Cf. Meyer-Lübke, Gram. I § 146.

encore aujourd'hui dans certains endroits? rend néanmoins plus probable que leur manque de diphtongaison est un trait du vocalisme dialectal. Les chartes du groupe occidental manquent régulièrement de la diphtongaison aussi bien pour 9 que pour {. Il n'y a qu'un petit nombre de mots avec o.

17. Quant au développement de l'o latin en ue, M. MorelFatio relève, p. 30, l'importance de certaines formes avec uo, diphtongue qui doit nécessairement représenter une étape intermédiaire entre 9 et ue, fait confirmé d'ailleurs par le français, le provençal et l'italien. M. Morel-Fatio cite les formes muobre Alex. 335, uorto et buonas, toutes deux des variantes du Concile de Léon (XIIIes.) (Muñoz p. 73 ss.). M. Meyer-Lübbe, Gram. IS 211, fait observer que ces formes n'aident point à résoudre la question du passage > ue, puisqu'on prononce encore aujourd'hui uo dans les Asturies. Il allègue une autre preuve de ce passage en citant l'anc. esp. cuemo, qui remonte nécessairement à un uo, dont le développement ultérieur s'est confondu avec celui de uo< 0.

Cf. Cornu Rom. XIII p. 291. Il y a pourtant en dehors des formes asturiennes d'autres exemples avec uo provenant de régions où le dialecte moderne a Aussi M. Munthe, 2. XV p. 229, ajoute-t-il aux formes citées par M. Morel-Fatio toute une série de formes analogues tirées du Fuero Juzgo: nuova, luogo, ruogo, puode, avuola, aguoradores, tuorto.

La diphtongue uo se trouve aussi, bien que rarement, dans nos documents:

uorto XXXVI 5, 16, XLVII 9, LXXXIIIO
ruogo LXXVII 62.

ue.

Il faut encore observer une autre forme de la diphtongue en question, à savoir ua. M. Morel-Fatio cite du Concile de

Coyanza muarto, buanas, nuastra (Muñoz pp. 216, 217, 218) qu'il veut à tort corriger en muorto, etc. M. Munthe ajoute, à ces formes, Ant. P. 16, fuara du Concile de Léon (Muñoz p. 88) et

1 M. P p. 17. La persistance de l'o dans les patois modernes des Asturies paraît être liée à une nasale suivante.

· Sur les parlers asturiens qui gardent la prononciation uo, cf. M. P. p. 18 et Munthe, Ant. p. 15.

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