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voir quel est le développement des autres mots qui en castillan montrent un -o final. Dans les doc. XII, XXXVII et LXVI, les ex. cités sont exceptionnels, les mots avec -o sont nombreux dans les deux doc. Pour susu, on pourrait penser à une assi. milation à la voyelle tonique. Les ex. du doc. XLII paraissent dépendre de l'influence du latin. Dans IX et XCII -os est toujours rendu par -os et -o (1 p. sg.) par -o IX 2. Encore trouvet-on doc. IX couo 2, mio 3, entroydo 5, trigo 7, centeno 7, descomungado ni, Fernando 14, Gonsaluo 17, Canpo 18 et un certain nombre de noms de lieux; doc. XCII termeno 5, Pedro 7, descomungado 14, dannado 15, obispo 19, todo, esto 23, clerigo 27, 29, Pedro 28.

En parlant de ces formes dans l'asturien moderne, M. Meyer-Lübke, Gram. I S 308,' oppose au i sg. -0, N. Pl. -os, komo, kresiendo, kuando, sedo, solo et le neutre de l'adjectif (ainsi que cabo < caput) le sing. des subst. et des adj. masc. qui se termine par -u: ŭ final latin donne u, o donne o. Les neutres en , ayant originairement un -ŭ d'une autre valeur que les masculins en -us, donnent des formes en -o (ce qui explique la forme en -0 des participes). - Cet état de choses paraît être réfléchi dans les deux documents précités. L'analogie, qui dans certains patois modernes a uniformé les terminaisons de sorte qu'on y a ou bien toujours -o ou bien toujours -u, a provoqué dans le doc. XCII les formes recibu, confirmu et tiampus. L'influence castillane se révèle par les nombreuses formes avec -0 pour -U. Les noms propres de lieux peuvent pourtant remonter à un locatif en -0. — Les substantiss neutres s'étaient depuis longtemps associés aux masculins, conceiu, escritu n'ont donc rien d'étonnant. Tantu est plutôt frappant à cet égard.

27. a final passe quelquefois à e.3 M.-P., p. 27, donne des exemples du XIIIe et du XIVe siècle pris dans des documents d'Oviedo et dans l'Alexandre et rend compte de l'existence de ces formes dans les parlers modernes.

i Cf. aussi 643.
· Cf. Gram. III S 416 et Schuchardt Z XXII (1898) p. 396.
* Sur le passage de ia en ie voir le s consacré à l'imparfait.

Nous n'avons à noter que deux ex.: doc. LXVI 17 cartes partides. Dans le même doc. on trouve des formes ordinaires

en -as.

28. Dans ce S, nous réunissons diverses formes où une voyelle atone s'est développée d'une façon qui n'est pas conforme au castillan.

Insīmul se trouve sous la forme de en sembla doc. XII 19, XVII 5, LXXXIII 3, LXXXVII 26, XCIV 13, 35. M. Gessner fait mention de cette forme p. 32 en parlant de estoncia pour estonces, forme qui ne figure pas dans nos documents. L'a de ensembla est sans doute dû à l'influence des adverbes en -a contra, nunca, fuera, etc. qui ont provoqué mientra pour mientre.

Alfierez revêt doc. IX 15 la forme de alfieras.
Rason apparait comme reson doc. XXXIX 7 et LXX 17, 41.

Les mots suivants s'expliquent peut-être par une dissimilation ou par une assimilation vocalique:

1

1.

2.

2

Dissimilation: Taresa L 31, osuras LXI 5, veluntad LXXXII 23.

Assimilation: аuinideros XXV 3, ffelegresa XLII 27, Sauastian LXIV 2, defenetiua LXIX 34, Bortholote LXXVI 74, sobrodichos LXXXI 29, 45, 47, Sauastianes LXXXVI 2, 3, Bortolame LXXXIX 30, 43, 46 etc., Vallasques CI 117.

Espital, XLV 20, dépend d'une confusion de l’ospital avec lo spital. Quant à yglesa LXXVIII 10, 13 etc., a l'i initial, qui est castillan, dépend probablement d'une dissimilation, puisque dans les formes léonaises où la voyelle tonique est i, l'initale reste e.

Concele LXXXI 47, Remonde LXXXVIII 29 et camarere XLV 32 paraissent être des formes étrangères.

Meyrino XCI 25, XCV 31 et C 46, enfermeyria XCVII 6 montrent que l'a initial + y est traité dans la région occidentale de la même façon que l'a tonique.3

1 Cf. Menéndez Pidal, Gram. § 128, 4. ? Voir p. 201. 3 Cf. p. 187.

Notons enfin les formes suivantes: eniuersario LXVI 13, iodios XXIII 10, LXXIX 34, mogier LVI 6, ioys LXXIX 24, 32 encuria XCV 15, Orraca XCVII 2, 17.

Quant au passage de e et de o initiaux à i et u sous l'influence d'un y suivant, nous en parlerons sous le verbe.

Voyelles atones en hiatus.

29. En général, l'hiatus est traité en léonais comme en castillan. Il y a pourtant un certain intérêt à regarder un petit nombre de mots offrant un hiatus d'origine romane. Ce sont d'abord deux mots où il s'agit d'un hiatus entre deux voyelles de la même valeur, provenu par la disparation d'un Y, mais placé à l'encontre du cas rey, ley, etc.,' avant l'accent. Ces deux mots sont medietatem et sigillum (avec sigillare).

Quant à medietatem, nos documents en offrent les formes suivantes: mjtat Groupe I Doc. VII 17; Groupe II Doc. XXVIII 12. mejtat Groupe I Doc. VII 17. meetat (meetad) Groupe I Doc. XIII 7, 10, 13, XVIII 42, 42,

XXIII 21, 21, XXVI 25, XXXIX 23, XLII 15, 18, XLIX 25, 27, LVII 31, 31, 32; Groupe II Doc. XLIV 16, LXVII

22, LXXV 6, II, 15, 25; Groupe III Doc. XIV 3, 10. meatat (meatad) Groupe I Doc. XXII 12, 13, 16 etc., LXII 18,

19, 20, LXIV 17, 30, 31, 46, 47, LXV 56, 57, LXVIII 34, 34, 50; Groupe II Doc. LXVII 17, LXIX 10, 14, 21, 24, 31, LXXVIII 8, 8, 9; Groupe III Doc. XCI, II, XCII 5,

C 23, 25. metad (metat) Groupe I Doc. XXVI 14, 15, 20, XXXIX II,

XLIX 19, 20; Groupe II Doc. LXXXVII 7, 8, 24, XC 7, 10, 13.

Comme on le voit, le même document écrit quelquefois meetat et (avec contraction) metat. Au lieu de la contraction apparaît vers la fin de la période une dissimilation qui produit la forme meatad, qui d'ailleurs est fréquente dans l'ancien espagnol. La forme mjtat est rare, et quant à meytat, nos documents n'en offrent qu'un seul exemple.

1 Voir p. 223 ss.

On pourra tirer du tableau précédent la conclusion qu'il n'est guère permis de juger avec M. Baist, Gr. p. 895, meytat de la même façon que rey, etc., et aussi que le t ne peut pas dépendre du y, comme le croit M. Menéndez Pidal, Gram. S 54, I, où il explique mitad par une syncope très ancienne après laquelle l'y aurait empêché le passage de tà d.

Nous croyons que le mot n'est pas entièrement populaire, et nous rappelons à ce sujet qu'il en est de même de l'adjectif medio.

Dans sigillum, sigillare, g est régulièrement tombé et les formes seello, seellar se sont développées de différentes façons: seello, seellar Groupe I Doc. XV 44, 48, (seellar), XXIX 32

(seellamos), XXXIII 48, 49, XLII 82, 85, 87, LII 12, LX 99 (seellar), 99, LXI 15 (seellada), 15, 16 (seellada), 16, LXIII 47, 51 (seellada), LXIV 56, 59, 62, LXV 66, 69, 72, 85 (seellassen), 85, LXX 44, 46; 44, 45 (seellada), LXXII 86, 88, 91; 86, 91 (sseellada), LXXIII 50, 50 (sseellada), LXXIV 48, 50; 48, 49 (sseellada); Groupe II Doc. XXVIII 42, XLIII 60 (seelar), LV 6 (seellada), LXVII 28; 27 (seellar), LXIX 38 (seellada), LXXI 72, 75; 71 (sseellada), 74 (sseelar), LXXV 39 (seellallas), LXXIX 24, 26, LXXXI 46, 48, 49,

XCVI 16 (seeleymos); Groupe III Doc. XIV 42, 44. sello Groupe I Doc. XV 44, 45, XXIII 31 (sellero), LI 42

(sellero). seyello Groupe I Doc. XV 46, 46, 48, XXIX 32, 33, XXX 42,

43, XL, 30, XLI 69, 72, 73, XLVIII 68, 69, L 79, 80, LIII 23, LVII 81, LIX 25, LXIII 47, 52; Groupe II Doc. XLIV

22, LV 6, LXXV 39. sielo (siello) Groupe II Doc. XLIII 61, 63, 64, 65, 67; LXIX 38,

XCVI 16. saelo Groupe II Doc. LXXVII 59, 62.

La forme la plus fréquente est seello, seellar, qui par contraction est devenue sello, sellar et par dissimilation sielo et saelo. La fréquence de la forme seyello et l'absence totale de seyellar, etc., ainsi que la présence de seyello et seellar dans le même doc. (XV, XXIX, LXIII; LV, LXXV) paraissent indiquer que y après une est resté plus longtemps devant la voyelle accentuée que dans les autres positions.

1 Cf. Menéndez Pidal, Gram. S 53, 3 note.

Lorsque deux voyelles différentes se trouvent en hiatus, elles gardent généralement leur valeur respective pour former plus tard une seule syllabe au lieu de deux. Il n'y a ici qu'un mot qui nous intéresse, parce qu'il offre un développement particulier au dialecte léonais. C'est le mot regina, dont voici les formes: reyna (reina) Groupe I Doc. IX 15, XIII 37, XVIII 37, 38

XXXI 18, XXXVIII 41, XLI 76, XLII 104, XLVI 28,
XLIX 47, L 69, LVI 27, LVII 56; Groupe II Doc. XII 31

LIX 17, LXXX 20, LXXXIV 26, LXXXIX 27, 29. rina Groupe I Doc. XXV 20, 21, XXXVI 19, XLVII 18, XLVIII

76, LIV 35, LVIII 18; Groupe II Doc. XLIII 69, LXXVI 68, LXXVII 17, LXXXV 37, 37, 39, 41.

La forme rina est évidemment le résultat d'une contraction de reina. Elle se trouve presque exclusivement (exceptions: doc. XLIII et LXXXV) dans les documents qui rendent regem par re, mais plusieurs documents qui ont représentent pourtant reina sans contraction. Que la forme rey empêche en général le passage de reina à rina, cela dépend probablement de ce qu'on prononçait un y devant le i en regardant le mot comme un dérivé de rey+ina. - - La forme rijna du Fuero Juzgo représente une étape intermédiaire entre reina et rina, l'e ayant été assimilé à l'i. Mentionnons enfin la tendance à intercaler un y qui se montre dans Migayel(es) XLVI 42, XLIX 10, 55, LXXV 27. La forme ordinarie est Migacl.

C. Consonnes.

y intervocalique. 30. En parlant du y latin intervocalique, nous parlerons aussi de dy, vy, gy et de g devant e, i, tous des phonèmes qui

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