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Depuis plus de six mois que je te fais chercher ,
Quel climat, quel désert a donc pu te cacher?

ÉLISE.

Au bruit de votre mort, justement éplorée,

Du reste des humains je vivais séparée ,

Et de mes tristes jours n'attendais que la fin;

Quand tout-^à-coup , Madame - un prophete divi*:

« C'est fleurer trop long-temps une mort oui t'abuse;

# Leve-toi, m'a-t-il dit, prends ton chemin vers Suze. « La tu verras d'Esther la<x,ompe et les houneu* s,

« Et sur le trone assis le sujet de tes pleurs.
K Rassure, ajouta-t-il, les tribus alarmées:
« Sion, le jour approche, où le dieu des armées
« Va de AonJjraa puissant.faux éclater l'appui ,
« Et le cri de son peuple est monté jusqu'a lui ».
Il dit : et moi, de joie et d'horreur pénétrée.,
Je cours. Dece palais j'ai su trouver l'entrée.
O spectacle ! ô triomphe admirable a mes yeux,

* Digne en effet du bras. qui sauva nos aïeux!
Le fier Assuérus couronne sa captive,

Et le Persan superbe est aux pieds d'une Juive.
Par quels secrets ressorts, par quel enchaînement
Le ciel a-tt-il conduit ce grand événement?

ESTHER.

Peut-être on t'a conté la fameuse disgrâce
De l'altière Yasthi, dont j'occupe la place,
E*9Kffoe<k iloi, contre elle enflammé «le dépit ,

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