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D E

GUSTAVE WASA,

ROI DE SUÈDE;

Par M. D'ARCHENHOLTZ,

ancien capitaine au service de S. M. le roi de Prusse,
et auteur du Tableau de l'Angleterre et l'Italie;

Thaduiti De L'allemand

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IMPRIMERIE DE BRASSEUR AINE.

A P A RIS, v

Chez GÉRARD, libraire rue S .-André-des-Arcs, n° 44.
AN XI. — i8o3.

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DE

GUSTAVE WASA,

R O I DE SUÈDE.

LIVRE SEPTIÈME.

ARGUMENT.

Assemblée des états généraux à Stockholm. — Mesures prises pour relever le commerce, et diminuer les revenus et les propriétés du clergé. — Procès de haute trahison fait aux prélats Knut et Sunnanwœder.—L.enr exécution. —Hostilités ouvertes du cl«rg-> onntro le roi. — Résistance opin âtre de l'archevêque Magnus. — Son bannissement de Suède. — Sévères ordonnances du roi sur les matières ecclésiastiques. — Conjuration secrète du grand maréchal de la cour, Thure Joenson, et des autres grands du royaume. — Sédition en forme. — Jœns, palfrenier, se fait passer pour le fils de l'administrateur Sture. — Ses mesures hardies , et ses succès. — Part que les Dalécarliens prennent à l'insurrection. — Tentatives de Gustave pour l'appaiser par la voie de la douceur. — Négociations. — Circulaire du roi pour l'arrangement des points de religion. — Mandement violent de l'évèque de Linkoeping contre les écrits de Luther. — Excommunication lancée par ce prélat contre deux époux. — Ordonnance de Gustave pour arrêter la puissance des prêtres.

Gustave , dégagé de toute inquiétude du côté de Norby, pensa qu'il était tems dé Tome II. A

porter des remèdes salutaires aux maux affreux qui entraînaient la Suède dans une perte inévitable. Il connaissait ces maux, ainsi que les remèdes qui leur convenaient ; mais quoiqu'il en eut le pouvoir , il ne voulait rien entreprendre sans le consentement des états. Il les convoqua donc à Stockholm , dans le mois de juillet i52Ô. Le plus grand de ses desirs était de relever le commerce du royaume, entièrement abattu par Lubeck et les autres villes anséatiques : pour y réussir, plusieurs choses étaient nécessaires ; il fallait faire de quelques ports des villes commerçantes, et particulièrement de Gothenbourg, autrefois Lsesoë ou Lœdèse; des canaux de communication avec l'intérieur du royaume étaient indispensables : mais, avant tout, on devait s'acquitter avec Lubeck. Ce dernier point était le plus difficile à remplir dans un état pauvre , où tout l'argent se trouvait entre les mains des négociant et des prêtres. Le chancelier , après avoir démontré que la prospérité du royaume dépendait de ces premières mesures, après avoir prouvé l'impossibilité où était le gouvernement de les prendre sans un secours puissant et efficace, proposa de faire verser dans le trésor public les deux tiers de la dîme ecclésiastique, levée dans les évêchés et abbayes , ainsi que le numéraire qui proviendrait de la fonte de l'argenterie et des- cloches superflues des églises. Les sénateurs, sentant bien que les propositions du chancelier pouvaient seules sauver le royaume, y adhérèrent. Mais les négocians suédois, ne consultant que leur intérêt et leurs liaisons particulières avec les villes anséatiques , s'opposèrent de toutes leurs forces à la réussite de ces projets si avantageux au bien de l'état. Cependant on n'en conclut pas moins à celte assemblée un traité de commerce avec la gouvernante des Pays-Bas , et avec la Hollande: traité d'autant plus nécessaire, que la Belgique , qui avait un besoin indispensable de plusieurs productions de la Suède , y portait à son tour du sel, qu'elle tenait à un prix si haut, qu'il répandait la cherté sur toutes les autres denrées.

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Les prêtres regardèrent ces délibérations comme l'avant-coureur de leur ruine totale: ils avaient cru que le roi, effrayé de ce qui s'était passé à Upsal, n'aurait jamais la hardiesse de faire de nouvelles tentatives. Tirés, malgré eux , de cette sécurité trompeuse, ils observèrent d'un œil attentif celui qui

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