Lettres sur la Suisse: Ecrites en 1824 et 1825. T. 3

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Ch. Froment, 1826 - 408 pagine
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Pagina 348 - ... il est vrai, par s'y acclimater, au point qu'endurcis pour ainsi dire par l'hiver, et comme retrempés au sein des Alpes, on les voit, après une vie exempte de repos, atteindre une vieillesse exempte d'infirmités. Il se trouve en ce moment parmi eux, un moine qui a passé plus de quarante ans dans cette solitude ou au Simplon, dont la verte et vigoureuse vieillesse ne songe nullement à la retraite, et qui, sous ses épais cheveux blancs, brave encore toutes les 1 M.
Pagina 362 - Les princes, » comme les particuliers, dit-il, ont toujours révéré le cloître du » Saint-Bernard entre tous les cloîtres du monde. Le courent a » élé inviolable et sacré, même pour la révolution française. Quand » les fureurs de la guerre s'étendirent jusque sur le sommet glacé » des Alpes, les soldats ennemis, qui s'y combattaient, Autrichiens » et Français, n'en admirèrent que mieux le zèle des religieux, qui » ne voyaient dans les deux partis que des blessés à soigner,...
Pagina 398 - ... faibles, abattus, un grand nombre dans le plus complet idiotisme. Il compare ces êtres abjects , informes ébauches de l'espèce humaine, aux belliqueux Salassi, race indigène de ces vallées. Il observe que le crétinisme affecte beaucoup moins les femmes que les hommes : la plupart ,. dit-il, vaquent aux soins du ménage et même aux travaux de la campagne; la plupart jouissent de la force et de la santé en réunissant aux devoirs de leur sexe plusieurs des fonctions du nôtre ; et, dans...
Pagina 405 - Et des femmes saines de corps , obligées de » partager leurs soins et leurs caresses entre un » père et des enfans crétins , voient ainsi leur jeu» nesse se flétrir, leur vie entière s'écouler, et leur » raison s'éteindre enfin par degrés dans la longue » et stupide enfance de tout ce qui les environne. » Voilà comme en privant de ses droits le sexe le > plus faible , on pousse à l'abrutissement de tout » un peuple ; et voilà comme par un seul acte «d'une législation absurde,...
Pagina 351 - J'ai revu, le matin, dit-il, à la clarté du jour, le couvent et les environs du Saint-Bernard ; et cette vue a augmenté , s'il est possible, le sentiment de ma reconnaissance pour l'hospitalité que j'y ai reçue. Rien de plus triste à l'œil, rien de plus accablant pour l'imagination, que l'aspect de ces énormes rochers ou noircis par le tems, ou plaqués de neige vieille comme lui. Au-dessus de l'hospice, faible rempart qui semble toujours prêt à fondre sous tous les vents qui l'assaillent,...
Pagina 351 - ... ou plaqués de neige vieille comme lui. Au-dessus de l'hospice, faible rempart qui semble toujours prêt à fondre sous tous les vents qui l'assaillent, le Mont-Mort, dont le nom, d'accord avec l'attitude mélancolique, n'est propre à inspirer que des images lugubres ; à sa base, le vallon des Morts, où cesse en effet le domaine de la vie ; et, plus près du couvent la chapelle des Morts, où sont déposés les corps de ceux qui périssent de froid au...
Pagina 341 - Si je me nomme, ce ne sera qu'en partant, et pour donner à me» remerciemens le seul prix que je puisse y mettre. Jusque-là, je veux rester inconnu à ces bons pères; je veux jouir complètement de l'hospitalité qu'ils m'accordent en leur en laissant tout le mérite ; je veux être servi par eux , comme un homme ignoré d'eux. Ainsi, j'aurai éprouvé, par mon propre exemple, combien l'hospitalité du Saint-Bernard, la plus nécessaire peut-être qu'il y ait sur leglobe, esten même temsgénéreuse...
Pagina 338 - Raoul-Rochette, d'arriver à l'hospice, harassé de fatigue, transi de froid, et percé jusqu'aux os; mais je me sens si bien remis par les soins d'une hospitalité, la plus douce, la plus généreuse qui soit au monde, que je suis presque tenté d'oublier l'état auquel je la dois. On a pourvu à tous mes besoins de manière à ne m'en plus laisser d'autre à satisfaire, que ma reconnaissance ; et je perdrais, dans cet asile , jusqu'au sentiment des fatigues que j'y apporte, si je ne craignais de...
Pagina 362 - ... Français, n'en admirèrent que mieux le zèle des religieux, qui » ne voyaient dans les deux partis que des blessés à soigner, et » dans chaque armée, que des malheureux à secourir '. Plus tard » on a vu l'homme dont la main audacieuse touchait à tous les » trônes de l'Europe, respecter l'asile du Saint-Bernard; et, dans » un des accès de son fougueux enthousiasme, ce soldat, couronné » par la fortune, et qui n'était entouré que de soldats comme lui, » s'incliner devant ces...
Pagina 353 - Déjà assis en idée à une table abondante, auprès d'un feu qui pétille, il n'a plus devant les yeux que les images agréables, et c'est ce que j'ai éprouvé hier en arrivant au Saint-Bernard. Mais combien le spectacle change de face à la clarté du soleil ! Combien cette contrée si âpre, si sauvage, où rien ne vit, où toute végétation expire ; ces montagnes noires et pelées, dont l'effroyable nudité ne se couvre que de rares lambeaux de neige ; ce lac immobile et glacé comme tout...

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