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C. PLINII SECUNDI

HISTORIARUM MUNDI

LIBER XXVIII.

MEDICINE EX ANIMALIBUS.

Ex homine remedia.

I. 1.

DICTE

ICTÆ erant omnium rerum naturæ, inter cœlum ac terram nascentium, restabantque quæ ex ipsa tellure fodiuntur, si non herbarum ac fruticum tractata remedia auferrent transversos, ex ipsis animalibus quæ sanantur, reperta majore medicina. Qui ergo dixerimus herbas, et florum imagines, ac pleraque inventu rara ac difficilia, iidem tacebimus quid in ipso homine prosit homini, ceteraque genera remediorum inter nos viventia? quum præsertim, nisi carenti doloribus morbisque vita ipsa pœna fiat. Minime vero : omnemque insumemus operam, licet fastidii periculum urgeat: quando ita decretum est, minorem gratiæ, quam utilitatum vitæ, respectum habere. Quin immo externa quoque, et barbaros etiam ritus indagabimus. Fides tantum auctores

HISTOIRE NATURELLE

DE PLINE.

LIVRE XXVIII.

REMÈDES TIRES DES ANIMAUX.

Remèdes tirés de l'homme.

Nous aurions achevé la description de tout ce I. 1. qui se trouve entre le ciel et la terre, et nous n'aurions plus à traiter que des corps enfouis dans le sein du globe, si nous n'étions entraînés, à l'occasion des remèdes fournis par les herbes et les arbres, à une digression sur ceux, plus efficaces encore, que nous tirons des animaux. Après avoir décrit les herbes, la beauté des fleurs, et presque tous les objets rares et difficiles à rencontrer, omettrons-nous les substances médicinales que l'homme même fournit à l'homme, et tous ces remèdes vivans qui nous environnent? surtout lorsqu'il est bien reconnu que la vie n'est qu'un supplice, si elle n'est exempte de douleurs et de maladies. Non, sans doute, et nous donnerons tous nos soins à cette partie dussions-nous courir le risque d'ennuyer, car notre but est fixé nous songeons moins à plaire qu'à être utile; nous fouillerons même les pratiques étrangères et les

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appellet. Quamquam et ipsi consensu prope judicata eligere laboravimus, potiusque curæ rerum, quam copiæ institimus. Illud admonuisse perquam necessarium est, dictas jam a nobis naturas animalium, et quæ cujusque essent inventa (neque enim minus profuere medicinas reperiendo, quam prosunt præbendo): nunc quæ in ipsis auxilientur indicari, neque illic in totum omissa. Itaque hæc esse quidem alia, illis tamen connexa.

II. Incipiemus autem ab homine, ipsum sibi exquirentes, immensa statim difficultate obvia.

Sanguinem quoque gladiatorum bibunt, ut viventibus poculis, comitiales morbi: quod spectare facientes in eadem arena feras quoque horror est. At hercule illi ex homine ipso sorbere efficacissimum putant calidum spirantemque, et una ipsam animam ex osculo vulnerum: quum plagis ne ferarum quidem admoveri ora fas sit humana. Alii medullas crurum quærunt, et cerebrum infantium. Nec pauci apud Græcos, singulorum viscerum membrorumque etiam sapores dixere, omnia persecuti usque ad resegmina unguium : quasi vero sanitas videri possit, feram ex homine fieri, morboque dignum in ipsa me

usages des Barbares, mais sans rien garantir, et sur la seule foi des auteurs. Toutefois nous nous sommes appliqués à faire choix des recettes sanctionnées par une approbation à peu près unanime, et nous avons tenu à l'exactitude plus qu'au nombre des remèdes. Du reste, nous devons prévenir le lecteur que nous ne répèterons pas ce que nous avons dit sur l'organisation des animaux, ou sur les auteurs des découvertes médicales, quoiqu'ils n'aient pas été moins utiles au genre humain, en trouvant les remèdes, que ne le sont aujourd'hui ceux qui les administrent. Nous nous bornerons à indiquer les secours tirés du règne animal; nous en avons déjà présenté quelques-uns dans le cours de cet ouvrage; mais les détails que nous allons donner, quoique liés à ceux qui précèdent, en diffèrent essentiellement. II. Commençons par l'homme : que l'homme même lui le premier objet de recherche. Des difficultés capitales nous arrêtent dès l'abord.

soit

pour

On a bu, pour guérir l'épilepsie, du sang de gladiateur, breuvage vivant dont nous ne voyons qu'avec horreur les bêtes féroces s'abreuver dans l'arène. On recommande, comme le plus puissant des remèdes, de boire le sang encore chaud, encore animé, et de puiser avec lui la vie elle-même jusqu'au fond des blessures, tandis que nous trouvons presque de l'impiété à mettre ses lèvres en contact avec les plaies des animaux. D'autres vont chercher la moelle des jambes, et la cervelle des enfans. Plus d'un Grec, jadis, était capable de caractériser le goût de chaque membre, de chaque viscère, et même des rognures de l'ongle; comme si l'on ne pouvait obtenir la santé qu'en devenant une bête féroce, et en méritant son mal les par moyens

dicina egregia hercule frustratione, si non prosit. Adspici humana exta nefas habetur: quid mandi? Quis ista invenit ostenta? Tecum enim res erit, eversor juris humani, monstrorumque artifex, qui primus ea condidisti credo, ne vita tui oblivisceretur. Quis invenit singula membra humana mandere? qua conjectura inductus? Quam potest medicina ista originem habuisse? Quis veneficia innocentiora effecit, quam remedia? Esto, Barbari externique ritus invenerint: etiamne Græci suas fecere has artes? Exstant commentationes Democriti, ad alia noxii hominis e capite ossa plus prodesse : ad alia, amici et hospitis. Jam vero vi interempti dente gingivas in dolore scarificari, Apollonius efficacissimum scripsit Miletus, oculorum suffusiones felle hominis sanari. Artemon calvaria interfecti, neque cremati, propinavit aquam e fonte noctu comitialibus morbis. Ex eadem suspendio interempti catapotia fecit, contra canis rabiosi morsus Antæus. Atque etiam quadrupedes homines sanavere: contra inflationes boum, perforatis cornibus inserentes ossa humana : ubi homo occisus esset, aut crematus, siliginem quæ pernoctasset, suum morbis dando. Procul a nobis nostrisque litteris absint ista. Nos auxilia dicemus, non piacula: sicubi lactis puerperarum usus mederi potuit, sicubi saliva, tactusve corporis ceteraque similia. Vitam quidem non adeo expetendam

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