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« Pro clero cum suis limitationibus consuetis, Turo

> nenses 18, Ducatos à, Carlinos 9.

» Si laicus laicum, datur in foro conscientix, et

> taxâtur Turon. 6, Ducat. 2'. »

Dans le cas de meurtre, le prix de l'absolution varie de moitié selon que la victime est, ou non, tonsurée. De plus, < si l'on a tué plusieurs laïques en une fois, on ne » sera taxé que pour un t.

« Si unus plures in uno conflictu occidit, taxatur

> pro uno tantum s. s

Il n'en va pas ainsi pour les tueurs de prêtres, bien qu'ils ne payent jamais que pour deux meurtres, quel que soit le nombre des tués dans la même rencontre (conflictu).

« Si unus plura Presbytericidia commiserit, eodem » tempore et in eodem conflictu, non taxatur ultra » sex Turonenses libras 3. »

La taxe pour le meurtre d'un seul prêtre est de trois tournois.

Le boni suivant est étrange:

« Si l'on a tué plusieurs prêtres en divers temps, on » payera la taxe entière pour le premier meurtre, et * pour les autres la moitié seulement. »

1. Taxe de la Chancellerie, 2* édition de Leyde. — De Mulilatione, 1'13; et Taxe des parties casuelles, ch. xvi, p. 46.

1 Taxe de la Chancellerie, titre de Laicidio, p. 56. — Cf. Taxe des parties casuelles, ch. xxi, p. 54.

3. To-k de la Chancellerie, titre de Preslnjtericidio,p. 52. — Cf. Taxe 'le parties casuelles, ch. XX, p. 51

« Si vero diversis temporibus, pro primo taxabitur » integraliter, et pro quolibet aliorum pro medietate » tantum. »

La disproportion de certaines évaluations avec d'autres étonne surtout. Quant au cas du parricide, elle est à l'inverse de ce que la morale ordinaire semble exiger.

,i Pour un laïque qui aura tué un prêtre, le pardon t se fera en forme avec pénitence publique, et l'on » payera pour ce meurtre six tournois et deux ducats » (27 fr. 05 c.) '. »

Le parricide coûte plus d'un tiers de moins!

« Parricidium, matricidium, fratricidium, sorori» cidittm, taxatur pro uno tantum, Turon. /i, Duc. l, » Carl. 8 *. i)

Cela suffit si la victime est un laïque; mais, si elle appartient au clergé, il faudra de plus faire le pèlerinage de Rome...

« Si esset aliquis eorum clericus, teneretur interfector D visitare Sedan Aposlolicam3. »

L'avortement est taxé au même taux que le parricide.

ï Pro muliere qux cepit potum ad necandum fœtum, » vel pâtre qui dedit potum matri, Tur. A, Duc. 1, » Carl. 8 *. »

1. Taxe de la Chancellerie, p. 51; Taxe des parties cannelles, p. 51.

2. Taxe de la Chancell., p. 57; Taxe des parties casuelles, p. 55.

3. Taxa Cancellariœ romanir in lucem emissa a L. Banck; — Tax. Cancell. Apostol., Sectio m, lit. vu, p. 132.

i. Taxe tle la Chancell. rom., titre de Aborta, p. 58. — Cf. Taxe des parties casuelles, ch. xxv, p. 56.

Très modéré quand il évalue l'absolution des crimes relevant de la morale naturelle, le tarif s'enfle dès qu'il touche aux compensations dues pour des attentats directs contre Dieu, c'est-à-dire contre l'Église et sa hiérarchie.

Ainsi, « un meurtrier volontaire, qui a déjà pris les » ordres, ne peut obtenir sa dispense en conscience, » pour dire la messe et avoir des bénéfices, qu'en » payant trente-six tournois, neuf ducats ' ».

Six fois plus que s'il avait tué son père!

« Celui qui a tué sa femme et qui en veut épouser » une autre 2 » est taxé au contraire à huit tournois, deux ducats, neuf carlins (32 fr. 65 c.). Il n'y a pas de taxe pour la femme qui aurait tué son mari.

Pour un acte de libertinage quelconque commis par un clerc, soit avec une religieuse, dans le cloître ou ailleurs, soit avec ses parentes et alliées, ou avec sa fille spirituelle, ou avec une autre femme quelle qu'elle soit, on ne sera absous et relevé de son péché de luxure, avec assurance contre toute paursiiite, que pour la somme de trente-six tournois, trois ducats (67fr. 60 c.). « Pour actes de bestialité et de sodomie commis en » sus de ces péchés... 90 tournois, 12 ducats, 6 carlins * (environ 219 fr. 70 c.). » Mais, si l'on demande l'absoliilion seulement de la » sodomie ou de la bestialité, on ne payera que... » 36 tournois, 9 ducats.

i. Taxe dela Chancell. rom., p. 47. — Cf. Tare tics part, casuelles, p. 17.

t. Ta.ce de la Chanc. rom., p. 57. — Taxe des partiez cas., p. 55. Les Medicis. ». - 11

» Une religieuse, qui sera tombée plusieurs fois dans » le péché de luxure, ou dehors, ou dans son monastère, » aura son absolution et sera rétablie dans son ordre, et » même, si elle était abbesse, dans sa dignité, moyen» nant... 36 tournois, 9 ducats. »

Il serait aisé de multiplier ces citations.

« Indulgences pour le tiers des péchés... 4532 francs.

» Quando pulsatur pro Ave Maria, dicendo salu» tationem Atigelicam, unius anni, et quindecim x dierum... 500 francs.

» Pour visiter le Saint-Sacrement de l'autel à certains J jours, jusqu'à dix ans... 500 francs.

B In articulo mords (perpétuelle au cas où le malade » réchappe)... 2500 francs (Tax., tit. XXXIV). »

Et les indulgences gratuites : c A qui visite les têtes » de saint Pierre et de saint Paul, trois mille ans s'il est » de Rome, six mille s'il est du voisinage de Rome, » douze mille s'il vient de plus loin. — A qui assiste » aux offices de Saint-Jean-de-Latran, le jour de saint » Jean l'Évangéliste, vingt-huit mille ans. — A qui fait » une station à Saint-Jean-de-Latran, le Jeudi-Saint ou » le dimanche des Rameaux, rémission plénière et délit vrance d'une âme du Purgatoire, à son choix !... s

CHAPITRE XXVII.

LE JUBILE.

Movesi '1 vecchierel canuto e bianco

Del dolce loco ov' ha sua età fornita,

E dalla famigliuola sbigottita,

Che vede il caro padre venir manco:
Indi traendo poi 1' antico fianco

Per 1' estreme giornate di sua vita,

Quanto più può col buon voler s'aita,

Hot lo dagli anni e dal cammino stanco.
E viene a Roma, seguendo '1 desio,

Per mirar la sembianza di colui

Ch' ancor lassù nel Ciel vedere spera.
Così, lasso, talor vo cercand' io,

Donna, quant' è possibile, in altrui

La desiata vostra forma vera'.

Ces beaux vers de Pétrarque rappellent l'origine que la croyance populaire attribue au Jubilé. Encore une fois la politique de l'Église n'avait fait que consacrer l'opinion des masses. On croyait que ceux qui, pendant l'année, visiteraient la basilique gagneraient cent ans d'indulgences. Étonné de cette affluence de peuple, Boniface manda devant lui un vieillard âgé de cent

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1. Petrabkue, sonnet XII.

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