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Ces nymphes se plaisent aussi
A par eux être trompées ;
Ne se peuvent d'Amour défendre,
Sinon gens ingrats et grossiers.
Maintenant ensemble mêlées,
Elles font fête cependant.
Qui veut etre joyeux, le soit:
De demain il n'est assurance.

Ce paquet qui vient par derrière,
Sur cet ane-là, c'est Silène :
Vieux il est, ivre et tout joyeux;
Il est plein de chair et d'années ;
Si droit il ne se tient, au moins
Il rit et godaille sans cesse.
Qui veut être joyeux, le soit :
De demain il n'est assurance.

Midas s'avance après ceux-là ;
Ce qu'il touche se change en or;

Queste Ninfe hanno anco caro,

Da loro essere ingannate;
Non puon fare a Amor riparo,
Se non genti rozze e 'ngrate:
Ora insieme mescolate,
Fanno festa tuttavia.
Chi vuol' esser lieto, sia :

Di doman non c'è certezza.
Questa soma, che vien dreto

Sopra l'asino, è Sileno,
Così vecchio è ebbro e lieto,
E di carne e d'anni pieno.
Se non può star ritto, almeno
Ride e gode tuttavia.
Chi vuolesser lieto, sia :

Di doman non c' è certezza.
Mida vien dopo costoro;

Ciò che tocca, oro diventa ;

A quoi sert-il d'avoir trésor,
Puisque l'homme ne se contente ?
Quelle douceur veux-tu qu'on sente
Quand on a soif en même temps ?
Qui veut être joyeux, le soit :
De demain il n'est assurance.

Que chacun ouvre les oreilles,
De demain que nul ne se paisse;
Qu'en ce jour soient, jeunes et vieux,
Joyeux chacun, femmes et males;
Que tout triste penser détale;
Réjouissons-nous cependant.
Qui veut être joyeux, le soit :
De demain il n'est assurance.

Dames, jeunes petits amants,
Vive Bacchus et vive Amour!
Que tous chantent, danses et chants;
Qu'arde de douceur le cæur;

A che giova aver tesoro,
Poichè l'uom non si contenta ?
Che dolcezza vuoi che senta
Chi a sete tuttavia ?
Chi vuol' esser lieto, sia :

Di doman non c'è certezza.
Ciascun'apra ben gli orecchj,

Di doman nessun si paschi;
Oggi sian, giovani e vecchi,
Lieti ognun, femmine e maschi.
Ogni tristo pensier caschi,
Facciam festa tuttavia.
Chi vuol' esser lieto, sia:

Di doman non c'è certezza.
Donne e giovanetti amanti,

Viva Bacco, e viva Amore!
Ciascun suoni, balli, e canti,
Arda di dolcezza il core.

Ni fatigue, ni douleur;
Qu'il en soit ce qu'il doit etre,
Qui le veut sera content:
De demain n'est assurance.
Quelle est belle, la Jouvence!
Elle s'enfuit cependant.

Non fatica, non dolore,
Quel c' ha esser, convien sia.
Chi vuolesser lieto, sia :
Di doman non c' è certezza.
Quant' è bella giovinezza,

Che si fugge tuttavia
(LORENZO DE' MEDICI, Canti carnascialeschi :

Trionfo di Bacco e dArianna.)

CHAPITRE XXII.

CRISE POLITIQUE ET MILITAIRE

Tandis que la pensée de la Renaissance se développait comme la variation d'un thème unique incessamment nuancé, mais qui toujours maintient, à travers les combinaisons de l'harmoniste, le dessin mélodique, la ligne maîtresse, souveraine et aperçue, — pendant que, sous le patronage de son chef, la pléiade platonicienne des sages, des écrivains, des artistes, suivait sa voie éclatante; - l'Italie subit une crise politique, militaire et religieuse, dont les péripéties intéressent notre histoire spéciale, car elles exercèrent une action décisive sur la profonde élaboration d'idées, sur le riche épanouissement esthétique, analysés dans ces études.

Au point de vue politique, le quinzième siècle se caractérise par la formation des grandes puissances occidentales, française, autrichienne, espagnole, britannique.

Par rapport au développement italien, qui doit seul nous occuper, on peut négliger cette dernière, encore bien éloignée, malgré ses progrès, d'entrer en partage de la prépondérance disputée entre les deux autres.

En face de la rivalité de celles-ci, la division de l'Italie en royaumes, en seigneuries, en républiques, subsiste, comme une proie continuellement convoitée ou conquise par la maison d'Autriche ou par la dynastie des Valois.

Celle-ci a pour elle l'unité d'un agrégat politique enfin réalisée par les souverains de l'Ile-de-France au profit de leur suzeraineté. Le premier des pairs français est devenu le vrai et puissant monarque de la portion la plus considérable de l'ancienne Gaule, - d'abord par l'extinction des grands vassaux, puis par la suppression des apanages des princes de la maison royale, au profit desquels les Valois régnants avaient imprudemment ressuscité la féodalité. Cette révolution venait de s'achever par Louis XI.

La seconde maison, – celle des Habsbourgs d'Autriche, — avait pour elle, – et la dispersion en masses .compactes du pays que, par droit d'héritage, elle possédait au nord, au centre, au sud de l'Europe, - et l'élection continue de son chef à la dignité alors unique d'Empereur, c'est-à-dire, en vertu de la fiction qui relia le Saint-Empire constitué par Charlemagne au véritable empire romain fondé par Auguste, une prééminence sur tous les États de la chrétienté reconnue par le droit international et par l'autorité de l'Église.

C'est ainsi que sera possible, dans une certaine mesure, le rétablissement en faveur de Charles-Quint de la domination européenne exercée par le fils de Pépin le Bref.

Mais, dans l'une et dans l'autre maison, — Autriche

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