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le disciple le plus fidèle du fils de Marie. Pour propager la foi de son maître, il fit un grand nombre de voyages , fut condamné à avoir la tête tranchée par l'ordre de Néron, l'an 66 de J. C. Il a laissé 14 Epitres. PAUL lo" (St.) pape , successeur d'Etienne II , son frère , en 757 , fonda diverses églises, et m. l'an 767. On a de lui 22 Lettres dans le rec. § Cretser. PAUL II (Pierre-Barbo), Vénitien, neveu du pape Eugène IV , † le fit cardinal en 144o , monta sur la chaire de St. Pierre après Pie II, le 29 août 1464, et m. le 26 juillet 1471.Ce |† CXCO Ili munia Podiebrack , roi de Bohême. Cet anathême fut suivi d'une croisade, qu'il fit prêcher contre ce prince, et qui ne produisit aucun effet. Il fut plus heureux avec les seigneurs d'Italie , divisés entre eux, qu'il parvint à réunir. C'est lui qui réduisit le jubilé à 25 ans, par une bulle du 19 avril 147o. Il n'aimait pas les gens de lettres, et même les persécuta. § lui reproche aussi sa mollesse et son faste. On a de lui des Lettres et des Ordonnances. Le card. Quirini a donné sa Vie, Rome , 174o , in-4°. PAUL III (Alexandre Farnèse ), év. d'Ostie et doyen du sacré collége, placé sur la chaire de St. Pierre après Clément VIl, le 13 octobre 1534 , naquit à Carin en Toscane en 1468. Le commencement de son pontificat fut marqué † l'indication d'un concile général à antoue, qu'il transféra ensuite à Trente, où la première session se tint le 13 décembre 1545. Il fit avec l'empereur et les Vénitiens une ligue contre les Turcs , qui échoua. Il établit l'inquisition, aprouva la société des jésuites, condamna 'interim de † , et se comduisit avec beaucoup de rigueur envers

| Henri VIII, roi d'Angleterre ; il m. en

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main , monta sur le trône pontisical le 16 mai 16o5, après Léon XI, eut de grandes discussions avec le sénat de Vemise au sujet de la juridiction séculière et de la juridiction ecclésiastique. Le † eut recours à Henri IV. Ses am

assadeurs à Rome et à Venise entamèren1 la négociation , et le card. de Joyeuse la termina en 16o7. Paul V s'appliqua ensuite à en1bellir Rome, Cette ville lui doit ses plus belles fontaines. Il acheva le frontispice de Saint-Pierre et le magnifique palais de Monte-Cavallo. Il m. en 1621 , à 69 ans.

PAUL (le chevalier), d'abord matelot, servit sur un vaisseau de la religion, devint capitaine d'un brigantin et ensuite d'un vaisseau. Appelé en France par Richelieu , il se signala au combat de Guttrai en 1638. Louis XIV le nomma successivement chef d'escadre, lieut.-gén. et vice-amiral des mers du Levant Paul m. à Toulon en 1667.

PAUL I°r (Pétrowitz), né en 1754, de Catherine II Alexiewna, et de Pierre III, empereur de Russie, épousa en premières noces Wilhelmine, fille du landgrave de Hesse-d'Armstadt. Elle m. deux ans après cette union , en 1776. Paul Ier V# pour seconde épouse la princesse de

irtemberg, nièce du roi de Prusse. Il n'était encore que grand-duc de Russie , lorsqu'en 178o il parcourut l'Europe , accompagné de la grande-duchesse, pendant quatorze mois. A la mort de Catherine II, arrivée en 1796, il monta sur le trône. S'étant allié aux autres puissances pour faire la guerre à la France, il envoya , sous les ordres du général Souwarow, une armée qui pénétra en Italie en 1799, et y fit des conquêtes qui furent perdues presque aussitôt. Paul Ior se livra dans l'intérieur de ses états à une foule d'innovations dont plusieurs ne furent pas goûtées. Il fut assassiné dans son iit la nuit du 12 mars 18o1. On lui doit d'avoir fait ouvrir des canaux utiles , bâtir le beau palais de Michailow à Pétersbourg, revêtir la Moika de pierres de taille, l'etablissement de la maison des orphelins militaires, etc.

PAUL DE SoMosATE, patriarc. d'Antioche l'an 26o de J. C. , soutenait « que les trois personnes de la Trinité n'étaient point trois dieux, mais trois attributs sous lesquels la divinité s'était mamifestée aux hommes ; que J. C. n'était point un dieu , mais un homme auquel † S:l gesse s'était communiquée extraordiuaiment , et qu'elle n'avait jamais abandonné..... » Son opinion fut eondamn é« r les prélats d'Orient, et lui-même éposé et excommunié. Les disciples de Paul furent nommés Paulianistes.

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dégoûta et la chassa du palais. Paula rentra dans le cours d'une vie ordinaire, comme si elle se fût éveillée après un beau songe.

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' PAULINE † eia) , femme de Sénèque le philoso , voulut monrir avec son époux, lorsque Néron l'eut condamné à perdre la vie. Elle ,'était dejà fait ouvrir les veines ; mais Néron les lui fit refermer. Elle vécut encore quelques années, portant sur son visage les glorieuses marques de l'amour conjugal.

PAULLINI ou PAULLINUs (Christ.François), méd., né à Eisenach en 1643, où il m. 'en 1712, a donné en latin des Descriptions de plusieurs animaux, et différens Traités particuliers relatifs à la zoologie et à la botanique.

PAUI.MIER DE GRENTEMEsNIL (Julien le ), né dans le Cotentin, docteur en médecine à Paris et à Caen , m. à Caen en 1588, à 68 ans, On a de lui un Traité de Vino et pomace , Paris , 1588 , in 8° ; De Lue venerea, in-8° ( ces deux ouvrages ont été traduits en français); De morbis contagiosis , 1578, in 46, 1661, 1664, in-8°, traduit aussi en francais.

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PAULMIER ( Pierre ) , méd. , de

Coutances en Basse-Normandie, fut un

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des plus † partisans de l'antimoine. On a de lui : Lapis philosophicus dogmaticorum , quô scholae medicae judicium de chymicis declaratur, censura in fraudes parachymicorum defenditur, assertô verae alchemiae honore, Parisiis, 16o9, in-8° ; Confutatio objectionum uas censorii , ementitô scholae medicae # nomine , palmario proposuerunt , ibid., 16o9, in-8° ; Laurus palmaria frangens fulmen subventaneum cyclopum , falsô scholae Parisiensis nomine evulgatum , Parisiis, 16c9 , in-8°. PAULO on PAULE ( Antoine de), né à Toulouse en 157o , fut reçu dans l'ordre de Malte en 159o , devint gr.maître en 1627. La religion n'avait entretenu jusqu'en 1627 que cinq galères ; Paulo cn fit construire une sixième , et fonda une maison de religieuses Maltaises à Toulouse. Il m. en 1636, après 13 ans de magistère. PAULONI (Nicolas-Orphée), méd., né en 1653, près de Macerata, m. à Jési en 1721 , a écrit une Dissertation latine contre la circulation du sang; Macerata, 1675, in-4°. PAVONE ( François), jésuite, né à Cantazaro dans le roy. de Naples, m. à Naples en 1637, a écrit : Summa ethicae, seu comment. un lib. Ethic. Arist. introductio in sacram doctrinam , etc. PAUSANIAS, fils de Cléombrote , roi de Sparte, ayant été envoyé pour châtier les Athéniens qui avaient excité la guerre dans la Grèce, il s'empara d'Athènes et en chassa les dix tyrans. Pausanias contribua beaucoup au succès de la journée de Platée, où l'Athénien Aristide livra bat. aux Perses. Il porta ensuite ses armes en Asie, et mit en liberté toutes les colonies de la Grèce ; mais il aliéna les cœurs par ses manières dures et impérieuses. Le héros spartiate , mécontent de sa patrie, trahit non seulement les intérêts de Lacédémone, mais il aspira encore à devenir le tyran de la Grèce. Sa trahison découverte, il se sauva dans le temple de Minerve. On mura la porte, et il y mourut consumé par la faim , l'an 474 avant J. C. PAUSANIAS, hist. et orat. grec, établi à Rome sous l'emp. Antonin-lePhilosophe, où il m. dans un âge avancé, s'est fait un nom cél. par son Voyage historique de la Grèce, en 1o liv. La meill. édit. de ce voyage est celle de Léipsick, 1696, in-fol., avec des notes de § Depuis, Facius en a donné

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et 1796, une nouv. édit, avec d'excellens index, et des corrections d'après des manuscrits. La meilleure traduction est celle de Gédoyn , Paris, 1731 , 2 vol. in-4°, fig. ; Amsterdam, 1733 , 4 vol. in-12, fig. PAUSIAS, peint., natifde Sicyone, qui florissait vers l'an 352 avant J. C. , réuississait dans un genre particulier de peint. appelée Caustique, parce qu'on faisait tenir les couleurs sur le bois ou sur l'ivoire par le moyen du feu. PAUSON, peint. cél., vivait environ 42o ans avant l'ère chrét. Il était fort pauvre, et représenta la nature humaine dans le même état d'abjection. PAUTRE (Antoine le), archit. de Paris, excellait dans les ornemens et les décorations des édifices. Ce fut lui qui donna le dessin des cascades du § de St.-Cloud, et qui bâtit l'égl. des religieuses de Port-Royal à Paris en 1625, recu de l'acad. de peint. et de sculp. en 1671; m. quelques années après. Ses OEuvres , Paris, 1652, in-fol. PAUTRE(Jean le), parent du précéd., né à Paris en 1617, dessinat. et gray., entendait très-bien les ornemens d'archit. ! et les décorations des maisons de plaisance ; fut reçu de l'acad. de peint. et de sculpt. en 1677, et m. en 1682. Son OEuvre comprend 78o planches ; on le partage en 3 vol. in-fol., Paris, 1751. PAUTRE (Pierre le), fils du précéd., né à Paris en 1659 , m. en 1744 , s'appliqua à la sculp. et fut direct. de l'acad. de Saint-Luc. Il fit à Rome, en 1691 , legroupe d'Enée et d'Anchise ;il acheva, en 1716 , celui de Lucrèce qui se poignarde en présence de Collatinus; on les voit aux Tuileries. . PAUVV (Pierre), méd. , né à Amst. en 1564, a été le fondat. du Jardin des Plantes et du théâtre de dissection de cette ville ; il m. en 1617, et a laissé quelques ouvrages.

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né en 1655, présid. du coll. d'Arras, mort en 1713, a donné une Théologie pratique, Louvain, 1715, 5 vol. in-12. PAYEN (dom Basile), bénéd. de St.Vannes, né à Gondrecourt en Lorraine, a laissé inédit outre différens traités sur l'Ecrit-Ste., Bibliothèque Séquanoise ; Mémoires pour servir à l'histoire des hommes illustres de la Bourgogne; Histoire de l'abbaye de Luxeuil.

PAYNE (Royer), relieur angl. qui se distingua par son habileté dans l'art qu'il exerçait. Le comte de Spencer a ' payé jusqu'à 15 guinées un AEschyle rel. de sa main. Payne ne se mettait au travail que lorsqu'il y était forcé par le besoin. PAYNE (Nevil), aut. dramat. angl. sous le règne de Charles II. Les pièces qu'on a de lui, sont : la Jalousie fatale, trag.; la Promenade dumatin, coméd. ; le Siége de Constantinople, tragédie , in-4°, 1675. PAYNE (Thomas), Améric., joua un rôle dans les premiers tems de la républ. des Etats-Unis. Etant venu à Paris en juin 1791 , il † sa théorie pratique des droits de l'homme, sous le titre de Droits de l'homme , en réponse à l'attaque de M. Burk, sur la révolution srançaise ; trad. de l'angl. par SoulèsEn septembre 1792, il fut nommé dépdu Pas-de-Calais à la conv. nation. ; # 2o nov. il opina par écrit sur la mort de Louis XVI, et vota pour son bannisse . ment , et ensuite pour le sursis. Cette opinion décida en partie Robespierre à le faire exclure, en 1793, de la conv. ; incarcéré ensuite comme suspect, les Etats-Unis reclamèrent sa liberté. Il fut rappelé à l'assemblée après le 9 thermidor , vers la fin de 1794 ; et étant sorti après la session du Corps - Législatif, il adressa, en mai 1796 , au cons. des Cinq-Cents, un ouv. intit. De la cadence et de la chute du système des finances d'Angleterre. En 18o2 il quitta la France pour repasser en Amér. où il m. en 18o9 Il a encore publ. le Républicain ou le Défenseur du Gouvernement représentatif, qu'il rédigea avec Condorcet, Paris, 1791 , in-8° ; et le Sens Commun, trad. de l'angl. Paris, 179o in-8°. PAYNGK ( Assuérus), chim. du roi Christian IV, né à Husum en Danemarck, m. en 1657, à 59 ans , laissant Operationes chymicae rariores, Copenhague, 1661, in-8°. PAYS (Pierre le), jés. connu parmi les géogr. pour avoir, le prem. des Euro

péens, découvert la source du Nil, au mois d'avril 1618. PAYS (René le), sieur de Villeneuve, né à Nantes en 1636, était direct. gén. des gabelles dans le Dauphine et la Provence. Ses Amitiés, Amours et Amourettes, mêlées de prose et de vers, parurent en 1685 , in-12. On a encore de lui Zelotide , hist. galante ; un Recueil de poésies, publ. sous le titre de JVouvelles œuvres. Paris, 1672, 2 vol. in-12. Mort en 169o.

PAYSON (Philippe), ministre à Chelsea, pays de Massachussets , né en 1736, m. ep 18oI, publia plus. Mémoires d'astron. et de physiq. dans les transactions des sciences et des arts d'Amériq.; un Choix de Sermons en 1778, et un Discours sur la mort de Washington en 18oo.

PAZ (Augustin du), dominicain, né en Bretagne, m. vers 163o, a publié l'hist. généalogique de plus. maisons illustres de cette province, 1619 , 1 vol. in-folio. PAZMANI (Pierre), né au GrandVVaradin en †'# miss. dans sa patrie, archev. de Strigonie, card. en 162g, m. à Presbourg en 1637. On a de lui #. Sermons en hongrois, 1636, in-fol. ; Vindictœ ecclesiasticœ, Vienne, 162o, in-4°; Acta et decreta Synodi Strigoniensis celebratae , Presbourg, 1629, in-4°, etc. PAZUMOT (Francois), ingénieur, géographe, memb. de plus. acad., souschef du bureau des plans et cartes de la marine, né à Beaune en 1733, où il m. en 18o4 , publia, en 1765, des Mémoires géogra # sur quelques antiquités de la Gaule, avec des cartes; et en 1797, ses Voyages dans les Pyrénées. Ûn a de lui un grand nombre d'Ouvrages, de Lettres , d'Observations, de moires sur des objets scientifiques, tant impr. séparément que dans les journaux. PAZZI (Jacques ), banquier florentin, chef de la faction opposée aux Mé dicis, s'unit avec Francois Salviati, archevêque de Pise, et le card. Riario, pour se défaire des deux frères Julien et Laurent, dont l'autorité faisait ombrage. On choisit pour exécuter ce projet la solen· mité d'une grande fête qu'on célébrait dans l'église de Sainte-Réparate le 26 avril 1478. Le moment de l'élévation de l'hostie fut celui qu'on prit pour le meur tre, afin que le peuple attentif et prosterné ne pût s'y opposer. En effet, dans

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mour, ou les grandes prérogatives ,

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SO/2 , etC.

PÉARSON ( Jean), né à Snoring en 1612, évêque de Chester , où il m. en 1686. Ses principaux ouv. sont : Vindicia Epistolarum sancti Ignatii, 1672, in-4°; des Annales des ouv. et de la vie de St. Cyprien ; un Comment en angl. sur le Symbole des Apôtres, trad. en lat., in-4°, Francfort, 1691 ; les Annales de la vie de s. Paul ; des Lccons sur les Actes des Apôtres ; Prolegomena in Hieroclem, in-8°, avec les CEuvres de ce philosophe.

PECCHIO (Dominiq. ), de Véronne, peint. du 18e s. Ses paysages sont estimés et recherchés. On voit quelques-uns de ses Tableaux à Ferrare.

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