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Essais de poésies latines et deux livres d'épigrammes. PIATTI ( Jérôme), jés., né à Milan en 1547, m. à Rome, en 1591. On a de , lui : De bono status religiosi libri tres, Romae, 159o; Venetiis, 1591 ; De cardinalium dignitate et officio tractatus Hieronymi Piatti, soc. Jesu, etc , Romae, 1746 ; De bono status conjugalis. PIAZZA ( François ) de Bologne,

eanoniste, frère mineur de l'observance |

en 1424, a écrit : De restitutionibus , usuris et excommunicationibus, Cremone, 1472 ; Padoue, 1473, in-fol. ; Vemise, 1474. Il m. à Bologne en 146o. PIAZZA (Jérôme-Barthélemy), né en Italie, prêtre, se fit protestant, m. à § vers 1745, est auteur d'un Abrégé de l'Histoire de l'Inquisition et de ses procédures, Londres, 1722. PIAZZA (le marquis Vincent), né à Modigliano en Romagne, a laissé : Bona Espugnata, poème en 12 chants, Parme, 1694 , Forly , 1738 , et Parme, 1743 ; Eudamia, favola pastorale, Rome, 1717, et Parme, 1743. Il m. en 1745. PIAZZOLI (Louis ) de Côme, qui vécut à Rome dans le 17° s., a donné , en 1623 , des Poésies amoureuses. I. PIC (Jean), comte de la Mirandole et de Concordia, né en 1463. On trouve à la tête de ses ouv, les 14oo Conclusions générales sur lesquelles il offrit de disputer. Sa passion pour l'étude devint si forte, qu'il renonça à ses biens patrimoniaux, et m. à Florence en 1494. On a de lui plus. autres ouvrages reg. en un vol. in-fol., Bologne, 1496 ; Venise, 1498, et Bâle, 1573 et 16o1. PIC (Jean-Franç. ), prince de la Mirandole, neveu du précéd., né en 147o, fut chassé deux fois de ses états : la première par son frère et la seconde par les Franç. en 1512. Il y rentra 3 ans après ; mais Galeoti son neveu l'assassina avec son fils Albert , en 1533. Plusieurs de ses ouvr. se trouvent dans le recueil de son oncle. · PICARD , ainsi nommé parce qu'il était de Picardie, renouvela le système des adamites au commenc. du 15° s., fut chef des hérétiques qui se répandirent dans la Bohême, et qui furent appelés Picards; Zisca détruisit leur principal asile en 142o. PICARD ou P1xARD (Jean), pasteur à Couorden , a écrit en Hollandais une Description succinte de quelques antiquités oubliées et cachées des pays situés entre la mer du Word et les rivières

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PICARD (Jean), astron. et mathém., rieur de Rillé en Anjou, né à la Flèche, § membre de l'acad. des sc. en 1666. Il observa le premier la lumière dans le vide du baromètre, ou le phosphore mercuriel ; il fut aussi le premier qui mesura un degré du méridien terrestre, pour déterminer la méridienne de France : m. en 1633. Ses ouv. sont : Théorie du nivellement : Pratique des grands cadrans par le calcul ; Fragmens de Dioptrique ; Experimenta circa aquas ef·fluentes; De mensuris; de mensurâ liuidorum et aridorum ; la mesure de a terre , Paris, 1671, grand in-fol. ; Voyage d'Uranienbourg, ou Observations astronomiques faites en Danemarck, Observations astronomiques faites en divers endroits du royaume , la ' Connoissance des temps , pour l'année 1679 et suiv., jusqu'en 1683. PICARD (Benoît), capucin, connu sous le nom de Père Benoît, de Toul , où il maquit en 158o, et m. en 172o, a pub. : une Histoire de la Maison de Lorraine , 17o4, in-8° ; Histoire ecclésiastique de Toul, 17o7 , in-4°; un Pouillé de Toul, 2 vol. in-8o. PICARD ( Charles Adrien ), m. en 1779, a pub. : une Lettre sur quelques monumens antiques, Paris, 1758, in-8°; et le Catalogue raisonné du cabinet de Babault , 1763, in- 12: PICARDET ( C. N.), né à Dijon, prieur de Neuilly et membre de l'acad: de Dijon. On lui doit : les deux Abdalonyme, Diion "779 ! in-8° ; Histoire météorologique pour"l'année 1785. — Son frère, membre aussi de l'acad. de Dijon, a pub. des Poésies , et un Journal des observations du baromètre de Lavoisier : ce dernier écrit est inséré dans les Mémoires de l'acad. de Dijon , année 1785. Les deux frères sont morts dans leur patrie, pendant la révolut. PICART ( § , né à Nuremberg, en 1574, m. à Altorf en 162o, a publ. : Des &§ sur la politique et sur † autres ouvrages d'Aristote; des isputes; des liarangues; des Essais de critique; une Traduction latine d'Oppien, Paris, 16o4 ; Liber singularis pe

l riculorum criticorum,

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se retira en Hollande, où il s'acquit une

| grande réputation, et où il ne fut pres† employé que par des libraires; m. à mst. en 1733. Ses estampes sont en gr. nombre , et les curieux les recherchent à cause de leur élégance , de leur propreté et de la correction du dessin. On admire aussi les estampes dont il a enrichi le gr. ouvr. des Cérémonies religieuses de tous les peuples du monde , pub. par J. F. Bernard, à Amst., 1723 et années suivantes, 9 vol. in-fol. - PICART DE SAINT-ADoN (François), doyen dignitaire de Sainte-Croix d'Etampes, né à Saint Côme en 1698 : m. à

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toire des voyages de Jésus Christ; les Voyages de saint Paul; l'Histoire de la Passion ; le Livre des affliges pénitens ; Pratiques sur le Dogme et la Morale. PICCHENA (Curzio), né à St.-Gimignano, dans le territoire de la Toscane, vers le milieu du 16e s., fut empl. par plus, princes d'Italie dans des négociations importantes ; il se retira ensuite à Florence , où il fut secrét. d'état et sénat. en 1621. On a de lui un ouvrage sur Tacite, Francfort, 16o7. PICCINI (Nicolas), cél. composit. né à Bati, dans le royaume de Naples en 1728 , étudia son art sous les plus célébre maîtres d'Italie, et débuta dans la carrière théâtrale par l'opéra intitulé : Le Donne Dispettose, donné au théâtre des Florentins à Naples ; le Gelosie , et Zenobia, qu'il composa pour le grand théâtre de Naples , en 1756 , enlevèrent tous les suffrages. Il alla ensuite à Rome, où il obtint les mêmes succès. Il serait trop long de donner ici seulement le titre des opéras italiens de Piccini ; Rome,Venise, Turin, Naples, Bologne, Modène I'applaudissaient en même tems ; enfin , il composa, dans l'espace de 25 ans, 133 ouvr., dont plusieurs sont des chefsd'oeuvre. Des amateurs français l'attirèrent à Paris. Ses premiers ouv. lui suscitèrent des ennemis acharnés, et lui valu

rent peut-être des éloges exagérés ; les amateurs se partagèrent entre Gluck et lui , et l'on sait avec quel acharnement les deux partis soutinrent leur opinion. L'abbé Arnaud fut surnommé le grand † des Gluckistes; Marmontel était e chef des Piccinistes. Cette guerre fut toute en épigrammes. Piccini, fatigué des tracasseries qu'on lui suscitait continuellement, résolut de retourner dans son pays; mais obligé d'en sortir pour avoir adopté les principes de la révol. franc. , il revint à Paris et y m. en 18oo. Piccini a enrichi le répertoire franç. d'un gr. nombre d'opéras, parmi lesquels on distingue ceux de Didon, de Roland,d'Iphigénie en Tauride , d'Atys. Il a aussi composé, pour l'Opéra-Comique, plus. pièces charmantes. PICCINI (Alexandre), de Bologne, cél, composit. du 17° s., a pub. : Intavolatura di liuto, e di chitarrone, libro primo, etc. , Bologne, 1623, in-foJ. PICCIOLI (Benoît), prêtre et poète, né à Bologne en 168o, où il m. en 1754, composa en octaves le 18e chant d'un poème connu, intit. : Bertoldo, Bertoldino, et cacasenno, Bologne , 1736 , in-4°; des sonnets et des chansons. †. archev. de Patras, coadjut. de Sienne, sa patrie, où il naq, vers l'an 15o8, et m. en 1578.

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dramatiques ; la Morale des nobles, Venise, 1552, in-8° : Traité de la sphère ; Théorie des planètes ; une Traduction de la Réthorique et de la Poétique d'Aristote, in-4°; l'Institution morale, Venise, 15:5, in-4°, trad. en fr., in-4°, Paris, 1581 ; et d'autres écrits. PICCOLOMINI ( Francois ), de la même famille que le précéd., enseigna la philos. pendant 22 ans, dans les plus fameuses univers. d'Italie, et se retira ensuite à Sienne, où il m. en 16o4, à 84 ans. Ses ouv. sont : Des Commentaires sur Aristote, Mayence, 16o8, in-4° ; CVniversa § de moribus, nunc primùm in decem gradus redacta et explicata , Venise, 1583, in-fol. PICCOLOMINI D'ARAGoN ( Octave), duc d'Amalfi, prince de l'empire, gén. des armées de l'emp., chev. † la Toison d'or, né en 1599, porta d'abord les armes dans les troupes espagnoles en Italie ; il servit ensuite dans les armées de Ferdinand II, qui lui confia le command. des troupes impér. en 1634. Après s'être signalé à la bat. de Nortlingue, il sit lever le siége de St.-Omer au maréchal

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la victoire au marquis de Feuquières en 1639; mais il perdit la bat. de Wolffembutel, en 1651 : m. en 1656. PICCOLOMINI (Jacques ) dont le nom était Ammanati, prit celui de Piccolomini en l'honneur § Pie II, son protecteur; né dans un village près de Lucques, en 1422, il devint év. de Massa , puis de Frescati, card. en 1461, sous le nom de Cardinal de Pavie, et m. en 1479. Ses ouvrages sont des Lettres et une Histoire de son tems, impr. à Milan en 152 1 , in-fol. PICHARD (Pierre), notaire royal et roc. au parlem. de Rennes, vivait dans † 16° s., a laissé un journal de ce qui s'est passé à Rennes dep. 1589 # 1598, ' impr. dans le 3° vol. des Preuves de l'histoire de Bretagne, par D. Morice. PICHARD (Remi), cons.-méd., naquit à Nancyvers la fin du 16° s. On connaît de lui : De l'admirable vertu des

saints exorcismes sur les princes des en- . fers, possédant réellement vertueuse

demoiselle Elisabeth de Ranfaing, avec ses justifications contre les ignorances et calomnies du P. Claude ȧ, minime, Nancy, 1622.

PICHEGRU (Charles), gén. franç. né en 1761, dans le départ. du Jura, fit ses études au coll. d'Arbois et sa philos. chez les Minimes de cette ville, et répéta les math. et la philos. à leur collége de Brienne. S'étant enrôlé dans le régiment d'Auxonne-artillerie, il y enseigna les math, et devint sergent. En 1792, il fut nommé command. du bataillon du Gard, ensuite gén. en chef de l'arm6e du Rhin, en même tems que Hoche le fut de celle de la Moselle. Après avoir rétabli la discipline dans l'armée, il marche aux Autrichiens ; et, secondé de l'armée de la Moselle, il s'ouvre un chemin vers Landau, reprend les lignes de Weissembourg, ainsi que Lauterbourg, avec ses canons, ses munitions de guerre et de grands magasins, et débloque Landau. Il s'empare ensnite de Spire et de plusieurs autres villes, et emporte de vive force les lignes de Kaiserlautern : les ennemis abandonnèrent le fort Vauban. Nommé général en chef de l'armée du Nord, il porta sur ce nouveau théâtre une tactique à lui, qui déconcerta celle des trois nations belligérantes. Il envahit la Hollande. S'étant ensuite rendu à Paris, la convention nat. le nomma commandant de cette capitale, pour contenir les factieux, le 1°r avril 1795. De retour à l'armée du Rhin, dont il avait le commaudement, it témoigna le plus grand

désir de rétablir la maison de Bourbon sur le trône.Après avoir passé le Rhin, il laissa remporter aux Autrichiens quelues avantages. Le directoire, qui venait 'être installé, ayant eu des renseignem. sur ses correspondances secrètes, le rappela. Pichegru, nommé en mars 1797 député au conseil des cinq cents, en fut élu présid. dans la 1*° séance, et y fit † rapports contre le directoire. Le 18 ructidor ( 4 septembre 1797) le triumvirat directorial triompha ; Pichegru fut arrêté et déporté, avec plus. de ses collégues , à Sinamari, dont il parvint à s'évader, passa en Allemague, de là en Angleterre, où il resta jusqu'en 18o4 , époque à laquelle il vint secrètement à Paris avec Georges, pour essayer de renverser le gouv. consulaire : le complot ayant été découvert, il fut arrêté, conduit au Temple, où quelques jours après on le trouva étranglé dans son lit. Il fut enterré le 6 avril 18o4.

PICHON (Jean), jés., né à Lyon en 1683, fit des missions dans la Lorraine, et composa l'Esprit de J. C. et de l'Eglise sur la fréquente communion, m. à Sion dans le Valais en 1751.

PICHON (N.), chan. au Mans, sa patrie , qui vivait dans le 18° s., a publié un grand mombre d'ouv. médiocres. L'aut., né avec l'esprit de réforme, voulait tout régulariser , mais il n'était pas assez bon écrivain pour inculquer ses maximes dans l'esprit de ses lecteurs.

PICHOT (Pierre ), méd. de Bordeaux au 16° s., a donné : Traité ponr se garder de la peste, in-12; De morbis animi, 1594, in-8°. ; De rhumatismo, catharro, etc., 1597, in-12. PICHOU (N.), poète français, né à Dijon, m. en 1635, à 34 ans, a laissé des pièces de théâtre, qui , quoique médiocres, eurent du succès à l'époque où elles parurent. PICOT ( Eustache), musicien , sousmaître de la chapelle de Louis XIII. Le roi lui donna l'abbaye de Chaulmoy et un canonicat de la Ste Chapelle de Paris. Nous n'avons de lui que quelques productions qui donnent une juste idée de la musique d'église de ces tems-là. PICOU (Hugues †) , né à Dijon vers 1622, fut avoc. au parl. de Paris. Outre plus. Mémoires, il est aut. d'une trag. dont le titre singulier est Le Déluge universel, Paris, 1633, in-8°. PICQUET (Francois), né à Lyon en 1626, fut nommé consul d'Alep en Syrie vers l'an 1652. Picquet partit en 1662, il

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PIE II (AEnéas-Sylvius Piccolomini), né en 14o5, à Corsigni dans le Siennois, dont il changea ensuite le nom en celui de Pienza. Enée fut élevé avec soin , et fit beaucoup de progrès dans les b.-lett. Après avoir achevé ses études à Sienne , il alla , en 1431 , au concile de Bâle, et composa divers ouv. pour la défense de ce concile contre le pape Eugène IV. Piccolomini fut ensuite secrétaire de Frédéric III, qui l'envoya en ambassade à Rome , à Milan , à Naples, en Bohême et ailleurs. Nicolas V l'éleva sur le siége de Trieste , qu'il quitta quelque tems après pour celui de Sienne. Enfin après s'être signalé dans diverses nonciatures , il fut revêtu de la pourpre romaine par Calixte III, auquel il succéda deux ans après, le 27 août 1458. En 146o, il donna la bulle Execrabilis contre les appels au futur concile, abrogea la Pragmatique-sanction , et publia le 26 avril 1463, une bulle dans laquelle il rétractè ce qu'il avait écrit autrefois en faveur du concile de Bâle. Il fut presque toujours occupé du dessein de § la guerre aux Turcs, et m. à Ancone où il faisait des préparatifs pour cette guerre en 1464

es princ. ouvr. sont : des Mémoires sur le concile de Bdle; L'Histoire des Bohémiens ; Deux livres de Cosmographie : L'Histoire de Frédéric II1; Traité de l'éducation des enfans ; Un Poéme sur la passion de Jésus-Christ; Un Recueil de 432 Lettres, Milan, 1473, in-fol. ; Les 41émoires de sa Vie , publiés par

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son secrétaire, et impr. à Rome, en 1584, in-4° ; Historia rerum ubicumque gestarum, dont la prem. partie seulement vit le jour à Venise, 1477, in-fol. Ses CEuvres ont été impr. à Bâle en 1571, et à Helmstadt en 17oo , in-folio. PIE III (Franç. Thodeschini), fils d'une sœur du pape Pie II, succéda au pape Alexandre VI, le 22 sept. 15o3, et m, 21 jours après son élection. PIE IV (Jean-Ange, card. de Médicis), d'une autre famille que celle de Florence , maquit à Milan, de Bernardin Medichino , en 1499 Jules III , qui l'avait chargé de plus. légations, l'honora du chapeau de cardinal en 1549. Après la m. de Paul IV, il fut élevé sur la chaire de St. Pierre, le 25 déc. 1559. Il exerça une grande sévérité envers les neveux du pape Paul IV ; car il fit étrangler le cardinal Caraffe au château SaintAnge, et couper la tête au prince de Palliano son frère. Son zèle s'exerça ensuite contre les Turcs et contre les hérétiques. Pour arrêter les progrès de ceux-ci , il rétablit le concile de Trente, qui avait éte suspendu. Ce concile fut enfin terminé en 1563, par les soins de St. Charles Borromée, son neveu. Pie VI mourut en 1565. PIEV, St. (Michel Ghisleri), né à Boschi ou Bosco, dans le diocèse de Tortone, en 15o4, se fit religieux dans l'ordre de St. Dominique ; Paul VI lui donna l'évêché de Sutri, le § card. § 1557, et le fit inquisiteur gén. de la foi dans le Milanès et la Lombardie. Pie IV ajouta au chapeau de card. l'év. de Mondovi. Après la mort de ce pontife, il fut mis sur le siége de St. Pierre en 1566. Un de ses prem. soins fut de réprimer le luxe des ecclésiast., le faste des card., et les déréglem. des Romains. Il traita les hérétiques avec barbarie : quelquesnns d'eux finirent leur vie dans les bûchers de l'inquisit. En 1568, il ordonna que la bulle In Coena Domini, qu'on publiait à Rome tous les ans le jeudi saint, serait publiée de même dans toute l'é glise. Pie V se ligua avec les Vénitiens et le roi d'Espagne, Philippe II , contre les Turcs. Les armées mavales se rencontrèrent le 7 octobre 1571 , dans le golfe de Lépante , où les Turcs furent battus par la flotte des princes chrétiens confédérés, et perdirent plus de 3o,ooo hommes et près de 2oo † Pie ni. six mois après, en 1574.Le pontificat de Pie est encore célèbre par la condamnation de Baïus, par l'extinction de l'ordre des humiliés, et par la réforme de celui

de Citeaux. Il reste plusieurs Lettres |

Tom. III.

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bien publia, en 1672, sa Vie, trad. de l'italien. PIE VI (Jean-Ange Braschi), né à Césène , petite ville de l'état ecclésiast. , en 1717 , trésorier de la chambre apostolique. Parvenu au cardinalat sous Ganganelli, il devint, en 1775, son successeur. ll prit à son avènement le nom de Pie VI. Les premiers actes de l'autorité du mouveau pape , furent signalés par des aumônes, par de sages réglemens et par des établissemens utiles. Le desséchement des marais Pontins devint surtout le but des efforts de son administ.; et si ce desséchem. n'a pas été terminé , le projet n'en fut pas moins grand. En 1788, Pie VI abolit la nonciature dans . ses états, et supprima , dans les causes du clergé, tout appel au saint siége. Il fit un voyage à \§ en Autriche en 1782 , pour conférer sur ses propres intérêts avec Joseph II, qui renversait successivement dans ses états l'ancienne dis . cipline ecclésiast. De retour à Rome , d'autres querelles avec la cour napolitaine, occupèrent Pie VI ; elles furent heureusement terminées en 1789. Lors de la révolut franç., Pie VI, soi d'§prouver les décrets relatifs à la nouvelle constit. du clergé , les improuva par une bulle en § 179 , les armées austro-russes couvraient l'Italie, et la cour de Rome parut favoriser leurs succès, bientôt le général Buonaparte reçut ordre dn direct. d'entrer sur le territ. ecclésiast. ;et en 1796 , il s'empara d'Urbin , de Bologne , de Ferrare et d'Ancone. La paix de Tolentino fut le résultat de ses succès. Elle coûta au pontife 31 millions, et la livraison de plus. chefs-d'œuvres de peinture et de sculpture. Le meurtre de Basseville , envoyé extraordin. de la républ., en 1793 , et la m. de Duphot, gén, fr., tué en r797, méritaient une réparation authent. Les Franç. qui étaient aux portes de Rome , s'emparèrent de cette ville et de la personne du pape ; celui-ei, conduit d'abord à Sienne, puis dans une chartreuse près de Florence, fut ensuite transféré dans l'intérieur de la France. A Gap, à Grenoble, à Veiron, il reçut les honneurs dus à son rang ; à peiné fut-il arrivé à Valence, où le gouvernement avait fixé son séjour, qu'il y mourut , le 29 août 1798. ll a paru des Memoires historiques et philosophiques sur Pie VI, qui ne sont qu'une diatribe continuelle contre ce pontife. M. Blanchavd , curé , a doumé aussi un Précis historique sur la vie du même pontife a qu'il defend ecatre tout reproche, .

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