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RABUTIN (Roger de ) , comte de Bussy, né à Epiry en Nivernois en 1618, maréchal de camp, mestre de camp , gén. de la cavalerie légère, fit son métier d'homme de guerre avec distinction. Il m. à Autun en 1693, On a de lui : ses Mémoires, Paris, 1694, 2 vol. in-4°; Histoire abrégée de Louis-le-Grand, Paris, 1699, in-12 ; Histoire amoureuse des Gaules, Paris, 1754, 5 vol. in-12 ; Lettres, Amst. , 171 1, 5 vol. in-12.

RABUTIN (Louise-Françoise de), sœnr du précéd., épousa en premières noces Gilbert de Langeac, marquis de de Coligny ;, et en secondes noces HenriFrançois de la Rivière ; elle m. en 1716, âgé de 74 ans. Elle a publié Abrégé de la vie de Saint-François de Sales , Paris, # , in-12 ;, la Vie en abrégé de madame de Chantal, Paris, 1697, in-12. - BUssY (Philippe-Louise), née à Paris en 1619, a composé la Méprise du mort qui se croit vivant ou le # qui doit chercher la vie. Paris, 1776, 1Il-12.

RACAN (Honorat de Beuil, marquis de), né en Touraine, à la Roche-Racan, l'an 1589, d'une famille noble , fut un des premiers membres de l'acad. franç. A l'âge de 16 ans il fut † de la chambre du roi, sous le duc de Bellegarde.Ce fut là qu'il connut Malherbe, sous lequel il se forma à la poésie. Il quitta la cour

our porter les armes; mais il ne fit que § ou trois campagnes, et revint à Paris après le siége de Calais, et s'y maria. Quoiqu'il n'eût point étudié , la nature suppléa en lui à l'étude. Ses Bergeries sontrecommandables dans le genre pastoral. Ses Stances qui commencent ainsi : Tyrcis, il faut penser à faire la retraite, etc., passent pour son chefd'œuvre. Ses ouv. furent recueillis sous oe titre : OEuvres et Poésies chrétiennes de M. Honorat de Beuil, chevalier, seigneur de Racan, tirées des Psaumes et # quelques Cantiques du vieux et du nouveau Testament, Paris, 166o, in-8°. On donna en 1724, en 2 vol. in-12, une nouv. édit. des CEuvres de Racan ; il m. à la Roche-Racan en 167o.

RACCAFORTÉ (Innocent), de Palerme, chan. de Catane au 17° s., a fait impr, un Journal historique de Sicile, depuis la créationdu monde jusqu'àl'annee 17oos

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RACHEL ( Joachim ), né en Basse-. Saxe, poète allem., recteur de l'école de Norden, s'est attaché particulièrement à la poésie satirique dans le siécle dern. Son énergie lui a fait donner le nom de Lucile al'emand. RACINE Jean), célèbre poëte fr., né à la Ferté Milon, en 1639, fut élevé à Port-Royal-des-Champs. Son goût dominant était pour les poètes tragiquesAprès avoir fait sa philosophie au coll. d'Harcourt, il débuta dans le monde par une Ode sur le mariage du roi : cette † intit. : la /Vymphe de la Seine, ui valut une gratification de 1oo louis et une pension de 6oo liv. Ce succès l'attacha à la poésie. Il vint à Paris vers 1664, † de sa première pièce de théâtre, la Thébaide, ou les F# ennemis, qui ne parut, à la vérité, qu'un coup d'essai ; mais ce coup d'essai annonçait du talent. Il donna son Alexandre en 1666. Cette trag. , improuvée par Corneille, charma tout Paris. Les connaisseurs la jugèrent † sévèrement. Racine portait alors 'habit ecclésiast., et ce fut à peu près vers ce tems-là qu'il obtint le prieuré d'Epinay ; mais il n'en jouit pas longtems. Ce bénéfice lui fut disputé; il n'en retira pour tout fruit qu'un procès « que ni lui ni ses juges, dit-il, n'entendirent jamais». Alexandre fut suivi d'Andromaque, jouée en 1668; cette pièce annonça un homme consommé dans l'art du théâtre. La coméd. des Plaideurs, jouée la même année, le fit connaître comme un excellent esprit, et un esprit capable de se plier à tous les tons. Les Plaideurs étaient une imitation des Guêpes d'Aris† ; mais Racine ne dut qu'à luimême son Britannicus, qùi parut en 167o. Il se surpassa dans cette pièce. rénice, jouée l'année suivante, augmenta la gloire du poète. Tout roule, dans cette tragédie, sur ces trois mots de Suétone : Invitus invitam dimisit. Racine, en 1672, donna Bazajet, qui obtint un très-grand succès. Mithridaie, joué en 1673, est dans le goût du grand Corneille. Iphigénie ne parut que deux ans après Mithridate, en 1675 ; elle fit verser des larmes plus qu'aucune pièce de Racine. Il y avait une faction violente

l contre ce poèt°, et il la redoutait. Il fit

longtems mystère de sa Phèdre, qui fut jouée en 1677, et qui fut mise au dessous de la pièce au même nom, de Pradon, ui obtint un grand succès par la cabale. § dégoûté, par ces indignités, de la carrière du théâtre, résolut de se faire chartreux. On lui conseilla de se marier. II épousa la fille d'un trésorier de France d'Amiens. Ce fut alors qu'il se réconcilia avec les solitaires de Port-Royal , qui n'avaient pas voulu le voir depuis qu'il s'était consacré au théâtre. Racine fut chargé d'écrire l'Histoire de Louis XIV, conjointement avec Boileau son ami. La religion avait enlevé Racine à 2 la religion l'y ramena Mad. de Maintenon le pria de composer † sainte ui pût être jouée à St-Cyr : il fit Esther. † pièce fut jouée en présence de toute la cour, par les demoiselles de St.Cyr, en 1689. † style en est admirable. Racine eut ordre de composer une autre pièce : Athalie, c'est le nom de cette ièce, fut jouée en 1691.Cette tragédie, # chef-d'oeuvre de la scène française, fut recue avec froideur à la représentation et à la lecture. En 17o6, elle eut un succès rodigieux, et obtint toute sa gloire. Elle † la dernière pièce de Racine. Entièrement dégoûté du théâtre, il ne travailla plus qu'à l'Histoire du roi; il ne poussa pas bien loin cet ouvrage, qui périt dans un incendie. Racine jouissait alors de tous les agrémens que peut avoir un bel esprit à la cour : il était gentilhomme ordinaire du roi, qui le traitait en favori. La faveur de Racine auprès de LouisXIV ne dura pas, et sa disgrâce hâta sa mort, qui arriva le 22 avril 1699 Outre les tragédies de Racine , nous avons de lui des Cantiques qu'il fit à l'usage de St-Cyr ; l'Histoire de Port-Royal, 1767, 2 part. in-12 ;Idylle sur la paix ; quelques épigrammes dignes de Marot; des Lettres et quelques opuscules, pub, par son fils dans ses Mémoires de la Vie de Jean Racine, 1747, 2 vol. in-12. On trouve les différens ouvrages de Racine dans l'édit. de ses CEuvres, pub en 1768, 7 vol. in-8°, par Luneau de Boisgermain, i l'a enrichie de remarques. Les édit. e Londres, 1723, 2 vol.in-4°, et de Paris, 1765, 3 vol. in-4°, ainsi que celle de Didot l'aîné, 1783, 3 vol. in-4° ou in-8o, et 5 vol. in-16, sont très-belles , mais bien moins complètes. La Harpe et Geoffroy ont fait chacun un Commentaire sur Racine. M. Petitot a aussi pub. les CEuvres de Racine, avec les variantes et les imitations des auteurs grecs et lat., mouv. édit. stéréotype , 5 vol. in-8°.

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grammaire sur Racine , Paris, 1738, in-12. L'amnée suiv., l'abbé des Fontaines † à cet écrit : Racine vengé, ou 2xamen des Remarques grammaticales de M. l'abbé d'Olivet sur les OEuvres de Racine , Avignon (Paris), in-12. Celui de l'abbé d'Olivet a été réimpr. en 1766. . RACINE (Louis), fils du précédent, né à Paris en 1692, cultiva aussi la poésie. Il se fit des protecteurs qui contribuèrent à sa fortune. Le cardinal de Fleury lui procura un emploi dans les finances. Un fils unique, fruit du mariage qu'il contracta quelque tems après, périt malheureusement dans l'inondation de Cadixen 1755.Cette perte l'affligeavivement, et il m. en 1763. On a de lui des OEuvres diverses,6vol. in-12. On trouve dans ce recueil son Poémesurla Religion, impr. séparement, in-8° et in-12 , et trad. en lat. et en ital. ; son Poème sur la Grâce, des Odes, des Epîtres, des Réflexions sur la poésie; les Mémoires sur la vie de Jean Racine, impr. séparément en 2 vol. in-12. Il a encore donné des Remarques sur les tragédies de Jean Racine, 3 vol. in-12 ; une traduction du Paradis perdu de Milton, chargée de notes, 3 vol, in-12. RACINE (Bonaventure), néà Chauny en 17o8, m, à Paris en 1755, se rendie habile dans les langues latine, grecque et hébraïque, et devint chanoine de la cathédrale d'Auxerre. Comme partisan du jansénisme, il éprouva des désagrémens et des traverses. Ardent et inflexible, il soutenait ses opinions avec une espèce de fanatisme. On a de lui quatre Ecrits sur la dispute qui s'était élevée touchant la crainte et la confiance ; Abrégé de l'Histoire Ecclésiastique, Paris , 13 vol. in-12, et 13 vol. in-46. RACK (Edmond), écrivain angl. , quaker d'origine, né en 1735à Ellingham, au comté de Norfolk. Après avoir amassé une fortune honnête, il se retira à Bath, et forma, pour I'encouragement de l'agriculture, une société dont il fut secrétaire. On a de lui un poème intit. : Les Ruines d'une ancienne cathédrale, 1768; un vol. de Poésies, 1775; les Lettres de Mentor, # Poésies et Essais, 1781, 1 vol. in-8°. Il m. en 1787. RACLE (Léonard), archit., né à Dijon et m. à Pont-de-Vaux, membre de l'admin. du départ. de l'Ain , en 1792 . On lui doit le port de Versoix et le canal de navigation qui joint la rivière de la Reyssouze à la Saône. En 1786, Racle pub. un savant Mémoire sur la construc

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tion d'un pont de fer d'une seule arche de 4oo pieds d'ouverture. Il en a écrit d'autres sur plusieurs matières importantes. Il avait trouvé le secret d'une 1erre cuite propre à revêtir les murailles et les parquets, et que Voltaire avait appelée argile-marbre , † qu'elle avait l'éclat et la solidité de ce dernier. Il était ami intime de ce poète-philosophe, qui lui fit bâtir Ferney. On lui doit encore : Réflexions sur le cours de la rioière de l'Ain, et des moyens de le fixer, Bourg, 179o, in-8°. RACONIS ( Ch.-Franç. d'Abra de), évêque de Lavaur, né en 158o, au chât. de Raconis, dans le diocèse de Chartres, m. en 1646, après avoir pub. : Traité # se trouver en conférence avec les frétiques, Paris, 1618, in-12 ; Théologie latine, plus. vol. in-8°; la Vie et la Mort de madame de Luxembourg , duch.de Mercœur, Paris, 1625, in-12. RADAGAISE, général des Goths, inonda l'Italie en 4o5, avec une armée de 4oo mille hommes qui saccagèrent lus. villes, et mirent le siége devant lorence. Stilicon, général des troupes d'Honorius, se mit en marche pour combattre ces barbares, en tua 2oo mille, et fit prisonnier Radagaise, auquel il fit trancher la tête. RADCLIFFE (Alex.), poète angl., m. à la fin du 17° s., après avoir pub. un poëme intit. : Wouvelles de l'enfer, et avoir mis envers burlesques les Epîtres d'Ovide. RADCLIFFE (Anne), Anglaise, cél. par ses romans sombres et tragiques, presque tous trad. en fr. Ce sont : les Mystères d'Udolphe ; l'Italien, ou le # des Pénitens noirs; Julia ou les Souterrains du château de Maz2ini; la Forét, ou l'Abbaye de SaintClair, etc. Radcliffe m. § 6n 18o9, à 71 ans. RADEGONDE, fille de Bertaire, roi de Thuringe, née en 519, fut élevée dans le paganisme jusqu'à l'âge de dix ans, # le roi Clotaire I°r l'emmena et la it instruire dans la religion chrét. Clotaire l'épousa , et lui permit , six ans après, de se faire religieuse. Elle prit le voile à Noyon, et fixa ensuite sa demeure à Poitiers , où elle m. en 587, dans l'abbaye de Sainte-Croix, qu'elle avait fait bâtir. Nons avons son Testament dans le Recueil des conciles ; et sa Vie, trad. en lat. par Jean Bouchet, Poitiers, 1527, in-4°. N en a une plus moderne par le P. de Monteil, Rodez, 1627, in-12.

messe, de la province d'Utrecht, avait étudié à Louvain et à Douay, et m. à Utrecht en 1612, à 73 ans. 3 a de lui : Decisiones Curiae provincialis Trajectinae, Utrecht, 1637, in-4°.

RADEMAKER (Abraham), peintre hollandais, né à Amst., excella † les paysages. Il m. à Harlem en 1735, âgé de 6o ans. Ses Vues de Hollandé ont été gravées , 2 vol. in - 8°. — Rademaker (Gérard), aïeul du précéd, né en 1663, l'un des meilleures peintres de l'école flamande pour l'architecture et la perspective.

RADERMACHER , présid. de la société des sciences de Batavia, où il est m. en 1777 ou 1778, était un sav. illustre. Ses Recueils contiennent un gr. nombre de Mémoires intéressans. RADERUS (Matthieu), jés. duTyrol, m. en 1634, à 74 ans, publia, en 1615, la Chronique d'Alexandrie, in-4°; Viridarium sanctorum, 5 vol. in-8°; des /Votes sur Quinte-Curce, Cologne, 1628, in-fol., et sur Martial ; une édition de St. Jean - Climaque, in-fol. ; Bavaria sancta et Bavaria pia, 4 vol. in-fol. RAD I (Fr. Arcangelo Maria), de l'ordre des prêcheurs, prof. de math., a publié : Vuova scienza di orologi a poluere che monstrano distintamente tutte l'ore, Rome, 1665, in-4°, RADINGIUS (Guillaume), doct. anglais et relig. de l'ordre du Mont-Carmel, vers l'an 1312, fut un des examinateurs de quelques articles qui concernaient l'affaire des Templiers. Le principal de ses ouvrages est intitulé Templariorum examinationes. RADONVILLIERS (Claude-Franc. Lisarde, abbé de), membre de l'acad. française, né à Paris en 17o9, où il m. en 1789, devint sous-précept. des enfans de rance. On lui doit un Essai sur la manière d'apprendre les langues, 1768, in-12, et une comédie intit. les Talens inutiles, jouée au coll. de Louis-le-Grand. RA DOSSA NY I (Ladislas), né à Neytra en Hongrie, embrassa l'ordre des camaldules, a publié une Histoire des ermites camaldules, en lat., Neustadt, 1736, in-4°. RADZIWIL (Nicolas), palatin de Wilna, grand-maréchal et chanc. de Lithuanie, commanda trois fois les armées polonaises dans la Livonie , et soumit cette province à la Pologne, après avoir remporté une victoire complète sur les Allemands. Quelque tems après, ayant tante, il fit prêcher des ministres dans Wilna , et les chargea de traduire la Bible cn langue polonaise. Radziwil fit imprimer cette traduct. à ses dépens en 1563, in-fol., et m. en 1567. RAEVARDUS (Jacques), né à Lisseweghe, près de Bruges, en 1534, professa le droit à Douay , et m. dans sa patrie en 1568. Ses CEuvres ont été réunies en 2 vol. in-8°, Lyon, 1623. RAFFEI (Etienne), jés, poète, philologue et antiquaire, né à Orbetello, en Toscane, en 1712, fut pendant 2o ans rof. de rhét. au séminaire rom. Après † destruction de son ordre, il continua à s'occuper de la poésie et des ant. Il m, en 1788. Il a écrit : Giooanni Colonna, trag., Rome, 1763; Flavio Clemente, e il trionfo dell'amicizia, trag., Rome , 1764 ; Dissertazione sopra il crise di Marco Pacuvio, Rome, 177o ; Dissertazione sopra Apollo Pizio , Rome, 1771, etc. RAGGI (Antoine), dit le Lombard, scuplt., né à Vicomorto en 1624 , m. à Rome en 1686. On voyait de lui, à Paris, aux carmes déchaux, une Vierge tenant sur ses genoux l'Enfant Jésus. Raggi, après avoir acquis une fortune immense, m. à Rome en 1686. RAGOIS (l'abbé N. le), devint pré· cepteur du duc du Maine, Son Instruction sur l'Histoire de France et sur l'Histoire Romaine, si souvent réimp. en 1 vol. in-12, fut faite pour l'usage § ce prince. I. RAGOTZKI (Franç. Léopold ), prince de † fils et petit-fils des souverains de ce † fut élevé à Vienne après la prise du chât. de Mongats en i697. Ayant demandé la restitution d'une partie de ses biens, il fut arrêté et enfermé dans le château de Neustadt, en avril 17oI. Ayant trouvé le moyen de se sauver sept mois après , il passa en Pologne , et o la joindre à Varsovie le comte de Bercheni, l'un des mécontens de Hongrie.Le 29 du même mois, la cour de Vienne proscrivit ce prince. Cette proscription le détermina à se faire chef des mécontens de Hongrie. Le conseil de l'emp. le condamna, en 17o3 , à perdre la tête. Deux mois après, is prit le fort de Katto. Les états de Hongrie le déclarèrent protecteur du royaume, et le roclamèrent prince de Transylvanie eh , août 17o4. Il anima les Hongrois par ses exhortations et son courage. Les affaires ayant changé de face en 1713, et la Hongrie ayant fait sa paix avec l'emp;, Ragotzki vint en France , et passa de là à

RADELANT (Guill.), né à Emme- l embrassé publiquement la relig. protes

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RAGUCCIO (Ant.), gr.-pénitencier de Bénévent, a publié : De voce canonicorum in capitulo, officio, in choro et missâ in ecclesia tractatus ; Vas ecclesiasticae disciplinae, etc.

RAGUEAU (François), prof. en dr. dans l'univ. de Bourges, m. en 16o5, est aut. d'un Commentaire sur les Coutumes du Berry, 1615, in-fol.

RAGUENET (Franç.), né à Rouen, embrassa l'état ecclésiast., et s'appliqua à l'étude des b.-lett. et de l'hist. Il remporta le prix de l'éloq. à l'acad. française en 1689, et m. à Paris vers 172o. Ses princip. ouv. sont : les Monumens de Rome, ou Description des plus beaux ouvrages de Peinture, de Sculpture et d'Architecture de Rome, etc., Paris, 17oo et 17o2, in-12 ; l'Histoire d'Olioier Cromwel, 1671 , in-4°; Histoire de l'ancien Testament, in-12 ; Histoire du vicomte de Turenne , in-12.

RAGUET (l'abbé Gilles-Bernard), prieur d'Argenteuil , né à Namur vers 1666, fut du nombre des gens de lettres employés à l'éducation de Louis XV. Il m. à Paris en 1748. Nous avons de lui : Histoire des contestations sur la diplomatique de dom Mabillon, Paris, 17o8 ; # de la IVouvelle Atlantide de Bacon , 17o2, etc. Il a été l'un des collaborateurs du Journal des Savans , depuis 17o5 jusqu'en 172 I.

AGUSA † de Sicile, jés.,

né en 1695, a publié : Elogia Siculorum, # veteri memoriâ literis floruerunt :

agionamenti , Panegirici morali , e misti ; Problemata philosophica ; Dissertatio de quantitate; Examen metaphysicae; Opuscula tria canonico-politica, etc.

RAGUZA (Joseph), jés. de Juliano, en Sicile, né en 1591, enseigna la philosophie à Paris et la scolastique à Padoue, à Messine et à Palerme, où il m. en 1623. Il a écrit des Commentaies sur saint Thomas, en plus, volumes,

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RAHAB, habitante de Jéricho, cacha les espions que Josué envoyait pour reconnaître la ville, Josué l'excepta, avec toute sa maison, de l'anathème qu'il prononça contre tout le reste de la ville. Rahab épousa Salmon, prince de Juda, de qui elle eut Booz. RAHN (Jean-Henri), trésorier de la république de Zurich, où il naquit en 1622, m, en 1676 dans sa patrie, a publié, en allemand, un Traité d'algèbre, Zurich, 1659, in-4°. RAHN (Jean-Henri), chanc. et trésorier de la république de Zurich, né dans cette ville, y m, en 1728. Il a composé une Histoire de la Suisse, 4 vol. in-fol., restée m.ss., dont il a donné un abrégé en allem., Zurich , 169o, in-8°. On a encore de lui une Biographie des écriv. de la Suisse, et d'autres ouv.

RAIMOND VII, comte de Toulouse, dit le Vieux, fils de Raimond VI, d'une famille illustre par son ancienneté et par sa valeur, eut de grands démêlés avec la cour de Rome, sous le prétexte qu'il favorisait les Albigeois. Deux fois excommunié par le Saint-Siége, il subit les humiliations les plus outrageantes, et perdit une partie de ses états. Il m. en 1222.

RAIMOND VIII , comte de Toulouse, fils du précéd., successeur de ses états , combattit vivement Amauri de Montfort, et le forca de se retirer en France. Cependant la croisade prêchée contre lui subsistait, et il fut excommunié en 1226. Enfin il fit la paix avec les papes, et passa le reste de sa vie à faire des pélerinages, on à combattre les prétentions des inquisiteurs nouvellement établis dans le Languedoc. Il m. en 1249, à Milhaud en Rouergue, à 52 ans. Tous les états de Raimond VIII furent réunis à la couronne de France, en 1361 , par le roi Jean.

RAIMOND DE SAINT-GILLEs, comte de Toulouse, lors de la première croisade, partit pour Jérusalem. Après s'être distingué à † prise de Nicée e d'Antioche , il monta le premier à l'assaut de Jérusalem , refusa la couronnc , se con

Tomz. III.

serva la tour de David, et fit vœu de mourir dans la Palestine. Il était à peine ar r vé dans la Terre-Sainte qu'il alla se jeter dans le Jourdain, où J. C. avait été baptisé, se revêtit en sortant de nouveaux habits, de brayes neuves, et fut depuis appelé Raimond Jourdain. RAIMOND PELET, l'un des premiers croisés, propose à une troupe de chev. de le suivre, prend Talamania, attaque les Sarrasins, leur offre le baptême, et sait # le reste au fil de l'épée. Après † d'expéditions § , 1l monta, lui second, à l'assaut de Jérusalem, et contribua à sa prise. RAIMOND BÉRENGER V, comte de Provence, m. en 1245, cultivait la poésie provençale et protégeait ceux qui se distinguaient dans la carrière poétique. RAIMOND DE PEGNAFoRT (St.), né au chât. de Pegnafort, en Catalogne, l'an 1175.Après avoir été chan. de Barcelone, il entra dansl'ordre de Saint-Dominique. † IX l'employa à la compilation des Décrétales. En 1238, il fut élu génde son ordre, dignité dont il se démit deux ans après. Il contribua beaucoup à l'établissement de l'ordre de la MercvCe fut aussi par son crédit que l'inquisition fut établie dans le royaume d'Aragon et dans le Languedoc. Il m. à Bar- . celone en 1275. Le pape Clément VIII le canonisa en 16o1. On a de lui : la Cotlection des Décrétales , qui forme le 2° vol. du Droit canon ; une Somme des cas de conscience, Lyon, 1718, in-fol. avec des notes, Vérone, 1744, in-fol. RAIMOND NoNNAT (St.), né près d'Urgel, en Catalogne, l'an 12o4. Etant entré dans l'ordre de la Mercy, il fut envoyé en Barbarie. Il poussa la charité jusqu'à l'héroïsme , et se fit lui-même esclave pour délivrer d'autres chrét. Les infidèles l'accablèrent de coups, lui percèrent les lèvres, et lui fermèrent la bouche avec un cadenas. Raimond revint en Europe , et fut honoré du chapeau de card. en 1237, par Grégoire IX. Il mourut en 124o. RAIMOND (Pierre), Lou - Prou c'est-à-dire le Preux et le Vaillant # à Toulouse, suivit l'emp. Frédéric da§ l'expéd. de la Terre-Sainte, où il se signala par ses vers provençaux et par ses exploits. Il m. en 1225. AIMOND (Jean-Arnaud), architecte des châteaux royaux de SaintCloud, Meudon, Saint-Germain, Beauvais, etc. , membre de l'institut , né à Toulouse en 1742 , m. à Paris en 1811 , obtint le grand prix d'architure.

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