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Châtillon , l'un des génér. des royalistes de la Vendée. Après la perte de la bataille de Chollet, il devint gén. en chef de l'armée royale, et fut tué en mars 1794. ROCHE-MAILLET (Gabr.-Michel de la), avocat de Paris, né à Angers en 1562 et m. en 1642, a donné des édit. de Fontanon, du Coutumier général, etc, et a fait un Théâtre #oque de la France; Paris, 1632, in-fol. ROCHES (Mm° et Mlle des), de Poitiers. Mm° Des Roches, veuve après, 15 ans de mariage, ne † que de # -ducation de sa fille qui devint sa ri'vale en esprit et son amie la plus tendre.Celleci refusa constamment de se marier, par tendresse pour sa mère.Elles furent emportées le même jour par la† qui désolait la ville de Poitiers en 1587. On a d'elles des ouvrages en prose et en vers, dont la dern. édit. est celle de Rouen, 16o4, in-12 ; elles avaient toutes deux une grande connaissance des langues et des sciences. ROCHES ( Jean des), membre de l'acad. des sciences de Bruxelles, m. en 1787, a donné une Grammaire et un Líictionnaire flam. et franç. ROCHES ( Franç. de), past. de l'égl. de Genève en 1731 , et prof. de théol. en 1749, né en 1681 , m. en 1769. On a de lui : Défense du Christianisme, ou Préservatif contre un livre intitulé : Lettres sur la Religion essentielle à l'homme, Lausanne, 171o, 2 vol.in-12 ; Réponse à Mélines, dit Fléchier, sur son changement de religion, 1753. Il blia avec des notes le Catéchisme 2l'Ostervald, 1752; et deux Sermons à l'occasion des divisions politiques de Genève, 1737. ROCHESTER (Jean WILMoT comte de, poète angl., né dans le comté d'Oxford en 1648, m. en 168o. Il a laissé des Satires, Lond., 1714, in-12. Ses Poésies sont la plupart obscènes; plus. de ses Satires ont été trad. en francais. ROCHON DE CHABANNEs ( MarcAnt.-Jacq. ), m. à Paris en 18oo, à 7o ans, consacra ses talens au théâtre, et donna à la coméd. ital., à l'opéra-comiq., et à la coméd. franç. plus. pieces, dont quelq-unes obtinrènt'du,succès. Le Théâtre de Rochon forme 2 vol in-8°, publ. en 1786. On doit au même aut. La IVoblesse oisive, 1756, in-8°, et Observations sur la nécessité d'un second théâtre franç., 178o, in-12 ; une Satire sur les hommes; un Discours philosophique imité de Juvénal; diverses Pièces jugitives, etc. "

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RODENBURGH (N. ), sav. jurisc. né à Utrecht dans le 17° s., est aut. de quelques ouvr., parmi lesquels on dist. : De jure quod oritur e statutorum disoersltate.

RODERIGO (Jacques), de Cosenza, a écrit, Opus necessarium, an venenatum corpus in vitá et post mortem dignoscatur, Neapoli, 1558, in-8° ; De lapide ferreo, ab aere lapso, et ejusgeneratione et causâ, Neapoli, 1588, in-8°.

RODERIGUE (Jean-Ignace de), né à Malmédy, rédigea longtems la Gazette de Cologne avec succès, fut employé et consulté par différens princes dans des affaires importantes, publia plus. Dissertations savantes, et m. à Cologne en 1758.

RODIGINO (Ludovico-Celio), né à Rovigo, dans l'état de Venise, vers l'an 145o, fut, en 1512, profess. de b.-lett. à Reggio. On a de lui : Lectionum antilibri 3o, Venetiis, 1516, in-f. ;

ectionum etc. , libri 3o, ab auctore locupletati, Basileae, 155o, in-fol.; Francfort et Léipsick, 1666. Rodigino m. dans sa patrie en 1525.

RODOGUNE ou RHoDoGUNE, fille de

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risonnier : ce qui causa de grands malp 7

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RODOLPHE, comte de Rhinfelden,

duc de Souabe, époux de Mathilde, soeur de l'empereur Henri IV, fut élu roi de Germanie, l'an 1o77, par les rebelles que le pape Grégoire VII avait soulevés contre l'empereur Henri. La fortune fut quelque tems douteuse cntre les deux

l concurrens. Mais enfin elle abandonna

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empereur d'Allemagne, surnommé le

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Hapsbourg, château situé entre Bâle et Zurich. Il fut élu emp. au mois d'oct. 1 273, et ne voulut point aller à Rome Pour se faire couronner, disant, « Qu'aucun de ses prédécesseurs n'en était jamais revenu qu'après avoir perdu de ses droits ou de son autorité. » Il vainquit Ottocare, roi de Bohême ; il fit un traité en # avec le pape Nicolas III , par lequel il s'engagea à défendre les biens et les priviléges de l'Eglise romaine. Il donna , en 1282 , à Albert son fils, le pays d'Autriche qu'il avait pris sur Ottocare. Rodolphe m. à Gcmer.heim , près de Spire, en 1291, à 73 ans. Il existe un Recueil de cent quarante Lettres de cet emp., conservé précieusement dans la bibliothèque impériale à Vienne. RODOLPHE II, fils de l'emp. Maximilien II, né à Vienne en 1552, roi de Hongrie en 1572, roi de Bohème en 1575, fut élu roi des Romains à Ratisbonne , la même année, et prit les rênes de l'emp. en 1576, après la mort de son §i fit la guerre en Hongrie contre les Turcs, fut obligé de céder la Bohême et la Hongrie à Mathias son frère, et m. en 1612, à 6o ans. La grande passion de Rodolphe fut de vouloir faire de l'or. Il laissa la réputation d'un grand distillateur, d'un astronome passable , d'un assez bon écuyer, et d'un fort mauvais emper. RODON (David de), calviniste du Dauphiné, prof de philosop. à Die, puis à Orange et à Nîmes, banni du royaume en 1663, m. à Genève vers 167o. Il a donné : l'Imposture de la prétendue Confession de foi de St. Cyrille, Paris, 1629, in-8°; De Supposito, Amsterdam, 1682, in-12 ; le Tombeau de la Messe, Francfort, 1655, in-8°; Disputatio de libertate et atomis, Nîmes, 1662, in-8°; Divers autres ouvrages , imp. en partie à Genève, 1668, 2 vol. in-4°. RODRIGUEZ, Espagnol, évêque de Zamor , qui vivait vers le milieu du 15° s., composa un ouv. intitulé : Speculum humanœ vitae, etc., imp, en 1468

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thique. RODRIGUEZ (Alfonse), jés. deVal

ladolid, recteur de Monteroi en Galice,

m. à Séville en 1616, à 9o ans. Il est prin

cipalement connu par son Traité de la

Perfection chrétienne, ttad. en fr, par les solitaires de Port-Royal, 2 vol. in-4°,

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cain d'Estremos en Portugal, m, à Sa

· lamanque en 1619, à 68 ans, a donné :

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Westphalie, prof. de théol. à Utrecht, et m. à Amst. en 1718. On a de lui : un Discours et des Dissertations philosophiques sur la religion naturelle et les idées innées, Franeker, 17oo, in-8*; des Thèses, 1689, in-4°, et plus. autres ouv. , ROEMER (†) , né à Arrhus dans le Jutland, en 1644. Il vint en France et enseigna les math. au grand-dauphin. L'acad. des scienc. se l'associa en 1672. Pendant dix ans qu'il demeura à Paris, et qu'il travailla aux observations astronomiques avec Picard et Cassini, il fit des découvertes dans ces différentes parties des mathémath. De retour en Danemarck , il devint mathématicien du roi · Christiern V, prof. d'astron. cons. de la · chancell., et assesseur du tribunal suprême de la justice. Enfin il devint bourgnemestre de Copenhague, et conseiller † sous le roi Frédéric IV; Roëmer m. en 171o. On a fait imprimer en 1735, in-4°, sous le titre de Basis astronomtae, une partie des observations avec la methode d'observer de Roëmer. ROENTGEN (N.), cél. artiste allemand, né à Neuwied , de la secte des Moraves, a porté l'ébénisterie au plus haut point de perfection. Il fut appelé en Russie, ou le palais impérial et ceux de · plus. grands sont ornés de ses chefs-d'œuvre Il m. à la fin du 18° s. ROGACCI (Benoît), jés., né à Raguse en 1646, professa la rhétor. pendant plus. années. On a de lui : De terrae motu, quo Epidaurus in Dalmatid anno 1667 prostratra est, ad Cosmum III, M. Ducem Etrurice, Romae, 167o; Euthymia, seu de tranquillitate animi, carmen didascalicum , ibid, 169o ; Orationes , ibid, 1694; Pratica 1struzione, o sia l'uso emendato della lingua italiana , Rome, 171 1. Il m. en 1719. ROGAT, Rogatus, évêque donatiste d'Afrique, chef d'un nouv. parti dans la Mauritanie césarienne , aujourd'hui le royaume d'Alger, vers l'an 372, donna le nom de Rogatistes, à ceux qui le suivirent. Sa secte dura quelque tems en Afrique, et il eut pour successeur Vincent Victor. ROGER , 1er roi de Sicile, fils du petit-fils de Tancrède Hauteville, seign. normand, n'avait que 4 ans, lorsque son •père mourut. Il fut élevé sous la tutelle d'Adélaïde sa mère. Dès qu'il fût en état

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mesurée, s'empara de la Pouille, réduisit Naples et Capoue, et il se trouva le maître de toutes les conquêtes des Normands.Le tiers de la Sicile, réuni à un

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tiers peut-être de l'Italie, forma la base d'un royaume qui ne le cédait qu'aux momarchies de France et d'Angleterre ; le 25 déc. 1 13o il fut proclamé à Palerme roi de Sicile, et l'anti-pape Anaclet lui accorda l'investiture de ce nouv. royaume. Il fit prisonnier Innocent II avec toute

sa suite ; et ce pape n'obtint sa liberté

qu'en accordant au roi et à ses descendans, le royaume de Sicile, le duché de la Pouille et la principauté de Capoue , comme fiefs-liges du saint-siége. L'an 1146, il tourna ses armes contre Manuel, empereur des Grecs, prit Corfou, pilIa Céphalonie, le Négrepont, Corinthe , Athènes, s'avanca jusqu'aux faubourgs de Constantinople, et revint chargé d'un immense butin.Ces expéd. surent suivies de la prise de Tripoli, de plusieurs autres places sur les côtes d'Afrique, et de la défaite d'une partie de la flotte de l'em pereur grec. Ce prince m. en 1 154. ROGER ou RoGIER (Pierre), troubadour au 12° s., chan. d'Arles et de Nîmes, quitta ses bénéfices pour aller de cour en courjouer les coméd. qu'il faisait lui-même. Arrive chez la comtesse de Foix, il y devint amoureux de Huguette de Baux. Les parens de cette dame le firent assassiner vers 133o. ROGER ( Abraham) , chapel. de la factorcrie hollandaise de Pullicate , dans les grandes Indes , est aut. d'un ouvr. , qui parut vers le milieu du 17° s., sou» le titre de Porte ouverte , ou la vraie représentation de la vie , des mœurs, de la religion et du service des Bramines qui demeurent sur les côtes de Coromtandel, etc. ROGERIUS ou Rocc IERI (JeanJacques), né à Rome en 1628, où il m. en 1682, est auteur du Catalogus plantarum in agro Romano nascentium , Romae, r677, in-fol. , avec le Théâtre V† de Donzelli, en italien, enetiis , 1681, 17o4, in-4°, Londini , 1684, in-12, avec Johanni Raii stirpium sylloge. . ROGERS (Jean), théol. angl., chap. du comptoir d'Anvers, travailla, avec et Tindal, à la traduction de la Bible , en anglais. Sous le règne d'Edouard VI, Rogers retourna en Angl., et fut brûlé, pour cause de religion, dans Smith-Field , en 1555. ROGERS ( doct. Jeau) né en 1679, à Ensham, dans le comté d'Oxford , chap. du prince de Galles, publia en 1719 un Discours sur l'Eglise visible et invisible du Christ, etc., in-8o. On a encore de Rogers : La nécessité d'une révélation divine, et la vérité de la religion chrétienne démontrée, 1727, 1 vol. On a publié ses Sermons après sa mort, arrivée en 1729. ROGERS (Christophe), de la soc. roy. de Lond., où il m. en 1784. On a de lui une Collection de 112 planches imitant le dessin, avec la Vie des peintres, 1778, 2 vol. in-fol. ROGGERS (Wood), parti de Bristol cn 17o8, pour allet faire des prises dans la mer du sud, sur les Espagnols, revint aux dunes d'Angl. en 171 1. On a traduit son Voyage en franç., Amst. 1725, 3 vol. in-12. ROGMAN (Roland), peint paysagiste, né à Amst. en 1597, vivait encore i686. Il avait dessiné la plupart des chât. des Provinces-Unies. Ses dessins ont été gravés par Ludolphe-Smids. ROHAN (Pierre de ) , chevalier de Gié, plus connu sous le nom du maréc. de Gié , était fils de Louis de Rohan , remier du nom, seigneur de Guémené et de Montauban, d'une des plus anc. familles de France. Il fut en grande considération dans les armées et à la cour , sous le règne de Louis XI, qui le fit maréchal § en 1475. Il fut un des quatre seigneurs qui gouvernèrent l'état pendant la maladie de ce prince à Chinon en 1484. Deux ans après , il s'opposa aux entreprises de l'archiduc d'Autriche sur la Picardie. Il commanda l'avant-garde à la bat. de Fornoue en 1495, où il se signala.Sa faveurse soutint sons LouisXII, qui le fit chef de son conseil et général de son armée en Italie; mais depuis ayant déplu à la reine Anne de Bretagne, il fut disgracié, et m. à Paris en 1513. II. ROHAN (Henri , duc de), pair de France , prince de Léon, né au chât. de Blein en Bretagne , était fils de l'arrière-petit-fils du précéd. ; il se signala, dès l'âge de 16 ans, au siége d'Amiens, sous les yeux de Henri IV, après la mort duquel il devint le chef des calvinistes en France , et soutint, au nom de ce parti, trois guerres contre Louis XIII. Le duc de Rohan s'apercevant, après la prise de la Rochelle, que les villes de son parti cherchaient à faire des accommodemens avec la cour, réussit à lcur procurer une paix générale en 1629, à des conditions avantageuses. S'étant retiré à Venise, cette république le choisit pour son gé1téralissime contre les Impériaux ; mais Louis XII1 l'enleva aux Vénitiens pour l'envoyer en qualité d'ambass. en Suisse ét chez les Grisons. Rohan , déclaré général des Grisons par les trois ligues ,

vint à bout, par plusieurs victoires, de chasser les troupes allemandes et espag. de la Valteline en 1633. Il battit encore les Espagnols en 1636 sur les bords du lac de Côme. La France ne paraissant pas devoir retirer ses trompes , les Grisons se soulevèrent; et le duc de Rohan, mécontent de la cour, fit un traité particulier avec enx le 28 mars 1637. Ce héros, craignant le ressentiment du card. de Richelieu, se retira à Genève , d'où il alla joindre le duc de Saxe VVeimar, ui voulut lui donner le commandement † son armée prête à combattre celle des Impériaux près de Rhinfeld. Le duc de Rohan refusa cet honneur , et s'étant mis à la tête du régiment de Nassau , il enfonca les ennemis; mais il fut blessé en 1638, et m. de ses blessures. On a de lui : Les interéts des Princes, Cologne, 1666, in-12; Le Parfait Capitaine , ou l' Abrégé des guerres des Commentaires de César, in-12 , un Traite de la corruption de la milice ancienne; un Traité du gouvernement des treize Cantons ; des Mémoires , 2 vol. in-12. Ils contien- ' nent ce qui s'est passé en France depuis 161ojusqu'en 1629 ; Recueil de quelques discours politiques sur les affaires d'état, depuis 161o jusqu'en 1629, Paris , 1644, 1693 , 1755 , in-8° ; avec les Mémoires et Lettres de Henri, duc de Rohan, sur la guerre de la Vatteline, Genève (Paris) , 1757 , 3 vol. in-12. ROHAN (Benjamin de) seigneur de Soubise , frère du précédent, soutint le siége de Saint-Jean-d'Angély, en 1621 , contre l'armée que Louis XIII commandait en personne. Cette place se rendit. Rohan promit d'être fidèle, mais il reprit les armes six mois après. Il s'empara de tout le Bas-Poitou en 1622, et après différens succès, il fut chassé, en § de l'île de Rhé, dont il s'était emparé , ensuite de celle d'Oléron, et fut contraint de se retirer en Angleterre, où il m. en

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ROHAN (Marie-Éléonore de), sille d'Hercule de Rohan-Guémené , duc de Montbazon, religieuse de Saint-Benoît à Montargis, devint ensuite abbesse de la Trinité de Caen, puis de Malnoue, près de Paris, donna des Constitutions aux religieuses de Saint-Joseph à Paris , et m. dans ce monastère en 1681 , à 53 ans. On a d'elle : La Morale du Sage, in-12 ; Paraphrase des Psaumes de la Pénitence ; plusieurs Exhortations aux vêtures et aux professions des filles qu'elle recevait ; des Portraits écrits avec goût V. ROHAN (Armand-Gaston de ), neveu de la précéd., né en 1674 , doct. de Sorb., év. de Strasbourg, card., gr.aumônier de France , commandeur de l'ordre du Saint-Esprit et proviseur de Sorbonne. L'acad. franç. et des sciences se l'associèrent. Il m. en # . On a sous son nom des Lettres , des # 3 des Instructions pastorales et le Rituel de Strasbourg.

et délieatesse.

ROHAN (le chev. Louis de ) , second fils du duc de Montbazon , gr.-veneur de France, fut reçu en 1656 en survivance de la charge de son père. Il suivit Louis XIV à la campagne de Flandre en 1667, et dans la guerre de Hollande en 1672 ; mais le dérangement de ses affaires et les mécontentemens que lui avait donnés Louvois le firent entrer dans un complot contre l'état, formé par la Truaumont. Il eut la tête tranchée en 1674.

ROHAN-GUÉMENÉ (Louis-RénéEdouard ) , card. , né en 1734, fut d'abord connu sous le nom de prince Louis, et devint successivem. év. de Canople , de Strasbourg , gr.-aumônier de France, et l'un des membres de l'acad. franc. Il fut moins célèbre par ses talens que par la malheureuse affaire du collier. Le 15 août 1785 , jour de la fête de la reine, cette princesse vit arriver prèsd'elle deux joailiers, qui lui demandèrent seize cent #nille livres pour le prix d'un collier de diamans. Elle annonça aussitôt qu'elle n'avait point vu ce collier, ni songé à son acquisition. Lesjoailliers déclarèrent u'ils l'avaient remis au cardinal, chargé e traiter pour elle, La reine, indignée de l'abus de son nom , fit ses plaintes au roi et demanda justice. Le monarque consulta le garde des sceaux , et M. de Breteuil , qui furent d'avis qu'on arrêtât le cardinal ; mais la reine obtint qu'il fut auparavant interrogé.Celui-ci étant arrivé : « Avouez , lui dit la reine , si ce n'est pas la première fois depuis quatre ans que je vous parle. » Le cardinal en convint ét annonça qu'il avait été trompé ar une intrigante appelée La Mothe. n sortant du cabinet du roi, il fut arrêté et conduit à la Bastille. Le roi fit dire au prisonn, de prononcer lui même sur son sort. Celui - ei demanda d'être jugé par le parlement, qui le déchargea de toute accusation , mit hors de cour la d'Oliva, condamna la femme La Mothe à la marque et à une détention perpétuelle à la Salpétrière, et son mari aux galères. Malgré ce jugement, le cardinal tut privé dc la dignité de gr. aumônier, exilé dans l'abbaye de la Chaise - Dieu ,

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ROILLET (Gabriel), rect. de l'univ. de Paris en 1563 , auteur de plusieurs poésies latines et françaises, et d'une tragédie de Philanire. ROLAND, neveu supposé de Charlemagne , et célèbre dans les anciens romans, fut tué à la bataille de Roncevaux en 778. ROLAND ou ROELANTS(Joach.), méd., né à Malines, a publié : De nooo morbo sudoris, quem Anglicum vocant,. anno 1529, grassantis. III. ROL AN D DE LA PLATIÈRE . (J. M.), né à Villefranche, près de Lyon, inspect-gén, des manufactures à Amiens et ensuite à Lyon , voyagea en Italie, en Suisse et en diverses autres contrées; il en rapporta d'immenses recherches sur les arts, qu'il consigua dans ses ouvrages, qui sont : Mémoire sur l'éducation des troupeaux et la culture des laines, 1779et 1783 , in-4° ; l'Art de l'imprimeur d'étoffes en laine , du fabricant de velours de coton , du tourbier, etc. , 178o, 1783 ; Lettres écrites de Suisse, d'Italie, de Sicile et de Malte, 1782, 6 v. in-12, réimpr. en 18oo; Dictionnaire des manufactures et des arts, 3 vol. in-4°, et une foule de lettres, d'opuscules , de rapports et de comptes rendus, lorsqu'il parvint à l'administrat. publiq. Nommé ministre de l'intérieur en 1792, Roland

istinction, ete m. dans cette ville en 1675. Ses princip.

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