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effraya la cour par ses principes républicains. Forcé par le monarque à quitter le ministère, il y fut rappelé par l'assemblée législative. Il s'efforça en vain d'arrêter le sang qui coulait dans les massacres des horribles journées des 2 et 3 septembre. Cédant aux orages, aux pam# ets, aux dénonciations , ce ministre onna sa démissiop et fut bientôt enve# dans la proscription des députés de la Gironde. Des émissaires étant venus pour l'arrêter le soir du 31 mai, il trouva le moyen de s'enfuir et d'aller se cacher à Rouen. Là , ayant appris que sa femme venait de périr sur l'échafaud , il se donna la mort avec une canne à épée, au bourg de Baudouin , à 4 lieues de Rouen, le 15 nov. 1793.

IV.ROLAND (M.-Jeanne Phlipon), femme du précéd., née à Paris en 1754, d'un grav. , fut élevée au sein des beauxarts, entourée de livres, de tableaux , de musique : elle devint savante, musicienne, et se connaissait en peinture. En 178o, Roland, inspect. des manufact. , l'épousa ; elle le suivit à Amiens, où elle se livra à l'étude de la botanique. Un voyage qu'elle fit en Anglet. et en Suisse lui donna le goût de la politique. Au moment de la révolution franç, elle crut ouvoir faire l'application des principes # liberté de ces deux peuples au nôtre, et fit partager ses opinions à son époux. Lorsqu'il parvint au ministère, on attribua à sa femme la plus grande partie de ses travaux. Le 7 déc. 1792, elle parut à la barre de la convention pour repousser une dénonciation, et y parla avec autant de facilité que de noblesse et de grâces. Quand son mari eut encouru la proscription, madame Roland espéra rester à Paris sans danger; mais bientôt arrêtée et mise à Sainte-Pélagie, elle y passa cinq , mois , après lesquels elle fut condamnée à mort par le trib. révolut., et exécutée le 18 nov. 1793. Ses Opuscules traitent de la mélancolie , de l'âme, de la morale, de la vieillesse, de l'amitié, de l'amour, de la retraite , de Socrate. lls sont réunis, ainsi que son Voyage en Angleterre et en Suisse, aux Mémoires qu'elle a écrits en prison sur sa vie privée, son arrestation et le ministère de son mari. Ces Mémoires, publiés en 18oo, forment 3 vol. in-8°.

ROLAND D'ERcEviLLE (B. G.), présid. au parl. de Paris , réunissait à l'étude du droit celle de l'histoire et des belles-lettres. Il périt sur l'échafaud révolut. en 1794, à 64 ans. Ses écrits sont : Lettre à l'abbé Velly, sur l'autorité des

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états en France, : 756, in-12 ; Discours sur les jésuites vivant dans le monde en habit séculier; Compte rendu des interrogatoires subis par-devantArgenson au commencem. du 18e s., par divers prisonniers détenus à la Bastille ou à Vincennes, 1766, in-4° ; Dissertation sur la question si les inscriptions doivent être rédigées en franç. ou en latin, 1782, in-8°, réimpr. deux ans après : Plan d'éducation, 1784, in-8° ; Recherches sur les prérogatives des femmes chez les Gaulois, les cours d'amour, etc. , 1787, in-12 ; Discours prononcé à l'académie d'Orléans, 1788 , in-4°. ROLANDELLO ( François), né à Asolo, prof. de belles-lettres à Venise, où il m. en 149o, a trad. en lat. quelq. discours de saint Basile et de saint Jean Chrysostôme, impr. à Trévise en 1476. Il a aussi coopéré à l'édit. des Fragmens de Varron , Parme , 148o, Venise et Brescia , 1483. ROLEWINCK (Werner), né à Laer près de Munster, chartreux à Cologne en 1447, et m. en 1492. Entre tous ses ouv. on distingue : Fasciculus temporum, Cologne, 1474 ; Louvain , 1486, en fr., par Pierre Surget , 1495 ; Libellus de venerabili sacramento, Paris, 1513; De Regimine principum, Munster, in-4°. ROLFINCK (Guerner), méd., né à Hambourg, m. à lène en 1673, à l'âge de 74 ans, a laissé plus. ouv., parmi lesquels on distingue ses Dissertationes anatomicae, in-4°. I. ROLL (Jean de), avoyer du cantou de Soleure en Suisse, m. en 1626, et illustre dans l'histoire ecclésiastique. II. ROLL (Louis de), du canton de . Soleure, chev. de Saint-Michel, colonel d'un régiment suisse de son nom , et capitaine aux gardes suisses, m. à Soleure en 1652. ROLLE (Michel), cél. math., né à Ambert, en Auvergne, l'an 1652, m. en 1719, membre de l'acad. des sciences. On a de lui : un Traité d'Algèbre, 169o, in-4° ; Démonstration d'une Méthode · pour résoudre les égalités de tous les degrés, 1691 ; Méthode pour résoudre les questions indéterminées de l'Algèbre , 1699. ROLLE (Jean Henri), music. allem., a publié des compositions pleines de feu. On distingue son Oratorio sur la mort d'Abel, et celui d'Abraham sur la montagne. Il m. en 1787 à Magdebourg. ROLLENHAGEN, Allemand, né en

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épique intitulé Frochsmrumster, dans le goût de la Batrachomyomachie d'Homère, des Comédies, des Tragedies, etc. ROLLFR (Joseph), jés., né à Hohensladt en Moravie en 17o4, se distingua ses talens dans l'éloq. de la chaire et éloq. profane. On a de lui : Eloquentia sacra et profana, in geminos tractatus distributa,'Olmutz, 1752, in-8°. Il m. . à Waporzan, en 1767.' - ROLLI † né à Rome en 1687, vint à Londres, où il fut placé près # la famille royale en qualite de maître de langue ftalienne. Pendant son séjour en Angleterre, il publia les édit. des Satires . de l'Arioste, des CEuvres burlesques du Berni, celles de Varchi , de Miston, 1735, in-fol.; et d'Anacréon, 1739. Rolli revint en 1747 dans sa patrie, et y m. en 1767: Ses Poésies furent recueillies à Londres en 1735, in-8o. On a encore imprimé à Florence en 1776, in-8°, un Recueil d'épigrammes faites par Rolli. . ROLLIN († chanc. de Philippe-le-Bon, duc de Bourgogne, a bien mérité des Beaunois par le magnifique , hôpital qu'il fonda pour leur ville en † Mais ses contemporains virent en lui un concussionnaire avide plutôt qu'un ministre généreux. II. ROLLIN (Charles), né à Paris en 1661 , fit ses études au coll. du Plessis. . Il devint ensuite prof. de seconde, puis de rhétorique au même collége, et suc- . céda à Hersan, son maître, dans la chaire d'éloq. au coll. royal en 1688. Il fut fait rect. de l'univ. en 1694, et reçu membre de l'acad. des inscriptions en 17o1. Il m. à Paris en 1741. Ses principaux ouv. ; sont : une édition de Quintilien, en 2 vol. 'in-12, à l'usage des écoliers ; Truité de la manière d'enseigner et d'étudier les ! belles-léttres par rupport à l'esprit et au cœur, 1726, 4 vol. in-12. Il y en a eu depuis un grand nombre d'cdit., dont la dern. est de 18o5, réimpr. sous le titre de Traité des'études ; l'Histoire anc. des · Egyptiens, des Carthaginois, des Assyriens, des Babyloniens, etc., 13 vol. in-12, publiée depuis 173o jusqu'en 1738; l'Histoire romaine depuis la fondation ! de Rome jusqu'à la bataille d'Actium. La mort l'empêcha d'achever cet ouv., ue M. Crevier, son disciple, a continué § le 9e vol.; Opuscules contenant · diverses Lèttres, ses Harangues latines, Discours, Complimens, etc., Paris , | 1771, 2 vol. in-12. L'Histoire ancienne, l'Histoire romaine , et le Traité des Etudes ont été réimprimés en 16 vol. in-4°. M. Bastien a publié l'édit. la plus

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ROLLON, RAOUL ou HARoUL , 1er duc de Normandie, était un des princ. chefs de ces Danois ou Normands qui firent tant de courses et de ravages en Fr. dans les 9° et 1o° s. Le roi, Charles-leSimple, pour avoir la paix avec eux, conclut, à St.-Clair § , en 912 , un traité par lequel il donna à Rollon , leur chef, sa fille Gisle ou Giselle en mariage, avec la partie de la Neustrie, appelée depuis de leur nom, Normandie, à condition qu'il en ferait hommage, et qu'il embrasserait la rel. chrét. Rollon y consentit. Hl fut bapt. et prit le nom de · Robert, parce que dans la cérémonie, Robert, duc de Fr. et de Paris, lui servit de parrain. Il m. vers 92o. Ce dnc de Normand, gouv. avec beaucoup d'équité. Son nom seul prononcé faisait la loi, et obligeait de se présenter dev. les juges. C'es l'origine du fam. cri de Haro ! ( Ha Raoul ! ) qui a été si longtems en usage dans la Normandie. ROMAGNESI, fils de Cinthio, aut. de coméd.ital., et coméd. lui-même, m. à Fontainebleau en 1742 , jouait assez bien tous les rôles, et excellait dans ceux d'Ivrogne, de Suisse, et d'Allem. On a · rec. ses meill. pièces en 2 v. in-8°, 1774 ; et les autres se trouv. dans le Wouveau Théātre italien. ROMAIN, pape après Etieme VI, en oct.897, m. † fin de la même année. On a de lui une Epttre. ROMAIN Ier, surn. LACÉPÈNE, emp. d'Orient, né en Arménie, sauva la vie à l'emp. Basile dans une bat. contre les

Sarrasins. Ce fut làl'origine de sa fortune. Constantin X épousa sa fille, et le déclara son collégue à l'empire en 919. Bientôt Romain eut tout le pouvoir, et Constantin n'eut que le sec. rang. Né avec de grands talens, il cimenta la paix avec les Bulgares, tailla en § Moscovites qui s'étaient jetés sur la Thrace, et obligea les Turcs à laisser l'emp. en paix.A ces qualités guerrières il joignit la plus gr. humanité, dont il donna des preuves dans les calamités qui désolèrent ses peuples. Cependant Romain éprouvant des remords, il voulut rendre, par son test., à Constantin X, son gendre, le Ier rang dont il l'avait privé : Etienne, l'un des fils de Romain, le fit conduire dans un monastère, où il m. en 948.

ROMAIN II, dit le Jeune, fils de Constantin Porphyrogenète, succ., en 959, à son père, après l'avoir, dit-on, empoisonné. Il chassa du palais sa mère Hélène et ses sœurs, qui furent réduites à se prostituer pour vivre.Nicéphore, gr. cap., repoussait les Sarrasins, et d'autres barbares qui menacaient l'emp., tandis que le lâche Romain se livrait à des débauches dont il m. en 963. ROMAIN III, surn. Argyre, fils de Léon, gén. des armées impér., parvint à l'emp. en 1o28, par son mariage avec Zoé, fille de Constantin le Jeune. Il déshonora le trône par son indolence, et vit tranquillement les Sarrasins s'emparer de la Syrie. Zoé le fit étrangler dans un bain , en avril 1o34. ROMAIN IV, dit Diogène, un des lus braves ossie., régna en 1o68 , après onstantin Ducas, qui laissa 3 fils sous la tutelle de l'impér. Eudoxie , qui lui onna bientôt sa main. Romain vain suit les Turcs ; mais en 1o71, il tomba entre les mains d'Asan, ci de§, qui eut la générosité de lui rendre la liberté, A son retour à Constantinople , il lui fallut disputer le trône contre Michel, qui le vainquit et lui fit crever les yeux. l m. des suites de ce supplice en 1o71. VIII. ROMAIN(Jules), peintre, dont le nom de fam. était Giulio PIPPI , né à Rome en 1492, était le discip. bien-aimé de Raphaël, qui le fit son héritier. Ce peint. étonne par la hardiesse de son style, par son gr. goût de dessin, par le feu de ses composit., par la grandeur de ses pensées poét., par la fierté de son expression. On admire ces gr. qualités réunies dans son tableau de la Chute des Géans ; et dans les Batailles de Constantin, qu'il fit avec Raphaél son maître. Romain était encore excellent àrchitecte ; plus. palais

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Kagoul; cette dernière amena la reddition de Bender et de plus. autres places importantes, Romanzoff voulut assurer, par les négociations, le fruit de ses victoires; mais ces négocitations ayant été infructueuses, il passa de nouveau le Danube, repoussa sans cesse les Turcs, s'avança vers Schumla où le grand visir s'était campé, et parvint à l'envelopper. Le visir demanda la paix. Les préliminaires en furent signés sur un tambour par Romanzoff, au mois de juillet 1774. Ce traité accorda à la Russie la libre navigation snr la mer Noire et le passage par le canal des dardanelles ; elle garda Azoph et quelques autres places, et l'indépendance de la Crimée fut reconnue. Après avoir été comblé de bienfaits par l'impératr., il partit pour son gouvern. - d'Ukraine; mais Catherine l'en fit revenir pour accompagner à Berlin le gr. duc Paul Petrowitz qui allait épouser la princesse de Wirtemberg. Ce grand général m. en 1788. ROMAS (N. de) de l'acad. des sc. de Bordeaux et correspondant de celle de Paris, lieut.-assesseur du présidial de Nérac sa patrie, où il m. en 1776, à 7o ans, passe avec raison pour l'inventeur du cerf-volant électrique. ll en fit l'essai à Nérac en mai 1753. On a de lui diverses Dissertations sur l'électricité , dans les tom. 2 et 4 des Mémoires présentés par les étrangers à l'acad. des sc. de Paris ; Mémoire sur les moyens de se garantir de la foudre dans les maisons , suivi d'une Lettre sur les cerfs-volans électriques, Bordeaux, 1776, in-12. ROMBOUTS ou RAMBoUTs (Théodore), peint., né à Anvers en 1597, où il m. en i637, possédait très-bien la partie du coloris. Après avoir peint des sujets graves et majestueux, il se délassait à représenter des assemblées de charlatans, de buveurs, de musiciens, etc. ROME (Esprit-Jean de), sieur D'ARDèNE, né à Marseille en 1687, m. en 1748. On a publié ses OEuvres posthumes en 4 vol. pet. in-12, parmi les

quelles on distingue des Fables, des Dis

cours et des Odes. ROME D'ARDÈNE (Jean-Paul), prêt. de l'Orat., longtems supér. de la maison de Marseille, m. en 1769, s'appliqua à la médecine, l'agriculture et au jardimage. On a de lui2 vol. in-12 de Lettres, où il prouve que les ecclésiast. peuvent exercer l'at t de guérir; l'Année chantpétre , 3 vol. in-12, ct des Traités sur la culture de différentes fleurs. ROME DE LIsLE (J.-Bapt.-Louis ),

né à Gray en 1736, m. à Paris en 179o, s'appliqua dès sa jeunesse aux observations sur l'Histoire naturelle et la Minéralogie. Il a laissé : Lettre à M. Bertrand sur les polypes d'eau douce, 1766, in-12 ; des Catalogues raisonnés de plusieurs riches collections de minéraux, de cristallisations et de madrépores. On distingue sur-tout celui du § de Davila, 1767, 3 vol. in-8°; L'Action du feu central banni de la surface du globe, et le Soleil rétahli dans ses droits, 1779 et 1781, in-8°, Christallographie, Paris, 1783, 4 vol. in-8°; Des Caractères extérieurs des Minéraux, 1784, in-8°; trologie ou Tables pour servir à l'intelligence des poids et mesures des anciens, d'après leur rapport avec les poids et les mesures de la # 1789, in-4°. Romé m. à Paris en 179o. ROMEI (le comte Annibal), gentilh. et litt. de Ferrare, viv. dans le 16° s. On a de lui : Discorsi cavallereschi divisi in sette giornate intorno alla Belleza, etc., Venise, 1585, in-8°, Vérone, 1586. ROMIEU (Marie de), née dans le Vivarais, acquit quelque réputation dans le 16° s. par les ouv. qu'elle publia. Les plus remarquables sont des Instructions pour les jeunes Dames, et un Discours où l'aut. prétend prouver l'excellence de son sexe sur celui de l'homme.

ROMILLON (Elizabeth), de Lille au Comtat Venaissin, perdit son mari et ses enfans dans un âge peu avancé. Il ne lni resta qu'une fille nommée Françoise, née en # , qui se joignit à elle pour établir des religieuses sous la règle du tiers-ordre de St.-François. Elle m. en 1619. Sa fille Françoise mit la dernière main à son établissement , et nomma ces filles religieuses de Ste. Elizabeth. Elle m. à Paris en 1645.

ROMILLY ( Jean), Genevois, né en 1714, m. à Paris en 1776, se rendit cél. dans l'horlogerie et par ses inventions . en mécanique; il a fait le prem.une montre battant les secondes mortes ; il en fit une autre qui allait une année entière sans être remontée. On lui doit tous les Articles sur l'horlogerie insérés dans l'Encyclopédie ; une Lettre publiée en 1778 contre la possibilité du mouvement perpétuel. Il établit , avec son gendre Corancé, le Journal de Paris, commencé le 1°r janvier 1777, et y inséra longtems les observat. météréolog. qui se voyaient en tête de cette feuille.

ROMILLY ( Jeau-Edme ) . fils du précéd. , né à Paris en 1739, m, past. de l'église de Saconex , près Gcnèvc , en 1779, a fait pour l'Encyclopédie de Paris les articles Tolérance et Vertu. Il a fourni aux Mémoires littér. de Palissot les Articles Bonnet, Mallet, Rousseau et Vernet. Ses Sermons, Genève, 1788, 3 vol. in-8°. · ROMME (N. ), hab. prof. de navig. à Rochefort sa patrie, où il m. en 18o6, ubl. en # une Méthode pour trouver es longitudes en mer, et en 18oo, un Modèle de calculs pour trouver en mer la longitude et la latitude. Ses autres ouv. sont : L'Art de la Mâture des vaisseaux , avec Perrain, 1778; L'Art de la Voilure, 1781 , in-fol.; L'Art de la Marine, etc., La Rochelle, 1787, in-4° ; Recherches faites par ordre de •V hr Britannique, 1765-71, pour rectifier les cartes et persectionner la navi#ation du canal de Bahama, trad. de f† de Guill. Gl. de Brahm, 1787 ; Dictionnaire de la Marine française , la Rochelle, 1792, in-8° ; Dictionnaire de la Marine anglaise , Paris, 18o4, 2 vol. in-8°; T§ des Vents, des sMarées, etc., Paris, 18o6.2 v. in-8°.

· ROMME (Charles) , cultivat. et anc. prof. de math. et de phys, né à Riom en 175o, dép. du Puy-de-Dôme à la législat. et ensuite à la convent. nat., n'omit aucune occasion de défendre les rincipes de la révolut. En sept. 1793, # présenta le Wouveau calendrier, qui fut adopté à sa place du calendrier romain. Après la chute du parti montagnard , il dissimula quelque tems ses principes.Ayant été nommé en novemb. 1794 un des 21 memb, chargés d'examiner " la conduite du député Carrier, il pencha en sa faveur, essaya de pallier ses crimes dans le rapport qu'il en fit à la convention. Le 1o prairial an 3 (2o mai 1795), lorsque les faubourgs insurgés se portèrent à la salle de la convent., il se montra un de leurs chefs les plus ardens; mais son parti ayant eu le dessous, il fut décrété d'arrestat. dans la même séance, et décapité le 18juin 1795, âgé de 45 ans. A l'instant où on lui lut son jugement, il se poignarda. ROMUALD (St.), né à Ravenne vers 952 , d'une famille ducale, fonda, l'an 1o12, le monast. de Camaldoli en Toscanc, dont il fut premier abbé ; c'est de là que son ordre a pris le nom de Camaldule. Il m. en 1o27, près de Val-deCastro. Le P. Pierre Damien a écrit sa Vie. · ROMULUS, prem. roi de Rome, était frère de Rémus et fils de Rhéa Sylvia, fille de Numitor, roi d'AlLe. Il

fonda la ville de Rome vers l'an 752 av. J. C. Après avoir pourvu à la sûreté de son petit état, et fait de sages réglemens pour l'intérieur, il ni. l'an 715 av.J. C., à 55 ans, après un règne de 37.

RONCAGLIA (Robert), de Modène, poète qui viv. dans les 15° et 16° s.. est aut. d'un ouv. intitulé : Focardo composto per Ruberto Ronchaja da Modena, e dicato a lo illustrissimo e facondissimo sig. Don Hercule.

RONCAGLIA (P. D. Constant.), de Lucques, de la congrég. de la Mère de Dieu , a publié : Watalis Alexandri historia ecclesiastica veteris et movi Testamenti notis et animadversionibus illustrata, Parisiis (Venetiis), 174o, 18 vol. in-4°; Lucques 174o, et Venise, # 9 vol. in-fol. ; Universa moralis theologia, Luccae, 173o, 2 vol. in-fol., et Venetiis, 176o; Effetti della pretesa riforma di Lutero e Calvino, e del Giansenismo, Lucques, 1714; Istoria delle variazioni delle chiese protestanti, Lucques, 1712 ; Le moderne conversazioni dette de' àicisbei esaminate, Lucques, 172o, Roncaglia m. dans sa patrie en 1737. R9N DEL (Jacques de ), écrivain protest., enseigna longtems les b.-lett. à Sédan, et devint ensuite prof. de b.-lett. à Maëstreicht, où il m. en 1715, On a de lui une Vie d'Epicure , ɧ 1679, in-12 ; un Discours sur le chapitre de Théophraste qui traite de la Superstition, Amst., 1685, in-12. RONDELET (Guillaume ), méd. et anat. , né à Montpellier en 15o7, m. à Réalmont, dans l'Albigeois , en 1566. C'est lui que Rabelais a joué sous le nom de Rondibilis. Il a donné un Traité des poissons, en latin, 1554, 2 vol. in-fol., et en français, 1558, in-fol.; plus. autres Ouvrages de médecine, Genève, 1628, in-8°. La Vie de Rondelet se trouvé dans les CEuvres de Laurent Joubert, son élève. RONDELLI(Geminiano), mathém. né dans le territoire de Modène, en 1652, et mort en 1735, a publié : Aquarum fluentium mensura, novd methodo inquisita , Bononiae, 1691, in- i°; Planorum et solidorum Euclidis elementa facilioribus demonstrationibus explicata , ib., 1693, in-49; Universale trigonometria lineare o logaritmica, Bologne , 17o5, in-4°. RONDET (Laurent - Etienne), fils d'un impr. de Paris, né en 1717, et m. en 1785, est principalement connu par

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