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vres choisies, en 1 vol. in-12, pet. form. Ponce-Denis Ecouchard Le Brun a publié les CEuvres de J. - B. Rousseau, avec des notes, 1 vol. in-8°. IlI. ROUSSEAU (J.-Jacq,), né à Genève en 1712, d'un horloger. Une étourderie de jeune homme lui fit abandonner la maison paternelle, et il changea dc relig. pour avoir dn pain. L'év. d'Anneci (Bernex), auquel il avait demandé un asile , chargea de son édncat. Mm° de arens, qui lui servit de mère, d'amie et d'amante. La nécessité de se procurer un état, et peut-être l'inconstance, obligèrent Rousseau de quitter souvent cette tendre mère. Il avait des talens supérieurs pour la musique. En 1741 , ayant quitté Chambéry, où il enseignait la musique, il vint à Paris, et y fut longtems † une situation gênée. Il commença cependant, en 1743, de sortir de l'obscurité. Ses amis le placèrent auprès de M. de Montaigu, ambass. de France à Vienne. La mésintelligence se mit bientôt cntre l'ambass. et son secrét. De retour à Paris, la place de commis qu'il obtint chez un fermier-gen. , lui donna quelque aisance, et il s'en servit pour aider Mm° de VVarens, sa bienfaitrice. L'année 175o fut l'époque de sa prem. † SUlr · la scène littéraire. L'acad. de Dijon avait proposé cette question : « Si le rétablissement des sciences et des arts a contribué à épurer les maeurs ? Rousseau soutint la négative, et son Discours fut couronné. » Ce Discours fut suivi de celui sur les causes de l'inégalité parmi les hommes et sur l'origine des sociétés. Le parl. de Paris ayant condamné son Emile en 1762 , et poursuivi criminellement l'aut., il fut obligé de prendre la fuite à la hâte. Il dirigea ses pas vers sa patrie, qui lui ferma ses portes. Il trouva un asile dans la princip. de Neufchâtel. Son prem. soin fut de défendre son Emile contre le mandem. de l'archev. de Paris, qui avait anathématisé ce livre. Il publia en 1763 une Lettre, où toutes ses opimions sont reproduites avec la parure de l'éloquence la plus vive. Les Lettres de la Montagne virent le jour bientôtaprès; ce livre irrita les minist. protest., sans le réconcilier avec l'Eglise romaine. La protection du roi de Prusse, à qui appartenait la princip. de Neufchâtel, ne put le soustraire aux tracasseries que le pasteur de Moutiers-Travers, village où il s'était retiré, lui suscita. Il prêcha contre Rousseau, et ses sermons produisirent une fermentation dans la populace. La nuit du 6 au 7 sept. 1765, quelques fanat., échauffés par le vin et les clameurs

des minist., lancèrent des cailloux contre les fenêtres du philos. genev., qui, craignant de nouv. insultes, fut contraint de se mettre en route au commenc. d'une saison très-rigoureuse ; il arriva dans un *état misérable à Strasbourg. Le maréch. de Contades, qui y commandait, lui procura tous les soulagemens qu'il pouvait espérer. Il se rendit à Paris, où était alors le célèb. Hume, qui devait l'emmener avec lui en Angleterre. Rousseau partit effectivement pour Londres en 1766. Hume lni procura un établissement très-agréable à la campagne ; uais le philos. de Genève ne se plut pas longtems dans sa nouvelle retraite. On connaît les démêlés de Rousseau avec l'Historien angl. Le philos. Genev. revint en France, où il se contenta de vivre en philos. paisible, borné à la société de quelques amis sûrs, fuyant celle des grands, paraissant détrompé de toutes les illusions, et n'affichant, dans les derniers tems de sa vie, ni la philos. ni le bel esprit. Il m. en 1778 à Ermenonville dans une terre de # Girardim. Rousseau avait épousé, en 1769, pendant son séjour à § en † Mlle Le † seur, sagouvernante, femme sansgraces et sans talens, qui avait pris sur lui l'empire le plus absolu. Elle lui rendit des services en santé et en maladie, et le suivit dans ses différentes émigrations à Montmorenci, à Genève, à Berne , à Moutiers, à Neufchâtel, à Londres, à Bienne, à Bourgoin, à Paris et à Ermenonville. On a plus. édit. des CEuvres | complètes de Rousseau : celle de Lond. (Paris), 1781, 38 vol. in-18, fig. d'après Moreau ; celle pub. par Dupeyron, Genève, 1782 et suiv., 17 v. † fig. ; il y en a eu une autre de d§ en 33 v. in-8°. Les mêmes CEuvres de J.-J. Rousseau, Kehl, de l'imp. de la soc. littér. et typograph., 1783-89, 34 vol. gr. in-18. $# a aussi une édit. de Paris, 1793,37 v. gr. in-18; les mêmes œuvres classées par ordre de matières, avec des notes par Mercier et l'abbé Brizard, Paris, 178593, 39 tom. en 38 vol. in-8°, fig. Les mêmes, Paris, de l'imp. de Didot jeune, 1793-18oo, 18 vol. très-gr. in-4°, figLes mêmes, Paris, Bozerian , de l'impr. de Didot aîné, 1796-18o1, 25 vol. gr. in-18, pap. vélin : cette jolie édit. a été tirée à ioo exempl. seulement. Ses Confessions ont été publiées après sa mort. ROUSSEAU (l'abbé), d'abord capucin, étudia la méd. et la chimie. Colbert le logea au Louvre pour qu'il eût plus de facilité à préparer ses remèdes. Tout

\ Paris le consulta et il fut longtems connut et peu après lui conféra le titre de conseiller extraordinaire, et le nomma son historiographe; rentré à Amst., il perdit bientôt ces places, pour s'être mis à la tête d'une association qui cherchait à mettre du trouble dans l'Etat; il fut obligé de se sauver à Bruxelles, où il on en 1762. Ses principaux ouv. sont : ADescription géographique , historique et politique du royaume de Sardaigne, Cologne, 1718, in-12; Histoire du car. dinal Alberoni, depuis sa naissance jusqu'en 1719 (supposée), trad. de l'espag., la Haye, i719, in-12, nouv. édit., 172o, 2 vol. in-12 ; Mercure historique et po4 dique, 15 vol., depuis 1724 jusqu'en #749; Histoire du prince Eugène, du duc de Marlborough , du prince d'Orange, la Haie, 1729 et 1747, 3 vol. in-fol. ; •Supplément au Corps iplomatique de J. Dumont, Amst. et la Haye, 1739 , 5 vol. in-fol. ; Intéréts des Puissances de l'Europe, depuis la paix d'Utrecht, la Haye, 1733, 2 vol. #. 1734, 9 vol. in-12, nouv. édit., 1735, 3 voi. in-4°, Trévoux, 1736, 14 vol. in-12; Recueil historique d'Actes et de Négociations 2 § paix d'Utrecht, la # 1728, Amst., 1755, 21 vol. in-12 et 25 vol. in-12, et un grand nombre d'autres ouv. relatifs aux affaires du tems, à la politique, et aux intérêts des divers souverains de l'Europe. ROUSSEVILLE (Nicolas DE VILLIERs de), proc. du roi de la commission pour la recherche de la noblesse de Picardie, dressa le Wobiliaire de cette province en 417 feuilles, imp. depuis 17o8 jusqu'en 1717. ROUSTAN (Jacqnes-Antoine), pasteur de Genève, où il m. en 18o8, a publ. plus. ouv. pour la défense de la relig. contre les attaques des incrédules ; tels sont : L'Impie démasqué; la # aux difficultés d'un théiste; les ettres sur l'état actuel du christianisme, et un Abrégé de l'Histoire Universelle, 9 vol. in-12. ROUSTEM DAsTAN, le Roland des tems héroïques de la Perse, est illustre par une suite de faits d'armes fabuleux, tout-à-fait dignes de nos anciens chevaliers, et si nombreux que les poètes et les romanciers en ont cnflé de gros vol.

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ROUSSEL (Guill. ), bénéd. de Conches en Normandie, se retira à Reims, et m. à Argentenil en 1717, à 59 ans. On a de lui : Une Traduction franç. des Lettres de St. Jérôme, réimpr. en 17 13, en 3 vol. in-8°; Un Eloge du père Mabillon , etc.

ROUSSEL (Pierre), méd., associé de l'institut, né à Ax, m. à Châteaudun en 18o2, à 6o ans, vint de bonne heure à Paris, il se livra plus à l'étude de la science qu'à la † de son art. Les observations que renferme son Système physique et moral de la Femme, '# in-12, sont aussi attachantes par le fond des idées que par le style. On a encore de lui l'Eloge de Bordeu, qui parut en 1772; différens Mémoires répandus dans les Journaux littéraires.

ROUSSEL (Joseph), né à Bagnol , suivit la profess. du barreau avec succès, et a publié, Instruction pour les sei gneurs et leurs gens d'affaires, 177o, in-12 ; L'Agenda ou Manuel des Gens d'affaires, 1772, in-12. Il m. dans le Languedoc en 1778.

ROUSSEL (Claude), prêtre, né à Vitry-sur-Marne en 172o, m. sur la fin du 18° s., a publié : Principes de Reli# ou Préservatif contre l'Incrédulité,

aris, 1751 , in-12.

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ont régné en France depuis plusieurs siècles, 1776; Dissertation sur la narure du gaz iiyflammable, 1778 ; Observations sur l'épidémie d'Ainfreville, 1779; Observations sur la dyssenterie, 1779; Dissertation sur le scorbut, couronnée par l'académie royale de médecine de Paris, 1781 ; Recherches sur la petite vérole, 1781 ;_Tableau des plantes usuelles, 1792 ; Flore du Calvados; Elémens de chimie et de physique expérimentale. ROUSSEL DE BÉRARDIÈRE (J. H.), né à St.-Bomer, parent du précéd., professeur en droit à l'univ. de Caen, m. en 18o1, est aut. d'une Dissertation sur les crimes et les moyens de les détruire ; Institution au droit de Wormandie , 1782 ; Plan de Législation criminelle , 1788. Il a laissé plus. ouv. m.ss. ROUSSELET (Franc.), médecin alchimiste , né à Vesoul dans le 16o s., a composé un Traité intit. la Chrysospagrrie, ou de l'Usage et Vertu de l'Or, Lyon, 1582 , in-8°. ROUSSELET (Claude-Franc.), relig. augustin, né à Pesmes en 1725. Il a composé Histoire et Description de l'église de Brou, élevée à Bourg en Bresse, sous les ordres de Marguerite d'Autriche, entre les années 151 1 et 1536 , Paris, 1767, in-12. Rousselet m, à Besancon en 18o7.

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ROUTH (Bernard), jés., né en Irlande en 1695, vint en France, travailla longtems aux Mémoires de Trévoux , et se retira à Mons, où il m. en 1763. On lui doit des Lettres sur les Voyages de Cyrus, le Paradis perdu, le roman de &'éthos, des Recherches sur la manière

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ROWE (Thomas), né à Londres en 1687 , s'acquit de la réputation par ses Poésies Anglaises, entr'autres par quelues Imitations d'Horace et de Tibulle. l avait entrepris de donner la Vie des grands hommes de l'antiquité omis par Plutarque. Cet auteur en avait déjà comosé huit lorsqu'il m. à Londres en 1715. lles ont été trad. en franç., et imp en 1734 à la suite de la nouv. édit. des Vies de Plutarque par Dacier. ROWE (Elisabeth), femme du précéd., née à Ilchester, dans la province de Somerset, en 1674, m. en 1737 à Frome. Cette dame cultiva avec succès la poésie, la littérature et les arts. On a § de Joseph, en vers angl. ; l'Amitié après la mort; des Lettres morales et amusantes; une Elégie sur la mort de son mari, que l'on estime être une de ses meilleuies pièces de poésie, et d'autres ouvrages mêlés de prose et de vers. Ses œuvres ont été rec. en 1739, 2 vol. in -8o. - ROWE (Nicolas), poète angl., né en 1673, m. à Londres en 1718. A 25 ans il publia sa trag. intit. The ambitious step-mother(la Belle-Mère ambitieuse), qui obtint le plus grand succès. Cette tragédie fut suivie de Tamerlan , de la Belle Pénitente , d' Ulysse, du Prosélyte royal , de Jane Shore , de Lady Jane Grey, et d'une comédie que son peu de succès a fait même exclure du recueil de ses œuvres publiées en 3 vol. in-12. On lui doit aussi une cdit, des

oeuvres de Shakespeare , et une Vie de ce poète, ainsi qu'une traduction de la Pharsale de Lucain, donnée en 1728. A l'avénement de George I°r, il fut créé poète lauréat, et quelque tems après secrét. du cons. du prince de Galles.

ROWLAND (Henri), théol. et antiq. gallois, né à Anglesey , m. en 1722, a publ. une description de l'ile où il est mé, 1 vol. in-4°, intitulé Mona Restaurata.

ROWLEY (William), aut. dramatique du tems de Charles Ier, a laissé cinq pièces de sa composition, à l'une desquelles Shakespeare a coopéré.

ROWNING (Jean), né en 1699, m en 1771, curé d'Anderbury dans le comté de Lincoln, fut un mécanicien habile. On a de lui un Système abrégé de philosophie naturelle, C§ 1738, in-8°, réimp. avec des add., en 1745.

ROUX (Augustin), doct. en méd. dans l'univ. de Bordeaux, et doct.-rég. de cette faculté à Paris, naquit à SaintAmand, en Gascogne, en 1726, et m. en 1776. Il continua le Journal de decine , commencé par Vandermonde depuis le mois de juillet 1754 jusqu'en juin 1776. On a de lui : Recherches sur les moyens de réfroidir les liqueurs , 1758, in-12 ; la Traduction de l'Essai sur l'eau de chaux de With , 1767, in 12 ; Annales Typographiques , depuis 1757 jusqu'en 1762 ; Wouvelle En# édie portative, §766, 2 vol. in-8°;

es Pierres et les minéraux parfaits Paris, 1781, in-4° ; Mémoires de Chimie extraits de ceux de l'acad. d'Upsal, 1764, 2 vol. in-12 ; Histoire naturelle, #i§ et médicinale des corps des trois règnes de la nature.

ROUX † prêtre et vicaire d'une des paroisses de Paris, devint dans la révol. § municipal de cette commune : il s'intitulait le Prédicateur des Sans-Culottes, et il fut un des commissaires chargés de la # du Temple pendant que Louis XVI et sa famille † On ne saurait peindre a cruauté avec laquelle ce monstre traita ces prisonniers. † se rappelle que ce fut lui qui, choisi pour conduire Louis XVI à l'échafaud, lui répondit au moment où ce prince le priait de se charger d'une bague pour la reine : « Je ne suis chargé que de vous mener à la mort. » La section des Gravilliers l'accusa de fripponnerie, et n'ayant pu prouver son

innocence, il fut expulsé de la com

mune le 9 sept. 1793. De nouvelles accusations le firent traduire, le 15 jan

vier 1794, devant le tribunal de police correctionnelle, qui le renvoya par devant le trib. révol. Au moment où il entendit prononcer cette décision , il se frappa de cinq coups de couteau , et m. dans les prisons de Bicêtre, où on le transporta. ROUXEL (Jean), fils d'un riche négoc. de Caen, où il m. en 1686, obtint en 1682, lorsque l'univ. de Caen fut rétablie , les chaires d'éloq, et de philos., et ensuite celle des lois. Il a laissé des Poésies latines avec quelques Harangues, Caen, 1636, in -8°. ROXANE, fille d'Oxyarte, prince persan , était un prodige de beauté. Alexandre l'épousa après la défaite de Darius, et en mourant l'an 324 av. J. C., la laissa grosse d'un fils qu'on nomma le jeune Alexandre. Cassandre fit mourir l'enfant et la mère. ROXELANE, sultane favorite de Soliman II , emper. des Turcs, joignait à une grande beauté beaucoup d'esprit et encore plus d'ambition. Soliman avait pour fils aîné Mustapha, sorti d'une autre femme que Roxelane, qui était mère de Sélim II et de plus. autres enfans. C'était un obstacle à l'envie qu'avait cette femme ambitieuse d'élever ses fils sur le trône. Elle feignit une passion extrême de bâtir une mosquée et un hôpital pour les étrangers. Le sultan était trop épris d'elle pour lui refuser son consentement ; mais le mufti, gagné à . force de présens, ayant déclaré que ce † dessein ne pouvait être exécuté par a sultane, tant qu'elle serait esclave, elle affecta une si grande mélancolie, que Soliman, craignant de la perdre, l'affranchit et l'épousa dans les formes. Alors l'adroite Roxelane, devenue femme de ce prince, agit avec tant d'artifice, qu'elle fit périr Mustapha l'an 1553, et ouvrit ar cet attentat le chemin du trône à § , son fils aîné. Elle avait contribué, en 1546, à la mort du grand-visir Ibrahim. Roxelane m. en 1561. ROY (Louis le), Regius, né à Coutances, m. à Paris en 1577 , prof. en langue grecque au coll. Royal. Ses ouv. sont : La de Guillaume Budé, en latin, Paris, 1577, in-4°; la Traduction française du Timée de Platon, in-4°, et de plus. autres ouv. grecs. Sa Traduc

·tion de la Politique d'Aristote a eu trois

édit. ; des Lettres, 156o, in-4° ; une édition des Commentaires de Conan sur le droit civil, etc. ROY (Pierre le), aumônier du card. de Bourbon, et chan. de Rouen, publ.

en 1593 la Vertu du Catholicon d'EspagneROY (Guill. le) , né à Caen l'an Y61o, fut chanoine de l'église de NotreDame de Paris, et permuta son canonicat pour l'abbaye de Haute-Fontaine, où il mourut en i684. Ses princip. ouv. sont : Instructions recueillies des S'ermons de S. Augustin sur les Psaumes, vol. in-12 ; La Solitude chrétienne , vol. in-12; Un gr. nomb. de Lettres , de Traductions et d'autres Ouvrages. ROY (Jacques le), baron du Saintmpire, né à Bruxelles , m. à Lyon en 1719 , à 86 ans , a laissé : # Marchionatus , sancti Imperii, 1678, in-fol., avec fig. ; Topographia Brabantiae, 1692 , in-fol. ; Castella et Praetoria nobilium , 1696 , in-fol. ; Le Thédtre # du duché de Brabant, 173o, 2 vol. in-fol., avec fig. ROY (Julien le), né à Tours en 1686, se rendit à Paris, où il fut admis dans le corps des horlogers en 1713. Il se rendit bientôt cél. par ses inventions et par la perfection où il porta les montres. Cet artiste m. à Paris , en 1759. On † voir le détail de ses inventions et e ses découvertes en horlogerie dans les Etrennes _chronométriques , 176o, de Pierre Le Roy, son fils aîné. ROY (Pierre le), horloger du roi , m. à Paris en 1785, fils du cél. Julien , perfectionna comme son père l'horlogerie. Ses montres marines, remarquables par leur précision et leur simplicité, lui valurent le prix de l'acad. des scienc. On lui doit : Mémoires pour les horlogers de Paris, 175o , in-4° ; Exposé des travaux de Harrisson et Le Roy , dans la Recherche des longitudes en mer, 1768, in-4° ; Précis des Recherches pour la détermination des longitudes par la mesure artificielle du tems, 1773, in-4°. VII. ROY (Jul.-David le), architecte, frère du précéd. , membre de l'institut de Fr., et de celui de Bologne, s'attacha à l'archit. Il avait voyagé avec fruit, et publia ses recherches dans divers ouvr. d'érudition , estimés. Les princip. sont : Ruines des plus beaux monumens de la Grèce , 1758, in-fol., 2° édit., 177o ; Histoire de la disposition et des formes différentes des temples des chrétiens , 1764, in-8°; Observations sur les édif§ des anciens peuples , 1767, in-8° ; De la marine des anciens peuples, 1777, in-8°; Les JVavires , des anciens, considérés par

rapport à leurs voiles et à l'usage qu'on

en pourrait faire, 1783, in-8°; Recherches sur le vaisseau long des anciens , etc. , 1785, in-8° ; Mémoire sur les travaux qui ont rapport à l'exploitation de la mâture dans les Pyrénées , 1796 , in-4°. Il m. à Paris en 18o3, âgé de 75 ans. ROY (Charles le) , méd., fils du précéd., né à Paris en 1726, où il m. en 1779 L'acad. des scienc. dont il était memb. lui doit plus. Mémoires, qu'il réunit en 1771 , en 1 vol. in-8°, sous le titre de Mélanges de physique et de médecine. On a encore de lui : moires sur les fièvres aigués, 1766, in-8° ; Usage et effets de l'écorce du Garou, # , , in-12 ; De aquarum mineralium naturd et usu, 1762, in-8°; Pronostics dans les maladies aigues , 1777, 1 vol. in-12. ROY (Pierre-Charles), poète , Parisien , né en 1683, travailla en concurrence avec La Mothe et Danchet à des opéra. Après Quinault ,, Roy est le poète a été le plus loin dans ce genre. Le ballet des Elémens, celui des Sens, et la tragéd. de Callirhoé sont, de tous ses opéra, ceux qu'on relit avec le plus de plaisir. Cet écriv. fut conseill. au châtelet , de l'acad. des inscript. , trésorier de la chancellerie de la cour des aides de Clermont , et chev. de l'ordre de Saint-Michel. Il m. en 1764. Son penchant à la satire lui avait fait des ennemis de la plupart des gens de lettres. Outre ses Opéra, on a encore de lui un Recueil de poésies et d'autres ouvr., en 2 vol. in-8°. ROY ( Henri-Marie le), curé de Saint-Herbland de Rouen , m. en cette ville en 1779, a laissé : Les Oraisons funèbres de Jacques II et de Marie Lecsinzka; Un Éloge abrégé de Louis XV, 1774, in-12; Le Paradis perdu de Milton, traduit en vers français, 1776, 2 vol. ROY (l'abbé Chrét. le), né à Sédan, m. en 178o, au coll. du card. Le Moine à Paris, où il était prof. d'éloquence, a écrit : Lettre sur l'éducat. du collége de Sorrèze ; Lettre en faveur du méme collége; Lettre en faveur du commerce ; Discours latin sur ce sujet, Quantùm litteris debeat virtus, 1751 , in 4°. ROY DE LA CoRINYE (Charles le), né à Saint-Brieux en 169o , prote de l'imprim. de Félix Faulcon à Poitiers , a fait un Traité de l'Orthographe française, en forme de Dictionnaire , revu ar Restaut , dont il y a eu grand nomre d'édition s, in-8°. Il m, en 1739

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