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, SCIOPPIUS (Gaspard), né à Neumarck dans le Haut-Palatinat , en 1576, abjura la relig. protest., et se fit cathol. vers l'an 1599. Né en quelque sorte méchant et emporté, Scioppius devint l'Attila des écrivains. Joseph Scaliger fut sur-tout l'objet de ses satires et de ses fureurs. II traita avec le dernier mépris Jacques Ier, roi d'Angl., dans son Ecclesiasticus, Hartbergae , 161 1 , in-4°. On fit brûler publiquement son libelle à Londres ; son effigie fut pendue dans une comédie représentée devant le monarque, qui lui fit donner des coups de bâton † le moyen de son ambass. en Espag.

1 m. en 1649, à Padoue. On a de lui 1 o4 ouv. Les principaux sont : Verisimilium libri IV , 1596, in-8°; Commentarius de arte critică, 166t , in-8°; De sud ad catholicos migratione, 16oo, in-8° ; /Votationes criticae in Phaedrum, in Priapeia, Patavii, 1664, in-8°, qu'on peut joindre aux Variorum ; Suspectarum lectionum libri V , 1664, in-8° ; Classicum belli sacri, 1619, in-4° ; Collyrium regium , 161 1 , in-8°; Grammatica philosophica, 1644, in-8° ; Relatio ad reges et principes de stratagematibus , etc., societatis Jesu, 1641 , in-12. Il publia ce libelle sous le nom d'Alfonse de Vargas.

I. SCIPION (Publius Cornelius), surnommé l'Africain, cél.gén. romain, était fils de PubliusCornelius Scipion, qui fut consul dans la 2° guerre punique, lorsqu'Annibal passa les Alpes pour entrer en Italie. Le combat ayant été engagé sur les bords du Tésin, Scipion le père fut blessé et mis hors de combat. § fils, âgé de 17 ans, † faisait sa première campagne, le tira des mains de l'ennemi, et lui sauva la vie. Après la bataille de Cannes, plus.offic., désespérant du salut de la républ., avaient projeté de quitter l'Italie , pour se retirer chez quelque roi ami des § Scipion n'eut pas plutôt appris ce funeste projet, que tirant son épée : « Que ceux qui aiment la république, s'écria-t-il, me suivent.» Il court anssi-tôt vers la tente où ces officiers étaient assemblés, et leur présentant la pointe de son épée : « Je jure le premier, dit-il, que je n'abandonnerai point la république, et que je ne souffrirai pas qu'aucun autre l'abandonne. Faites le

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- même serment que moi, vous tous qui

étes ici assemblés. , Quiconque refusera d'obéir perdra sur-le-champ la vie. » Ils † tous, et le courage d'un seul omme sauva peut-être la république. Scipion fut créo édile à l'âge d 2 I ans , quoiqu'on † alors entrer en charge qu'à 27 ans. Il fut envoyé en Espagne à l'âge de 24 ans. Il en fit la conquête en moins de quatre années, battit l'armée ennemie, prit Carthagène en un seul jour, et mit fin à la guerre d'Espagne, par une gr. bat. qu'il donna dans la Bétique. Scipion porta ensuite la guerre en Afrique. Il battit Asdrubal, un des meilleurs généraux carthaginois, et vainquit Syphax, roi de Numidie, l'an 2o3 avant J. C. A la bat. de Zama, il forca Annibal, qui lui avait longtems disputé le terrain, de prendre la fuite. Vingt mille Carthaginois restèrent sur le champ de bataille , et autant furent faits prisonniers. Cette victoire produisit la paix la † avantageuse pour Rome. Scipion fut

onoré du triomphe et du surnom d'Africain. Quelques années après, il obtint une seconde fois le consulat; mais les intrigues de ses concurrens affaiblirent son crédit. Las de lutter contre eux à Rome, il passa en Asie pour combattre Antiochus, sous les ordres de son frère » en 189 : mais il tomba malade , et n'eut † de part à la victoire. Revenu à tome , † trouva l'envie acharnée contre lui. Il fut traduit devant le

† par les deux Pétilius. Ces tribuns

accusèrent de péculat. Ils prétendirent qu'il avait tiré de grandes sommes d'Antiochus, pour lui faire accorder une paix avantageuse.Scipion se défendit avec cette grandeur d'ame qui caractérisait toutes ses actions , et reçut des applaudissemens universels. Il quitta Rome , et se retira à sa maison de campagne à Literne, où, à l'exemple des anciens Romains, il cultiva la terre de ses mains victorieuses. Il y m. l'an 1 8o av. J. C. SCIPION (Lucius Cornelius), surnommé l'Asiatique, frère de Scipion l'Africain , le suivit en Espagne et en Afrique. Ses services lui méritèrent le consulat , l'an 189 av. J. C. Il livra une sanglante bataille à Antiochus dans les champs de Magnésie, près de Sardes, où les Asiatiques perdirent 5o,ooo hommes de pied et 4ooo chevaux. Le triomphe et le surnom d'Asiatique furent la recompense de sa victoire ; mais ses succès ex . citèrent l'envie. Caton le censeur fit porter une loi pour informer des sommes d'argent qu'il avait reçues d'Antiochus et Lucius Scipion fut condauine à une amende pour le même prétendu crime de éculat, dont on avait accusé son frère. # biens furent vendus, et leur modicité le justifia : il me s y trouva pas de quoi payer la sommc à laquelle il avait été condamné.

SCIPION-NASICA. Il y a eu plus. hommes cél. de ce nom, trois entr'autres elés P. Cornelius. Le premier était fils de Cnéius, tué en Espagne. Il fut consul l'an 191 avant J. C., battit les Boiens et obtint le triomphe, malgré l'opposition des tribups. - Le second, fils du précéd., se distingua sous Paul Emile, et eut part à ses succès contre Persée, en 168. En 157, étant censeur, il exposa le premier en public, à Rome, un clepsydre ou horloge d'eau. Consul our la seconde fois en 155, il battit les almates, refusa le titre d'imperator que ses soldats lui décernaient, et eut beaucoup de peine à souscrire aux ordres du sénat, qui lui conféra les honneurs dn triomphe. — Le troisième fut consul en l'an 138. En 133, de son autorité privée, il mena une troupe de patriciens contre Tib. Gracchus, qui excitait des troubles dans la républ. , et qui fut tué sur la place publique.Lesénat ne trouva d'autre moyen de le dérober à la fureur du peuple, qui prétendait venger la mort du tribun, #ue de lui donner une commission pour l'Asie. Il y m. de chagrin de se voir ainsi exilé de Rome.

SCIPION (Publius AEmilianus), surnommé Scipion l'Africain le jeune, était fils de Paul-Emile, et fut adopté par Scipion, un des fils de l'Africain. Il alla servir en Espagne en quâlité de tribun légionnaire, et monta le premier à l'assaut lors de la prise d'Intercatie , et obtint une couronne murale. De l'Espagne il passa en Afrique en qualité de tribun, et y effaca tous ses concurrens. Peu de tems après, ce jeune héros étant venu à Rome, le sénat lui donna le consulat l'an 158 av. J. C., quoiqu'il n'eût pas l'âge requis pour cette charge.Chargé de la guerre d'Afrique, il se fit accompagner dans ces expéditions par Laelius, son intime ami, et par ses savantes manœuvres, Carthage fut prise l'an 146 avant J. C. De retour à Rome , il eut les honneurs du triomphe, et se rendit propre le surnom d'Africain, qu'il portait déjà par droit de succession. Le consulat lui fut décerné pour la deuxième fois, l'an 134 avant J. C. Il prit ensuite Numance , dont le siége durait depuis quatorze ans, et obtint un second triomphe et le sur

nom de Wumantin. Quelque tems après,

ayant aspiré à la dictature, les triumvirs le firent étrangler dans son lit ; d'autres disent qu'il fut empoisonné par sa femme Sempronia , soeur des Gracques , avec lesquels il avait eu de grands démêlés.

SCIPION (Publius ), beau-père de Pompée, se retira en Afrique, après la bat. de Pharsale, avec les debris de l'armée vaincue, l'an 48 avant J. C. Ayant joint ses troupes à celles de Juba , roi de Mauritanie , il remporta d'abord quelques avantages; mais César s'y étant rendu peu de tems après, Scipion fut battu et tué dans le combat.

SCIRON (mythol.), fils de Canète et d'Héniocle : c'était un fameux brigand qui infestait les environs de Mégare , où il attendait les passans pour lcs dépouiller et les jeter dans la mer. Thésée l'ayant tué , jeta ses os dans la mer; ils furent changés en rochers appelés de son nom, Scironia saxa.

SCIULIAGA (Etienne), sav. Ragusois, m. vers 17°o, a laissé : Traite de commerce maritime , Venise , , 1755 ; Opuscules latins et italiens sur le naufrage de St.-Paul,Venise, 1757 ; Exercitationes geographicœ, etc. de naufragio S. Pauli, Venise, 1757, in-4°. SCLANUS (Salvus), méd. , philos., mathémat. et anatom. de Naples, prof. dans l'univ. de sa patrie vers 158o. On a de lui : Commentaria in tres libros artis medicinalis Galeni, Venise, 1597; Commentaria in aphorismos Hippocratis , Venise, 1579; Consilia medica. SCLATER ( Guillaume ), doct. en théol., memb. du coll. du roi à Cambridge , et vicaire de Pitminster, au comté de Somerset , m. en 162 5, a donné un Commentaire sur les épîtres aux Romains et aux Thessaloniens. — Sclater, son fils , ecclésiast., chan. à Exeter, a laissé quelques Sermons. SCOLARI (Philippe), né en 1369 à Florence, d'une § noble , fut envoyé par son père à Bude en Hongrie, auprès de Luc de Pecchia, négoc. florentin , pour y apprendre le commerce. Quelque tems après, le trésorier du roi Sigismond lui confia l'administration de la trésorerie. Sigismond le nomma ensuite direct. des mines d'or. Les partisans de Charles d'Anjou ayant attaqué Sigismond, et fait ce prince prisonnier, Philippe entreprit sa défense, rassembla quelques troupes, délivra son souverain et le rétablit sur le trône. Celui-ci, pour récompense, le nomma comte de T'emeswar et généralissime de ses troupes

eontre les Tures, qu'il battit en diverses occasions. Scolari m. à Lippa en 1426. " Le roi et toute la cour prirent le deuil, et accompagnèrent son convoi. SCOPAS, cél. archit. et sculpt. de l'ile de Paros, vivait vers l'an 43o avant J. C. Il travailla au fameux mausolée qu'Artémise fit ériger à son mari dans la ville d'Halicarnasse, et qui était réputé l'une des sept merveilles du monde. Il fit aussi à Ephèse une colonne cél. par les beautés dont ce sav. artiste l'avait enrichie. Mais parmi ses ouv., on fait sur-tout mention d'une Vénus qui fut transportée à Rome, et que Pline (Hist. nat , liv. 36, chap. 4) jugeait être supérieure à celle de Praxitèle. SCORZA (Sinibaldo) peint et grav., de Voltaggio dans le territoire de Gênes, où il m. en 1631 , à 41 ans. Il copiait à la plume les estampes d'Albert Durer, d'une manière à tromper les connaisseurs. il excellait aussi à peindre des animaux, des fleurs et des paysages. SCOT (Voy. DUNs. (3 SCOT (Jean ), appelé aussi Erigène, du noms d'Erin, que portait anciennement l'Irlande sa patrie, passa en France sous le règne de Charles le-Chauve. Ce prince concut pour lui une grande estime. C'était un esprit vif, pénétrant et hardi : il voulut se mêler de théologie, et fronda l'Ecriture et la tradition. Ses écrits ne tardèrent pas à soulever contre lui les orthodoxes. Jean Scot termina ses jours en France quelques annés avant Charles-le-Chauve, qui m. en 877. Nous n'avons plus le Traité qu'il composa sur l'Eucharistie, contre Paschase Ratbert. Cet ouv. fut proscrit par plus. conc., et condamné au feu en l'an 1o59 par celui de Rome. Mais nous avons le # de la Préclestination divine, qu'il fit à la prière de Hincmar de Reims et de Pardule de Laon : il se trouve dans Vindiciao Praedestinationis et Gratiae, 165o, 2 vol. in-4°. - SCOT ou ScHoT (Reginald), savant Anglais, né à Smerth dans le comté de Kent, m. en 1599, a écrit sur la Manière de former les houblonnières , 1576 , in-4° , 2° édit. ; La Magie et la Sorcellerie dévoilées , en anglais, 1584, in-4°, réimprimé en 1651. Cet ouv, fut combattu par Jacques Io, John Raynolds et le docteur Meric, Casaubon, Joseph Glanvil, etc. SCOTT ( Michel ), de l'ancienne famille de Balwirie, dans le comté de Fife en Ecosse, où il naquit vers 124o, se trouva en 126o à la bat. de Largo, où il

F - - • servit comme volontaire. Le roi Alexan

dre III l'honora dn titre de chevalier, et l'employa dans plus. ambass. A la m. de ce prince, il fut nommé l'un des régens du royaume, et m. regreté en 1291.

SCOTT ( Thomas), théol. anglais, m. en 1626, prédicateur de la compagnie anglaise à Utrecht, où il fut assassiné, a laissé un gr. nomb. d'ouv. sous des titres très-singuliers : Vox populi ; Vox Dei; Vox regis ; Digitus Dei ; La Fourmie belgique ; Le Combat de la langue entre deux soldats anglais dans # cabane de Gravesend, in-4° ; Symmachia ou le vrai IVœud d'amour, unissant la Grande-Bretagne et les Provinces-Unies, in-4°, Les Voleurs de Dieu et du roi , en deux sermons, in-4°; Le Faiseur de Projets , sermon prononcé devant les jnges à Norwich ; Les IVouvelles du Parnasse, in-4°.

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SOOTT(Daniel), sav. écriv. angl., né à Londres, m. en 1759, doct. en droit à Utrecht , où il se joignit à la société des baptistes ou meninonistes. Il a composé : Essai sur la Trinité démontrée par l'Ecriture : en 1741, une Wouoelle version de l'Evangile de saint Matthieu ; en 1745, un Appendix au Lexicon grec d'Etienne, 2 vol. in-fol- — Scott (Thomas), frère du précéd., m. cn 1746, ministre dissident à Norwich, a laissé quelques Sermons. SCOTT (Joseph - Nicolas), fils du précéd., fut pasteur d'une congrégation d'indépendans à Norwich, et quitta cette lace pour se faire arien et médecin. — Scott (Thomas), son frère, m. vers 1775, fut ministre à Hapton, au comté de Norfolck, où il m. On a de lui plus. &'ermons, un petit volume de Poésies lyriques, et une Traduction en vers angl. d'un livre de Job , avec des notes,

SCOTT (Jean), poète angl., né en 173o, m. en 1783. On a imprimé ses OEuvres en 1782, un vol. in-8°. On a encore de lui : Observations sur les pauvres; le Code des voleurs de grands chemins et des filoux ; Pamphlet sur l'authenticité des poèmes de Rowley. SCOTTI (Jules-Clément), ex-jésuite, enseigna la philosophie et la jurisprud. canonique à Padoue, où il m. en 1669, à 67 ans. On lui attribue Monarchia Solipsorum , 1648, in-12 , trad en fr. par Restaut, 172 1, in-12, sous le titre † la Monarchie des Solipses. Ses autres ouv. sont : De potestate # · in societatem Jesu, 1646, in-8°; De obligatione regularis, etc., 1647, in-4°. SCOTTI (le comte Frédéric), poète latin et jurisc. du 16° s., né à Plaisance, a publ. un vol. de poésies lat. à Bologne, 158o, avec deux livres de Lettres; des Opuscules : des Traités sur des matières dc droit. Cette famille a produit une foule d'hommes célèbres. ð distingue entr'autres le comte Jean ScoTT1, bon poète, et David ScoTT 1, jésuite , qui a publ. des Leçons sacrées intit. David, Bologne, 1793, 2 vol. in-4°; un Discours dramatique, ayant aussi pour titre David, Bologne, 1759. SCRIBANI ou ScRIBAN1Us (Charles), jés. , né à Bruxelles en 1561, m. en 1629, prof., puis rect. de Bruxelles et d'Anvers, et enfin provincial de Flandre. Il a laissé : Amphitheatrum honoris adversùs calvinistas, Anvers, 16o6, in-4°, qu'il publia sous le nom de Clarus Bonarscius ; Histoire des guerres civiles des Pays-Bas, eu latin , 1627, in-8°; Antverpia , 161o , in-4°. C'est un éloge des citoyens d'Anvers. Origines Antverpiensium, in-4°; Superior religiosus , 1619, in-12 ; Politico-Christianus, 1624, in-4°, etc. SCRIMGER (Henri), sav.Ecossais, m. à Gcnève en 1571, à 65 ans. Il fut le 1er qui enseigna le droit dans cette ville. On a de lui une Histoire d'Ecosse , impr.

sous le nom de Henri d'Ecosse. Il avait aussi travaillé à éclaircir Athénée ; mais

ses notes n'ont pas vu le jour.

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m, en 1653, à 63 ans, a publ. des Edi' tions de Végèce, de Frontin , et de quelques autres qui ont traité de l'art

militaire. Il a publ. le premier les Frh 'es

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anorbus pilaris observatus, Norimbergae, 1658, in 12; Prophylaxis circa prœsentem et futurum sanitatis statum, ibid., 1665, in-12; Plantarum cultura, ibid., 1666, in-12. SCUPOLI(Laur.), d'Otrante, théatin, m. en 161o à Naples. Il a donné plusieurs ouvrages mystiques, dont le plus fameux est le Combat spirituel, livre que portait sur lui Saint-François de Sales, V† 1589, in-12, réimpr. en italien, en latin, en franc., en allem. et même en langue arabe. Cette dern. trad. est du P. Pierre Formage, jés., Rome, 1775, in-12. SCUTIUS (Corneille), méd. de Bruges, cultiva les mathématiques. On a de lui : Dissertatio de Medicinâ, Antverpiœ, 1546; Disputatio astrologica et medica contra Diarium, quod Almanachum vocant, Petri Bruhesii, grec et latin , ibid. , 1647. SCYLAX, mathémat. et géogr. , de l'île de Cariande dans la Carie, florissait sous le règne de Darius, fils d'Hystaspes, vers l'an 522 avant J.-C. Ce prince l'envoya à la découverte de l'Inde, dont il voulait faire la conquête. Plusieurs savans lui attribuent I'invention des Tables géographiques. Nous avons, sous son nom, un Périple publié par Hœschelius, avec d'autres anciens géographes, Leyde, 1697, in-4°; mais cet ouv. est d'un auteur beaucoup plus récent. SCYLITZES(Jean),ditCURoPALATE, auteur grec, gr.-maître de la maison des emper. de Constantinople, composa en grec, dans le 11° s., l'Histoire abrégée de cet empire, depuis 813 jusqu'à l'an 1o81 que vivait cet écriv. Cedrenus Syncelle a copié une partie de cette hist.

SCYLLIS et DIPAENUS, sculpteurs crétois, vivaient sous l'empire des rois mèdes, et avant que Cyrus eût détruit leur domination. Ils furent les premiers, suivant Pline, qui se distinguèrent dans l'art de tailler le marbre. Ils firent, pour les habitans de Sycione , les statues d'Apollon, de Diane, de Minerve et d'Hercule.

SEABURY (Samuel),.premier évêq. de l'église épiscopale des Etats-Unis, né en 1728, m. en 1796. Il a publié : Le devoir de considérer les Routes que nous suivons, et 3 vol. de Sermons.

SEBA, de la tribu de Benjamin, un des complices de la révolte d'Absalon contre son père, empêcha onze des tribus d'Israël de reconnaître David pour leur roi. Etant allé se renfermer dans la ville d'Abela pour se soustraire aux poursuites

de Joab, général de David, les habitans alarmés lui coupèrent la tête vers l'an 1»23 avant l'ère chrétienne, et la jetèrent pardessus les murailles à la vue de Joab, qui leva aussitôt le siége de cette ville. SEBA(Albert), natifd'Etzéel en Oost

frise, apothicaire à Amst. , membre de l'acad. des Curieux de la nature, est aut. de la Description d'une immense collect. d'objets § naturelle, Amst., 1734 et années suivantes, en 3 vol. in fol., fig., le 4° vol. n'a point paru. Les explications sont en latin et en français. · SÉBASTIAN-LATRE (don Thom.), conseiller d'état du roi d'Espagne et son secrét., né en 174o, et m. en 18o4, travailla à la réforme du théâtre de sa nation: la lecture de Racine et le bon §i

u'on avait fait à la traduction qu'il venait

e publier, en vers espagnols de sa trag. de § l'engagèrent à faire une étude particulière du théâtre français. Il commença par une des plus mauvaises comédies de Roxas, intitulée : Progné et Philomèle, dont il fit une belle trag. On a de lui : Histoire du théâtre grec et Romain, Madrid, 18o4, 3 vol. in-4° ; Essaisur le théâtre espagnol,Sarragosse, 1772, in-4°; Dissertation sur la littéraiûre arabe, idem, 1775, in-8°; Dissertation sur l'éloquence grecque et l'éloquence romaine comparées ensemble, Madrid, 1788, in-4°; Les Vies de trois fameux poètes espagnols , Lopès de Vega, Calderon et Moreto, avec le jugement impartial de leurs ouvrages, Madrid, 179o, in-4°.

SEBASTIEN, frère cadet de Jovin,

tyran dans les Gaules , fut associé à la

uissance souveraine par son frère, vers † 412; mais le roi Ataulphe, qui était venu d'Italie pour partager les Gaules avec Jovin, poursuivit d'abord Sébastien, qui fut pris et décapité à Narbonne en 413, et Jovin subit peu de tems après le même sort.

SEBASTIEN (don Juan), roi de Portugal , fils posthume de l'infont Jean et de Jeanne, fille de l'empereur CharlesQuint, né en 155 t , monta sur le trône en 1557, après Jean III, son aïeul. On fit de ce jeune prince un monarque fanatique ; il entreprit un voyage en Afrique contre lcs Maures, en massacra une partie et dispersa l'autre ; de retour à Lisbonne, il promit de marcher au secours de § qui était en guerre avec Moluc son oncle , roi de Fez et de Maroc. L'entreprise était importante ; et don Sébasticn crut devoir en proposer le l§ don Philippe de † qui

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