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promit de lui envoyer cinquante galéres avec dix mille hommes. Mais ce prince ne songeait qu'à profiter de l'éloignement de Sébastien, pour joindre la couronne de Portugal à celles de Castille et de Léon. Persuadé que Philippe était sincère, don Sébastien fait lever des troupes en Allemagne et en Italie, s'embarque et s'éloi

ne de son royaume, malgré les prières † peuple. Après avoir traversé † IIlCI"

ui sépare # de l'Afrique, don ;ébastien descendit sur la côte d'Arzila ; 'convaincu que rien ne devait résister à sa valeur, il rejeta les propositions de Moluc qui lui offrit la paix avec l'abandon de la † du pays qui pouvait lui convenir.

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La première attaque des Maures jeta l'épouvante dans l'armée de don Sebastien, qui parcourt les rangs, promet la victoire au nom du Dieu des chrétiens, vole au combat, a trois chevaux tués sous lui, et cherche de nouveaux dangers ; il est massacré avec un petit nombre de braves qui auraient rougi de lui survivre. Moluc fut trouvé mort dans sa litière : ainsi les chefs des deux partis expirèrent sur le champ de bataille, Don Sébastien avait 25 ans,

SÉBASTIEN DEL PIoMBo, peintre, appelé Frère du plomb, parce qu'il rem† cet office (ou celui de scelleur) dans la chancellerie apostolique, est encore connu sous les noms de Sébastien de Venise, ct de Fra-Bastien. Il naquit à Venise en 1485, et m. en 1547. Il sembla vouloir disputer le prix de la peint. au cél. Raphaël. Le tableau de la Résurrection de Lazare , dont on attribue même l'invention et le dessin sur la toile au grand Michel-Ange, et que Sébastien peignit pour l'opposer au tableau de la † est admirable pour le grand goût de couleur; mais il ne prévalut point sur celui de Raphaël : ce tableau précieux fut donné à l'église de Narbonne par le cardinal Jules de Médicis, archevêque de cette ville : il y resta jusqu'en 1722, époque où le duc d'Or† régent, le fit demander pour enrichir sa belle collection du Palais-Royal. Les dessins de Sébastien, travaillés à la ierre noire, sont dans le goût de ceux de † SÉBASTIEN DE SAINT PAUL , né à Enguien en 163o , carme de l'ancienne observance, m, à Bruxelles en 17o6, est connu par quelques ouvr, où il attaque les bollandistes qui avaient rejeté quelques opinions touchant l'ordre des car. mes, § défendit la généalogie

carmélite dans son Exhibitio Errorum Dan- Papebrochii, Colog., 1693, in-4°.

SEBIZIUS (Melchior), né en 1578, m. en 1674, fut chan. de Strasbourg , † de med. L'empereur Ferdinand II, 'éleva à la dignité de comte Palatin. Il a donné un Commentaire sur les OEuvres de Galien ; Exercitationes medicœ; Miscellaneœ questiones medicae ; Sneculum medicinae practictim, 1661, 2 vol. in-8°. — Sebizius (Melchior), son fils, né à Strasbourg en 1664, m. en 17o4, recteur de l'université. Il a laissé une dissertation De Urinatoribus et Arte urinandi , Strasbourg , 17oo.

SEBIZIUS (Jean-Albert), méd., né à Strasbourg en 1615, où il m. en 1685, y occupa une chaire d'anat. Il a écrit : Anatomicae theses miscellaneae, Argentorati , 1653 , in-4° ; Exercitationum pathologicarum liber, ib., 1674, in-4°. SEBONDE (Raymond de), philos. espagnol du 15° s., s'est fait connaître par un traité latin , intitulé : Theologia naturalis, sive Liber creaturarum, en 33o chapitres , Strasbourg, 1496, in-f., en lettres † Montaigne en fit une traduct., Paris, 1581, in-8°. , SECCHI (Nic.), de Brescia, origin. de Milan, qui vivait dans le 16° s., se distingua par la profonde connaissance des lois et de la littérature latine et italienne. Ferdinand le catholique, roi d'Espagne, le députa en 1545 vers Soliman, eniper. des † Il vint m. à Rome. On a de lui un Dialogue sur l'Honneur , un poéme , De Origine Pilae majoris , et plusieurs Comédies. SECKENDORF (Vite-Louis de), né dans la Franconie en 1626, d'une maison aneienne, m. en 1692, devint gentilh. de la chambre du duc de Gotha, conseiller aulique, premier ministre et directeur en chef de la régence, de la chambre et du consistoire, puis conseill. privé et chancde Maurice, duc de Saxe-Zeitz, et après la m. de ce prince, conseiller privé de l'électeur de § , et chancel. de l'univ. de Hall, Il a écrit : Histoire des Luthéranisme, Francfort, 1692 , 2 vol. in-fol. en latin ; en allemand , Etat des princes d'Allemagne, in-8°; Description de l'empire germanique, in-8°. SECKENDORF (N. comte de), génde l'emp. Charles Vl, m. en 174o, battit les Français à Clausen en 1735, et fit ensuite la guerre aux Turcs. .. | . SECKER (Thomas), prélat angl., né dans le comté de Nottingham en 1G9: s'appliqua d'abord à l'étude de la médee

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que Josaphat et lui voulaient aller faire à la ville de Ramoth en Galaad. Cet imposteur prédit au roi un heureux succès ; mais il en arriva le contraire. SEDECIAS, med. juif et gr. magicien, connu par plus. traits d'hist. trèsextravagans. On dit entre autres qu'il empoisonna le roi de France Charles-leChauve, avec une certaine poudre qu'il lui fit prendre. Le monarque m. onze jours après. SEDGWICK (Obadiah), théol. angl. non-conformiste, né à Marlborough, au comté de VVilt, en 16oo, où il m. Il prêcha souvent en présence du parlement dans le tems de la rebellion, et fut memb. de l'assemblée du clergé. On a de lui . des Traités de Religion et des Sermons.

SEDLEY (sir Charles), poète angl., né en 1639, à Aylesford dans le Kent, parut dans le monde comme un poète ainable et un homme de cour; sa fille devint maîtresse de Jacques II, qui la créa comtesse de Dorchester; mais il se 1montra ensuite l'un des plus chands partisans de la révolution, au grand etonnement de tous ceux qui avaient été témoins de la faveur dont il avait joui auprès de Jacques II. Sedley m. au commencement du règne de la reine Anne.Ses ouvr., qui consistent en Comédies et en Poesies , ont été impr. en 1719, en 2 v. in-8o.

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SEEDORFF (François), jés. , né à Fribourg en Suisse , m. à Schwetzingen en 1758, à 66 ans. Il a composé 12 Lettres de controverse, Manheim , 1749 , 2 vol. in-8°, pour l'instruction du prince Frédéric, comte Palatin , avant qu'il se fût réuni à la relig. catholique. SEE-MA-KOANG , Chinois célèbre par ses connaissances , viv. dans le 11° s. Nommé très-jeune mandarin d'une gr. province, et ens,tite gouv. de l'emp. , il ne profita de sa place que pour dire la vérité à son souverain , éloigner de lui les flatteurs , et faire le bien des peuplesVieux, il se retira dans une solitude. Ce fut dans cette retraite, et dans l'espace de 15 ans, qu'il écrivit une Histoire de la Chine, qni commence à la 4o3° année avant l'ère chrét. , et renferme 14 s. Les Chinois en font grand cas; c'est le meilleur de leurs ouv. en ce enre. On attribue encore à Sée-Ma§ des Traités de morale. SEE-MA-TSIEN , Chinois, rassembla, vers l'an 176 av. J. C., les mémoires relatifs à l'histoire de la Chine : ces mémoires étaient en petit nombre depuis que l'emp. Chi-Oang-Ti avait ordonné de détruire tous les monumens historiques. L'ouvrage du sav. Chinois se nomme Séki. SÉGAREL ou SAGAREL (George), forma une société d'hommes qui prirent le nom d'apostoliques. C'étaient des mendians § qui prétendaient que tout était commun, et même les femmes. Ségarel fit beaucoup de prosélytes. L'inquisition le fit arrêter, et il fut brûlé ; mais sa secte me finit pas avec lui. SEGAUD (Guillaume), cél. prédic. jés , né à Paris en 1674, où il m. en 1748, enseigna les humanités au coll. de Louisle-Grand à Paris, puis à Rennes et à Rouen. On a de lui des Sermons impr. à Paris eu 175o et 1752, 6 vol. in-12, par les soins du père Berruyer, si connu par son Histoire du Peuple de Dieu. SEGERUS (George), méd. de Thorn, dans la Prusse royale, né en 1628, et m. en 1678, occupa une chaire dans sa ville natale, puis à § où il fut nommé méd. du roi de Pologme. Ses principaux ouvr. sont : Dissertatio anatomica de lymphœ Bartholinianœ quidditate et materid, Hafniae, 16C8, in-4° ; Dissertatio amatomica de Hippocratis orthodoxid , de nutritione fœtus in utero , Basileae, 166o, in-4° ; De usu communium corporis humani integumentorum, Hafniae, 1654, in-4°.

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SEGNERI(Paul), jés., né à Nettuno en 1624, m. en 1694, se distingua par ses prédications. Le pape Innocent XII l'appela à Rome pour y occuper les places de son prédicat. ordinaire. On a de lui des Sermons, trad. en franç., Lyon, 1713, 7 v. in-12 ; des Méditations, trad. en francais, Paris, 1713, 5 vol. in-12 ; l'Incrédule sans excuse ; la Manne ou la Wourriture de l'âme; le Pasteur instruit; le Confesseur instruit; le Pénitent instruit, in-12 : les Illusions des quiétistes, trad. en français, 1687, in-12 ; le Serviteur de Marie ; l'Exposition du Miserere, trad. en franç. par l'abbé Laugier, in-12, etc. SEGNERI (Paul), dit le jeune, jés., neveu du précéd., né à Rome en 1673, m à Sinigaglia en 1713; Côme III, grandduc de Toscane, instruit de ses talens, le fit demander pour prêcher dans ses états. On a recueilli après sa mort tous ses ouvr., Venise, 1795. SEGNI (Bernard), gentilh. florentin. La républ. de Florence lui confia diverses missions honorables ; il fut , en 1541, consul de l'acad. de sa patrie, alors trèsflorissante, et m. en 1559. Il a laissé : Histoire de Florence depuis 1527 jusqu'en 1555, et traduit en italien divers ! traités d'Aristote, et l'CEdipe de Sophocle, etc. SEGNI (Jules), gentilh. bolonais, m. vers 152o, fut profes. de poésie latine à Bologne, puis curé de l'église de S.-Isaïe. ! fut étroitement lié avec Torquatus le Passe, dout il publia les Lettres à Bo- .

logne, 1616, in-4°. On a de lui : Camilli
Senatoris tumulus Carmen, 1597.
SEGNI (P. D. Jean-Baptiste), de la
congrégation des chan. régul. de S. Sau-
veur, né à Bologne dans le 16e s., m. à
Ferrare en 161o, où il professa la théol.,
ensuite à Urbin. On a de lui : De ordine
et statu canonico libri quatuor, Bologne,
16o1; Peregrinatio bonorum spirituum,
etc., Ferrare, 1592; De Reliquiis sanc-
torum liber unus, Bologne, 16oo et 161o;
De optime Episcopo, Holstein, 16o6.
SEGOING (Ch.), avocat de Paris,
fit impr., en 1657, le Trésor héraldique,
ou Mercure armorial.
SEGRAIS (Jean REGNAULT de), cél.
poète franç., membre de l'acad. franç.,
né à Caen en 1624, où il m. en 17o1. On
a de lui des Poésies et d'autres ouvr. ,
dont les plus considér. sont la Traduc-
tion en vers français de l'Enéïde et des
Géorgiques de Virgile, 2 vol. in-8° ; des
Eglogues très-estimées, dont la meil-
leure édition est celle d'Amst., 1723; le
recueil intitulé : Diverses Poésies; IVou -
velles Françaises, Paris, 1722, 2 v.in-12 ;
Segraisiana, ou Mélanges d'histoire et
de littérature, Paris, 1722, in-8°, sous
le titre de la Haye; Amst., 1723, in-12,
ouvrage recueilli de ses entretiens.
SEGUENOT (Claude), cél. orateur,
né à Avalon en 1596, m. à Paris en 1676.
Il a publié une traduction fr. du livre
de la Virginité, de St.-Augustin, avec
des notes, qui furent censurées par la
Sorbonne, et pour laquelle il fut mis à
la Bastille.
SEGUI (Joseph), né à Rodez en 1689.
Il remporta le prix de vers à l'acad. fr.
en 1732, dont il devint membre. Il fut
nommé abbé de Genlis et chanoine à
Meaux, où il m. en 1761. Il a publié des
Panégyriques, 2 v. in-12 ; des Sermons,
2 v., et des Discours académiques, 1 v.
SÉGUIER † seig. de Sorel,
Lestang-la-Ville, Saint-Brisson, Autri,
etc., président à mortier au parlement de
Paris, né en 15o4, de Nicolas Séguier,
seigneur de Lestang-la-Ville, de Dranci,
ancienne famille originaire du Langue-
doc. Féconde en magistrats célèbres, elle
a donné un chancelier, cinq présidens à
mortier, treize conseillers, trois avocats-
généraux au parlement de Paris, et huit

| maîtres des requêtes. L'éloquence de

Pierre Séguier l'éleva en 155o à la charge d'avocat-général au parlem. en 155o. Les harangues qu'il prononça dans les fonctions le cette charge sont des chefs-d'œuvre d'éloquence, principalement celles qu'il fit au sujet des différens qu'eurent

le pape Jules III et Henri II, qni avait ris le duc de Parme sous sa protection. fut président à mortier en 1554, charge qu'il exerca pendant 22 ans.Lorsque sous le règne de Charles IX il fallut remettre a Philibert Emmanuel, duc de Savoie, les places qu'on avait prises à son père , et fixer les frontières du Dauphiné et du Piémont, le président Séguier fut le premier des députés qui s'assemblèrent à Lyon pour cette affaire; il défendit avec tant de clarté les droits du roi, qu'il confondit les Savoyards; et si l'on avait suivi ses conseils, la Fr. n'aurait pas depuis eu tant de peine à s'ouvrirun passage en Italie. Cet homme célèbre est m. en 158o. On a de lui des harangues et un traité intitulé : Rudimenta de cognitione Dei et sui, qui fut publié en 1636, in-12, par G. Balesdens. SEGUIER (Pierre), seig. de Sorel, † à mortier au parlem. de Paris, ls du précéd. Il parut avec tant d'éclat dans les divers emplois, que le roi Charles IX le nomma lientenant civil en la prévôté de Paris. Il m. en 16o2. SEGUIER (Antoine), frére du préc., seig. de Villiers et de Fonrqueux, conseiil. au parlement, puis maître des requêtes en 1557, lieut. civil, conseiller d'état en 1586; avocat général au parlem. en 1587, résid. à mortier en 1597 Il fut envoyé à Venise en 1598, en qualité d'ambassad. Il m. en 1624. il laissa, par son testament, trente-six mille livres # rente pour être - employées en fondations , particulièrement pour l'entretien de cent pauvres filles orphelines de l'hôpital du faubourg Saint § à Paris. SEGUIER (Jean), frère du précéd., seigneur d'Autri, etc., conseiller au parlement de Paris, puis maître des requêtes et lieutenant civil, etc., rendit de grands services au roi Henri III. Après la mort de ce monarque, il suivit Henri IV, qui le chargea d'exercer la justice à Mantes et à Saint-Denis. Il sacrifia sa vie pour le soulagement des pauvres, et ne voulut point les abandonner pendant une terrible peste, dont il mourut lui-même. Il laissa deux fils et trois filles.

SEGUIER (Pierre), fils du précéd., né à Paris en 1588, chancelicr de France, duc de Villemor, comte de Gien, etc. , pair de France , garde des sccaux des ordes du roi, successivement conseiller au parlement de Paris, maître des requêtes et président à mortier, fut garde des sceaux en 1633, et devint chancelier sous Louis XIII. Les sceaux lui furent ôtés en 165o et 1652, mais ils lui furent rendus

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A cette charge il joignait les titres de duc de Villemor, et de protecteur de l'acad. franç. L'acad. de peinture et de sculpt. n'eut pas moins à se louer de sa protection. ll m. à Saint-Germain-en-Laye en 1672.

SEGUIER † - Louis), né à Paris cn 17 6, descendant du précedent , fut d'abord avocat du roi au châtelet en 1755, ensuite avocat-général an parlement de Paris : l'éloquence de Séguier rappela les beaux jours du barreau ; plusieurs de ses réquisitoires sont des chefs-d'œuvre. On v trouve un stvle nerveux et une profonde logique. Celui du 18 août 177o est remarquable, en ce † annonca 19 ans d'avance les causes d'une prochaine révolution. Il remplaca à l'académie Fontenelle, quitta la France au moment des orages révolutionnaires, et m. à Tournai en 1792.

SEGUIER ( Jean - Francois), né à Nimes en 17o3, issu d'une branche de la famille des précéd., s'appliqua d'abord à la jurisprudence; inais il prit goût pour la botanique, et réussit dans cette science. L'abbé Bignon, bibliothécaire du roi, le chargea de mettre en ordre les précieuses collections de botanique de cette magnifique bibliothèque Il travailla à l'ouvr. qui a pour titre : Bibliotheca hotanica, La Haye, 174o, in -4°; Leyde 176e, in-4°, par les soius de Laurent-Théodore Gronovius, qui y aajouté un supplémentLes voyages qu'il fit avec le † Scipion Masfei, en Angleterre, en Hollande, en Allemagne, et sur-tout en Italie, augmentèrent ses connaissances dans la botanique. Le champ fertile du Véronèse fixa longtems ses recherches, et lui fit publier Plantœ Veronenses, Vérone , 1747, 2 vol. in-8°. H donna un 3° v.in-8° en 1754, cet ouvrage est utile et précieux. Associé de l'académie des inscriptions de Paris, ceHe de Nîme le nomma son protecteur, et il lui légua ses livres, ses objets d'antiquité et ses m.ss. Il m. dans cette ville en 1784 Il traduisit les Mémoires de Maffei , 2 v. in-12

SEGUIN ( Joseph ), avocat, né à la Ciotat, m. en 1694, est aut. des Antiquités de la ville d'Arles, Arles, 1687, in-4°, deux parties.

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