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SIXTE IV, appelé auparavant Francois d'Albecola de la Rovère, fils d'un pêcheur du village de Celles; il fut élevé sur la chaire de Saint-Pierre , le 9 août 1471. Il mourut en 1484, à 71 ans. On lui impute la rédaction des Regulœ cancellariae Romanae, 1471 , in - 4°, trèsrare, trad. en franç. par Dupinet, 1564, in-8°, et réimpr. sous le titre de la Banue romaine, 17oo, in-12, livre qui a s§ aux protestans le moyen de déclamer beaucoup contre la cour de Rome. On a de Sixte IV plus. Traités en lat. ; un sur le Sang de Jésus-Christ, Rome, 1743, in-fol. , et un autre sur la Puissance de Dieu. SIXTE V, né en 1521 dans un village de la Marche d'Ancône, appelé les Grottes Montalte, d'un vigneron qui , ne ouvant le nourrir, le donna fort jeune un laboureur qui lui fit garder ses moutons, ensuite ses pourceaux. Félix Peretti (c'est ainsi qu'il s'appelait), s'acquittait de cet emploi, lorsqu'il vit un cordelier conventuel qui était en peine du chemin qu'il devait prendre pour aller a Ascoli, Ille suivit; le moine lui trouva de l'esprit, et le jeune Péretti lui témoigna une si grande passion pour l'étude, u'il engagea sa communauté à le gar# et à le faire instruire. On le revêtit de l'habit de cordelier; le frère Félix devint en peu de tems bon grammairien et habile philos. ; intriguant et fourbe, il parvint au généralat de son ordre, devint card, et fut élu pape en 1585. Il m. en 159o généralement détesté. Le euple Romain brisa sa statue. (Voyez # ie de ce pape, par Léti, traduite en fr., en 2 vol. in-12, par Jean le Pelletier, et l'Histoire de Sixte-Quint, par M. d'Archenholz, en allem., qui a parut en 18o5. • P SIXTE DE SIENNE, juif, se fit chrétien et cordel. Convaincu d'avoir enseigné des hérésies, et refusant avec opiniâtreté de les abjurer, il fut condamné au feu. La sentence allait être exécutée, lorsque le pape Pie V, alors cardinal et inquisit. de la foi, vainquit son obstination, et le fit passer de l'ordre de St: François dans celui de St.-Dominque. Il m. à Gênes en 1569, à 49ans. Son princ. ouv. est sa Bibliothèque sainte. La meilleure édit. est celle de Naples, 1742, 2 vol. in-fol. Des Questions astronom. , † , etc.; Des Homélies sur les Evangiles, etc. SIXTE DE HEMMINGA, né dans la Frise occidentale en 1532, m, vers 1586, a publié un Traité contre l'astrologie judiciaire, Angers , 1783, in-4°.

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de Madrid, d'Edimbourg, etc. On lui

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angl., né en 1722 à Shipbourne au comté de Kent, m, à § en 1771 dans l'indigence. A la fin de sa vie sa raison s'aliéna. On estime ses poésies recueillies en 1791 , 2 vol. in-12. SMEATON (Jean ), mécanicien et ingén. † , né à Austhorpe en 1724, m. à Londres en 1792. En 175 1, il inventa un iustrument pour mesurer la marche des vaisseaux et une boussole d'une nouv. construction : admis dans la soc. royale, il enrichit ses Transactions de plusieurs Mémoires intéressans. SMELLIE (Guill.), cél. accoucheur angl. , m. dans un âge avancé à Lanerck en Ecosse en 1763, a écrit : Traité des accouchemens, 1 vol. in-8°, suivi , en 1754, d'un 2° vol. contenant les cas contre nature. Il en a paru depuis un autre qui forme un système complet de l'art des accouchemens, que Préville a trad. en franç. On doit encore à Smellie une suite de planches anatomiques de grandeur naturelle au nombre de 36, accompagnées d'explications etd'un abrégé de la pratique des accouchemens.

SMELLIE(Guill.), impr. écossais et . secrét. de la société des antiq. d'Edimbourg, m. en 1795, a publié en angl. la traduct. de l'Hist. natur. de Buffon. II est aut, de la Philosophie de l'Histoire . naturelle.

SMENDYRIDE, Sybarite, se signala parmi ses concitoyens par sa mollesse, son faste et son insolence. Les auteurs anciens ont rapporté quelques traits de ce méprisable caractère, Montesquieu en a fait usage dans son Temple de †

SMER DIS, fils de Cyrus, fut tué par ordre de Cambyse son frère, qui m. quelq. tems après, vers l'an 524 av. J. C. Alors un mage de Perse prit le nom de Smerdis, ' et faisant accroire qu'il était frère de Cam- . byse, parce qu'illui ressemblait beaucoup, se mit sur le trône; mais il employa tant de précautions pour cacher sa fourberie, que cela même le découvrit. Il se forma un complot, environ 6 mois après son usurpation, entre sept des princip. seineurs de Perse, du nombre esquels était Darius, fils d'Hystaspes qui succéda à Smerdis. Cet usurpateur fut tué par les ! conjures,

SMlTH (Jean), le père de la colonie de Virginie , maquit en 1579, au comté de Lincoln en Angleterre; passa en Fr., et de là aux Pays-Pas. A son retour ii s'appliqua à l'histoire militaire, et à la taotique ; entré en jouissance d'une partie

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de l'héritage de son père, il s'embarqua à Marseille pour l'Italie, avec quelques

élerins.Une tempête les obligea de jeter † près de la petite île de Nice; et comme ses compagnons attribuaient les

malheurs de ce voyage à la présence d'un

hérétique, Smith fut jeté à la mer. Il atteignit le bord à la nage, et passa à Alexandrie , où il se mit au service de l'emper. d'Autriche contre les Turcs. Il mérita bientôt par ses exploits le commandement de 25o hommes de cavalerie. Au siège de Regal, les Ottomans le firent prisonnier; il s'éehappa et passa en Russie. De retour en Angleterre, il forma la résolution de chercher des aventures au nord de l'Amérique. En 16o6, ayant persuadé à un certain nombre de personnes, de demander une patente pour † Virginie méridionale, il s'engagea dans cette expédition, que Christophe Newport fut chargé de commander. Il arriva avec les premiers émigrans, qui firent, en 16o7, un établissement à Chesapeak. JamesTown fut le siége de la colonie naissante. On nommaun conseil pour tenir les rênes du gouvernement; Smith fut membre de ce conseil. En parcourant les rivages de Chick-Ahominy, il fut fait prisonnier. On le conduisit à l'empereur § 5 ce prince le reçut assis sur une espèce de trône , entre deux jeunes beautés qui étaient ses deux filles.Après une longue délibération, on apporta deux grandes pierres, sa tête fut placée sur le billot, et † hache levée sur lui. Mais, Pocahontas, la fille chérie duroi, arrêtale coupfatal, et par sesinstances lui sauva lavie. Il fut renvoyé à James-Town, où ses efforts empêchè rentque la plantation ne fut abandonnée. En 16o8 il parcourut toute la côte, depuis le cap Henry jusqu'à la rivière Susquehannah, et à son retour, il traça une carte de la baye Chesapeak et de ses rivières.C'est dPaprès cette carte que toutes celles postérieures ont été copices.Ayant été grièvement blessé en 16o9 par une explosion de poudre à canon, il alla en † chercher les secours des plus habiles médecins. En 1614, avec huit hommes dans une petite † , il rangea toute la côte qu'on appelait alors la Virginie du nord ; c'est-à-dire , depnis Penobscot jusqu'au cap Cod; et à son retour il dressa | carte de tout ce pays, auquel il pria le prince Charles, depuis roi et martyr, de donner un nom. Ce fut alors que la Virginie-nord reçut le nom de NouvelleAngleterre.Après quelques autres aventures, Smith mourut à Londres, en 163 I. Il a publié : Le sixième Voyage fait en sVirginie, 16o6; Le premier voyage à

la Nouvelle-Angleterre, avec l'ancien et le nouveau nom, # Relation de son voyage à la IVouvelle-Angleterre, 1615; Description de W. E., 1617; Es| sais de la Nouvelle-Angleterre, où l'on | voit les succès de 26 bâtimens qui y ont été employés dans les six dernières années, etc. , 162o ; Histoire générale de | la Virginie, de la IVouvelle-Angleterre, et des iles Summer, avec les noms des avanturiers qui y ont abordé, etc., de 1584 à 1626, les cartes et descriptions de ces contrées, en 6 liv. in-fol., 1627. Son ami M. Purchas en a reproduit dans ses pélerinages la plus grande partie ; Les voyages, aventures et observations du capitaine Jean Smith en Eu· rope, Asie , Afrique et Amérique, de 1593 à 1629, in f°, i63o. Cet ouv. est conservé tout entier dans les collections de Churchill ; Avis aux plantemrs inexpérimentés de la Mouvelle - Angleterre, 163o, in-4°. SMITH (Thomas), sav. écriv. angl., né à Londres en 1638, où il m. en 171o. On a de lui : Des Remarques sur la religion , les mœurs et le gouvernement des Turcs , etc.; et une description de Constantinople, qu'il publia d'abord en lat., et ensuite en anglais en 1678, in-8°; Histoire de l'Eglise grecque, etc., en latin, et ensuite en anglais, 168o, in-8o ; la Vie de Camden, en latin, mise à la tête de ses Lettres, 1691, in-4°; Vitae quorumdam illustrium virorum, 17o7, in-4° , etc.

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né à Worcester en 1711, m en 1787, a ublié une Traduction de Longin et de hucydide, et un vol. de Sermons sur les Béatitudes.

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dans le paysage.Ses ouv. en Angleterre. .

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sont recherchés

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étonnante. haut prix.

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Il vendait ses tableau§ à

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avant Descartes, comme Huyghens nous l'assure. Il est aut. d'un grand nombre de savans ouv. de math., dont les plus connus sont l'Eratosthenes Batavus, ct le Ciclometrium , in-4°.

SNORRO (Sturlesonius), Islandais, fut ministre d'état du roi de Suède et des trois rois de Norwège. Une sédition l'obligea de se retirer en Islande, dont il fut gouv. ; mais en 1241 , Gyssurus son ennemi, le força dans son château et le fit mourir. Il a laissé Chronicon regum IVorwegorum ; Histoire de la philosophie des Islandais, int. : Edda Islandica. Mallet l'a trad. en francais à la tête de son Histoire de Danemarck, 1756, 3 vol. in-4° ou 6 vol. in-12. Tractatus historico-politicus de agriculturá Islandorum , † en Danemarck en 1747 , 8°. Jélagin a fait impr. en 18o3 à M# un Essai sur l'Histoire de Russie, dans lequel il attaque fortement Snorro , qu'il taxe d'être l'ennemi de son pays.

SNOY ou plutôt SNocY (Renier), né à Ter-Gouw en Hollande , vers l'an 1477, où il exerça la médecine, et m. en 1537. On a de lui, en latin , une Histoire de Hollande, en 13 livres, Roterdam , 162o, in-fol. Swertius l'a inséré dans ses Annales rerum BelgiG(lI'll77Z.

SNYDERS ( François ), peintre et raveur, né à Anvers en 1579 , où il m. en 1657. Son goût le porta à représenter des animaux : personne ne l'a surpassé en ce genre. Ses Chasses, ses Paysages et ses tableaux où il a représenté des Cuisines, sont aussi fort estimés. Le musée du Louvre possède plus. atableaux de lui. SOARDI (le comte Jean-Bapt.), sav. mathématicien, maquit à Brescia en 1711, où il m. en 1767. Il publia : IVouveaux instrumens pour décrire les courbes, etc., Brescia, 1752, in-4°. On lui doit un trèsgrand nombre de découvertes utiles, SOBIESKI (Jean III°), roi de Pologne, où il naquit en 1629, fut un des lus grands guerriers dn 17° s. Il était fils e Théophile Zolkiewska et de Jacques Sobieski, il fut fait grand maréchal de la couronne, en 1667. ll fit de grandes · conquêtes sur les Cosaques , et sur les Tartares, défit les Turcs en diverses occasions, et gagna sur eux la cél. bataille de Choczin , le 11 nov. 1673, fut élu roi de Pologne en 1674, et fit lever le siége de Vienne en 1683. Ce prince aimait les sciences et les gens de lettres, il m, à Varsovie, le 17 juin 1696, à 72 ans.

L'abbé Cover a écrit sa Vie. Marie Casimir de La Grange d'Arquien, son épouse, m. en France, au château de Blois, en 1716. Ses trois fils ne laissèrent point de postérité masculine. SOBRINO ( François), auteur d'un Dictionnaire # et espagnol , Bruxelles, 17o5, 2 vol. in-4°, et depuis en 3; une Grammaire espagnole, in-12. SOClN (Barthélemi ), m. en 15o7, à 7o ans, professa le droit dans plusieurs univ. de l'Italie, et laissa des Consultations impr. à Venise avec celles de son ère, en 1579, 4 vol. in-fol. Marianus ocin, son père, m. en 1497, professa le droit canon à Sienne sa patrie. Socin (Lélie ), fils du précéd., né à Sienne, en 1525, premier auteur de la secte socinienne, quitta sa patrie en 1547, pour aller converser avec les protestans, et employa 4 années à voyager en France, en Angleterre, dans les PaysBas, en Allemagne et en Pologne, se fixa ensuite à Zurich, où il m. en 1562. SOCIN (Fauste), neveu du précéd., né à Sienne en 1539, adopta les opinions de son oncle, et, pour éviter les poursuites de l'Inquisition , se retira en France, passa en Italie, où il demeura 12 ans à la cour du duc de Florence. Socin rejeta les dogmes de l'Eglise catholique, que les luthériens et les calvinistes avaient déjà rejetés; il entreprit l'examen de tous les autres que les nouveaux hérétiques avaient retenus , et même de ceux auxquels son oncle n'avait point porté atteinte. Il prétendait que les ariens avaient trop donné à J. C. , et nia la préexistence du Verbe. Socin ne jouit pas tranquillement de la gloire à laquelle il avait aspiré. Les catholiques et les protestans lui causèrent des chagrins, et il m. en 16o4, dans le village de Luclavie, près de Cracovie, où il s'était retiré pour se dérober aux poursuites de ses ennemis. On mit sur son tombeau une épitaphe dont le sens était : LUTHER a détruit le toit de Babylone , CALvIN en a renversé les murailles, et SocIN en a arraché les fondemens.L'idée de cette épitaphe fut prise d'un tombeau qu'avait fait exécuter Pauli. Sa vie a été écrite en latin par Priscovius un de ses . sectateurs. SOCRATE, fils d'un sculpteur nommé Sophronisque, et d'une sage - femme appelée Phenarète , naquit à Athènes, l'an 469 av. J. C. Il s'appliqua d'abord à la profession de son père, et l'histeire fait mention de trois de ses statues représçntant les Grâces , et qui étaient

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