Immagini della pagina
PDF

très-belles; mais il quitta bientôt cette profession pour s'appliquer à la philosophie. Il étudia sous Anaxagoras et sous Archelaüs, il combattit avec courage pour la défense de sa patrie en diverses occasions, et il aurait pu, par ses talens et par ses vertus, s'élever aux premières dignités de la république d'Athènes; mais il renonça volontairement aux charges et aux honneurs pour s'appliquer uniquement à la philosophie, sur-tout à la morale, qu'il entretenait avec soin. Il était si eloquent, qu'il obtenait ce qu'il voulait ; mais il n'usa jamais de ce talent, que pour porter ses concitoyens à la vertu. Socrate était modéré , sobre , chaste, modeste, patient, et possédait toutes les vertus morales, qu'il s'était rendues comme naturelles, ce qui le fit déclarer, par l'oracle, le plus sage de tous les Grecs. Il disait que l'ignorance était un mal, et que les richesses et les grandeurs, bien loin d'étre des biens , etaient des sources de toutes sortes de maux : il recommandait trois choses à ses disciples, la sagesse , la pudeur et le silence; et il disait, qu'il n'y avait point de meilleur héritage qu'un bon ami. Parlant d'un prince qui avait beaucoup dépensé à faire un superbe palais, et n'avait rien pour se rendre honnête homme , il faisait remarquer , qu'on courait de tous côtés pour voir sa maison ; mais que personne ne s'empressait pour le voir. Lors du massacre que faisaient les trente tyrans qui gouvernaient la ville d'Athènes, il dit à un philosophe : Consolons - nous de n'étre pas , comme les grands, le sujet d'une traédie. Un § ayant dit de ui qu'il était brutal, impudique et ivrogne, ses disciples en firent des risées, et voulaient le maltraiter ; mais Socrate les en empêcha, en avouant qu'il avait eu du penchant pour tous les vices ; mais u'il s'en était corrigé par la raison. Il † ordinairement, qu'on avait grand soin de faire un portrait qui ressemblât , · et qu'on n'en avait point de ressembler à la § dont on est le portrait, qu'on ne se parait point de la vertu : il ajoutait qu'il en est d'une mauvaise femme, comme d'un cheval vicieux , auquel, lorsqu'on y est accoutumé, tous les autres semblent bons. Socrate, par ses paroles, faisait allusion à sa femme Xantippe, qui exerçait sans cesse sa patience par son humeur bizarre, emportée et violente. Il avait aussi épousé Myrto, petite-fille du juste Aristide. Il avait coutume de dire, que la seule chose qu'il savait , c'est qu'il ne savait rien.

Il attaqua sur-tout, dans ses leçons, les sophistes, et les raisonneurs †. bles, qui, par un vain étalage de mots étudiés et de phrases arrangées avec art, séduisaient sans rien apprendre. Il enseignait gratuitement en tout lieu et dans toutes les occasions, sans avoir d'école ouverte. C'est principalement à ce grand † que la Grèce fut redevable e sa gloire et de sa splendeur. Il eut pour disciples et forma les hommes les plus célèbres de la Grèce en tous les genres, tels que Alcibiade, Xénophon, Platon, etc.; mais ses services et ses grandes qualités ne le mirent pas à l'abri de la persécution et de la calomnie.Aristohane le joua dans sa comédie des /Vuées. † trente tyrans lui défendirent d'enseigner la jeunesse ; et comme il se moquait de la pluralité des Dieux du paganisme, et n'admettait qu'une seule divinité, il fut accusé d'impiété par Anyte et par Mélite, et condamné à boire du jus de ciguë, dont il m. 4oo ans av.J. C., âgé de 7o ans. Lorsqu'on lui rapporta qu'il avait été condamné à mort par les Athéniens : et eux, dit-il, le sont par la nature. Comme sa femme s'écriait, qu'il avait été condamné injustement : voudrais-tu, reprit-il, que ce fût justement. A peine était-il mort, qne les Athéniens reconnurent leur erreur, Mélite fut condamné à mort et les autres furent bannis, et firent placer la statue de Socrate en bronze dans le lieu le plus apparent de la ville. Socrate ne laissa aucun écrit. Il avait seulement mis en vers , pendant sa prison , les Fables d'Esope ; mais ces vers ne sont point † jusqu'à nous. C'est le premier es philosophes, dit Cicéron dans ses Tusculanes, liv. 5, qui fit descendre du ciel la philosophie , pour l'introduire dans les villes, et méme dans les mai| sons, et qui apprit aux particuliers à raisonner sur la conduite la vie, sur le juste et l'injuste. Pour s'instruire plus particulièrement de ce qui concerne ce grand philosophe, il faut lire sa vie écrite par Charpentier, et sur-tout les CEuvres de Platon et de Xénophon. L'abbé Fraguier l'a parfaitement bien justifié sur la pureté de ses mœurs envers Alcibiade : Allatius a donné ses Lettres avec celles d'autres philosophes de sa secte, Paris, 1637, in-4°. A la suite d'un Discours lat. sur Socrate, prononcé à l'univ. de Leyde par le professeur Jean Luzac, en 1795, on trouve des notes pleines de choses infiniment curieuses sur ce philosophe. SOCRATE le Scolastique, écrivain grec du,5° s., dont nous avons une Hise toire ecclésiastique en 7 livres, qui est une continuation d'Eusèbe, et qui com† ce qui s'est passé dans l'Eglise

epuis Constantin jusqu'au règne de l'empereur Théodose le jeune, c'est-àdire, depuis 3o6 jusqu'en 439.

SODI (Pierre), maître de ballets, né à Rome, vint en France en 1744, et y vexcella dans la composition des pantomimes. Les plus remarquables furent la Cornemuse, les Jardiniers, les Fous, les Mandolines, le Bouquet, le Dormeur, les Caractères de la danse, la JVoce, les Amusemens champêtres, la Chasse, etc. Sodi est m. en 176o.—Son frère, Charles Sodi, a suivi la même carrière.

· SOGDIEN, second fils d'ArtaxercèsLonguemain, ne put voir sans jalousie Xercès, son frère aîné, sur le trône de Perse ; il le fit assassiner l'an 425 avant J. C., et s'empara de la couronne. Il ne jouit pas longtems du fruit de son crime. Son règne me fut que d'environ sept mois. Ochus son frère, qui régna sous le nom de Darius-Nothus, leva une armée contre lui, se saisit de sa personne, et le fit mourir.

SOLDANI (Jacques) , sénateur de Florence , est l'auteur de sept satires , regardées par l'académie de la Crusca comme un chef-d'œuvre; elles ont pour sujets : La Couri, l'Hypocrisie; la Satire; contre les Péripatéticiens; contre le Luxe; sur l'Inconstance de l'homme «dans ses desirs, etc. SOLDANO (Anielle), comédien célèbre dans le 16e s., à Naples, sa patrie, a fait imprimer : Etymologies fantastiques et bizarres, Bologne, 161o, in - 4o ; la Fondation et l'origine de Bologne, Bologne, 161o. SOLEIL (mythol.). Les païens distinguaient cinq soleils. L'un fils de Juiter ; le 2°, fils d'Hyperion; le 3°, fils # Vulcain, surnommé Opas; le 4e avait pour mère Acantho ; et le dernier était

[ocr errors]
[ocr errors]

tione libri duo, Lugduni, 1558, in-8° # Consiliorum medicinalium sectiones quinque, Francofurti, 1596, in-folio.

SOLEYMAN, né à Alep. Agé de 24 ans, irrité des conquêtes des Français en Egypte, animé par les exhortations des prétres Turcs, il résolut d'assassiner le gén. en chef Kleber, qui venait de triompher des guerriers de sa nation à Héliopolis. Il arriva au Caire, et se logea dans la grande mosquée. Il attendit pendant 31 jours l'instant favorable pour frapper sa victime, et il le trouva le 14 juin 18oo. S'étant caché dans le jardin du général , il le vit passer et l'aborda pour lui baiser la main.Son air de misère intéressa Kléber. A peine celui-ci s'étaitil arrêté pour écouter les plaintes de Soleyman, que ce dernier lui porta † coups de poignard. En vain l'architecte Protain, qui se trouvait près de lui, voulut arrêter le bras du meurtrier, il en reçut lui-même six blessures, et fut renversé. Soleyman fut empalé et exposé aux oiseaux de proie, SOLIGNAC ( Pierre-Joseph DE LA PIMPIE, chev. de), né à Montpellier en 1687, m. à Nanci en 1773, secrét. de l'acad. de cette ville, Ses princip. ouv. sont : Histoire de Pologne, en 5 vol.in-12 ; Eloge historique du roi Stanislas, in-8°; Divers morceaux de littérature, dans les Mémoires de l'académie de Nanci. On lui a attribue la Saxe Galante, 1732, in-12; Amours d'Horace, 1728, in-12, et des Quatrains sur l'Education , impr. en 1728 et en 1738, in-12. SOLIMAN Ier, s'étant sauvé de la bataille d'Ancyre, fut proclamé empereur des Turcs, à la place de Bajazet, son père, en 14o2 , par les troupes qui étaient restées en Europe. Il fut détrôné en 141o par son frère Musa, et tué en allant implorer la protection de l'empereur grec, dans un village entre cette ville et Andrinople. SOLIMAN II, surnommé Canuni, ou le Législateur, par ses sujets, et le Magnifique par les chrétiens, empereur turc, était fils unique de Sélim I°*, auquel il succéda en 152o. Il acheva de détruire les Mammeluks en Egypte, et conclut une trève avec Ismaël SophiTranquille du côté de l'Egypte et de la Syrie , il résolut de fondre en EuropeII assiégea et prit Belgrade en 1521 , L'année suivante il conçut le dessein d'assiéger l'ile de Rhodes, qui était depuis 212 ans entre les mains des chevaliers de St.-Jean-de-Jérusalem. Cette conuête lui coûta beaucoup de monde ; # ville, réduite aux dernières extrénuités , fut obligée de se rendre en 1522. Le vainqueur tourna ensuite ses armes contre la Hongrie, où il gagna , le 29 août 1526, la fameuse bataille de Mohatz sur les Hongrois. Louis II, leur roi, y périt dans un marais. Le conquérant turc prit Bude en 1529, et alla ensuite attaquer Vienne , qui soutint vingt as- . sauts pendant l'espace de vingt jours : il fut obligé d'en lever le siége avec une perte de 8o mille hommes L'an 1534 il passa en Orient , et prit Tauris sur les Perses; mais il perdit une bataille contre Schah-Tamasp. Son armée éprouva en 1565, devant l'île de Malthe, le même sort qu'elle avait eu devant Vienne. Il se rendit maître, en 1566, de l'île de Chio,

ossédée par les Génois depuis 1546. Ce † infatigable termina ses jours en Hongrie, au siége de Sigeth , le 3o août 1566, à 76 ans, quatre jours avant la

rise de cette place par les Turcs. — $§ II son fils lui succéda.

SOLIMAN III, empereur turc, fils d'Ibrahim, fut placé sur le trône en 1687, après la déposition de Mahomet IV , à l'âge de 48 ans , et m. en 1691. C'était un prince indolent , superstitieux et presque imbécille, qui ne dut toute la gloire de son règne qu'à l'habileté de son ministre Mustapha Coprogli. SOLIMENE ( François ) , peintre, né en 1657, dans une petite ville proche de Naples Il a beaucoup travaillé pour la ville de Naples. Solimène, comblé de biens et d'honneurs dans sa patrie, ne voulut pas l'abandonner. On a de lui quelques Sonnets, qui peuvent le placer au rang des poètes estimés. Il s'habillait d'ordinaire en clerc, et possédait un bénéfice. Nous avons plus. morceaux gravés d'après les ouv. de ce peintre. SOLI-MURATORI (Jean-Francois), né à Vignole, était neveu du cél. Muratori , et lui succéda dans l'emploi de garde des archives de Modène. Il naquit en 17o1, et m. en 1769 Après avoir fait un Abrégé des Dissertations sur l'antiquité, par son oncle, il écrivit sa vie, impr. à Venise en 1757 , et à Naples l'année suivante. SOLIN (Caïus-Julius Solinus), grammairien latin, vivait sur la fin du 1o s., ou au commenc. du 2°. On a de lui un livre intit. Polyhistor, sur lequel Saumaise a fait de savans Commentaires, Paris, 1629, et Utrecht, 1689, 2 vol. in-fol. Solin y parle souvent de Rome, somme de sa patrie. On l'a surnommé

le singe de Pline, parce qu'il ne fait guère que copier ce cel. naturaliste. La. plus ancienne édit. de son Polyhistor est de Venise, 1473; la meilleure, de Leyde, 1646. L'Anthologie latine de Burmann, tome 2, offre le commenc. d'un poème de Solin, intit. Pontica.

SOLIS (Antoine de), poète espagnol, né â Alcala de Henarez en 161 e, m. en 1686, secrétaire du comte d'Oropesa, vice-roi de Navarre ; il lui rendit des services importans ;mais le roi Philippe IV,. instruit de son mérite, le rappela auprès de lui, et le nomma son secrét. et historiog. des Indes. Il a composé neuf. Comédies, Madrid , 1685, in-4°; des Poésies, Madrid, 1692 , réimprimé en 1732, in-4°; Histoire de la Conquête du Mexique, 1685 et 1748, trad. en fr. par Citri de La Guette, 1691, in-8°, avec figures, et 1692, 2 vol. in-12 ; unrecueil de Lettres, Madrid, 1737, par les soins du savant Magamy Siscar.

SOLON, le second des sept sages de la Grèce, et législateur des Athéniens,était fils d'Axecestides , et naquit à Athènes, vers 639 av. J. C. Son courage et sa sagesse lui ayant procuré le gouvernement de sa patrie, il abolit les lois sévéres de Dracon, et en publia de plusdouces, vers 594 av. J. C. Il modéra le luxe, et permit aux Athén. d'instituer tel héritier qu'ils voudraient, pourvu qu'ils n'eussent point d'enfans. Comme on lui demandait pourquoi il n'avait point fait de loi contre les parricides: c'est, répondit-il, parce que je ne croyais pas qu'il en put avoir. Il contrefit l'insensé pour engager les Athéniens à soumettre l'île de Salamine, ce qu'ils entreprirent avec succès. Quelque tems après, Pisistrate se rendit souverain d'Athènes. Solon ne pouvant résister à sa tyrannie, se retira en Egypte, où un prêtre lui dit que les Grecs n'étaient que des enfans. Il alla ensuite dans la Lydie. C'est là que, dans un entretien qu'il eût avec le roi Crésus , il dit à ce prince, qu'il ne fallait donner à personne le nom d'heureux avant sa mort. Il m. l'an 559 av. J. C. à 8o ans. Il avait composé un Traité des Lois, et plusieurs autres écrits qui ne sont point parvenus jusqu'à nous. Solon était bon poète, grand politique, habile philos. , et excellent orateur. Il avait coutume de dire que les lois ressemblaient aux toiles d'araignées qui n'arrétaient que les mouches, parce qu'on ne punit que les etits. La statue de Solon , par M Roand, orne le palais du Luxembourg.

SOMAISE (Ant. BAUDEAU , sieun

[merged small][merged small][ocr errors][ocr errors][ocr errors][ocr errors][ocr errors]

n'ont point encore paru, 176o, in-12: L'auteur m. en 1759.

SONNINI(Ch.-Sigisb. de Manomour), officier ingénieur de la marine, memb. de l'acad. de Nanci, et de plus. autres sociétés littéraires et d'agriculture, né à Lunéville en 1751, m. à Paris en 1812 ; il a étél'un des collaborateurs de Buffon, our la partie de l'hist. nat. des oiseaux. § a publié : Mémoire sur la culture et les avantages du chou-navet de Laponie, Paris, 1788, 1 vol. in-8°; Le vœu d'un agriculteur, etc., 1788, in-8o ; De l'admission des juifs à l'état civil, etc., Nanci, 179o, in-8° ; Journal du département de la Meurthe et desdépart. voisins , depuis 179o jusqu'en 1793 , Nanci; Voyage dans la Haute et BasseEgypte , fait par ordre de LouisXVI , 1796, avec une collect. de 4o pl., 3 vol. in-8o; Essai sur un genre de commerce particulier aux tles de l'Archipel, du Levant, Paris, 1716, in-8°; Voyage en Grèce et en Turquie, Paris, 18o1, 3 vol. in-8°, et 1 vol. in-4° de pl. ; Vouvelle edit. de l'Histoire §h de Buffon, en 127 vol. in-8°, et dans laquelle Sonnini a fait entrer près de 8o vol. de notes et supplémens, en sorte que ce n'est plus l'ouvrage de Buffon, mais celui de l'éditeur Sonnini, qui était un compilateur travaillant à la toise pour les îibraires. Il a fourni beaucoup d'articles au Dictionnaire d'Histoire naturelle, 24 vol. in-8° ; à l'Abrégé du cours d'agriculture, en 6vol. in-8° ; et à la Bibliothèque physico-économique. SONTHONAXouSANTHoNAx(LouisFélicité), avocat, né à Oyonnax, village du départ. de l'Ain. Envoyé à Paris pour faire son droit, il travailla 3 ans dans le cabinet de M. Mirbeck , avocat au conseil du roi. Sonthonax, jeune , voyait avec plaisir la révol. de 1789 , sans avoir une opinion prononcée , rédigea des articles pour des journaux patriotes, se fit recevoir membre de la societé des Jacobins, se lia avec Brissot, † le fit nommer par Louis XVI l'un es commissaires civils à Saint-Domingue, en remplacement des commissaires Roume, Mirbeck et St-Léger , qui y avaient été envoyés en 1791. Déjà la colonie était insurgée d'après les décrets de l'Assemblée nationale ; mais le décret de la Convention nationale , qui déclarait la liberté des noirs, livra SaintDomingue à toutes les horreurs de l'amarchie. Les blancs furent égorgés ; les commissaires ne voyant de sûreté que dans le parti des noirs, les armèrent, et

devinrent pour ainsi dire les subordonnés : le collègue de Sonthonax étant revenu en France, tous les crimes furent imputés au premier , qui fut décrété d'accusation par la Convention mationale le 16 juillet 1793. Il vint à Paris , se justifia à la barre, et particulièremcnt dans le comité de salut public, en leur observant que si les 12oo membres de la Convent. n'avaient pu empêcher les horreurs commises sous leurs yeux par un peuple civilisé, comment pourraient-ils faire un crime à un homme seul de n'avoir pas arrêté les massacres commis par un peuple esclave, à qui l'on a dit qu'il était libre , avant que de l'avoir instruit sur la vrai manière de jouir de cette liberté. Le Directoire renvoya Sonthonax dans les colonies : à son retour, il fut nommé en 1797 membre du conseil des Cinq-Cents. A l'époque du 18 brumaire an #§ 1799), il fut compris dans la liste des déportés , puis arrêté et conduit à la Conciergerie , où il resta quelques jours. Rendu à la liberté, il vécut dans l'obscurité : néanmoins il reprit son état d'avocat en 18o7, et m. à Paris en 1813. Les lois qu'il a faites à Saint-Domingue sur la propriété et la liberté des noirs, sont restées en vigueur. SOPHOCLE , célèbre poète grec , surnommé l'Abeille et la Syrène attique, naquit à Colore, bourgade de l'Attique, l'an 495, ou 94 av. J. C., d'un père maître de forge. Il signala son courage en diverses occasions , et fut général de l'armée athénienne avec Périclés. Il suivit en même tems le goût qu'il avait pour la poésie drams , et porta la trag. grecque au plus haüt degré de perfection. Cicéron l'appelle un poète divin , et raconte que les enfans de Sophocle l'ayant voulu faire interdire, à cause de son grand âge, comme s'il eût été en enfance , il présenta à ses juges son OEdipe à § tragédie qu'il venait d'achever, afin de leur prouver par cette pièce qu'il avait toute sa présence d'esprit. Les juges le renvoyèrent absous, avec de grands éloges pour une si belle tragédie. On dit qu'ayant remporté le prix aux Jeux olympiques , malgré son grand âge, il en mourut de joie, 4o6 ans avant Jésus - Christ, à 85 ans : uais Lucien assure qu'il fut étranglé par un grain de raisin. Il avait composé 12o Tragédies, dont il ne nous reste que 7, ni sont des chefs-d'œuvre. La coutume es anciens était de parer leurs tombeaux de ce qu'ils affectionnaient le plus : Sophocle voulut que l'on mit

[ocr errors]

SOPHONISBE, de Crémone, s'acquit une grande réputation par ses talens pour la p† Philippe II , roi d'Espagne, l'attira à sa cour, et lui donna · rang parmi les dames de la reine. Elle excellait sur-tout dans le portrait. L'un de ses dessins fut célèbre ; il représentait une femme riant en voyant pleurer un petit garçon pincé par une écrevisse. SOPRANI ( Raphaël ), écriv. ital. du 17° s., est aut. d'une Bibliothèque des ecrivains génois, 1667, in-4° ; et des Vies des peintres , sculpteurs et architectes génois, 1674, in-4°. SOPRANZI (N.), carme déchaussé à Parme , connu sous le nom de père Victor de Sainte-Marie, m. à Naples en 18o3 , a publié divers ouv. italiens : Réslexions pour la défense de Scipion de Ricci, év. de Pistoie, et de son synode .. 1796, in-8o; Réflexions sur les homélies du frère Turchi, év. de Parme, 2 vol. in-8°. L'ouvrage de Sopranzi est en mème tems une apologie de la constitntion civile du clergé et des ecclésiast. de France,'qui se sont soumis au serment de 1791. Il est à remarquer que le clergé d'Italie a considéré cette † COmme légale et conforme aux principes.

SORBIÈRE (Samuel), né à sainsAmbroix en 1615, de parens protestans, vint à Paris en 1639 , étudia la théol. et la méd. Il passa ensuite en Hollande en 1642. De retour en France, il fut

« IndietroContinua »