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d'Horwood dans le comté de Buckingham, prof d'hist. moderne à Oxford , m. en 1768, à 65 ans. Il a écrit : Essai sur l'Odyssée d'Homère de Pope , on en relève les beautés et les défauts, 1727, deux parties in-12 ; Polymétis , ou Recherches sur les rapports qui se trouvent entre les ouvrages des# latins et ceux qui nOltS restent des anciens artistes , etc. , 1747 , in-fol., qui fut suivi de plus. autres éditions.

SPENCER (Hugues), fils de Hugues Spencer, comte de Winchester, devint, en 132o , par le crédit de son père, le favori d'Edouard II , roi d'Angleterre. Son caractère fier et hautain excita la haine des grands, qu'il affectait de braver. Le comte de Lancastre, premier prince du sang, et plus, autres seigneurs demandèrent au roi l'exil de son favori , et même de son père. Sur le refus d'Edouard, ils entrèrent dans Londres, présentèrent au parlement une accusation contre les Spencer, et firent prononcer la sentence de bannissement du père et du fils, et confisquer leurs biens, Edouard se vit bientôt forcé de confirmer cette sentence. Spencer, son favori, ne fut pas longtems loin de la cour. II revint auprès du roi , et l'engagea à prendre les armes contre les barons qui l'avaient proscrit. Vingt-deux des plus puissans, dont le comte de Lancastre était le premier, eurent la tête tranchée. Cette exécution attira sur le prince et sur le favori une haine universelle. Spencer finit sa vie par le dernier supplice, à Horeford, en 1326. SPENCER (Guillaume), né à Cambridge, membre du coll. de la Trinité, dont on a une bonne édit. grecq. et lat. du Traité d'Origène contre Celse, et de la Philocalie, avec des IVotes, Cambridge , 1658, in-4°. SPENCER (Jean), sav. théol. angl., né en 163o, au comté de Kent, m. en 1693, doyen d'Ely, a composé beaucoup d'ouv., dont les princip. sont : De legibus Hebrœorum ritualibus, et earum rationibus, in-fol. ; Discours sur les prodiges et les prophéties vulgaires et quelques autres écrits, en angl., Cambridge , 1727 , 2 vol. in-fol. SPENSER ( Edmond ), cél. poète anglais, né à Londres en 1553 , m. à VVestminster en 1598. La reine Elizabeth fut si charmée d'une pièce qu'il lui présenta, qu'elle lui fit donner 1oo liv. sterl. en présent. Spenser fut ensuite secrét. du lord Gray, vice-roi d'Irlande. Pendant là rebellion d'Irlande, et sous le comte de Desmond, Spcnser fut pillé

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Ses princip. ouvrages sont : Institutiones hysicae : Anthropologia physica, etc. SPERLING # méd. et botan., né à Hambourg en 16o2, fut méd. du roi de Danemarck ; enveloppé dans la disgrace du comte d'Ulfeld, il fut mis en prison où il m. en 1681. On a de lui plus. ouv. sur les médailles et les antiquités : un Catalogue des plantes de § dans le Cista medica de Bartholin ; et un Catalogue des plantes du jardin de Christiern IV , Copenhague, 1642, in-12. SPERONI (N...), écriv. ital., né à Padoue en 15oo , m. en 1588. Ses princip. ouv. sont : des Dialogues , en ital., Venise, 1544, in-8°, trad. en français par Gruget, 1551 , in-8°; Canace, trag., 1597, in-4°; des Discours, 1598, in-4° ; celui de la Préséance des princes, en ital., 1598, in-4°. SPIEGEL (Henri), poète batave, mé à Amst. en 1549, m, à Alkmaar en 16o2, était protecteur des arts et de l'infortune. P. Vlaming a recueilli ses ouv. en un vol. in-8°, impr. à Amsterd. On y distingue un poème moral, intit. le Miroir de l'âme, qui n'a paru qu'après la mort de son aut. , en 1615. Son frère Jean, est aussi compté parmi les poètes lhollandais. SPIELMANN (Jacques Reinbold), méd, et prof. de chymie à Strasbourg , où il naquit en 1722, et m. en 1782 , memb. de la plupart des acad. de l'Europe. Strasbourg lui doit l'établissement du jardin botan. Ses princip. ouv. sont : Elementa chimiœ , 1766,in-8°; trad. en franc. en 1783 par M. Cadet-de-Vaux, et ensuite par différ. sav. , en allem. et en ital. ; Prodomus Florae Argentinensis, 1766, in-8° ; Institutiones materiae medicœ 1774, in-8°, réimpr. en 1783 ; Syllabus medicamentorum, 1777, in-8°; harmacopea generalis, 1783, in-4°. SPIES (Jean-Charles), méd. du duc de Brunswick , a laissé : Melancholia hypochondriaca salivatione citò, tutô , et radicitùs extirpata, Helmstadii, 17o4, in-8o ; Rorismarini coronarii historia medica, ibid. , 1718 , in-4°; De siliquis convolvuli Americani, ib., 172 1, in-4°. SPIFAME (Jacq.-Paul), né à Paris, originaire de Lucques en Italie , était fils de Jean Spifame, seigneur de Passy, et devint successivement conseil. au parlem., présid. aux enquêtes, maître des requêtes, conseil. d'état. Après avoir occupé ces différ. places, il embrassa l'état ecclésiast. et fut élevé à l'évêché · de Nevers en 1547, et se trouva aux

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SPINOLA (Ambroise), cél. † , né en 1569, m. en 163o, était de l'illustre maison de Spinola, origin, de Gênes, et dont les branches se sont répandues en Italie et en Espagne. Il se mit à la tête de 9ooo Italiens et alla servir dans les PaysBas où il se signala par son courage et par ses actions. Le siége d'Ostende traînant en longueur, l'archiduc d'Autriche le chargea du commandement, et il emporta cette place en 16o4, par composition. Il fut ensuite nommé gén. des armées d'Espagne dans les Pays-Bas, quoiu'il eut en tête le comte Maurice de assau. Il prit Breda en 1625. Ayant été rappelé des Pays - Bas en 1G29, il passa en ltalie, § Casal et le château de cette ville en i63o, et mourut peu de tems après. SPINOLA (Charles ), cél. jés., de la même maison que le précéd., fut envoyé en mission au Japon, et fut brûlé vif à Nangasaqui , pour la foi de J. C., en 1622. Le P. d'Orléans a publié sa Vie

en français, in-12.

, SPINOSA ( Benoît), fameux athée, né à Amsterdam en 1632, était fils d'un juif portugais, marchand de profession. l employa quelques années à l'étude de la théol., et se consacra ensuite tout entier à celle de la philosophie. Il conçut bientôt du mépris pour les opinions des rabbins et pour le judaïsme. Il déclara hautement ses doutes et sa croyance, et s'éloigna peu à peu de leur synagogue. Cette conduite souleva tellement les Juifs contre . lui , qu'un d'eux lui donna un coup de couteau. Spinosa rompit alors entièrement avec les Juifs, ce qui les porta à l'excommunier. Spinosa composa son apologie en espagnol ; mais cet écrit n'a pas été impr. , il en a seulement inséré lus. choses dans son Tractatus'Theogico-Politicus. Il embrassa en ce tems la religion dominante du pays où il vivait, et fréquenta les églises des mennonites ou des arminiens. Pour philosopher avec lus de loisir, il se retira à la campagne, où il médita à son aise, s'occupa à faire des microscopes et des télescopes. Il m. de phtisie à la Haye en 1677. § #$ inosa qui a fait le plus de bruit, est $OT1 † intit. : Tractatus TheologicoPolitieus, Hambourg, 167o, in-4°, où il jeta les semences de l'athéisme, qu'il a enseigné hautement dans ses Opera Posthuma, impr. in-4° en 1677. Le Tractazus Theologico-Politicus a été trad. en franç., sous trois titres différens , par Saint-Glain. Il a paru, en 18o2, à Iéna, , le 1°r vol. d'une collect. des QEuvres de

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ciété royale, chapelain du roi, doyen de Westminster, § év. de Rochester. Ses ouvrages sont, Histoire de la societé roy. de Londres, ouvr. estimé, dont on a une traduct. française, Genève, 1669, in-8° ; La peste d'Athènes, poëme ; la mort de Cromwel, poëme : Observations sur le voyage de Sorbière en Angleterre ; la vie de Cowley ; Histoire de la conspiration de Ryenhouse ; Retation de la conspiration d'Etienne Blackhead et de Robert Foung, in-folio ; plusieurs Sermons, in-8°. SPRECHER DE BERNEcc (Fortunat), doct. en dr., gouvern. du comté de Chiavenne en 1617 et 1625, a publié en latin un abrégé de l'Hist. des Ò Rhetia, ou Pallas Rhœtico armata et togata, Bâle, 1617, Leyde, Elzevir, 1633, in-24; Histoire des troubles de la Valteline, en latin, Genève, 1629, in-4°, trad. en allemand, 1751, in-4°.

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férence en matière de Religion, combattue, Lond., 1748, in-8° # in-12, etc.; Cll IIl.SS. ll IlC graIIlIlla1T6 SaXOIlIl6 . SQUIRE ou SQIRE (William), hab. mécan. pour les ouvrages en acier. Ses instrumens sont connus de tous les chirurgiens etanatomistes, qui l'employaient à faire des instrumens d'amputation. Il m. à Londres en 1795, à 74 ans.

STAAL (madame de), connue d'a

bord sous le nom de mademoiselle de
Launai, était née à Paris d'un peintre.
Son père, ayant été obligé de sortir du
royaume, la laissa dans la misère, encore
enfant. Le hasard la fit élever avec
distinction au prieuré de Saint-Louis
de Rouen ;, mais la supérieure de ce mo-
nastère, à laquelle elle devait son éduca-
tion, étant morte, mademoiselle de Lau-
mai retomba dans son premier état. L'in-
digence l'obligea d'entrer, en qualité de
femme de chambre, chez madame la du-
chesse du Maine. La faiblesse de sa vue
et sa maladresse la rendaient incapable
de remplir les devoirs qu'exige ce ser-
vice. Elle pensait à sortir de son escla-
vage, lorsqu'une aventure singulière fit
connaître à la duchesse du Maine tout
ce que valait sa femme de chambre. Une
jeune demoiselle de Paris, d'une grande
beauté , nommée Tétard, contrefit la
ossédée par le conseil de sa mère. I'out
aris, la cour même, accourut pour voir
cette prétendue merveille ; et comme on
ne parlait d'autre chose, mademoiselle
de † écrivit à cette occasion une
lettre pleine d'esprit à M. de Fontenelle.
Cette ingénieuse bagatelle la tira de l'obs-
curité. † · lors la duchesse l'employa
dans toutes les fêtes qui se donnaient à
Sceaux. .. Elle faisait des vers pour quel-
ques-unes des pièces que l'on y jouait,
dressait les plans de quelques-autres. Elle
s'acquit bientôt l'estime et la confiance
de la princesse, et l'amitié de MM. de
Fontenelle, de Tourreil, de Valincourt,
de Chaulieu, de Malezieu, et des autres
personnes de mérite qui ornaient cette
cour. Elle fut enveloppée, sous la ré-
gence, dans la disgrace de madame la
duchesse du Maine, et renfermée
dant près de deux ans à la Bastille,
d'où étant sortie, cette princesse, par
reconnaissance, la maria avec M. de Staal,
lieutenant aux gardes-suisses, et depuis
capitaine et maréchal-de-camp. Elle
avait refusé d'épouser le célèbre Dacier.
Madame de Staal mourut en 175o. On a
imprimé depuis sa mort les Mémoires de
sa vie, en 3 vol. in-12. On y a ajouté
depuis un 4° vol. qui conticnt deux jolies
Comédies, dont l'une est intitulée l'En-
goument, et l'autre, la Mode. En 18o6,
on a publié à Paris le rec. de ses Lettres
au marquis de Silly et à d'Héricourt,

2 vol. in-12. -
STACE (P. Papinius Statius), cél.
oète latin, Napolitain, vivait du tems
# Domitien, dont il acquit les bonnes
grâces. Il mourut à Naples vers l'an 1oo
de J. C. Ses deux poëmes # dé-
diés à Domitien, sont, la Thébaide, en

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