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bat. cinq siéges et à divers combats. Il m. en 1641 , à 28 ans. Ses ouv. consistent en différens morceaux de Poésies, quelq, Lettres, un Discours sur l'Occasion et quatre Comédies, recueillis et réimpr. plus. fois. La dernière édit. est celle de Thomas Davies, en 2 vol. in-8°. SUE(Jean), chirurgien, né à la CotteSt.-Pol , vint à Paris, où il étudia sous Devaux, chirurg. célèbre, Ilapub. quelq. Mémoires , dont le plus remarquable a pour objet la correction du Forceps alors en usage. Il m. à Paris en 1732. SUE (Jean-Joseph), frère du précéd., mé en 171o, vint à Paris, devint l'élève de Verdier, célèbre anatomiste , et lui succéda dans la chaire de prof. d'anat, Sue m. à Paris en 1792, On lui doit : Plusieurs Mémoires intéressans, insérés dans le recueil des sav. étrangers , publ.

par l'acad. des sciences ; Traité des

bandages et appareils, 1746, in-12 ; Abrégé d'anatomie, 1748, 2 vol. in-12 ; Elémens de chirurgie , 1755, in-8o ; Anthropotomie, ou Traité sur l'art d'injecter, de disséquer et d'embaumer, 1759, in-8°; Ostéologie , 1759, 2 vol. in-soi.avec 31 planches. Trad. de celui de Monro, prof. d'anat. à Edimbourg. C'est un chef-d'œuvre de typographie et d'exactitude dans le dessein. SUEN-TI, empereur chinois, régnait dans le 14° s., et se rendit recommandable par la sagesse de ses lois. Il prit pour § base le respect filial. Une d'elles ordonne à tous les gouverneurs de l'emp. de lui faire connaître ceux qui ont témoigné une soumission particulière à leurs parens, pour qu'il puisse les récompenser. SUETONE ( Caïus Suetonius Paulinus , gouv. de Numidie, l'an 4o av. J. C. , vainquit les Maures, et conquit leur pays jusqu'au delà du mont Atlas. Il écrivit une Relation de cette guerre, et commanda 2o ans après dans la Gr. Bret. , où il se signala par ses exploits. Il devint consul l'an 66 de J. C., et fut dans la suite l'un des généraux de l'emp. Othon ; mais il ternit sa gloire en § cet emp. ; car il prit honteusement la fuite le jour du combat décisif , et s'en fit même un mérite auprès de Vitellius. SUETONE ( C. Suetonius Tranquillus). Le surnom de Tranquillus lui venait de son père, à qui on avait donné celui de Lenis, qui signifie à »eu près la même chose. Suetonius †i, , père de l'historien , était chev. •om. et tribun de la 13° legion. Son fils

fut fort estimé de l'emp. Adrien, qui le fit son secret. Il perdit les bonnes graces de † , Pour avoir manqué aux égards dus à l'impératrice Sabine.. Suétone avait composé un catalogue des hommes illustres de Rome; mais cet ouvrage est perdu; Plus. ouv. sur la Grammaire : t§ Histoire des Rois de Rome, divi§ en trois livres ; Un Livre sur les Jeux grecs, etc. Mais nous n'avons de lui que la vie des douze premiers Empereurs de Rome, et quelqfragmens de son Catalogue des illustres grammairiens. Dans son histoire de la vie des douze Césars, il n'observe point l'ordre des tems. Il y a plus édit. de cet auteur. La première est de Rome, 147o in-fol. Les meilleures sont celles des Variorum 169o, 2 vol. in-8°; de Leevarde, 1714, 2 vol. in-4°; d'Amst. , 1736, 2 vol. in-4°; de Leyde, 1751 , 2 vol. in-8° ; celle ad usum bai#: 1684, in-4°; celle du Louvre, 1644 , id-12 ; celle d'Ernesti, réimp. avec des augmentations par Fréd. Aug. Wolff, à Léipsick , 18o3 , 4 vol. in-4°. Il existé six trad. françaises de l'histoire des douze Césars, La 5e est de M. A. L. de L Roche, et parut en 18o7, 1 vol. in-8°. La 6°, qui parut à Paris sous le titre de Histoire des douze Césars, traduite du latin de Suétone, sans aucun retranchement et avec des tables indicatives ; des notes et des observations par M. Maurice Levesque, 2 vol. in-8é.

SUEUR (Nicolas le), en latin Sudorius , conseiller et ensuite présid. au parlement de Paris, assassiné par des voleurs en 1594 , à 55 ans, s'est fait un nom par son élégante traduction de Pindare, en vers lat., Paris, 1582, in-8°, et réimpr. dans l'édition de Pindare donnce Ipar Prideaux à Oxford , en i697, in-fol.

SUEUR (Eustache le), peintre, né à Paris en 1617, où il m. en 1655. Co savant artiste n'est jamais sorti de son pays, cependant , ses ouvrages offrent un grand goût de dessin, formé sur l'antique et # les plus grande peintres italiens.Ses princ. ouvr. sont à Paris. On sait qu'il javait orne le petit cloître des chartreux de peintures sublimes que des envieux mutilèrent. Elles représentent en 22 tableaux qui sont actuellement dans la galerie du Luxembourg, la Vie de Saint-Bruno. Le chefd'oeuvre de le Sueur est son tableau de saint Paul prêchant à Ephèse.

SUEUR ( Jean le ) , ministre de i'ég.ise 1cforiuee au 17* s., pasteur dq la Ferté-sous-Jouarre en Brie. On a de lui : Un Traite de la divinité de l'Ecriture Sainte, Une histoire de l'Eglise et de l'Empire , Amst. 173o, en 7 vol. in-4o et 8 vol. in-8°. terre de Sully-sur-Loire en duché-pairie, et le fit § de France. Après la mort de ce monarue , arrivée en 161o, Sully fut contraint # se retirer dans une de ses maisons, où il mena une vie privée. En 1634, il reçut le bâton de maréchal de France, pour avoir sa démission de la charge de grandmaître de l'artillerie. Il m. en son château de Villebon en 1641 , à 82 ans. Louis XVI a fait faire sa statue. L'acad. franc. a fait, de l'eloge de Sully, le sujet de l'un de ses prix, qui fut remporté par Thomas. On a de Sully d'excellens Mémoires. J le Laboureur a publié : Mcmoires de Béthune, depuis 1572jusqu'en 16ro, avec une suite jusqu'à la prise de la Rochelle en 1628, Amst., 1662, 4 v. in-fol.; les mêmes, Amst. ( Trévoux ), 1725, 12 vol. in-12 ; les mêmes, avec des remarques par l'Ecluse, Lond. (Paris), 1745, 3 volumes in-4°, avec figure d'Odieuvre, et 8 vol. in-12.

SUEUR ou SEUR (Thomas le), né à Rethel en 17o3, entra dans l'ordre des minimes en 1722 : il enseigna la philos. et la theol., et fut appelé à Rome , où il eut une chaire de math. à la Sapience, et une autre de théol. à la Propagande. Il alla ensuite à Parme concourir à l'instruction de l'infant duc, et retourna de là à Rome, où il m. en 177o. On attribue particulièrement à Le Sueur des principes de philosophie naturelle, en 4 vol. in 12; et lnstitutiones philosophicœ, 176o , 5 vol. in-12. SUEUR (Nicolas le), grav. en bois , né en 1727, s'est fait remarquer par diverses estampes en clair obscur. On cite principalement une Chute de Phaéton, d'aprèsJosepin dans le recueil de Crozat ; plus. autres pièces du même ouv. d'après différens maîtres, ainsi que les culs-delampe et groupes de fleurs # Ol'ment l'édit. in-fol. des fables de La Fontaine, d'après Bachelier. — SUEUR (Vincent), son frère , grav. en bois à Rouen, m. à Paris, à 75 ans, s'est aussi distingué dans son art. SUFFREN (Jean), jés., né à Salon en 1571, m. à Flessingue en 1641 , en assant avec Marie de Médicis de Lond. # Cologne, où elle allait chercher un asile. Son Année chrétienne , 4 vol. in-4°, et abrégée par le père Frizon, en 2 vol. in-12, Nancy, 1728, est écrite avec onction. SUFFREN SAINT-TRoPÈs (le bailli de), né en Provence en 1728, célèbre marin, de la même famille que le précédent, chev. des ordres , vice-amiral , grand'croix de l'ordre de Malte et ambass. de la religion en France. Il fit plusienrs campagnes, et fut fait prisonnier en 1747. Dans la guerre de 1756 il était au combat de Mahon, et fut pris une 2° fois en 1759 au combat de Lagos , par les Anglais. Au commenc. de 1782 , à la mort du commandant de l'escadre fr. dans l'Inde, de Suffren lui succéda, et déloya des talens et une activité extraord. l revint en France en 1784. L'histoire de sa campagne dans les mers de l'Inde, ar Trublet, anc. capitaine de vaisseau # l'état, un vol. in-8°, est un ouv. aussi intéressant qu'instructif pour les offic. de la marine, † rapports, entre autres , sous celui de la tactique navale.

De Suffren m. en 1788, à 61 ans.

SUGER, né ou à Touri en Beauce en 1o82, ou à St.-Denys suivant Félibien, ou dans la prov. d'Artois, à St.-Omer, fut mis à l'âge de 1o ans dans l'abbaye de St-Denis , où Louis, fils de France , depuis Louis le Gros, était élevé. Lorsque ce prince fut de retour à la cour, il y appela Suger, qui fut son conseil et son guide.Adam , abbé de St.-Denys, étant mort en 1 122, Suger obtint sa place. II réforma son monastère en 1 127, et donna le premier l'exemple de cette réforme. Suger était dans le dessein de se renfermer entièrement dans son cloître, lorsque Louis VII, près de partir pour la Palestine, le nomma régentduroyaume. Les soins du ministre s'étendirent sur toutes les parties du gouvernement. Il ménagea le trésor royal avec tant d'économie, que , sans charger les peuples, il trouva le moyen d'envoyer au roi de l'argent toutes les fois qu'il en demanda. Ce ministre m. à St.-Denys en 1 152. Le roi honora ses funérailles de sa présenee et de ses larmes. Les religieux de St.-Denys se contentèrent de graver ces mots sur son tombeau : Ci gît l'abbé Suger. On a de lui des Lettres, une Vie de Louis le Gros, et quelques autres ouvrages. Dom Gervaise a écrit sa vie en 3 vol. in-12.

SUHM (Pierre-Fédéric ), né à Copenhague en 1728 , membre de plus. sociétés sav. en Suède, en Angl. et en Allem., m. dans sa patrie en 1798. Ayant quitté la charge † qu'il avait acceptée en 1748, il entreprit , en 1751, un voyage en Norwège. On a de lui : ifi§ complète du Danemarck, depuis les tems les plus reculés jusqu'en 14oo, 6 vol. in-4° ; le 7e vol. a dû paraître : Essai d'une Esquisse sur l'Histoire de l'origine des peuples en général, etc. Copenhague, 1769, in-4°, trad. en allem., par Donatius, Lubeck, 179o, in-8° ; sur l'Origine la plus ancienne des peuples du nord , 177o, in - 4° ; Histoire de l'émigration des peuples du nord, 1772-1773, 2 vol. in-4°; Histoire critique de Danemarck dans les tems païens, 1714-1781 , 4 vol. in-4°, auxquels appartient ! vos loi , publié en 1779, avec 93 tables. Ce sont ces 1o vol. qu'on peut appeler le Magasin de l'Histoire du nord. A cette classe appartient encore l'ouv. intitulé : Scriptores rerum danicarum medii œvi , quos collegit et adornavit Jacobus Langebeck , post eius mortem fecit et prœfationem adjecit P. F. Suhm, tom. IV, Hafniae, 1776 ; V, 1783; VI, 1786; VII, 1792, in-fol.; le toue VIII a dû paraître quelque tems

après dans les Mémoires de la société des sciences de Copenhague, où l'on trouve une grande quantité de Traités historiques de Suhm. SUICER (Jean-Gasp.), né à Zurich en 162o, y prof. l'hébreu et le grec, et y m. en 1688. On a de lui un Lexicon ou Trésor ecclésiastique des Pères grecs, dont la meilleure édit. est celle d'Amst., 1728, 2 vol. in-fol.; Lexicon graeco-latinum, Zurich, 1683, in-4°. - Suicer (Jean-Henri), son fils, prof. à Zurich, puis à Heidelberg , où il m. en 17o5. On cite sa Chronol. helvétique, en latin. SUIDAS, écriv. grec du 11e s., sous l'empire d'Alexis Comnène, est auteur d'un Lexicon grec historique et géographique. Quoique son Lexicon ne soit as toujours exact, il renferme beaucoup # choses prises des anciens. La 1"° édit. , en grec seulement, est de Milan, 1499, in-fol., et la meilleure est celle de Kuster, Cambridge, 17o5, en 3 vol. in-fol. , en grec et en latin, avec des notes. Voyez sur Suidas et sur les sources dans lesquelles il a puisé pour compiler son Lexicon L. C. Valckenaer ad X Theocriti Idyllia, publiés par lui à Leyde, 1773, in-8°. SUINTILA ou CHINTILA , roi des Visigoths en Espagne, monta sur le trône en 621. C'était un prince brave, prudent et généreux. Les Gascons qui occupaient alors la Navarre, se révoltèrent contre , lui; mais il sut les réduire. Suintila conquit le pays qui lui était soumis, après avoir vaincu l'un des deux généraux.par les armes, et corrompu l'autre par ses libéralités. Il devint aussi seul souverain de l'Espagne, et tenta de rendre le trône héréditaire dans sa famille, en associant son fils à la dignité royale. Les Goths regardèrent cette association comme un attentat à leur droit d'élection, et choisirent pour son successeur un autre de ses fils appelé Sisenand. Suintila voulut soutenir son prem. choix ; mais il s'arma en vain.Ses troupes l'abandonnèrent; et Sisemand, à qui § roi de France, avait envoyé une grande armée, fut couronné en 63 I. SULLIVAN (Jean ), général dans l'armée américaine et président du NewHampshire, fut nommé, en 1775, par le congrès, gén. de brigade et major général dans l'année suivante. En 1789, on le nomma juge du district de New-Hampshire. Il m. en 1795, à 54 ans. SULLIVAN (Jacq.), gouverneur de Massachussetts, frère du précéd. , né en 1744, à Berwick au district du Maine.

Il fut nommé, en 1776, juge de la cour supér. et membre de la convention qui forma la constitut, de l'état en 1779 et 178o. Sullivan était membre de l'acad. des arts et des sc. dès sa prem. institut., et président de la société historique de Massachussetts. Ce fut lui qui donna le plan du canal de Middlesex. Il a publié des Observations sur le gouvernement des Etats - Unis d'Amérique, 1791 ; Dissertation sur les Etats - Unis; Le sentier des richesses, 1792 ; Histoire du district du Maine, 1795, in-8°; Histoire des terres du Massachussetts, 18o1, in-8°; Dissertation sur la liberté constitutionnelle de la prcsse dans les EtatsUnis, 18o1 ; Histoire des Indiens Penobscot dans les collect. histor. Outre ces ouv., il a donné un nombre considér. de pièces fugitives, et plus. Mémoires.

SULLEAU, avocat au parl. de Paris, | né en Picardie et élevé au coll. de Louisle-Grand, défendit la monarchie avec audace. Ses Pamphlets contre le duc d'Orléans et les jacobins, son interrogatoire au châtelet, son arrestatiou du 21 juillet 1791 , enfin un voyage fait à Coblentz, l'avaient signalé comme un zélé contre-révolut. Il rassembla au 1o août quelques royalistes, et marcha en patrouille à leur tête; rencontré par un parti de patriotes, il fut attaqué et massacré avec cinq autres, dans la cour des Feuillans.

SULLY (Maximilien de Béthune, duc de ), grand-maître d'artillerie, maréchaI de France, prince souverain d'Henrichemont et de Bois-Belle, marq. de Rosny, et l'un des plus grands hommes que la France ait produits, naquit à Rosny en 1559, d'une des plus anc. et des plus illustres maisons de Fr., qui tire son nom de Béthune, ville de l'Artois, à 6 lieues de Lille. Il s'attacha, dès sa plus tendre jeunesse, à Henri de Bourbon, alors roi de Nav., qui fut depuis le roi Henri IV, qui le fit d'abord son chambellan et l'employa à la bat. de Coutras, au combat d'Arques, à la bat. d'Ivry, aux sièges de Paris, de Noyon, de Rouen, de Laon , etc. De Béthune devint grand voyer de France en 1597, et surintendant des finances l'année suivante. Il rétabit si bien les finances, qu'il paya 2oo millions de dettes en 1o ans. i† grand-maître de l'artillerie en 16o1 , gouv. de la Bastille en 16o2, puis surintendant des fortificat. Il fut ensuite envoyé en Angleterre en qualité d'ambassad. extraord., et eut à son retour le gouvern. du Poitou ; ensin,

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-maître des ports et havres

vigny en a donné une trad. libre en vers franç. dans le Parnasse des Dames. SULPICIUS † de l'illustre famille romaine des Sulpiciens, fut Ie prem. astronome parmi les Romains qui donna des raisons naturelles des éclipses du soleil et de la lune. Etant tribun de l'armée de Paul-Emile, l'an 168 av.J. C., ses lumières lui firent connaître que la nuit qui précéderait le jour auquel on devait livrer bat. à Persée, il arriverait une éclipse de lune. Il eut peur que les soldats n'en tirassent un mauvais augure. Il les fit assembler avec la permission du consul, leur expliqua l'éclipse, et les avertit du moment de son arrivée. Cet avis guérit les soldats de leur superstition, et le fit regarder comme un homme extraordinaire. On l'honora du consulat 2 ans après, avec Marcellus, l'an 166 av. J. C. -Servius SULPICIUs RUFFUs, excellentjurisc. du tems de Cicéron, homme recommandable par sa vertu et par ses autres belles §, et consul comme le précéd., était de la même famille. SULPICIUS (Jean), surnommé Verulanus, du nom de Véroli, sa patrie, se fit quelque réputation dans le 15e s., par la culture des b.-lett. ; il fit impr. gêce, et publia le premier Vitruve vers 1492.On lui doit aussi le rétablissement de la musique sur le théâtre. SULTANINI (Balthazar), écriv, du 17° s., a publié le Wouveau Parloir des Moines, satire comique, 1672. SULZER (J.-George), de l'acad. de Berlin et autres, né en 172o à Winterthur, canton de Zurich , embrassa l'état ecclésiast., et se chargea de quelques éducat. à Zurich, où il donna, † Il II Ouvr. périod., divers morceaux recueillis en allem., sous le titre de Considérations morales sur les Ouvrages de la IVature. Il trad. ensuite en allem. les Itinera Alpina de Scheuchzer, et eomposa dans la même langue un Traité sur l'éducation. En 1747 il passa à Berlin, et fut reçu en 175o † Agrégé à la classe de philos. , il donna d'cxcellens Mémoires sur la psychologie. Son meilleur ouv. est sa Théorie universelle des Beaux-Arts. Le duc de Courlande, voulant fonder un gymnase acad. à Mittau, le chargea d'en dresser le plan, et de trouver des sujets pour y § ; Zulzer y m. en 1779. SUMOROKOF ( Alexandre ), peut être regardé, dit Coxe dans ses Voyages en Russie, comme le fondateur du théâtre russe et comme l'un de ceux qui ont le plus contribué à développer le goût de la poésie dans ces climats glacés. II

maquit d'une famille noble à Moscou en 1727, où il m. en 1777. Son admiration pour Racine, l'enthonsiasme qu'il conçut pour ses ouvrages, le portèrent à travailler pour le théâtre, et publia sa Tragédie de Koref, le prem. ouv. sur lequel ait été fondé le théâtre russe. Il donna successivement Hamlet, Aristona, Sinaf et Truvor, Zemira, Dimisa, Vicshelaf, le faux Démetrius et Micislaf et dans le genre comique : Trissotin, le Juge, la Querelle des époux , le Tuteur, le Légataire, l'Envieux, le Tartuffe, le Cocu imaginaire, la Mère rivale de sa fille, la Commère, les trois Frères rivaux, et les Opéras d'Alceste, de Céphale et Procris. Ses comédies sont pleimes de gaîté. Il s'est égalem. distingué par ses Chansons , ses Idylles, ses Fables, ses Satires, ses Elégies, sa Traduction des Psaumes, ses Poésies anacréontiques et ses Odes pindariques. Il s'est égalemnent distingué comme prosateur dans sa Chronique de Moscou, dans son Histoire de la première insurrection des Strelitz,

en 1682, dans son Histoire de la rébel

lion de Stenko - Razin. L'impératrice Elizabeth éleva Sumorokof au rang de brigadier, le nomma direct. du théâtre,

et lui assura une pension de 4ooo roubles. Catherine II le nomma conseill. d'état,

lui donna l'ordre de Ste.-Anne, et l'honora de la plus grande distinct. pendant le reste de ses jours.

SURBECK (Eugène-Pierre de), de Soleure, capit. command. de la comp. gén. des Suisses au régim. des Gardes, servit la France avec autant de valeur que de zèle. Surbeck fut reçu honoraire étranger de l'acad. royale des inscript. et m. à Bagneux près de Paris en † à 65 ans. On a de lui, en m.ss., une Bistoire métallique des empereurs, depuis Jules-César jusqu'à l'empire de Constantin-le-Grand, ouv. annoncé devant contenir 2 vol. in-fol.

SURBECK (Jean-Jacq. de), né à Soleure en Suisse, homme d'un grand mérite, était lieut.-gén. , inspect. d'infant., colonel d'un rég. suisse, au service de France, m. à Paris en 1714.

SURENA, général des Parthes dans la uerre contre les Romains commandés par † l'an 53 av. J. C. Suréna n'était as un nom d'homme; c'était celui d'une † Mais on n'en connaît point d'autre au personnage dont il s'agit ici. C'était lui qui avait mis Orodes, roi des Parthes, sur le trône. Il se signala surtout par la défaite de l'armée romaine sommandée par Crassus. Il ternit sa gloire

par la perfidie dont il usa envers levaincu, en lui demandant à s'aboucher pour la conclusion d'un traité de paix, etl'assura que l'accord était conclu entre les deux armées, et qu'il ne s'agissait que de le mettre par écrit. Crassus le crut; mais † après Suréna lui fit couper la tête. l entra en triomphe dans la Séleucie, disant qu'il amenait Crassus ; son crime ne demeura pas impuni; car s'étant rendu suspect à Orodes, ce prince le fit m. SURENHUSIUS (Guillaume), aut. allem. du 17° s., est connu principalem. par une bonne édition de † Mischne, recueil important pour connaître la jurisprud., les cérémonies et les lois conditionnelles des Hébreux ; il est accompagné des comment. des rabbins Maimomides et Bartenora, d'une version latineet des sav. notes de l'édit., impr.en Holl., 1698, en 6 tom. ou 3 vol. in-fol.

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15 et au commenc du 16° s. Il soigna l'édit. faite à Bâle, par Nicolas Kesler, en 1493, de l'Homiliarium Hieronymi, Ambrosii, Augustini, etc., in-fol. On a encore de Surgant, Mannale Curatorum, Mayence, 15o8, in 4°, réimpr. à Bâle en 1574, même format; et Regimen studiorum, Bâle, 15o2, in-4°. SURIREY DR S. REM1 (Pierre), né, à Acqueville en Normandie, sut commiss.-provincial d'artillerie, m. à Paris en 1716, à 7o ans. On a de lui : Recueil. de Mémoires d'Artillerie, Paris, 1745, 2 vol. in-4°. SURIUS (Laurent), né à Lubeck en 1522, religieux de la chartreuse de cette ville, m, à Cologne en 1578, à 56 ans. On a de lui un grand nombre d'ouvr. Les princip. sont : Recueil des Conciles, en 4 vol. in-fol. , Cologne, 1567; Les Vies des Saints, Cologne, 1618, en 7 tomesin-fol. ; Une Histoire de son tems, sous le nom de Mémoires, qui commence en 1514; elle a été continuée successivem. par Isselt, Brachel, jusqu'en 1651; par Thulden , jusqu'en i66o; et par Henri Brewer, jusqu'en 1673. ô'est"§e suitede la Chronique de Nauclerus. SURVILLE (Marguerite-EléonoreClotilde de VALLoN-CHALYs de) née à Vallon, Bas-Vivarais, en 14o5, eut pour mère Pulchérie de Fay-Collan, connue par son esprit à la cour de Gaston-Phébus, comte de Foix et de Béarn, et qui inspira à sa fille le goût de la poésie et de Ia § A onze ans elle traduisit en vers une ode de Pétrarque avec tant de grâces, que Christine de Pisan, après

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