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l'avoir lue, s'écria : « Il me faut céder à cette enfant tous mes droits au sceptre du Parnasse. » Clotilde aima Berenger de Surville, et l'épousa en 1421. Ce dernier, forcé d'aller rejoindre Charles VII aUl Puy-en-Velay , ne se sépara point sans douleur de l'épouse à laquelle il venait de s'unir, et Clotilde célébra la sienne dans une héroïde datée de 1422, et qui est un modèle de sensibilité, de grâces, et d'une élégance de style bien extraordinaire pour le tems. Sa pièce intitulée les trois Plaids d'or a la plus grande ressemblance avec le joli conte de Voltaire ayant pour titre les trois Manières. Il semblerait que le poète de Ferney aurait connu le manuscrit de Clotilde; cependant les poésies de celle-ci n'ont été publiées qu'en 18o2, par M. Wanderbourg, en 1 vol. in-So , précédé d'un discours

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SUSANNE, fille d'Helcias et femme de Joachim, de la tribu de Juda ; femme illustre et celèbre par sa chasteté. Ayant été accusée d'adultère par deux vieillards impudiques, Daniel fit reconnaître son innocence vers l'an 6o7 av. J. C.

SUSARION, né dans un petit bourg de l'Attique, nommé Icarie, passe pour avoir été chez les Grecs un des premiers créateurs de l'art dramatique vers l'an 58o avant J. C.

SUTTON (Samuel), né à Alfreton, m. à Londres en 1752, servit sous le duc de Marlborough , et ensuite établit un café à Londres. En 174o il inventa une méthode simple de désinfecter les vaisseaux et de les purger de tout mauvais air, par des tuyaux de communication avec le feu des cuisines. Le méd. Méad favorisa cette invention, dont l'utilité fut surpassée par celle des ventilateurs de †

SUVÉE (Jos.-Ben.), peint., né à Bruges, se rendit à Paris en 1763, remporta le premier prix de peinture en 1771 , et partit pour Rome en 1772. Il y fit plus. iableaux : la ville d'Ypres en possède deux, une Descente du Saint Esprit , et une Adoration des Anges, que l'on place au nombre de ses meill. ouv. Reçu, en 178o, mcmbre de l'acad. de peint., il fut prof. de cette acad. Il fit paraître plusieurs grandes compositions qui eurent du succès, entr'autres, celle de la mort de l'Amiral Coligni. Il se rendit à Rome en 18or, en qualité de directeur,

our rétablir l'école dans la villa Médicis. † dans ce palais des beaux arts et au

· milieu des élèves qu'il. y avait réunis, qu'il a terminé sa carrière, en 18o7. SUZE (Henriette DE CHATILLoN DE CoLIGNI, connue sous le nom de la comtesse de la), née à Paris en 1618, était fille de Gaspard de Coligni, maréchal de France. Aussi aimable par son esprit que par sa figure, elle fut mariée très-jeune à Thomas Addington, seigneur écossais ; elle épousa en secondes noces Gaspard de Champagne, comte de La Suze. Ce nouveau mariage fut pour elle un martyre. Elle obtint du parl. la cassation de son mariage. Sa maison fut le rendezvous des beaux esprits, qui la célébrèrent en vers et en prose. Elle m. en 1673, regardée comme une femme qui avait les faiblesses de son sexe et tous les agrémens d'un bel esprit. Elle a fait beaucoup d'élégies. Ses OEuvres parurent en i684 , en 2 v. in-12. On les a réimpr. avec plus. pièces de Pelisson et quelques autres, en 1695 et en 1725, en 5 vol. in-12.

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ses yeux, partie à Dresde et partie à Léipsiek, en 3 vol. in-fol., ornés de fig. Il avait été admis , dans la société des sciences d'Upsal, dans l'acad. royale de Stockholm et dans celle de Pétersbourg. Il était en correspondance avec la plupart des savans de l'Europe. Soit que son esprit fût affaibli † une trop grande application à l'étude, soit qu'il fût entraîné par sa propension à l'enthousiasme, il se crut miraculeusement appelé à révéler au monde les mystères les plus cachés. « En 1743, dit-il dans l'un de ses ouvrages, il a plu au Seigneur de . se manifester à moi, et de m'apparaître personnellement pour me donner la connaissance du monde spirituel, et me mettre en relation avec les anges et les esprits ; et ce pouvoir m'a été continué jusqu'à ce jour. » Depuis cet instant, sa savante plume ne fut exercée que par ses étonmantes révélations. Il publia les traités suivans : de cultu et amore Dei, Lond., 1645, in-4°; de Telluribus in mundo nostro solari, 1758; de Equo albo in Apocalypsi, 1748; denová Hyerosolymá; de Cœlo et Inferno; Sapientia evangelica de divinä Providentiá, Amsterd., | 1764; Vera Christiana Religio, Amst. , 1771 , et d'autres ouvrages de ce genre, qu'il fit imprimer en Hollande et en Angleterre, et qui ont en partie été traduits par eeux qui les admirent. Cet homme singulier m. à Londres en 1772, Swedenborg, disent les auteurs de la Biographie anglaise, était, avec la meilleure foi du monde, le plus extravagant des enthousiastes. Sa secte, qui paraît n'avoir, pen . dant sa vie, fait aucun progrès, s'est maintenant établie en Angleterre sous le nom de la Vouvelle Eglise de Jérusalem, et professe une sorte de christianisme modifiée d'après l'imagination de son auteur. Il a paru, il y a8 ans, à Copenhague, un ouvrage qui eut beaucoup de débit ; c'est une p# de l'assesseur Swedenorg : elle est enrichie de plusieurs fragmens de ses écrits, et d'une analyse de son système. On y voit que Swedenborg, il y a plus de 5o ans, avait déjà publié des considérations sur le crâne humain , † sont aujourd'hui renouvelées par le

octeur GalI.

SWEERTS (Emmanuel), né à Sevenbergen , près de Bréda, cultiva un grand nombre de fleurs et de plantes étrangères, fit dessiner ce qu'il avait de plus rare en ce genre, et en composa un recueil qu'il intitula Florilegium , Francfort, 1612 , 2 vol. in-fol. ; Amst., 1647. Ce rec., formé de planches bien gravées, contient la description en

lat., allem. et franç. de ce qu'elles représentent. SWERT ( Franc.), Swertius, né à Anvers en 1567 , où il m. en 1629 Les plus connus de ses ouv. sont : Rerumz Belgicarum Annales, 162o, in-fol. ; Athenae Belgicae, Anvers, 1628, in-fol.; W§ion§ori§in Deorum, Dearumque Capita ex antiquis numismatibus, Anvers, 16o2, in-4°; et dans les Antiquités grecques de Gronovius.Ces têtes sont au nombre de 59. SWERT ou SwERTIUs (Robert), srère du précéd., né à Anvers en 157o, jésuite, ensuite curé à Bois-le-Duc, m. dans sa patrie en 1647. On a de lui : Cumulus mendaciorum Francisci Lansbergii, ministri Roterodamo- Batavi ; à Anvers, ouv. en flam.; De Fide haereticis servandã, advérsus Danielemz Plancium, Anvers, 1611 , in-8°. SWIFT (Jonathan), surnommé le Rabelais d'Angleterre, né à Dublin en 1667, d'une bonne famille; sa mère était arente de la femme du chev. Temple. § prit ses grades à Oxford, où Temple fournissait aux frais de son éduc. Il m. en 1745. Il a laissé un gr. nombre d'écrits vers et eu prose, recueillis à Londres, en 1762, 9 vol in-8°. L'ouvrage le plus long et le plus estimé qu'il ait fait en vers, est un poème, intit. : Cadenus et Vanessa. C'est l'histoire de ses amours, ou pour mieux dire, de son indifférence pour une femme qui l'aima. Ses ouv. en prose les plus connus sont : les Voyages de Gulliver à Lilliput , à Brogdingnac, à Laput , etc. , 2 vol. in-12, trad. en fr. par l'abbé des Fontaines ; le Conte du Tonneau, assez mal traduit en fr. par Van-Effen. On trouverait un portrait bien plus étendu du Rabelais d'Angleterre , dans les Lettres Historiques et Philologiques du comte d'Orreri , sur la vie et les Ouvrages de Swift, pour servir de supplément au spectateur moderne de Steele, 1753, in-12; livre trad. de l'anglais par Lacombe d'Avignon. Quelques critiques sont étonnés que Voltaire † mis au dessus de notre Rabelais ; ils prétendent qu'il est plus sec, et qu'il n'en a pas la naïveté originaleT'outes les OEuvres de Swift ont été recueillies à Londres , 1755 , 22 v. in-8°. — Swift ( Dean ), son parent , m. en 1783, à Worcester, a publié aussi quelques ouv., entr'autres un Essai sur la

, vie et les écrits de Jonathan Swift.

SWINDEN (Tobie), théol. angl. , m. en 172o, fut vicaire de Cuxtonan , comté de Kent, est connu par un livre curieux, intit. Recherches sur la nature et sur le lieu du feu de l'enfer, Y714, in-8°. On donna après la m. de I'aut. , en 1727, une 2° édit. avec un appendix, et § l'a trad. en fr., Amst. , 1727, in-8°. Swindeu a donné encore que ques autres Onv. peu COIlIlUS CIl Fr. SWINTON (Jeau), né en 17o3, m. en 1777, fut d'abord chap. de la factorerie angl. à l ivourne, et ensuite archiv. de l'univ. d'Oxford. C'est l'un des aut. de l'Hist. universelle publié en Angl. Il a donné, en outre , un gr. nombre de Dissertations sur l'hist. ct les an«iquités de sa patrie. SWIST (Job), ministre de Bennington, état de Vermont, né en 1743 au Sandwich, Massachussets; il se chargea en 18o4, d'une mission dans le nord du Vermont, et m. dans ce voyage, à Enosburg, même année. On a pub., après sa mort, un vol. de ses Sermons, 18o5. SYDENHAM ( Thomas), l'un des plus cél. méd. de l'Angl., né en 1624, à Windford-Eagle, dans le comté de Dorset, d'un gentilh. de cette prov. , entra en 1642 à l'univ. d'Oxford pour y terminer ses études. La guerre civile ayant éclaté cette même année, Sydenham, que ses opinions attachaient au parti républic., ne voulut pas prendre les armes comme les autres étudians pour la défense du roi, et quitta Oxford où Charles Ier entretenait une garnison. Il vint à Londres, y fit la connaissance du doct. Th. Cox, méd. cél. De retour à Oxford, lorsque la garnison de cette ville se fut rendue au parl., il s'y fit recevoir bachelier en 1648, exerça son art à Londres avec le succès le plus éclatant, depuis 1661 jusqu'à sa mort qui arriva en 1689. Ses ouvrages, recueillis sous le titre d'Opera medica, Genève, 1716, 2 vol. in-4°, sont généralement estimés. Son Traité de la Goutte jouit d'une réputation particulière. Sa Praxis medica, imprimé séparément à Léipsick, 1695, 2 vol. in-8 , et trad. en fr. par Sault, 1774, in -8° , est pareillement CStlIIlt2e. SYDENHAM (Floyer), né en 1-1o, se rendit cél. dans la connaissance de la langue grecque. Il a traduit les œuvres de Platon. Il m. en prison pour dettes, en 1788 Le triste sort de Sydenham a donné lieu en Angl. à une fondation en favenr des gens de lettres réduits à la dernière indigence. SYLBURG (Frédéric), né en 1546 près de Marpurg dans le landgraviat de Hesse, m. à Heidelberg en 1596. Il s'at

tacha à revoir et à corriger les anc. anrgrecs et latins que VVechel et Commelinr mettaient au jour. On loue la correction des édit. auxquelles il a travaillé. Il eut grande part au Trésor de la lang. grecq. de Henri Etienne. On a de lui des Poesies grecques et quelques autres ouvrages dans lesquels on remarque beaucoup d'érudition et de jugement. On estime surtout sa Grammaire grecque et son Etymologicon magnum, 1594, in-fol. SYLLA (Lucius - Cornélius), fam. consul et dictateur rom., de l'anc. fam. des Scipions, maquit, dit Salluste, dans un tems où le peu de mérite de son père et de quelques-uns de ces ancêtres avait presque effacé le lustre de la branche dont il était. Quoiqu'il eût reçu une excellente éducation, sa jeunesse fut très-déréglée. Il aima le théâtre, le vin , les femmes. Cette dernière passion ne lui fut pas inutile ; car il s'éleva par la faveur de Nicopolis, riche courtisane, qui le fit son héritier. Ce legs, joint aux grandes richesses que lui laissa sa bellemère, le mit en état de figurer parmi les chevaliers romains.Il fit ses premières armes en Afrique, vers l'an 1o7 avant J. C., sous Marius, qui l'employa en différ. rencontres. Il l'envoya contre les Marses, nouvel essaim de Germains. Sylla n'employa contre eux que l'éloquence : il leur p† d'embrasser le parti de Rome. Cette nouvelle gloire acquise par Sylla fit peut-être éclater dèslors la ialousie de Marius. Il est certain du moins qu'ils se séparèrent, et que Sylla servait dès l'année suivante sous le consul Catullus, qui fut donné pour collègue à Marius dans son cinquième consulat, l'an 1o1 av. J. C. Cependant Sylla battit les Samnites en campagne, et les forca deux fois en différens tems. Il mit lui-même le prix à ses victoires, demanda la préture et l'obtint. Strabon, père de Pompée, prétendait que Sylla avait acheté cette dignité, et le lui rerocha un jour que celui-ci le menaçait contre lui du pouvoir de sa charge. Sylla, après avoir passé à Rome la première année de sa préture, fut chargé du gouvernement de la province d'Asie, et il eut la glorieuse commission de re mettre sur se trônc de Cappadoce Ariobarzane, élu roi par la nation du consentement des Romains. Le roi de Pont, le fameux Mithridate-Eupator, avait fait périr par des assassinats ou par des empoisonnemens tous les princes de la famille royale de Cappadoce, et avait mis sur le trône un dc ses fils, sons la tutelle de Gordius, l'un des seigneurs de sa cour. Ce fut ce Gordius que Sylla eut à combattre. Une seule bat. décida l'affaire. Ses exploits lui valurent le consulat l'an 88 av. J. C. Le command. de l'armée contre Mithridate lui fut donné l'année d'après. Marius, dévoré par l'envie et l'ambition , fit ôter le command. an nouv. gén. Sylla marche alors à Rome à la tête # ses légions, se rend maître de la républ. , fait mourir Sulpicius qui était l'aut. de la loi portée contre lui, et oblige Marius à sortir de Rome.Après qu'il eut mis le calme dans sa patrie et qu'il se fut vengé de ses ennemis, il passa dans la Grèce l'an 86 av. J. C., et résolut de prendre Athènes et le Pyrée tout à la fois. Athènes fut prise d'assaut et livrée au pillage. Le vain

queur, prêt à la raser, se rappela la

gloire de ses anciens héros, « et pardonna, dit-il, aux vivans en considération des morts. » Archelaüs, l'un des meilleurs généraux de Mithridate, fut contraint d'abandonner le Pyrée ; on y mit le feu. Deux victoires complètes remportées ensuites par Sylla , l'une à Cheronée , l'autre à Orchomène , ruinèrent toutes les espérances de l'ennemi. Il avait été près † perdre la seconde bataille : ses troupes fuyaient; il accourut, desccndit de cheval, saisit une enseigne, et affrontant le danger : « Il m'est glorieux de mourir ici, s'écria - t-il; vous autres, si l'on vous demande où vous avez abandonné votre général, vous réponduez : à Orchomène. » Ce reproche ranima les Romains. Tandis qu'il faisait triompher la républ, dans la Grèce, on rasait sa maison à Rome , on confisquait ses biens, et on le déclarait enmemi de la patrie.Sylla, laissant à Murena le commandement dans l'Asie , reprit avec son armée le chemin de Rome. Il fut joint dans la Campanie par plusieurs personnages qui avaient été proscrits ; et à leur exemple Cneius Pom

eius, connu depuis sous le nom de

rand-Pompée, vint le trouver avec trois légions dans la Marche d'Ancône. Il battit ensuite le jeune Marius, le força de s'enfermer dans Préneste, où il s'assiégea sur - le - champ. Il marcha vers Rome avec un détachement; il y entra sans opposition, et borna sa vengeance à faire vendre publiquement les biens de ceux qui avaient pris la fuite. Il retourna devant Préneste et s'en rendit maître. La ville fut livrée au pillage; et peu de Romains du parti de Marius échappèrent à la cruauté du vainqueur. Sylla ayant ainsi dompté tous ses ennemis, entra dans Rome à la tête de ses troupes, et prit

solennellement le nom d'Heureux, lix. Le reste de sa vie ne fut plus qu'un tissu d'injustices et de cruautés. Il fit massacrer, dans le cirque de Rome, six ou sept mille prisonniers de guerre auxquelsil avait promis la vie. Tous les jours on asfichait les noms de cenx qu'il avait dévoués à la mort. Rome et toutes les prov. d'Italie furent remplies de meurtres et de carnage. On récompensait l'esclave qui apportait la tête de son maître, le fils qui présentait celle de son ère. Catilina se distingua dans cette § : après avoir tué son frère, il se chargea du supplice de M. Marius Gratianus, auquelil fit arracher les yeux, couper les mains et la langue, briser les os des cuisses, et dont il trancha ensuite lui même la tête. On fait monter à 4,7oo le nombre de ceux qui périrent par cette proscription. Le barbare Sylla s'étant fait déclarer dictateur perpétuel, parut dans la place avec le plus terrible ap pareil, établit de nouvelles lois, en abrogea d'anciennes, et changea selon son gré la forme du gouv. Quelque tems après il renouvela la paix avec Mithridate, donne le titre de Grand à Pompée, puis se dépouilla de la dictature. Un jeune homme ayant eu la hardiesse de l'accabler d'injures, comme il descendait de la tribune aux harangues, il se contenta de dire à ses amis qui l'environnaient : « Voilà un jeune homme qui empêchera qu'un autre qui se tronvera dans une place semblable à la mienne ne songe à la quitter. » Il se retira ensuite dans une maison de cam|† à Pouzzole, où il se plongea dans es plus infâmes débauches et m. d'une maladie pédiculaire l'an 78 av. J. C. , âgé de 6o ans. Cet homme si courageux ajoutait foi aux devins, aux astrologues et aux songes. Il écrivait dans ses moires , deux jours av. sa mort , qu'il venait d'être averti en songe qu'il allait rejoindre incessamment son épouse Mé§ Ce fut lui qui, à la prise d'Athènes, recouvra les livres d'Aristote. SYLVA ( le comte DoNAT ), né à Milan en 169o, où il étudia chez les jés. et chez les PP. Somasques à Rome. De retour à Milan, il se livra à l'étude de l'histoire ; exécuta, de concert avec le comte Charles Archinti, l'histoire générale, projetée par l'immortel Muratori. On lui doit des matériaux qu'il communiqua au P. Beretta pour la Dissertation sur la géographie italienne moderne, et des Réflexions sur la bulle de Paschal Ier. Il était profondément instruit sur la botanique, l'astronomie, la mécanique, la médecinc et l'anat. Il m. en 1779.

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On le représente un rameau de cyprès à la main, monument de ses amours et de ses regrets pour la nymphe Cyparis, ou, selon d'autres, pour un jeune homme de son nom qu'Apollon changea en cypres. SYLVESTER (Joshua), traducteur anglais des poésies de Dubai tas, né en Angleterre en 1563, m. à Middelbourg en Hollaude , en 1618. Il traduisit encore les quatrains de Pibrac et plus. autres poésies françaises , ainsi que quelques ouvr. de Fracastor. Il publia une Satire contre l'usage du tabac, dans la vue de se rendre agréable à Jacques Io qui en avait une grande aversion.

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Elzévir, 1679, in-4°, et Venise, 17o8, in-fol. SYMMAQUE, natif de Sardaine , monta sur la chaire de Saint-Pierre après le pape Anastase II, en 498, et m en 514.On a de lui onze Epttres dans le rec. de D. Constant, et div. Décrets.

SY M MAQUE (Quintus Aurelius Avianus), préfet de Rome, et consul en 391, fit éclater beaucoup de zèle pour le rétablissement du paganisme et de l'autel de la victoire. Il trouva un puissant adversaire dans Saint-Ambroise, et fut banni de Rome par l'emper. Théodosele-Grand. Il reste de lui Io liv. d'Epttres, Leyde, 1653, in-12. SYMMES (Thomas), né à Bradford en 1678, premier ministre de Boxford , il m. en 1725. Il a pub. : Avis aux cheurs qui différent, et plusieurs autres Sermons ; Dialogue plaisant sur le chant d'église, 1733; # des peuples à entretenir des ministres, 1724 ; Mémoires historiques sur la bataille de Piggwacket, 1725.Jean Brown de Haverhill a publ. une IVotice de sa vie. SYMMES †): ministre d'Andover, Massachussetts, m. en 18o7, à 68 ans, après 49 de ministère. Il s'était consacré exclusivement à la théologie. Il n'a publié qu'un Sermon , 1785, et deux Discours de circonstance. SYNCELLE (George ), était syncelle de Taraise, patriarche de Constantinople, vers 792 Il a donné une Chronographie , que le P. Goar a publiée en grec et en latin, 1652, in-fol. , ouvrage important pour la connaissance des dynasties d'Egypte. · SYNESIUS, philosophe platonicien. Il reste de lui trois Traités de philos. naturelle, avec les figures de Nicolas Flamel, Paris, 1612, in-4°; et un De Sdmniis, impr. avec les écrits de Jamblique, autre philosophe platonicien, Venise , 1497, in-fol. SYNESIUS fut disciple de la fameuse Hypacie d'Alexandrie, se fit chrétien à la sollicitation des fidèles, touchés de la régularité de ses mœurs ; il était marié

et avait quatre filles. Député à Constan- .

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en protestant dans unc lettre à son frère, qui se trouve à l'article J.-C. dans l'En

cyclopédie de Paris, in-fol. On a de lui ,

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