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TASCHER nE. LA PAGERIE ( Joséphine ), née à la Martinique en 1763, vint en France, se maria au vicornte de Beauharnais, qui fut décapité à Paris en 1794 ( Voyez ce nom); elle épousa en seconde noce le général Buonaparte en I798, qui, devenu empereur des Français, la fit sacrer impératrice le 2 décembre » 8o4, et reine d'Italie, le 26 mai 18o5: il divorça avec elle, sa politique, pour épouser Marie-Louise, archiduchesse d'Autriche; mais lui conserva le titre d'impératrice Joséphine, avec un revenu considérable. Elle est morte dans s,n château de la Malmaison, le 29 mai v 814, regretée de tous ceux qui l'ont •ronnue ;ayant le caractère le plus aimable, toutes les personnes qui l'ont frévjuentée dans l'adversité et dans les grantieurs, rendent justice à la bonté de son cœur. On a remarqué que la tyrannie de Buonaparte a été moins dangereuse sous son règne, néanmoins elle n'a pu réussir, malgé ses larmes, à empêcher l'assassinat du # d'Enghien. Elle a eu de son pre'mier mari, Eugène Beauharnais qui a été vice-roi d'Italie, et §! nie, épouse de Louis Buonaparte, nommé, par son frère, roi de Hollande. Joséphine avait l'estime de tous les souverains; l'empereur de Russie, le roi de Prusse, l'empereur d'Allemagne, etc., ont éte lui rendre plusieurs visites lors de leur entrée à Paris, le 3o mars 1814. Ses restes sont déposés dans l'église de Ruelle, paroisse de la Malmaison. On exécute à Paris un monument en marbre qui sera érigé sur sa sépulture. TASKER (Guill.), théolog. et poète -ahglais, né au Devonshire, m. en 18oo, euré d'Iddesleigh. Ses princip. ouvrages cont : une Traduction en vers anglais des Odes de Pindare et d'Horace, 3 vol. tn-8° ; une Ode au génie guerrier de la Grande-Bretagne; Lettre sur la physiognomie. - TASMAN (Abel), partit en 1642 d l'Isle de France, alors en la possession des Hollandais, et nommée Isle Mau•rice, expédié par le général Van Diemen. Il dirigea d'abord sa course au sud, jus-qu'à la hauteur des îles Saint - Paul et msterdam ; de là, gouvernant au sudest, il sit le tour de la pointe méridionale de cette partie du globe qui porte 'sur les cartes les noms de Carpentaria,

pays de Diemcn, nouvelle Hollande. Il découvrit la nouvelle Zélande, aujourd'hui possédée par les Anglais, et l'on peut dire, en général, que son voyage répandit beaucoup de jour sur la géographie et la navigation de ces contrées lointaines. TASSE (Omodeo TAsso, le), gentilh. de Bergame, originaire de Cornello, flor. vers 129o. On lui doit l'invention , ou plutôt le renouvellement des postes, puisque les anciens avaient des courriers réguliers. L'Italie, l'Allemagne et l'Espagne, récompensèrent ce bienfait public, en donnant à plusieurs de sa famille la direction générale des postes. , TASSE (Bernardo, le). On a de lul des ouvr. poétiques : le plus connu et le plus recherché est l'Amadis, poëme en 1oo chants, dont la prem. édit. faite à · Venise par Giolito en 156o, in-4°, esa très-estimée et peu commune ; Il Floridante, 156o, in-12. Les Italiens font aussi beaucoup de cas du recueil de ses Lettres, Venise, 1574, in-8°. L'édit. la † † est celle de Padoue, 1733, vol. in-8° : on y a joint sa Vie par Leghezzi. Il m. à Rome en 1575. II. TASSE (Torquato TAsso , le), poète italien, fils du précéd., né à Sorrento, ville du roy. de Naples, en 1544Il fit ses études à Padoue, et il se distin† par ses talens pour la poésie. Il suivià e nonce en France , du tems de Charles IX, ct mérita l'estime et la protection de ce monarque. Il retourna à Ferrare, et y publia son fameux poème · de la Jérusalem délivrée , qu'il avaie achevé en France. Il composa d'autres · pièces ingénieuses, et introduisit le premier les bergers sur le théâtre, dans son Aminte, qui a été le modèle des coméd, # Le Tasse eut de grands diférens avec les académiciens della Crusca, qui avaient censuré sa Jérusalem délivrée. Il se fit des affaires à Ferrare, et # fut mis en prison. Il pensa alors perdre 'esprit par l'amour extravagant qu'il · avait conçu pour Eléonore d'Est, sœur d'Alfonse, de Ferrare. Le reste de sa vie fut unc suite continuelle d'infortunes. Il s'arrêta quelque tems à Pavie, alla ensuite à Naples, et revint à Ferrare, où il fut mis en prison. La pauvreté, , joint à ses autres malheurs , ne le quitta que lorsqu'il fut appelé à Rome par le cardinal Aldobrandin, neveu du pape Clément VIII, pour y recevoir la cou' ronne poétique; on s'empressa de réparer ses malheurs, mais son esprit dérangé

t le rendait insensible à son changement de

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ital., renommé à Bologne vers 163o, a publié une Description de cette ville. TEGRIMI ( Nicolas), né à Lucques, m. vers 1527, fut chargé par Ia républ. de plus. missions importantes. Il a écrit la Vie de Castruccio Antelminelli , fameux guerrier du 14° siècle , et un Discours sur l'obéissance due à Jules II. TEICHMEYER (Herman-Frédéric), méd. du 18° s., et prof. à l'univ. de Gênes. On a de lui : Elementa philosophiœ naturalis experimentalis, etc. Ienae, 1717, in-4°; Elementa anthrepologia , sive theoria corporis humani, etc, ibid , 1719 , in-4°; Institutiones medicinœ legalis et forensis, etc., ibid, 1723 » # ; Vindiciœ quorumdam inventorum anatomicorum, lenae, 1727,

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est l'auteur d'un miroir !

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TEISSIER (Antoine) , protestant, né à Montpellier en 1632, m. à Berlin en 1715, se retira en Prusse "# la révocation de l'édit de Nantes. L'électeur de Brandebourg le nomma son historiogr. Ses princ. ouv. sont : Les Eloges des hommes saoans , tirés de l'Histoire du présid. de Thou. L'édition la plus ample est celle de Leyde, 1715, 4 vol. in-12. Catalogus Auctorum qui librorum catologos , indices, bibliothecas , virorum litteratorum elogia , vitam aut orationes funebres scriptis consignarunt, Genève, 1685, in-8°. Il a traduit : Abrégé de l'Histoire des quatre monarchies du monde, de Sleidan, 17oo; Lettres choisies de Calvin,

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TEKELI ( Emmeric, comte de), né en 1658 , était fils d'Etienne Tekeli, puissant seigneur hongrois , qui , en 1671 , fut mis à m. dans la conspiration des comtes de Serin et de Frangipanî. Emmeric Tekeli passa en Transylvanie avec quelques autres chefs de mécontens de Hongrie. Son esprit et son courage le rendirent si agréable au prince Abaffi, qu'il devint en peu de tems son premier ministre, et général des troupes qu'il envoya au secours des mécontens, qui le reconnurent tous pour généralissime de l'armée. T'ekeli fit la guerre contre l'emp. avec divers succès. Il épousa la veuvc du prince Ragotzki, fille du comte de Serin, cn 1682, et se soutint longtems en Hongrie par le secours des Turcs , qui le nommèrent prince de Transylvanie en 169o, après la mort d'Abaffi ; mais il ne put s'y faire reconnaître. Il fut contraint de se retirer à Constant., où il vécut comme particulier. Il m. catholique rom. , près des Nicomédie, en 17o5.

TELAMON, (Myth. }: fils d'Eaque, épousa Péribée, dont il eut le fameux Ajax. Il fut l'un des Argonautes qui monta le premier à l'assaut, lors

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Hercule prit la ville de Troie sous le règne de Laomédon ; et il eut pour récompense Hésione , qui fut mère de Teucer.

TÉLÉGONE (Myth.), fils d'Ulysse et de Circé, ayant obtenu de Circé la permission d'aller voir son père, fut reçu comme ennemi par Ulysse, ce qui donna lien à un combat où Ulysse fut tué par son propre fils, qui ne connut son crime qu'après avoir épouséPénélope Sa belle-mère , sans la connaître aussi.

TELEMAQUE (Myth.), fils d'Ulysse et de Pénélope. Dès qu'il eut atteint l'âge de 15 ans, il alla courir les mers, accompagné de Minerve, sous la figure de Mentor son gouverneur, pour chercher son père. Pendant ce voyage, il essuya beaucoup de dangers, et retrouva cnfin Ulysse lorsqu'il arriva dans l'île d'Itaque.

THÉLÉPHANE, music. de Samos, m. à Mégare, où Cléopâtre, sœur de Philippe , roi de Macédoine, lui fit élever un superbe tombeau. L'anthologie grecque nous a conservé son épitaphe.

TELEPHE ( Myth. ) , fils d'Hercule et d'Augé, prit le parti des Troyens contre les Grecs ; mais Achille l'ayant blessé, il fit alliance avec ce héros , et fut guéri par les remèdes de Chiron.

TELESILLE, femme illustre d'Argos dans le Péloponèse, se signala, l'an 557 avant J. C., envers sa patrie. La ville d'Argos étant assiégée par Cléomène , roi de Sparte, cette héroïne fit armer toutes les femmes à la place des hommes, et les posta sur les remparts pour résister aux ennemis. Les Spartiates , ersuadés qu'il leur serait également † de les vaincre ou d'en être vaincus, levèrent le siége sur-le-champ. On a des fragmens de ses poésies dans le Rec. intit. Carmina novem poetarum fœminarum Hamb., 1734, in-4o.

TELIGNY (Charles de), gendre de l'amiral Coligni, périt comme lui dans la funeste journée de S. Barthélemi. Henri IV le chérissait comme sou frère ; il était la gloire et l'espérance des réformés. Charles IX l'accablait de perfides caresses.

TELL (Guillaume), l'un des princ. auteurs de la révolution des Suisses, en 13o7. Gesler, gouv. de ce pays, ayant ordonné à Tell d'abattre d'un coup de flèche une pomme de dessus la tête de son fils, sous peine, en cas de refus, de voir périr son enfant et de périr lui-même sur l'heure , Tell eut l'adresse

d'atteindre la pomme sans blesser son fils ; il ne put s'empêcher de dire à Gesler qu'il avait une autre flèche toute prête à lui percer le cœur , s'il eût manqué son coup. Le gouv. le fit arrêter sur-le-champ ; mais il trouva le moyen de s'évader. # surprit même Gesler, le tua , et souleva ensuite les Suisses , ui secouèrent le joug de la domination d'Autriche, et formèrent une république qui s'est maintenue avec gloire depuis ce tems-là. TELLER ( VV.A. ) , conseill. supérieur de consist., m. à Berlin en 18o4, à 7o ans, est connu par des Sermons et par des écrits, la plupart théol. , parmi lesquels son Dictionnaire occupe le premier rang. TELLES ( Gabriel ), de Madrid, mort vers 165o, relig. de Ste.-Marie, a donné une product. dramat. intitulée le Festin de Pierre. Molière l'arrangea ponr la scène française.

TELLEZ ( Emmanuel-Gonzalez ), prof. de droit à Salamanque , flor. au milieu du 17° s. On a de lui, un Commentaire sur les Décrétales , 4 vol. in-fol. , dont l'édit. la plus estimée est de 1693.

TELLIER (N. le ), méd. bordelais, viv, dans le 17° s., et a écrit : Quaestio medica de aegri naturd, Bordeaux, 1635, in-4°. TELLIER (Michel le), chancelier de France, et min. d'état, fils d'un conseill. à la cour des aides, maq. à Paris en 16o3. Le card. Mazarin le proposa à LouisXIII p† remplir la place de secrét. d'état. es divisions qui déchiraient la France après la mort † Louis XIII lui donnèrent lieu de signaler son zèle ; ce fut à lui que la reine régente et le cardinal Mazarin donnèrent leur principale confiance, pendant les brouilleries dont la France fut agitée depuis ce traité.Après la mort de Mazarin, il continua d'exercer la charge de secrét. d'état jusqu'en 1666, qu'il la remit à son fils aîné. En 1677, il fut nommé chancel. et garde des Sceaux. Son grand âge ne l'empêcha pas de rem† dignement cette place importante. l m. en 1685, peu de jours après avoir signé la révocat. de l'édit de N§

TELLIER (Franç.-Michel le), marq. de Louvois, min. et secrét. d'état, fils du précéd., né à Paris en 1641; min. de la guerre en 1664, surintend. gén. des, postes en 1668, chanc. des ordres du roi, gr.-vicaire des ordres de St-Lazare et de Mont-Carmel. Ce fut à la sollicitation de Tellier que Louis XIV établit l'hôtel royal des Invalides. Il fut pourvu, en 1683, de la charge de surintend. des bâtimens, arts et manufact. de France. Il m. à Versailles en 1691 , Courtilz a publié, sous son nom, un Testament politique, 1695, in-12, et dans le Recueil de testamens politiques, 4 vol. in-12. Après sa m. il parut une espèce de drame satirique contre lui , intit. Le marquis de Louvois sur la sellette, Cologne , 1695, in-12. — Tellier (Charles-Maurice le), archev. de Reims, command. de l'ordre du St.-Es. prit, conseiller d'état ordinaire, etc., son frère, né à Paris en 1642, où il mourut en 171o. Il laissa aux chan. réguliers de l'abbaye de Ste.-Geneviève de Paris sa biblioth. composée de 16,ooo vol. ., TELLIER (Michel), jés., né auprès de Vire, en Normandie, en 1643, prof. les humanités et la philos. Il devint confesseur de Louis #† après la mort du P. de La Chaise en 17o9 , et fut aead. honoraire de l'acad. des inscriptions et b.-lett. Il fatigua Louis XIV jusque dans ses derniers momens pour lui faire donner des édits en faveur de la bulle Unigenitus. Après la m. de Louis xiv# P. Tellier fut exilé à Amiens, puis à la Flèche, où il m, en 1719. Il a laissé : Une édition de Quinte C§ce, à l'usage dn dauphin 1678 , in-4°; Défense des nouveaux chrétiens et des Missionnaires de la Chine, du Japon et des Indes, in-12 ; Observations sur la nouvelle défense de la version française du nouveau Testament, Mons, Rouen, 1684, in-8°; Plusieurs Ecrits polémiques. TEL LIER (N. le ), né à ChâteauThierri, où il m. en 1732, est auteur de pièces de théâtre : le # de Pierre, opéra; les Pélerines de Cythère ; Arlequin sultane favorite, et la Descente de Mezzetin aux Enfers. TELLIER (Adrien le), av. du roi à Melun, fut député par ce bailliage aux état-gén. en 1789. Partisan de la révol., il fut appelé à la convention. Envoyé, en 1795, à Chartres pour y favoriser la libre circulation des grains , sa présence et la disette qu'on ressentait excitèrent eontre lui une violente sédition ; le peuple en fureur le força de signer un arrêté qui taxait le pain à 3 sous la livre, et à le proclamer sur la place publique, monté sur un âne. Le Tellier, de retour à son auberge, se brûla la cervelle. TELLIER D'ORvILLIERs (N. le), lieut.-gén. d'épée à Vernon, a fait une suite au Virgise travesti de Scarron, et a mis en vers le Roman comique du même 3(tltCUlT. précéd. Le roi Guillaume le nomma secrétaire du départ. de la guerre; il n'en eut pas rempli les fonctions l'espace de huit jours, qu'il alla se # près de London-Bridge, en 1689. Avant de se précipiter, il congédia le batelier en lui remettant un billet cacheté, ainsi conçu : « La folie d'entreprendre ce qu, je n'étais pas en état d'exécuter, m'a fait porter au roi et au royaume un préjudice irréparable. Je leur souhaite toute sorte de bonheur et des serviteurs capables de les bien servir John Temple.».

TELLIER DE LoUvoIs (Camille le), abbé, garde de la bibl. du roi et intend. du cabinet des médailles, de l'acad. françet de celle des inscript. et b.-lett., né à Paris en 1675, et mourut en 1718, voyagea et chercha dans toutes les vifles où ii passait tous les livres qui manquaient à la bibIioth. du roi ; il ramassa plus de 3ooo vol. ; conquête littéraire importante.

TELLIUS, célèbre philos. grec, né à Elis.Après sa m. on lui éleva une statue dans le temple d'Apollon à Delphes.

TILLOT ou TILLIoT (N. du ), gentilh. dijonnais qui viv. dans le 18°. s., est aut. des Mémoires pour servir à l'histoire des fous, Lausanne, in-4°.

'1 ELO-MARTIUS, astron. et navig. marseillais, viv. vers l'an 49 av. J.-C., a fondé la ville de Toulon, et lui a donné son nom (en latin, Telo Martius).

TÉMANZA (Thomas), cél. archit. de Venise, memb. des acad. royales de Paris, de Toulouse, de Bologne, de Vicence et de Padoue, né en 17o5, mort en 1789, a laissé : Dissertation sur le territoire de Saint-Hilaire dans le diocèse d'Oliuolo, Venise, 1771, in-fol., fig. ; ' / ie de Jacques Sansovin, Venise, 1752 ; Vie de Vincent Scamozzi de Vicence, Venise, 177o ; Vies des plus célèbres architectes et sculpteurs vénitiens du 16e siècle, Venise, 1777, 2 vol. in-4°.

TEMPIER(Etienne), év.de Paris, dans le 13e s. On a de lui : Indiculus errorum, qui à nonnul'is magistris Lutetiae publicè privatimque docebantur anno 1277.

TEMPLE (Guill.), né à Londres en 1628, et petit-fils d'un secrét. du comte d'Essex, voyagea en France, en Hollande et en Allemagne. De retour dans sa patrie, il parut à la cour d'Angleterre avee distinction. On l'envoya en qualité d'ambassadeur auprès des ét.-génér. des Provinces - Unies; en 1668, aux conférences d'Aix-la-Chapelle, et à celles de Nimègue en 1678. Deux ans après, il re nonça aux affaires publiques; il se retira dans une terre de Sussex, et m. en 1698. On a de lui : des Mémoires depuis 1672 jusqu'en 1692, 1692, in-12 : Remarques sur l'état des Provinces - Unies, 1697, in-12 ; Introduction à l'Histoire d'Angleterre, 1695, in-12; des Lettres curieuses qu'il écrivit pendant ses dernières ambassades, trad. en francais, 17oo, 3 vol.in-12; des OEuvres mêlées, 1693, in-12 ; un rec. de ses différ. ouvrages, Londres, 174o, 3 vol. in-fol.

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TEMPLEMAN (Pierre D. M.), médecin, corresp. de l'acad. des sciences de Paris et de la société † de Berne, né en 1711 à Dorchester, étudia à Leyde sous le cél. Boerhaave , et s'établit à Londres en 1739, où il m. en 1769. En 1753, il publia un extrait des mémoires relatifs à la méd. , insérés dans le rec. de l'acad. des sciences de Paris, dont il devait donner 12 vol.; ll n'a paru que les deux premiers tomes. Sa Traduction des Voyages de Norden parut en 1757, ainsi

e les Consultations de méd. du doct. † in-8°, dont il fut l'édit.

TEMPLEMAN ( Thomas) , maître d'école angl., dans le 17° siècle, a publié des Tables sur l'étendue et la population des div. pays de la terre.

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cent XIII, il fut chargé des affaires de France à Rome. Devenu archev. d'Embrun en 1724, il y tint, en 1727, le fameux concile contre Soanen . évêque de Senez, et fut fait card. en 1739, sur la nomination du roi Jacques ; il devint archev. de Lyon en 174o, et minist. d'état deux ans après. Il m. dans son diocèse en 1758. Il a laissé des Mandemens et des Instructions pastorales.

TENCIN (Claudine - Alexandrine GUÉRIN de), sœur du précéd., n'est pas moins connue que lui par son esprit, ses intrigues et ses aventures. Elle prit

' l'habit religieux dans le monastère de

Montfleury, près de Grenoble. Dégoûtée du cloître, elle rentra bientôt dans le" monde, et vint à Paris. Les agrémens de sa figure et de son esprit lui firent des amis accrédités. La maison de madame de Tencin devint le rendez-vous des beauxesprits. Sa société fut troublée de tems en tems par quelques aventures assez tristes. Elle fut impliquée dans celle de la mort de La Fresnaye, conseiller au gr. conseil, qui se tua chez elle, fut conduite au ð ensuite à la Bastille ; déchargée de l'accusation intentée contre elle, elle m. à Paris en 1749, regrettée par plus. gens de lettres, qu'elle appelait ses bêtes. Elle a composé : le Siege de Calais, in-12 ; Mémoires de Comminges, in-12 ; les Malheurs de l'Amour, 2 v. in-12; les Anecdotes d'Edouard II, 1776, in-12 ; ouv. posthume. On a recueilli toutes ses oeuvres en 1786, à Paris, 7 vol. petit in-12, précédées d'une Notice sur sa vie et ses écrits. TENDE (Gaspard de), petit-fils de Claude de Savoie, comte de Tende et gouv. de Provence. Il fit deux voyages en Pologne, et m. à Paris, en 1697, à 79ans. On a de lui : un Traité de la Traduction, sous le nom de l'Estang, in-8°; Relation historique de Pologne, etc., sous le nom de Hauteville, in-12. Ces deux ouv. sont estimés. TENES ou TENNEs (Myth.), fils de Cygnus. Accusé d'inceste par sa bellemère, il fut exposé dans un coffre sur la mer avec sa sœur Hemithée, qui ne voulut jamais l'abandonner. Le coffre aborda dans l'île de Leucophrys, qui de Tenès prit le nom de Ténédos. Tenès y régna, et y établit des lois très sévères, sur-tout sur les adultères. Tenès fut tué par Achille avec son père Cygnus, pendant la guerre de Troie ; et après sa m. il fut honoré comme un dieu dans l'île de Ténédos. TENIERS, dit le Vieux (David ), peintrc, élève de Rubens, né à Anvers en

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