Immagini della pagina
PDF
[ocr errors]
[ocr errors]

THÈODOTE le # , n'est connu que par ses E ues, que le père † † la § Pères, et Fabricius dans la Bibliothèque grecque. C'est une application de l'Ecriture au système de Valentin. THEODOTE de Bysance, surnommé le Corroyeur. du nom de sa profession, fut arrêté avec d'autres chrétiens, pendant la persécution de Marc Aurèle. Il abjura sa religion : les fidèles lui en firent des reproches. Pour se justifier il soutint que J. C. n'était qu'un homme et il fut excommunié par le pape Victor; il trouva cependant des disciplès, qu'on nomma Théodotiens et Alogiens. THÉODOTE le Banquier, tira ce nom de la profess. qu'il exerçait. Il fut l'aut. de la secte des melchisédéciens. THÉODOTION, natif d'Ephèse, fut disc. de Tatien, puis sectateur de Marcion. Il passa ensuite dans les synagogues des juifs, et trad. en grec l'Ancien T'estament. Il ne reste de lui que des fragmens de cette version. THÉODULPHE, cél. év. d'Orléans, originaire de la Gaule cisalpine. Charlémagne lui donna l'abb. † puis l'évêché d'Orléans, vers l'an 793, et le choisit pour signer son testament en 811. Accusé d'avoir eu part à la conjuration de Bernard, roi d'Italie, il fut mis en prison à Angers. Ce fut là qu'il composa l'hymne Gloria, laus et honor, dont on chante le commencement au jour des Rameaux. Il m. en 821. Le P. Sirmond, jés., publia en 1646, in-8°, une édit. de ses CEuvres. | THEOGNIS, cél. poète grec, nat. de Mégare, flor. 544 ans av. J. C. Il ne reste de lui que des Fragmens, Leipsick, 1576, in-8°; et dans le Corpus poeiarum graecarum, Genève, 16o6 et 1614, 2 v. in-f. 'I'HEON, sophiste grec, est connu par Tip bon traité de rhétorique, intit. Pro

l

gymnasmata, impr, à Bâle avec la vers.' latine de Joachim Camerarius en 1541 ; les meilleures édit. sont celles d'Upsal, 167o, in-8°, de Leyde, 1726, in-8°, en grec et en latin.

THÉON, méd. d'Alexandrie, vivait dans le 1°r s. sous l'emp. de Néron. Galien parle d'un de ses ouvr., de Exercitationibus, et d'autres sur la gymnastique. Etienne de Bysance parle d'un THÉoN , méd., qui avait commenté le livre de Nicandre, intit. Theriaca. Vander-Linden et Manget rapportent un fragment de l'ouvrage d'un THÉoN , qui se trouve dans Aétius, sous ce titre : Vini purgantis bilem prœparatio.

THEON , d'Alexandrie, philos. et mathém. du tems de Théodose-le-Grand, fut père de la savante Hypacie. On a de lui, des Commentaires sur Euclide, en grec, Bâle 1533, in-fol. en latin 1546, et sur Aratus, Oxford, 1672, in-4°.

THEON , de Smyrne, aut. de l'Expositio eorum quœ in mathematicis ad Platonis lectioiiem utilia sunt , per Ismaëlem Burialdum, Paris, 1644, in-4°, en grec et en latin.

THEOPHANE (Mythol.), fille que Neptune épousa, et qu'il métamorph9sa en brebis. Elle fut mère du bélier à toison d'or. , THEOPHANE, poète et histor., né à Mitylène, s'attacha à Pompée, dont il écrivit les exploits. THEOPHANE, év. de Nicée dans le 14° s., a laissé un Traité contre les Juifs, et une Concordance de l'ancien et du nouveau Testament. THEOPHANE(George), histor.grec, né à Constantinople d'une noble famille, embrassa l'état monastique, et fut reçu avec distinction au septième concile gén. en 787, L'emp. Léon l'Arménien l'exila dans l'île de Samothrace, où il m. en 818. On a de lui une Chronique qui commence où finit celle de Syncelle, et qui va jusqu'au règne de Michel Curopalate ;impr. au Louvre en 1655, in-fol., en grec et en latin, avec celle de Léon-le-Granumairien, cum notis. THEOPHANE Cerameus, c.-à-d. le Potier, év. de Tauromine en Sicile, dans le 1 1e s. On a de lui des Homélies, en grec et en latin, Paris, 1644. THEOPHANE-PRoKoPow1TcH, écrivain russe, naquit à Kiow en juin 1681 : voyagea en Italie ; à son retour à Kiow, il embrassa la vie monastique et prit le nom de Théophane. Il sut se concilier la faveur du czar Pierre qui le nomma à plus

évêchés : et sous Catherine, il fut promu à celui de Novogorod, et sacré métropolitain de toutes les Russies. Il m. en # a écrit : un Traité de rhétorique, et des Règles de poésies latine et esclavone ; des Poésies latines; une Vie de Pierrele-Grand,jusqu'àlabat.de Pultawa. THEOPHANE , de Lesbos , laissa des Mémoires sur les guerres de Pompée, dont Plutarque s'est beaucoup servi dans la vie de cet illustre romain. THEOPHANIE ou THÉoPHANoN , fille d'un cabaretier, parvint par ses intrigues à se faire donner la couronne impér. Romain-le-Jeune, emp. d'Orient, l'épousa en 959. Après la m. de ce prince , en 963, elle fut déclarée régente de l'empire ; et malgré ce titre , elle donna la main à Nicéphore Phocas, † plaça sur le trône, après en avoir ait descendre Etienne, son fils aîné. Lasse de son nouvel époux , elle le fit assassiner en 969 par Jean Zimiscès, qui † Théophanie ans l'ile de Proté.Ce prince étant m. en 975, l'impératrice fut rappelée à Constant. par ses fils Basile et Constantin, qui lui donnèrent beaucoup de part au gouvernement. On ignore l'année de sa mort. THEOPHILE, 6e év. d'Antioche, l'an 176 de J. C. ll reste de lui trois Livres en grec, adressés à Autolycus , contre les calomniateurs de la religion chrét., impr. en grec et en latin , avec les oeuvres de St. Justin en 1615, 1636 et 1642 ; d'abord publ. à Zurich, avec · la trad. lat. de Conrad Gesner en 1546 ; réimpr. depuis à Oxford , 1684, in-12 , à Hambourg, 1723, in-8°. THEOPHILE , fameux patriarche

d'Alexandrie après Timothée, l'an 285,

acheva de ruiner les restes de l'idolâtrie en Egypte, en faisant abattre les temples et les idoles des faux dieux. Après avoir pacifié les différends survenus entre Evagre et Flavien, il se déclara contre St. Jean "Chrysostôme, le fit déposer dans le conc. du Chêne, et refusa de mettre son nom dans les diptyques. Il m. en 412. La Biblioth. des † contient plus. écrits de lui. THEOPHILE, emp. d'Orient, monta sur le trône en'829 , après Michel-leBégue, qui lui avait inspiré son horreur pour les images. Théophile persécuta ceux qui ne pensaient pas comme lui. Il commença son règne par le châtiment des assassins de Léon l'Arménien. Il songea ensuite à repousser les Sarrasins, et fut presque toujours malheureux. Il m, en

[ocr errors][merged small]

THEOPHILE - PISTO - SPATHARIUS, c-à-d., chef des porte-lances , vivait , selon Fabricius , au commenc. du 7° s., et selon Haller, au 12e. On a de lui : De la Structure du corps humain, en cinq livres, éerits en grec, Paris, 1555, in-8°; en grec et en latin à la fin du 12° vol. de la Biblioth. de Fabricius ; Des Commentaires sur les aphorismes d'Hippocrate, et un Traité des urines, etc. , publié par François Morel, 16o8, in-fol.; et Leyde, en grec et en latin, 1731.

THEOPHILE, surnommé Viaud, poète français, naquit vers l'an 159o à Clérac, d'un avocat. Ses écrits l'obligèrent de passer en Angl. en 1619.Ayant obtenu son rappel, il abjura le calvinisme. Sa conversion ne changea ni ses mœurs peu réglées, ni son esprit porté au libertinage. Il fut brûlé en effigie pour avoir fait paraître en 1622 le Parnasse satyrique, qu'on lui attribua. Son affaire examinée de nouveau , le parl. se contenta de le condamner à un bannissement.Ce poète m. à Paris en 1626. On a de lui un recueil de Poésies, un Traité de l'Immortalité de l'Ame ; Pyrame et Thisbé, trag.; Socrate mourant, trag.; Pasiphaé, trag., 1618, etc.; ses nouvelles OEuvres , § , 1642, in-8°, etc.

THEOPHOBE, gén. des armées de Théophile , empereur d'Orient , né à Constant. , d'un ambass. persan , du sang royal, Théophile lui fit épouser sa sœur. Théophobe rendit à son beaufrère des services importans. Son courage lui gagna les troupes. Les Perses qui étaient à la solde de l'empire le proclamèrent deux fois empereur; mais Théophobe refusa le diadême, Théophyle craignant qu'il ne l'acceptât enfin, et qu'il n'enlevât le trône à son fils, le fit arrêter; et se voyant près d'expirer, il lui fit trancher la tête en 842.

THEOPHRASTE, cél. philos. grec, nat. d'Erèse,ville de Lesbos, était filsd'un foulon. Il fut d'abord disciple de Platon,

uis d'Aristote. Il succéda à ce dern., 'an 322 av. J. C., et enseigna la philos. à Athènes dans le lycée, avec une réputation extraord. Il m. âgé de plus de

, 1oo ans. Il nous reste de lui une Histoire

des Pierres, dont Hill a donné une belle édit. à Lond. en 1746, in-folio, en grec

et en angl. , avec de savantes notes; Un

.Traité des Plantes, Amst. 1344, in-fol., et trad. en latin par Théodore Gaza ; Ses Caractères, que La Bruyère a trad. en franç. Isaac Caussabon a fait de sav. comment. sur cepetitTraité, Cambridge, 1712 2.in-8°, qui se joint aux auteurs eum Motis variorum. En 1786, Amaduzzi Publia à Parme, chez Bodoni , deux mouV. caractères, trouvés dans un m.ss, du Vatican, et dont en 179o Belin de Ballu joignit la trad. fr. à'une édit. de La Bruyère. Le sav. Coray, de Grèce, a donné en 1799 une traduction grecque et une nouv. trad. franc. de Théophraste. Lévesque en avait déjà donné une trad. élégante en 1782, dans la collection des Moralistes anciens.

[merged small][ocr errors]

THEOPHY LA CTE, surnommé Simocatta, hist. grec, orig. d'Egypte, flor. au 7° s., sous les emp. Maurice , Phocas et Héraclius. Il écrivit l'hist. de l'emp. Maurice en grec et en latin, ouv. ui a eu plus. édit. en 1 in-8° : † fait § de la # 'et a été imprimée au Louvre en 1647, in folio. On lui attribue plus. autres ouv. dont voici les princ. : # risu et vociferatione in festis sanctorum ; Un Recueil de Lettres , insérées dans la collect. de lettres impr. à Genève en 16o6. On croit que Théophylacte m. en 64o. THEOPOMPE, roi de Sparte, ayant - appris que les Tiliens lui avaient décerné de grands honneurs, leur fit entendre par une lettre qu'il n'approuvait pas cet enthousiasme. Le tems , dit-il, augmente les honneurs médiocres, et abolit ceux qui sont immodérés. Une femme lui reprochant de laisser à ses enfans son royaume moins vaste qu'il me l'avait reçu, C'est, dit-il, pour qu'il soit plus durable. THERAIZE ( Michel ), docteur de Sorbonne, de Chauni en Picardie, m. en 1726, à 58 ans. Il fut chan. de : St.-Etienne de Hombourg, gr. chantre, chan. de St.-Furcy de Péronne, et curé de la même §5 a de lui : # sur la Messe publique solennelle, 169o. C'est une explication littéraic et hist.

des cérémonies de la messe et de ses rubriques.

THERAMENE, illustre Athénien, se signala par la grandeur d'ame avec laquelle il méprisa la mort. Il était l'un des 3o tyrans qui firent mourir en 8 mois, dit Xénophon, et en pleine paix, plus de citoyens que les ennemis n'en avaient tué dans 3o ans de guerre.

THERAPEUTES. On désigne sous ce nom les partisans d'une espèce de secte différente de celle des esséniens. Ceux-ci † à la vie active, et les autres à la vie contemplative.

THÉRÈSE (Ste. ), née à Avila dans la vieille Castille , en 1515, m. à Alve en 1556 , se retira à 21 ans dans le monastère de l'Incarnation de l'ordre du Mont-Carmel, à Avila, et y prit l'habit en 1552. Elle entreprit de réformer son ordre, et fonda le premier monastère de sa réforme en 1552.Le succès de la réformation des religieuses , l'engagea à entreprendre celle des religieux.Ce fut l'origine des carmes déchaussés. Thérèse réforma 3o monastères , 14 d'hommes et 16 de filles. Ses princ. ouvr. sont : deux vol. de Lettres, le premier trad.

ar Chappe de Ligny, le second, par V§ arguerite Maupeou, carmélite. Sa Vie composée par elle-même.Arnaud d'Andilly a trad. presque tous ces ouv. en notre langue, 167o , in-4°. Villefore a donné la Vie de Ste. Thérèse.

THERSITE(Myth.), le plus difforme de tous les Grecs qui allèrent au siége de Troie, osa dire † injures à Achille, et fut tué par ce héros.

THESEE (Myth.), fils d'Egée, roi d'Athènes et d'AEthra , fille de Pithée. Etant monté sur le trône, il fit la guerre aux Amazones, prit leur reine, l'épousa et en eut un fils nommé Hippolyte.

THESSALUS, méd. de Néron, né à Tralles en Lydie , m. à Rome, écrivit contre les Aphorismes d'Hippocrate, un ouv. cité par Gallien et par les anciens.

THÉTIS (Mythol.), fille de Nérée et de Doris , petite-fille de Téthys,femme de I'Océan, épousa Pélée, aux noces duquel tous les dieux et toutes les déesses furent invités , excepté la Discorde. Cette déesse, pour s'en venger, jeta dans l'assemblée une pomme d'or sur laquelle étaient ces mots : à la plus belle. Pallas, Vénus et Junon , se disputèrent cette pomme ; mais Pâris ayant été choisi pour juge de leur différend » l'adjugea à Vénus. C'est de «e mariage que naquitAchille

· THEVART(Jacq.)méd., né en 16oo, m. vers 1674, méd. de Marie de Médicis, d'Anne d'Autriche et de Louis XIV. Il écrivit pour l'émétique, et donna une édit. des ouvrages de son grand oncle, Guillaume Baillon. De virginum et mulierum morbis ; Consiliorum medicinalium libri tres ; Epidemiorum et Ephemeridum libri duo; Definitionum medicarum liber.

THÉVENIN (Francois), chirurgien,

né à Paris, et m en 1656, oculiste ord. du roi, a laissé : OEuvres contenant un Traité des opérations de chirurgie ; un Traité des tumeurs et un Dictionnaire grec pour la médecine. Paris, 1658, in-4°, publ. après sa mort par Guillaume Parthon son neveu. THEVENOT ( Jean ) , voyageur, m. en 1667, le même qui apporta, dit-on, le café en France en 1656, est aut, d'un Morage en Asie, Amst. 1727 , 5 vol, in-12. L'anc. édit. est en 3 vol. in-4°. THEVENOT (Melchisedech ), cél. voyageur et garde de la biblioth. du roi , m. en 1692 , à 71 ans. On a de lui : Des Voyages, 1696, 2 vol. in-fol. ; L'Art de nager, 1696, in-12. THEVET (André), d'Angoulême, m. à Paris en 159o, à 88 ans , se fit cordelier , et voyagea en Italie, dans la Terre-Sainte, en Egypte, dans la Grèce et au Brésil. De retour en France en 1556 , il quitta le cloître pour prendre l'habit ecclésiastique, fut aumônier de Catherine de Médicis,historiog. de France et cosmographe du roi. On a de lui : Une Cosmographie ; Une Histoire des hommes illustres , Paris , 1684, 2 vol. in-fol. , et 1771 , 8 vol. in-12 ; Singularités de la France antarctique, Paris, 1558, in-4°, livre rare ; Plusieurs autres ouvrages. THIARD ou TYARD DE BIssY (Ponthus), év. de Châlons en 1578, naquit à Bassy en 1521, du lieut,-général du Mâconnais. Il prit avec zèle le parti du - roi contrc les ligueurs , et m. à Bragny en 16o5. Il a laissé des Poésies franç., Paris, in-4°, 1573 ; Des Homélies, et div. autres ouv. en lat., in-4°. TH l AR D DE BIssY ( Henri de), de la même famille que le précédent , doct. de Sorbonne , évêque de Toul en 1687, ensuite de Meaux en 17o4, card. en 1715, et commandeur de l'ordre du St. Esprit. Il a donné plus. ouv. en faveur de la bulle Unigenitus ; Un Traité Théologique sur la constitution Unigenitus, 2 vol in-4° ; Instructions Pastor., in-4°. ll m. en 1737 à 81 ans.

[ocr errors][ocr errors][merged small][merged small]

THIBAULT IV, comte de Champagne et roi de Navarre, né posthume au commencement de l'année 12oI, m. à Pampelune en 1253, fut surnommé le Faiseur de chansons , parce qu'il en composa d'agréables ; il monta sur le trône de Navarre après la m. de Sanche le Fort son oncle maternel, en 1234.Il fit la guerre contre la France pendant la minorité de Saint-Louis; mais la reine Blanche sut adroitement le ménager, ct le porta à un accommodement. Il avait fait le voyage d'Outremer en 1239. M. Levesque de la Ravallière a donné, en 1742, une belle édit. des Chansons et des Poésies de Thibault, 2 vol. in-12.

[ocr errors][merged small][ocr errors][merged small][ocr errors]
[ocr errors]

de Clovis II, et frère de Clotaire III et de Childebert Il, monta sur le trône de Neustrie et de Bourgogne en 67o; peu de tems après il fut rasé par ordre de Childeric , et renfermé dans l'abbaye de Saint-Denis. Après la m. de son persécuteur, en 673, il reprit le sceptre en # et m. en # à 39 ans, laissant Clovis III et Childebert III, rois de France.

THIERRI II ou IV, roi de France , surnommé de Chelles, parce qu'il avait été nourri dans ce monastère, était fils de Dagobert IIl, roi de France. Il fut tiré de son cloître pour être placé sur le trône par Charles § en 72o. Il ne porta que le titre de roi, et son ministre en eut toute l'autorité. Il m. en 737, à 25 ans.

THIERRI Ier, ou THÉoDoR1c, roi d'Austrasie, fils de Clovis I°r, roi de France, eut en partage, l'an 511, la ville de Metz,capitale duroyaume d'Austrasie, l'Auvergne, le Rouergue et quelques autres provinces qu'il avait enlevées aux Wisigoths pendant la vie de Clovis, son père. Il vainquit les Thuringiens, ajouta la Thuringe à ses états, et m. en 534, à 51 ans. Il fut le premier qui donna des lois aux Boïens, peuples de Bavière. Ces lois servirent de modèle à celles de l'emper. Justinien.

THIERRI II, on THÉoDoR1c le jeune, roi de Bourgogne et d'Austrasie, 2° fils de Childebert, naquit en 587. Il passa , ainsi que Théodebert II, son frère , les premières années de sa vie sous la régence de la reine Brunehaut, leur aïeule. A la sollicitation de cette † , il fit la guerre à Théodebert II, qu'il défit et qui fut mis à mort par ordre de Brunehaut; cette princesse fit empoisonner Thierri en 613.

THIERRI DE NIEM, né à Paderborn en Westphalie, m. vers l'an 1417, secrét. de plus. papes, passa à la cour de Rome. Il a écrit : Histoire du Schisme des Papes, Nuremberg, 1592, in-fol. ; un traité touchant l' Union ; la Vie du pape Jean XXIII , Francfort, 162o, in-4o ; le Journal de ce qui se passa au concile de Constance jusqu'à la déposition de ce pape; un Livre touchant les priviléges et les droits des emper. aux investitures des évêq., dans Schardii Syntagma de Imperiali Jurisdictione, Argentorati, 16o9, in-f.

THIERRI (Henri), libraire et célèb. impr. de Paris, a été la tige des autres impr. de ce nom. Il a imprimé le corps

de Droit civil de 1576, les CEuvres de

« IndietroContinua »