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siis et ses deux neveux; ils firent fermer la porte de la tour, en jetèrent la clé dans l'Arne et laissèrent ces malheureux périr de faim. Depuis ce tems on appela la tour qui leur servit de tombeau, la Tour de _faim. Cette exécrable cruauté rendit longtems les habitans de Pise en horreur à toute l'Europe. Dante en a fait la description dans son Enfer, chant 33.

UGONIUS (Mathias), év. de Famagouste en Chypre, au commenc. du 16e s., a publié un Traité de la dignité patriarchale, Bâle, 15o7; un Traité des eonciles, appelé Syno da Ugonia, Vemise, 1563, in-fol. Plusieurs bibliograph. ont annoncé ce dernier sous ces différ. dates, 1531 , 32, 34, 1565 et 68; mais c'est la même édition. Le feuillet seul du titre a été changé pour des raisons particulières que l'on ignore.

UGONIUS (J. A.), né à Salo, m. à Brescia en 154o, a trad. l' Enéide en stances de huit vers, et composé deux Comédies.

ULACQ (Adrien ) , mathémat. de Gand, a donné une Trigonométrie larine, Gonde, 1633, in-fol. ; Logarithmorum Chiliades centum, 1628, in-fol., trad. en fr., in-8°. ULLOAy PEREIRA (Louis de), poète espagnol, né à Toro dans le royaume de Léon, m. en 16sio, acquit quelque réputation sous le règne de Philippe IV, par ses Sonnets et ses autres poésies. Ses ouvr. ont été imprim. en Espagne , 1674, in-4°. ULLOA (Don Ant.), mathématic. espagnol, command. de l'ordre de St.Jacques, né à Séville en 1716, m. en 1795, fut adjoint à don George Juan, pour accompagner les académ. français, envoyés au Pérou pour déterminer la figure de la terre. Onze ans après, revemant cn Espagne, il fut fait prisonnier par les Anglais, et conduit à Londres. Ayant obtenu sa liberté, il revint à Madrid où il publia son Voyage à l'Amérique méridionale, 1748, 4 vol. in-4°, trad. en français par Mouvillon, Paris, 1752, 2 vol. in-46. On a encore de lui : ouvelles américaines , etc., Madrid, 1772 ; la Marine ou Forces navales de l' fEurope et de l'Afrique, 2 vol.; El A clipse del solconel anillo refractario de sus rayos : La Luzde este astro vista del traves del cuerpo de la luna, ò antorcha solar ensudisco, Madrid, 1779. ULLOA (don † sav. biographe. espagn , † de l'audience royale de 3eville, direct dc la société patriotique

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ULPIEN (Domitius Ulpianus), cél. jurisc., secrét. et ministre de l'emper. Alexandre Sévère ; enfin préfet du prétoire. Il persécuta les chrétiens, et fut tué par les soldats de la garde prétorienne, l'an 226. Il nous reste de lui 29 titres de Fragmens rec. par Auien , † se trouvent dans quelques édit. du

roit civil.

ULRIC (Jean-Jacques), né à Zurich en 157o, où il m. en 1639, y professa la langue grecque avec succès. Ses princip. ouvr. sont : Oratio complectens historiam Protomartyrum Tigurinorum, Tiguri, 1628, in-4°. ; De religione antiquá sancti Felicis, et Regulae, etc., ibid., 1628, in-4°. '

ULRIC (Jean-Jacq.), né à Zurich en 1683, où il m. en 1731, a laissé Miscèllanea vetera, nova, theologica , historica, etc., lat. et allem., Zurich, 1722, 1724 . 3 vol.

ULRIQUE-ÉLÉONORE, seconde fille de Charles XI, roi de Suède, et sœur de Charles XII, née en 1688, gouverna la Suède pendant l'absence de son frère avec une sagesse que ce monarque ne put s'empêcher d'admirer. Après la mort de l'Alexandre du nord, elle fut proclamée reine l'an 1719. Elle céda la couronne à son mari Frédéric, Prince hé

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MEL), sav. littérateur, recteur du coll. d'Emmeric, né à Rées dans le duché de Clèves, m. en 1579, a écrit : Grammaticae hebreae Compendium , Cologne, 1559, in-12 ; De usu litterarum servilium, ibid., 157o; De re nummariâ, mensuris et ponderibus, ibid., 1569, in-4°. URANUS, premier roi du peuple connu depuis sous le nom d'Atlantes, fut père . de Saturne et d'Atlas. Ce prince enseigna à ses peuples l'usage des fruits et la manière de les garder, et leur communiqua ptusieurs inventions utiles. Comme il était observat. des astres, il détermina plus. circonstances de lenr révolution. Les peuples, étonnés de la justesse de ses prédictions, crurent qu'il était d'une nature plus qu'humaine, et après sa m. ils lui décernèrcnt les honneurs divins. URBAIN II, pape, appelé auparavant Otton ou Oddon, mat. de Châtillon-sur-Marne, d'abord relig. de Cluni, parvint aux prem. emplois de son ordre. Grégoire VII l'honora de la pourpre romaine.Après la mort du pape Victor III, il fut placé sur la chaire de Saint-Pierre le 12 mars 1o88. Il m. à Rome en 1o99. Il tint en 1o95 le cél. concile de Clermont en Auvergne. On a de lui 59 Lettres dans les conciles du P. Labbe. Dom, Ruinart a écrit sa Vie en latin; on la trouve dans les CEuvres posthumes de Mabillon. URBAIN III, appelé anparavant Hubert Crivelli, archev. de Milan, élu pape après Lucius III, en 1 185. Il eut de grandes contestations avec l'emper. touchant les terres laissées par la comtesse Mathilde à l'église de §, et m. à Ferrare en 1187. URBAIN IV (Jacques-Pantaléon, dit de Court - Palais ), pape , succéda à Alexandre IV le 29 août 1261. Il naq, à Troyes en Champague, et m. en 1264. Il publia une croisade contre Mainfroi, usurpateur du royaume de Sicile , en 1263; offrit la Sicile à Charles d'Anjou, frère de saint Louis; institua la fête du saint-sacrement. Il fit composer l'office de cette fête par s. Thomas d'Aquin : c'est le même qu'on récite encore. On a d'Urbain une du Miserere dans la biblioth. des Pères, et soixanteune Lettres dans le Trésor des anecdotes du P. Martenne. - - URBAIN V (Guill. de Grimoald ), pape, succéda à Innocent VI le 27 oct. 1362. Il était fils du baron de Roure et d'Emphelise de Sabran, sœur de st. Elzear. Il naq. à Grisac, dioc. de Mende,

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URBAIN VIII, de Florence (Maffeo Barbérino), succéda au pape Grégoire XV, le 6 août 1623. Il réunit le duché d'Urbin au saint siége ; donna en 1642 une Bulle qui renouvelle celles de Pie V contre Baïus et les autres qui défendent de traiter des matières de la grace. Il m. en 1644. Ses Vers latins sacrés ont été impr. à Paris, au Louvre, in-fol., sous ce titre : Maffei Barberini poëmata ; des Hymnes et des Odes sur les fêtes; des JEpigrammes sur divershommes illustres; et des Poésies italiennes , Rome , 164o, in-12. URBAIN DE BELLUNo (Urbanus Valerinus ou Bolzanus ), cordelier et pré, cept. du pape Léon X, m. en 1524, à 84 ans, est le premier, selon Vossius , qui ait donné une Grammaire grecque en latin , Paris, 1543 , in-4°. URCAEUS ( Ant. ), surnommé Codrus , né en 1446, à Herbéria ou Rubiéra, du territoire de Reggio, prof. des langues gr, et latine à Bologne, où il m. en 15oo. Le libertinage déshonora sa jeunesse. Il a laissé des Harangues : des Sylves ; des Satires; des Epigrammes et des Eglogues en latin, dont il y a eu plus. édit. UREE , ou plutôt VRÉE ou WRÉE (Olivier), en latin Vredius, se fit jésuite , et rcntra ensuite dans le monde. Il occupa des places dans la magistrature à Bruges, et m. en 1652 ; il a donné la

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schisme. Les deux partis prirent les armes. Ursicin fut exilé , et Damase maintenu sur le trône pontifical. URSINS (Jean JoUvENEL des), Après avoir été maître des requêtes et s'être distingué en plus. emplois,l fut successiv. évêque de Beauvais, de Laon, et enfin archev. de Reims en 1449 : il m. en 1473, à 85 ans, après s'être signalé armi les év. qui revirent la sentence injuste prononcée par les Anglais contre la Pucelle d'Orléans. On a de lui une AHistoire du règne de Charles Vl, depuis l'an 138o jusqu'en 1422. Théodore Godefroi la fit impr. en 1614, in-4° ; et Denys son fils la donna depuis en 1653 , in-fol., avec des augment. URSINS (Anne-Marie DE LA TR1MoUILLE , épouse en secondes noces de Flavio des), duc de Bracciano, femme de beaucoup d'esprit et dévorée d'ambition , joua un rôle à Rome et contribua à la disgrace du cardinal de Bouillon. Devenue veuve en 1698, elle fut nommée camerera-mayor de Louise-Marie de Savoie, reine d'Espag, et 1o femme de Philippe V. Elle prit un tel empire sur l'esprit du roi et de la reine, que Louis # , craignant qu'elle n'engageât par ses intrigues son petit-fils dans de fausses démarches, la fit renvoyer en 17o4. La reine d'Espagne qu'elle gouvernait en fut inconsolable ; sa dame d'honneur lui fut rendue et eut plus de es délibérations, sans être admise dans les conseils où elles se prenaient. Les ambassad. traitaient avec elle, les min. lui rendaient compte de leurs desseins, et les gén. d'armée même la consultaient. La reine étant m. en 1712, † V épousa en secondes noces Elizabeth Farnèse, fille et héritière du duc de Parme, qui commença son règne en chassant la princesse des Ursins, qui ne put trouver un asile ni à Paris, ni à Gênes. Elle se retira à Avignon, et de là à Rome, où elle m. en 1722 , à 8o ans. On a publié en 18o6: Lettres inédites demalame la princesse des Ursins , à M. le maréchal de Villeroi, suivies de sa Correspondance ayec madame de Maintenon, etc. , 1 vol. in-12. URSINUS ( Zacharie), cél. théol. · protestant, né à Breslaw en 1534 , se retira à Zurich , et m. à Neustadt en , 1583. On a de lui plus. ouvrages estimés des protestans , Heidelberg, 1611 , 3 tom. in-fol. — Il ne faut pas le confondre avec George URsINUs, théologien danois , qui s'est fait un nom par ses Autiquités hébraïques.

URSINUS (Léonard), né à Nuremberg en 1618 , m. en 1664, prof. de botan. et de physiol. à Léipsick, mem. de l'acad. impér. d'Allemagne, est aut. de Tulipa de Alepo, Lipsiae, 1661, in-4°. URSINUS (Jean Henri), théologien luthérien, surintend. des égl. de Ratisbonne, où il m. en 1667. Ses princip. ouv. sont : Exercitationes de Zoroastro, Hermete, Sanchoniatone, Norimbergae, 1661, in-8°; Sylvae theologiœ symbolicae, 1685, in-12 ; De Ecclesiarum Germanicarum origine et progressu, 1664, in-8°. URSINUS ( George-Henri), fils du précéd. , philologue et littérat., m. en 17o7 , à 6o ans, publia : Diatribe de 'aprobana, Cerne et Ogyride veterum 5 # de Locustis ; Observationes philologicœ de variis vocum etymologiis et # De primo et proprio Aoristorum usu ; Des IVotes critiques sur les Eglogues de Virgile, sur laTroade de Sénèque le tragique; Grammatica Graeca ; Dionysii Terrae orbis Descriptio cum notis. URSULE , intendant des largesses sous l'emper.Constance, fut mis à m. au commenc. du règne de l'emper.Julien. Son supplice exposa Julien à l'exécration publique.

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USSIEUX (Louis d'), littérateur, né à Angoulême, fut en 1796 nommé dété au conseil des anciens par le département d'Eure - et - Loire, et ensuite membre du conseil gén. de son département, où il sut se concilier l'estime générale, et m. dans cette place en 18o5. Au commencement de 1777, il fut l'un des fondateurs du Journal de Paris. On a de lui : le Siége de Saint-Jean-deLaune, drame héroïque, représenté au théâtre Français en 178o; Gabrielle de , Passy, parodie assez gaie de Gabriel'e de Vergy, de société avec Imbert, rerésentée au théâtre Italien en 1777; le † , nouvelles histor.; une trad. du Roland furieux. Il fut l'un des continuat. du Cours complet d'Agriculture de l'abbé Rozier.

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VACHER (N), chirurg.-major consultant des camps et armées du roi, démonstrateur en anatomie, correspond. et associé des acad. roy. des sciences et de chirurgie de Paris, et memb. de celle de Besançon, où il m. en 176o. On lui doit des Observations de chirurgie, 1737, in-12; une bonne Dissertation sur le cancer des mamelles, Besançon, 174o, in-12 ; une Histoire de frère Jacques, lithotomiste de Franche-Comté, Besançon, 1756, in-12. Il a laissé deux fils, dont l'ainé devint un des plus hab. chirurgiens et des plus adroits praticiens pour les opérations difficiles. Il fut chef de l'hôpital milit, de Lille en Flandres, où il m. au bout de quelques années. .

VACQUETTE ou VAQUETTE (Jean), écuyer, seigneur du Cardonnoy, né à Amiens en 1658, où il m. en 1739, con

seiller au présidial. Ses poésies sont : l'Exilé à Versailles, les Religieuses qui

voulaient confesser, le Singe libéral, la Précaution inutile, etc. VADDERE (Jean-Bapt. de), chan. d'Anderlech, né à Bruxelles en 1681, passa une partie de sa vie dans les recherches des anciens diplomes et dans l'étude de l'histoire, a publié : Traité de t'origine des ducs et du duché de Brabant, etc., Bruxelles, 1672, in-4°; nouv. édit., Bruxelles, 1784, 2 vol. in-12. VADE (J.-J.), cél. poète français, né en 172o, à Ham en Picardie, fut amené à Paris à l'âge de cinq ans par son père, qui vivait d'un petit commerce. Il est créateur d'un nouv. genre de poésie qu'on nomme le genre pois§ Vadé est le Téniers de la poésie. Il m. en 1757. Ses OEuvres ont été rec. en 4 vol. in-8°. Ce sont des Opéras comiques, des Parodies, des Chansons, des Bouquets, des Lettres de la Grenouillère, le poëme de la Pipe cassée, Complimens des clôtures # de SaintGermain et de Saint-Laurent, un vol. de Poésies posthumes, etc. VADIAN (Joachim), Vadianus, eél. savant , né à St.-Gal en Suisse en 1484. Il prof. les belles lettres à Vienne en Autriche, et mérita la couronne de laurier que les empereurs donnaient alors à ceux qui excellaient dans la Pot

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