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pour les méchans, et des récompenses Pour les hommes de bien après leur mort. XÉNOCLÉE ( mythol.), prêtresse du temple de Delphes, refusa † répondre Hercule qui venait consulter l'oracle parce qu'il était encôre souillé du sang d'Iphitus, qu'il venait de tuer. Hercule irrité enleva le trépied de la prêtresse. XENOCLES, poète grec, qui vivait • • olympiade , obtint contre Euripide le prix de tétralogie, c'est dire, des trois trag. et du diame appelé Satire. Les trois tragédies de Xénoclès qui l'emportèrent sur Euripide, étaient OEdipe, Lycaon et les Bacchantes; le sujet du drame satir. était Athamas.' XENOCRATE, l'un des plus célèbres de l'antiquité, né à Chalcéoine, se mit de très-bonne heure sous la discipline de Platon, qui lui accorda son amitié et son estime. Il l'accompagna en Sicile; et comme Denys-le-Tyran mcnaçait un jour Platon, en lui disant que quelqu'un lui couperait la téte. « Personne, † (énocrate, me le fera avant que d'avoir coupé la mienne.» Ce philosophe remplaça dans l'académie d'Athènes, Speucipe, successeur de Platon , l'an 339 avant J. C. Il exigeait de ses disciples qu'ils sussent les mathémat. avant de venir étudier sous lui. Le chanement qu'il opéra dans les mœurs de Polémon, jeune libertin, fit tant d'impression, que quand ce philosophe paraissait dans les rues, la jeunesse débauchée s'écartait pour éviter sa rencontre. Xénocrate m. vers l'an 3o4 avant J. C. âgé de 82 ans. Il avait composé, à la priere d'Alexandre : an Traité de l'art de regner; Six Lieres de la IVature; Six Livres de la philosophie; un des richesses; mais ces ouvrages ont été détruits par i, tems. Alde a imprimé sous son nom uu Traité de la mort , avec Jamblique Venise, 1697, in fol. Ce philosophe § reconnaissait point d'autre divinité que le Ciel et les 7 Planètes. XENOPHANES, philosophe grec natif de Colophon, était disciple oA ! chelaüs et contemporain de Socrate, suivant la pluscommune opinion. Censorin Scaliger, et plusieurs autres critiques le font vivre plus de cent ans. Il se fit con naître # plusieurs Poèmes sur des matières de philosophie, sur la fondation de Colophon, et sur celle de la colo§ d'Elée, ville d'Italie. La liberté avec la quelle Xénophanes s'exprimait sur la divinité, l'ayant fait bannir de sa patrie, il se retira en Sicile, et demeura à Zancls

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XENOPHON, médec. de l'empereur Claude, natif de l'île de Cos, se disait de la race des Asclépiades. Il fut si avant dans la faveur de ce prince, que Claude, #s avoir fait en plein sénat l'éloge d'Esculape et de ses descendans, dit que « le savoir et la naissance de Xénophon méritaient que les habitans de Cos fussent en sa considération exempts de tous les impôts, ce qui leur fut accordé. » Xé† par une horrible ingratitude, se laissa gagner par Agrippine, et hâta, dit-on, la mort de l'empereur, en lui mettant dans le gosier, comme pour le faire vomir, une plume enduite d'un poison très-subtil.

XENOPHON (André), de Gubio, florissait dans le 16° s.; il a laissé un Formulaire pour les lettres d'amour, Césène, 1527, in-12.

XERCÈS I°r, 5° roi de Perse, et second fils de Darius, succéda à ce prince l'an 485 avant J. C. Il fut préféré à Ar tabazane, son aîné, parce que celui-ci avait vu le jour dans le tems que Darius n'était qu'un homme privé, au lieu que Xercès fut mis au monde par sa mère Atossa, petite-fille de Cyrus, lorsque Darius était roi. Son premier soin fut de continuer les préparatifs que son père avait faits contre l'Egypte. Il la réduisit sous sa puissance, et y laissa son frère Achemènes pour gouverneur. Encouragé par ce premier succès, il marcha contre

les grecs avec une armée de 8oo,ooo hommes, et une flotte de 1ooo voiles. Selon Hérodote , Xercès fit percer le mont Athos, pour ouvrir un passage à sa flotte ; cependant les voyageurs modernes attestent que le mont Athos n'a jamais été percé. » Xercès , avec son arnuée, arrive au détroit des Thermopyles, défilé fort étroit entre la T'hessalie et la Phocide, où l'attendaient 4,ooo hommes sous les ordres de Léonidas, roi de Sparte. Ce prince, réduit bientôt à 3oo soldats, lui en disputa longtems le passage, êt s'y fit tuer avec les siens, après avoir fait un horrible carnage des Perses. Les Athéniens gagnèrent ensuite sur Xercès la fameuse bat. navale de Salamine. Xercès, contraint de se retirer honteusement dans ses états, laissa dans la Grèce Mardonius, son général, avec le reste de l'armée. Dégoûté de la guerre par les fatigues qu'il

avait essuyées dans ses différentes expé- |

ditions, il s'abandonna aux charmes du luxe et de la mollesse.Artaban, Hyrca nien de naissance et capitaine de ses gardes, conspira contre sa vie, et ayant gagné son grand-chambellan, le tua pendant son sommeil, l'an 465 av. J. C.

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cassa lesjuges qui remplissaient mal leurs charges. 1l tint un synode à Alcala et un autre à Talavéra, où il fit des réglemens † le clergé régulier et séculier. Le pape ules II l'honora de la pourpre romaine en 15°7, et le roi Ferdinand le Catholique lui confia l'administration des affaires d'état. Ses vues se tournèrent du côté des mahométans, qu'il voulut ramener à la religion chrétienne., Il en baptisa plus de 3,ooo dans une place spacieuse, où il fit brûler tous les livre de l'Alcoran. L'ambition entrait pour beaucoup dans son zèle; il voulait étendre la domination d'Espagne chez les Maures : il le fit en effet par la conquête de la ville d'Oran dans le † d'Alger, qu'il entreprit en 15o9. Le roi Ferdinand , malgré la haine secrète qu'il avait pour son ministre , le nomma en mourant, régent de la Castille , en 1516. Ximenès pressa la guerre de Navarre; mais il se déshonora, en ordonnant à Villulva, gén. espagnol de mettre le feu dans ce royaume en cas de malheur, et d'en faire un vaste désert. Son despotisme était extrême. « Il se vantait de ranger avec son cordon tous les grands à leur devoir, et d'écraser leur fierté sous ses sandales. » Les mécontens députèrent en Flandre, pour se plaindre du régent. Ximenès, pour toute justification, demande au roi des pouvoirs sans bornes, et les obtient. Il s'en servit, et commanda avec plus de fierté et de hauteur qu'auparavant. L'usage d'Espagne n'était point d'entretenir des troupes en tems de paix. Ximenès, pour humilier les grands et la noblesse, pe mit à la bourgeoisie de porter les armes, de faire des compaguies, et l'exercice les jours de fête, et lui accorda de grands priviseges. Ainsi, sans tirer un seul laboureur de la charrue , il eut une armée de 3o,ooo hommes., Tandis qu'il travaillait pour la gloire de sa patrie, il fut empoisonne, à ce qu'on croit, en mangeant un pâté de truites, et m. au bout de deux mois, en 1517. Ximenès fut le fondateur de l'université d'Alcala, et y publia la Bible polyglotte , qui a servi d, modèle à tant d'autres. L'impression en fut commencée en 1514, et achevée en 1517, en 6 vol. in-fol., et en 4 langues; elle est fort rare. Xinmenès fit encore imprimer le Missel et le Bréviaire mosarabe, dirigés par Ortiz. D. Alvarès Gomez a écrit sa vie en latin Fléchier en a donné une autre en francais. XIMENÈS (Pierre ) , né à vviddelbourg , de parens portugais, parcourut l'Italie, la France, les Pays-Bas, et s'arrêta à Lou ain, où il s'appliqua 41

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elles restèrent jusqu'à la mort de Xius.' Depuis cette époque, ces ouvr. sont devenus les plus anciens livres des Chinois.

XOGUNSAMA Ier , empereur du Japon, usurpa le trône en 1617, et soumit à son pouvoir la plupart des gouvern, des îles, qui s'étaient rendus indépendans. Il persécuta les chrétiens, et s'efforça d'expulser les Européens de ses états. Il abdiqua la couronne en 1622, et mourut neuf ans après.

XOGUNSAMA II succéda à son père dans sa puissance, sa valeur et sa barbarie. Il fit trancher la tête à quatre ambassadeurs portugais, et relégua ceux de Hollande dans la petite île de Désima, avec défense, sous peine de la vie, d'entrer dans son empire. Sous lui, le christianisme disparut de ses états, et nul missionnaire n'échappa à la mort. Il m. en 165o.

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YART (Ant.), né à Rouen en 17o9, m. en 1791, memb. des acad. de Lyon, Caen, Rouen, etc., censeur royal, devint curé de St.-Martin du Vivier, près Rouen, et du Saussay dansleVexin.L'ouvr. le plus connu d'Yart est intit. Idée de la poésie anglaise, 1749, 1756, 8 vol. in-8°.

Y DELEY ( Etienne), né à Port de Lesnay près de Salins, en 154o, fut chapelain ordinaire des pestiférés de Besançon, et ensuite au service des affligés de Lyon. Il a composé un Traité fort singulier, sous ce titre : des Secrets souverains contre la peste , contenant la manière de préserver les sains, da contregarder les infects, de guérir les

frappés et de nettoyer les lieux infects, Lyon , in-12. YEPES (le père Diégo de ) religieux espagnol, de l'ordre de St.-Jérôme, né à Yepes près Tolède en 1529 Confesseur de Philippe II, nommé eveque de Tarazona par Philippe III, où il m. en 1613. Il a laissé : Histoire particulière de la persécution de l'Angleterre depuis Pan z57o , Madrid, 1595, in-4°; la Vie de Ste-Thérèse de Jésus, ibid, 1587, 2 vol. in-4° ; Memoire sur la mort de Philippe II. YEREGUI (Jos, de), né en 1734 à Vergara, province de Guipuscoa ; i1 vint à Paris étudier la physique sous Nollet, et les mathématiq Retourné en Espagne, il entra dans le sacerdoce ; fut chargé par le gouvern. de composer un catechisme. Retiré à Cardahalzo près Madrid, il y consacrait ses richesses, sou tems à toutes sortes de bonnes œuvres. II quitte sa retraite en 1785 et fut traduit en 1792 à l'inquisition , qui produisit contre lui cent et un griefs , tous absurdes etla plupart marqués au coin de l'ineptie Après cinq mois de persécution, il fut déclaré pur dans sa doctrine et dans sa conduite.Le gouvern. voulant sans doute humilier l'inquisition, nomma Yeregui membre de ce tribunal. Peu de tems après furent répandus par milliers des exempl, de l'ouvr. de M. Grégoire, évêue de Blois, contre l'inquisit. , ce qui orca le tribunal à essayer de répondre. Alors Yeregui prit la plume contre l'inquisition , dont il était membre. Etant à Baguères en 18o3, il y fit imprimer un ouvrage sous ce titre : Idea de Catecismo nacional , 18o3 , im S°, et m. en 18o8. YOUNG (Patrice ) savant Ecossais, m, en 1652, garde de la biblioth. du roi à Saint-James. On a de lui l'Epttre de Saint-Clément aux Romains, en grcc ' et en latin, 1637. II. YOUNG ( Edouard ) poète angl., mé en 1684 à Upham , dans le comté de Hampt. Son père, recteur de cette église, m. en 17o7 à 62 ans, est auteur de 2 vol. de Sermons. Son fils porté à la poésie ar son génie, donna en 1719 la tragédie «le Busiris, qui fut suivie deux ans après de la Vengeance. Il prit les ordres, fut nommé chapelain du roi, et ensuite curé de VVettewin dans le comté de He ford. l se maria en 1731 avec la fille du comte de Lichtfield , veuve du colonel Lée, dont elle avait eu deux enfans. I trouva dans le fils et la fiile de celle-ci · deux véritables amis. Ce sont eux qu'il

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