Beautés historiques de la maison d'Autriche, ou Traits de courage, de grandeur d'âme, de bienfaisance: réponses sublimes, reparties ingénieuses des souverains qui ont régné sur les états héréditaires, depuis Rodolphe de Hapsbourg jusqu'à ce jour; accompagnés des notices et anecdotes sur les plus grands capitaines qui ont été placés à la tète des armées impériales; à l'usage de la jeunesse, Volume 1

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Pagina 239 - L'idée à laquelle il s'arrêta, est une des plus bizarres et des plus étranges que la superstition ait jamais enfantées dans une imagination faible et déréglée. Il résolut de célébrer ses propres obsèques avant sa mort. En conséquence, il se fit élever un tombeau dans la chapelle du couvent. Ses domestiques y allèrent en procession funéraire, tenant des cierges noirs dans leurs mains; et lui-même il suivait enveloppé d'un linceul. On l'éteudit dans un cercueil avec beaucoup de solennité.
Pagina 238 - ... à peine retrouve-t-on quelques traces de cette raison saine et mâle qui avait distingué Charles de ses contemporains. Une superstition timide et servile flétrit son esprit. Il perdit le goût de toute espèce d'amusements, et tâcha d'assujettir sa vie à toute l'austérité de la règle monastique.
Pagina 237 - ... amusements innocents qui adoucissaient ses peines, et délassaient son esprit fatigué par une longue et excessive application aux affaires, ou dans des occupations pieuses qu'il regardait comme essentielles pour se disposer à un autre état. Mais environ six mois avant sa mort, la goutte qui lui avait laissé un intervalle plus long que de coutume, reparut avec un surcroît de violence. Son...
Pagina 239 - On l'é» tendit dans un cercueil avec beaucoup de solennité. On » chanta l'office des morts; Charles joignait sa voix aux » prières qu'on récita pour le repos de son âme, et mêlait » ses larmes avec celles que répandaient les assistants, » comme s'ils avaient célébré de véritables funérailles. La » cérémonie se termina par jeter, suivant l'usage, de l'eau » bénite sur le cercueil, et, tout le monde s'étant retiré, » les portes de la chapelle furent fermées. Charles sortit...
Pagina 193 - On va mettre entre les mains de beaucoup des personnes un livre écrit en cette langue et auquel on donne le nom de Nouveau Testament ; c'est un ouvrage rempli de poignards et infecte de poison. Quant à l'hebreu, il est certain que ceux qui l'apprennent deviennent juifs sur le champ.
Pagina 224 - L'histoire offre cependant plus d'un exemple de princes qui ont quitté le trône pour finir leur vie dans la retraite, mais ce furent ou des hommes faibles qui se repentirent promptement d'une détermination prise légèrement, ou d'illustres malheureux qui, privés de la couronne par un rival, ne tombaient qu'à regret dans une condition privée. Dioclétien...
Pagina 229 - ... n'attentez ni aux droits, ni aux priviléges de vos sujets; et « si jamais il vient un temps où vous désiriez de jouir, comme « moi, de la tranquillité d'une vie privée, puissiez-vous avoir « un fils qui mérite par ses vertus que vous lui résigniez le « sceptre avec autant de satisfaction que j'en goûte à vous le
Pagina 239 - L'inquiétude, la défiance et la crainte qui accompagnent toujours la superstition, troublaient de plus en plus son esprit, et diminuant à ses yeux le mérite de ce qu'il avait fait, le portaient à chercher quelque acte de piété extraordinaire et nouveau, qui pût signaler son zèle, et attirer sur lui la faveur du Ciel. L'idée à laquelle il s'arrêta, est une des plus bizarres et des plus étranges que la superstition ait jamais enfantées dans une imagination faible et déréglée.
Pagina 230 - Pendant qu'il parlait, tout l'auditoire fondait en larmes, les uns d'admiration pour sa grandeur d'âme, les autres attendris par les vives expressions de son amour pour son fils et pour ses peuples, tous avec un profond regret de perdre un souverain qui avait toujours distingué son pays natal par des marques de bienveillance particulière. Philippe, qui était...
Pagina 234 - Sa table était servie avec décence, mais avec simplicité ; il n'avait qu'un petit nombre de domestiques, et il vivait familièrement avec eux. Il avait absolument aboli, pour le service de sa personne, toute espèce d'étiquette et de cérémonie gênante, comme incompatibles avec l'aisance et le repos où il voulait couler le reste de ses jours. La douceur du climat, jointe à l'éloignement des affaires et des soins du gouvernement, avait calmé sensiblement la violence de sa goutte et suspendu...

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