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un domaine plus étendu vers l'ouest qu'à présent. Quant à l'origine de pois, nous renvoyons à Meyer-Lübke, Gram. III, S 557, où les différentes formes romanes sont expliquées par post, postea et par la forme hybride *post; à laquelle remonterait entre autres le pois du portugais.

au

C'est pour

20. La diphtongue latine au se comporte en espagnol autrement que par exemple en français. Tandis que, dans cette dernière langue, elle s'est de bonne heure transformée en get que u y a perdu toute valeur consonnantique, cet élément garde en espagnol longtemps la valeur d'une consonne. quoi une explosive sourde ne passe pas après au à la sonore: paucum > poco, auca > oca, cautum > coto, etc. et c'est pourquoi gaudium devient goso. Ce caractère particulier de au apparait aussi dans le passage en ou que subit cette diphtongue dans la partie occidentale du léonais et qui constitue un trait commun entre le dialecte de cette région et le portugais. Dans les deux dialectes, cet ou représente aussi un a latin suivi d'un ? vocalisé. Les anciens textes examinés par M. Gessner offrent des exemples sporadiques de cette diphtongue, qui figure aussi bien à la syllabe tonique qu'en position atone. Nos documents rendent généralement au par o, mais offrent les exemples suivants de ou.? cousa XC 2, 16, 20, 26, 34, XCI 1, XCII 1, 8, XCIV I,

XCVI 1, 6, 13, XCVIII 1, C1, CI 23. cout << cautum) LXXXVIII 14, LXXXIX 21, XCI 22, XCVI

6, XCVII 12. pouco XCIV 5. ou LXXXVIII 12, 13, C 18. outro XC 23, 29, XCI 11, 12, 20, 21, 34, XCII 16, XCIII

24, 34, 35, XCV 22, 23, 26, 34, 45, XCVI II, XCVII

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1 Menéndez Pidal Gram. S 47,3.
" Ib. 53,3; Meyer-Lübke Gram. IS 510.

ou < avit se trouve mentionné dans le chap. consacré au verbe.

3

22, XCVIII 12, XCIX 24, C 10, II, 12, 25, 31, 36, 42,

42, 54, CI 7, 10, 22, 24, 24, 35, 45, 106. ousados XCVI 6. outorgar LXXXVIII 26, XCI 6, XCIII 30, XCIV 19, 38,

XCV 3, 10, 24, 34, XCVII 18, XCVIII 6, 8, IC 16, 23,

CI 41, 97, 99, 113, 115. louçano CI 51).

Ces documents appartiennent presque tous au groupe III, quelques-uns seulement au groupe II. Dans le doc. LXXXIX, on trouve à côté de couto, cosa l. 1. Dans oltras XXVIII 28 (Léon), le l ne doit pas avoir eu de valeur phonétique, puisque dans le même doc. au est écrit avec o: cosa i, otorgo 27.

Doc. LXVI 3, on lit el cueto de Penna uarzana. Ce cue to est-il une forme de coto < cautum, dépendant d'une fausse diphtongaison à l'instar du redrueyo du doc. XLI? L'espagnol moderne possède un mot cueto qui d'après le dictionnaire de l'Académie remonte à cautum et signifie "sitio alto y defendido; prov. de Asturias y Santander, colina de forma cónica y por lo común peñascosa”. Lorsqu'on considère que coto signifie entre autres choses "mojón que se pone para señalar la división de los términos ó de las heredades, y mas propiamente el de piedra sin labrar”, il ne sera pas trop hasardé de penser à une extension du sens. On a, par la voie métaphorique, donné le nom de la borne de pierre à une colline rocheuse et de forme conique et on a réservé à cette signification une forme dialectale du mot. Le passage de ce sens à celui de "sitio alto y defendido" n'est pas difficile à admettre.

Pour la conservation de ou dans les parlers modernes, voir M. P. p. 20—21.

E. Staaff.

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B. Voyelles atones.

Chute ou maintien de l'e final.

21. L'e final tombe en anc. espagnol dans certains cas où il est plus tard rétabli. C'est ce qui arrive après un groupe de consonnes finissant par t, d, 4, z, après r double, après une consonne labiale, après ch, x etj. Dans la vieille langue, les formes avec et sans e se trouvent presque toujours mêlées, mais on peut pourtant apercevoir dans certains textes une tendance plus marquée soit à l'apocope soit au maintien de la finale.

Un cas spécial se présente dans la conjugaison, où, après s et r, le tombait en anc. esp. selon la règle qui l'a fait disparaître jusqu'aujourd'hui dans ces conditions dans d'autres mots. C'est l'analogie qui l'a rétabli dans les formes verbales et nous parlerons de cette question dans le chap. où nous traitons du verbe. Ici nous rassemblerons les cas qui pourront nous aider à juger quelle était la tendance du léonais au sujet de l'e final dans les conditions précitées, toutefois sans dresser le tableau complet des mots en question.

rt. Parte figure dans 31 doc. du groupe I, dans 15 du groupe II et dans 8 du groupe III. La forme part se retrouve dans 6 doc. du groupe I (VI, VII, XVIII, XXXVII, XXXVIII, L) mais manque totalement dans les autres groupes. Dans le doc. XXXVIII, on trouve les deux formes, mais les exemples de part sont toujours des abréviations: pt ou p avec un a écrit au-dessus. Il se pourrait que ces abréviations soient des signes conventionnels et qu'on doive les transcrire par parte, puisque c'est toujours cette forme qui est écrite en toutes lettres. Doc. L, il y a aussi des exemples des deux formes, mais comme ce document offre un exemple de part écrit en toutes lettres et que l'abréviation est pt, nous l'y avons toujours transcrite par part. - Mortem figure sous la forme de muerte ou de morte dans 13 doc., sans e final seulement deux fois, doc. XVIII 19, 29. En dehors de ces deux mots on trouve en rt, rd: Ruberte I 28, corte LIII 3, Guzberte LV 22, verde LXXIV 8 et avec apocope de l'e Guzbert

nt, nd.

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VII 6, les noms de lieu Castrofert LXXVI 5, 76 (mais doc. LXXVII 8, 18, etc. Castroferete) et Montfort LXXXV 57 (mais dans l'autre exemplaire du doc. monforte).

Les mots qui viennent en considération sont montem, fontem, pontem, les participes en -antem et .entem, inde, unde, etc. Généralement l'e persiste. Tandis que, dans le groupe I, 29 documents offrent plus d'une cinquantaine de mots avec e, la chute ne se présente que dans les cas suivants: doc. VI ond 5, VIII aquent 13, 23 (mais fonte 29), XVIII adelant 18, mient 33, omnjpotent 33, tenient 41, XXII cabadelant 37, 39, XXX Daent 36 (mais Daente 36), XLI end 49, LIV on 30 (mais tenente 39), LIX fuent 28 (mais pendiente 25), LXIII inffant 2, 3, 5, 23, pendient 47, tenient 53, present 55 (mais ende 31, 32, puente 44), LXVIII pressent 78 (mais presente 19), LXXIV Daent 52.- Dans le groupe II, on trouve plus de 50 ex. avec e dans 20 doc. contre les formes apocopées suivantes: doc. LXXXIII yfant 24, LXXXV montfort 57 (mais teniente 40) LXXXVII mjent 12, 23 (mais Vicente 37). Dans le groupe III enfin, 8 doc. offrent ensemble 17 exemples avec e, tandis que seul le doc. XCVIII contient une forme apocopée: inffant 24 (mais presente 25).

st. Dans le pronom este, qui figure presque dans chaque document de tous les trois groupes, l'e est toujours conservé, exception faite pour les doc. VI 9 (est fecho) et LXXIX 1 (est escripto), où le mot suivant commence par un e prosthétique. Autrement le seul exemple d'un e perdu après st, est Bienuenist XVIII 45.

Les autres mots qui en castillan perdent souvent leur e final se présentent dans nos documents presque toujours sous leur forme pleine, ainsi siete LIII 10, LXIII 38, LXXXIX 11, nueue III 5, LVII 26, LXX 47 LXXI 77, XCVIII 16, noche LXV 47, CI 38, leche LXVII 19, carne LVII 19. Les cas où e est tombé s'expliquent par la position proclitique, ex. cal, ual devant un nom propre de lieu XI 9, 13, XLII 53, LXVIII 30, etc.

Quant aux autres cas où nous venons de constater l'absence de l’e, il faut les regarder de plus près. On verra alors que le notaire du doc. XVIII applique régulièrement l'apocope et on constatera qu'en somme la langue de ce document porte peu de traces du dialecte léonais; quant à la forme ela 7, 11, 42, elle peut aussi bien être comprise comme la conjonction e+la,

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interprétation qui gagne en probabilité lorsqu'on considere qu'exception faite pour les passages cités, l'article féminin est toujours dans ce doc. la. Doc. LXIII, inffant est toujours muni d'un signe d'abréviation que nous avons cru faux. Il se pourrait cependant qu'il représente l'e final. Mais l'apocope assez fréquente de l’e dans ce mot s'explique d'ailleurs sans difficulté par l'emploi proclitique du titre devant le nom propre. Dans le même doc., on pourra faire cette observation que l'e est apocopé devant un mot commençant par e (47, 53, 55), tandis qu'autrement le notaire se sert de la forme pleine (31, 32, 44). Cf. aussi doc. LXVIII 78 et 19. Il reste sans doute un petit nombre de formes apocopées appartenant surtout au groupe I, mais, somme toute, le dialecte ne révèle même pas dans la région oriental de tendance à l'apocope.

22. On trouve au contraire quelques mots où l'e est conservé contre l'usage ancien et moderne du castillan. Ce sont d'abord quelques infinitifs: III 5 sacare, XXXII 26 desfasere, contrariare, demandare, XXXVI 4 abere, LXXXV 22 desfacere. On pourrait être tenté de regarder ces formes comme influencées par le latin, puisqu'elles se trouvent dans des formules qui quelquefois apparaissent en latin même dans des documents écrits en roman. Mais ce serait extraordinaire que ces seules formes fussent latinisées, lorsque les phrases entières où elles figurent sont romanes. M. Gassner, Das altsp. Verbum pp. 197 et 198,

. rappelle des exemples d'infinitifs pareils, mais parmi ces exemples quelques-uns doivent certainement leur e paragogique à l'habitude poétique dont l'origine doit d'après M. Menéndez Pidal être attribuée à la musique. En parlant, Infantes de Lara p. 418-420, de cette habitude, M.M.P. dit ce qui suit: «Contribuyría, sin duda, á implantar tal uso entre los juglares castellanos la tradición de los cantores de la poesía galaico-portuguesa, en cuya lengua hallaban ellos conservadas muchas -eee finales, que en Castilla habían desaparecido; para esta imitación encontraban un poderoso apoyo en el habla leonesa donde se mantenía la e etimológica en los sustantivos imparisílabos y en los infinitivos, v. g. pece, crueldade etc.» Dans El dial. leonés, l'auteur modifie, p. 28, un peu cette assertion à propos du léonais.

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