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jeune lorsqu'il émigra pour aller servir en qualité de simple soldat, sous les drapeaux de L'armée de Coudé. Rentré en France à la faveur de l'amnistie de 1807, il fit ses cours de droit et fut reçu avocat à Metz. Lors de l'organisation générale des tribunaux , en 1 811, de Serre fut envoyé comme premier président de cour impériale à Hambourg (1); après la restauration, il passa à la cour royale de Colmar dans la même qualité; le département du Haut-Rhin le nomma député à la chambre de 18 r 5, et dès lors sa bonne fortune s'accrut rapidement : il fut président de la chambre en remplacement de M.Pasquier, jusqu'au moment où M. Ravez vint lui succéder (fin de 1S1.fi jusqu'à la fin de 1818), garde des sceaux de 1S19 à 1822, époque à laquelle, pour mettre une fin à mn dangereux dévouement, on luï assigna le brillant exil de Naples et le titre d'ambassadeur de France près cette cour. De Serre est mort à Ca Stella mare, près de Naples, dans la nuit du 20 au 21 juillet 1824.

— Opinions sur la loi de haute police, par MM. le comte Lanjuinais, pair de France, Tournemine, Royer-Collard , Le Voyer d'Argenson, de Serre, le baron Pasquier, tous cinq députés. Paris, Plancher, 1815, în-8 de 32 pag.— Réimpr. dans la même année.

— Discussion à la chambre des députés sur ■l.'i loi de la liberté individuelle (session de 1816): i° opinion de M. Camille-Jordan; 20 opinion de M. Royer-Collard; 3° discours de M. de Serre, rapporteur de la commission; 40 discours de M. le comte Decazes, ministre de la police générale. Paris, de l'i'mpr. de Gueffier, 181 7, in-8 de 72 pag.

De Serre , comme avocat, s'était acquis un rang distingué : il a fait imprimer, de i8o5 0 1808 , sept Mêmotret dans des causes d'un intérêt trop secondaire pour que nous les rappelions ici. Comme député et comme ministre, on a de lui un plus grand nombre de discourt que ceux que nous avons cités: on ne les croirait guère de la même personne, à cause delà différence d'esprit qui s'y fait remarquer. À sonarrivéeà la chambre, de Serre s'était constitué le défenseur de

(1) Toutes les biographies modernes disent qu'après l'évacuation de Hambourg par les Français, M. de Serre , premier président de la cour de cette ville , fut nommé à la place d'avocat général près la cour impériale de Colmar. C'est une* erreur.

M. de Serre, d'abord avocat à Metz , fut nommé premier avocat général de la cour impériale de Metz , puis, de là , premier président à Hambourg.

En février I8i5 , il fut nommé, non avocat général à Colmar , mais premier président , place qu'il *fii ensuite accorder à son ami , M. Millet de Che♦ ers , nlors procureur général.

( Note de M. Trissirr, mort préfet de l'Aude. )

nos libertés contre le côté droit de 1815 de cette législature; mais il ne tarda pas à se déclarer le plus redoutable ennemi de ces mêmes libertés, et sa fougue contre elles dépassa de beaucoup celle des membres qui, en 1815, le rappelaient à l'nrdre.

D.)ns sun Annuaire nécrologique roor 1824 , pag-' 282-9,3, M. M.iliii! a consacré une notice a cet ancien ministre ; elle est peu propre à faire regretter l'homme. « Nul ne se présente pour glorifier sa mé«i moire : à peine quelques apologistes timides osent u réclamer pour lui du silence et de l'oubli : ils ne « seront point exaucés. <>

SERRE (H.), médecin à Uzès.

— Cautérisation [delà) delà cornée, comme moyen propre à corriger d'une manière prompte et sûre les aberrations de la vue, avec dilatation des pupilles. Paris, Gabon, 1827,in S de 20 pag.

SERRE. — Mémoire sur l'efficacité des injections avec le nitrate d'argent cristallisé, dans le traitement des écoulements anciens et récents de l'urètre. Paris, Baillïere, i836, in-8 de 92 pag., 2 fr.

— Mémoire sur l'emploi des préparations d'argent dans le traitement des maladies vénériennes. Paris, Germcr-Baillière; Montpellier , Castel, i836, in-8 de 88 pages,

a fr. 5o c.

— Recherches sur l'origine et les progrès futurs de la clinique, et sur la méthode à suivre dans la partie chirurgicale de cette science. Paris, Bouvier et Lebouvier ; Montpellier, Sevalle et Castel, 1334? >n"8 de

1/i<> p;i<|., 2 fr. 5oc.'

— Traité de la réunion immédiate et de son influence sur les progrès récents de la chirurgie dans toutes les opérations. Ouvrage dans lequel on compare les principes suivis dans les diverses écoles elles résultats obtenus dans les grands hôpitaux de France. Paris, Gabon, i83o,in-8 avec 3 planches, 7 fr. 5o c.

Voy. aussi I A Serre et. (nu Supp. ) Pugbt Us La Serre.

SERRÉ (Adrien),arithméticien.—* Livre utile aux négociants de l'Europe, contenant la théorie complète et facile des opérations de change, le rapport des valeurs de différentes monnaies de l'Europe, la connaissance des mesures , poids et aunages des principales villes qui commercent avec la France, etc. Tourna?', Serre', r773,in-ï2.

Paris, Malade, 17 7 4, in-12 ; Bruxelles, Desjardins, 1 785 , in-8.

Il existe de ce livre une cinquième édition , tietexactement revue et eonudèrabhmetit augmentée. Tournay , A. Serré , cl Bruxelles, Vander Berghen, sans date, in-8.

— Théorie (lu) ou la pratique de l'arithmétique des marchands, ouvrage utile à ceux qui veulent apprendre cette science sans le secours des maitres. Tournay, Serré, 1773, in-ta; Paris,Mérigot le jeune, 1775, in-12.

SERRÉ DE RIEUX (J. de).

— * Apollon, ou l'Origine des spectacles en musique, poème... Paris, 1 7 33 , in-8 , fig.

— *Désespérés (les),histoire héroïque, traduite de l'italien (1732). Voy. Marihi. ■>—* Dons (les) des enfants de Latone t la Musique et la Chasse du cerf, poèmes. Paris, Prault, 1733, et 1734,10-8.

Editions vraiment différentes ; la dernière est plus ample que la première.

— Maximes et Réflexions morales, traduites de l'angl. ( eu prose) (par de Serré ), avec une traduction nouvelle en vers de l'Essai sur l'Homme, de Pope (parle même de Serré). Londres {Paris), 1739, in-8.

— Musique (la), épitre....

— *Musique (la), poème en iv chants. Par

M. D Amsterdam, Est. Roger, 1714»

in-12; ou Lyon, André Laurens, 1717, xn-4; et La Haye, 1737, in-12.

Réimprimé dans les Dont de Latone, de l'auteur, el en 1812 à la suite d'une Epilrc à Gressel , par Cubièrcs Palmezuux, qui a présenté le pnëine de Serré comme un ouvrage de Gresset.

—Nouvelle Chasse au cerf, divertissement.

SERREAU (Jean-Edme), grammairien, receveur principal des contributions indirectes.

— Grammaire raisonnée, ou Principes de la langue française, appropriés au génie de la langue. Ouvrage élémentaire. Paris, Richard, Caille et Ravier, an vu (1799), in-8 , 2 fr. 5o c.

— Grammaire ( la ) ramenée à ses principes naturels, ou Traité de grammaire générale appliquée à la langue française, avec deux tahleaux synoptiques contenant la conjugaison de tous les verbes. Paris , Péliciery ï 8 24, in-8 avec tableaux, 7 fr.

Avec M. F.-N. Boussy.

Ce volume a été reproduit en 1829, au moyen d'u 11 litre portant : seconde édition. Paris « Dauthereau.

SERREAU ( Mademoiselle Sophie ). — Grammaire progressive , à l'usage des écoles élémentaires et des pensionnats. Paris, Alex. Johanneau t 1835, in-18 , 75 c.

SERRES (Oli vier de), seigneur Du Praofx, célèbre agronome français du xvie siècle; né à Villeneuve de Berg dans le Vivarais, en i53g , mort le 2 juillet 1619.

— Théâtre d'Agriculture et Ménage des champs, où Ton voit avec clarté et précision l'art de bien employer et cultiver la terre, en tout ce qui la concerne, suivant

ses différentes qualités, et climats divers, tant d'après la doctrine des anciens que par l'expérience. Remis en français par A.-M. Cisors. Paris, chez Meurant, libraire pour l'agriculture, an xi (i8o3), 4 vol. in-8, avec 4 grav-, 2 5 fr.

Ouvrage qui avait été souvent réimprimé depuis la première édition qui parut en 1600 , in-fol., mais qui l'avait été pour la dernière fois, à Lyon, m 1675. Nous emprunterons à la Notice bibliographique des différente? éditions du Théâtre d'Agriculture d'Olivier de Serres, par M. J. B. Huzard.de l'Institut (Paris, 1806, in-4 de a4 pag. ) la description que ce savunt a faite de cette édition d'un livra célèbre et le jugement qu'il eu a porté.

« Quatre volumes in-8; le premier de xxvij pages pour les titres , l'avis de l'éditeur et la préface de l'auteur; au verso de la dernière page est un avis de librairie; 63a pag?s pour le texte des trois premiers livres et pour la table du volume. Le second, de deux feuillets non chiffrés pour les titres, 617 pages pour le texte des quatre et cinquième livres et pour ta table. Le troisième, de deux feuillets non chiffrés pour les litres, 614 pages pour le texte do. sixième livre et pour fa table. Enfin , le quatrième, de deux feuillets non chiffrés pour les litres, iv page» pour l'avant-propos du septième livre , 63o pages pour le texte des sept el huitième livres et nour la table.

«En tète du premier volume il y a une planche qur représente les travaux de la moisson et quelques autres occupations champêtres: on Ht an bas ces vers des Georg,quet de Virgile, de la traduction de Delille, livre II: Le laboureur on paix coule des jours prospères: Il cultive le champ jjue cultivoieut ses pères: Ce champ nourrit L'Etat, ses enfants , ses troupeaux , Et ses bœufs, compagnons de ses heureux travaux. «Celle qui est en lêledu second volume représente la vendange, et on lit également au bas ces quatre autres vers des mêmes: Ali '■ loin de tous ers maux que le luxe fait naître , Heureux le laboureur , trop heureux s'il sait l'être î La terre libérale et docile à ses soins Contente à peu de frais ses rustiques besoins. «L'éditeur pouvait en choisir, à la même source*, qui fussent plus analogues au sujetcle l'estampe. Ces deux planches sont dessinées par Monsiau, et gravées par Aug. Delvaux ».

«Celle qui est en lêledu troisième volume représente un bosquet au milieu duquel est, sur un piédestal porté sur un socle, le busle d'Olivier de Serres, dont on lit le nom sur la face antérieure du piédestal, qui est entouré d'inslrumenls d'agriculture; on voit dans le fond, un berger avec son troupeau, et une campagne dans l'éloignement; ce prétendu portrait d'Olivier de Serres, qui a été fait d'imagination , et qui ne ressemble en rien au portrait original, est une véritable caricature, également dessinée par Monsiau , et gravée par Dcvilliers, Il n'y a point de frontispice au quatrième volume. L'éditeur a supprimé de son édition l'épître dédicatoire d'Olivier de Serres à Henri IV , les poésies, les litres el les sommaires des lieux , les noies marginales , el la table générale des matières qu'il aurait fallu refaire. Il a aussi supprimé les figures du sixième lieu et tout ce qui y est relatif, ainsi qu'un assez grand nombre de mois anciens qu'il aurait fallu traduire en français, et que l'éditeur entendait d'autant motus, qu'il n'esl pas du métier; j'ai déjà fait connaître quelques bévues qu'il avait commises , eu voulant en conserver plusieurs (1) : j'en citerai encore une.

(ï^ Voyei tome I, page 5BB, colonne II, note (7);

gage 63o , colonne I , note ( 116 ), etc. , de l'ouvrage de erres , publié par la Société d'agriculture.

« On lit dans Olivier de Serres, 'tome I, page 3io ,

colonne II , beu qu'on are le pommé et le poiré est

nécessaire d'en desfoncer tout aussi tost les tonneaux

( pour les conserver ) Cela veut dire , en français

d'aujourd'hui : aussitôt qu'on a vidé les tonneaux de cidre ou de poiré , il est bon» pour les conserver, de les défoncer M. Oisors a lu dans l'édition infolio (page a5o) VEf qu'on aie le pommé et le poiré; etc.; il ne s'est pas douté que le mot feu était là une faute d'impression .qu'il fallait BEU, parfait du verbe boire; qu'un v avait été substitué à un b , comme cela arrive souvent dans la prononciation des habitants du midi , et que cette faute était corrigée dans les éditions suivante*} il en a trouvé une dans le mot ai* dont il a fait aime , et il a dit (toute 1 , pag* 620 ) vu qu'on aime le pommé et le poiré.,., il est nécessaire •d'en défoncer tout aussitôt les tonnaeux,..., ce qui ne présente pas plus de sens que la fjole de la première «édition. Au surplus, c'rslà ceux qui liront Olivier de Serres dans son français original, et qui le compareront avec la traduction de M. Gisors , à juger s'il « rempli le but qu'il se proposait ; celte traduction 11e s'est pas étendue jusqu'aux noms anciens d'un «ssez grand nombre de plantes , qu'il a conservés , et qu'on n'entend plus aujourd'hui, si l'on n'en donne pas la synonymie.

« Celte édition est faite sur celle in-folio de tfioo; il y manque donc , outre les retranchements de l'é* dîteur, toutes les additions qu'Olivier de Serres a fuites à la seconde et aux suivantes, et dont j'ai indiqué les principales ci-devant, page xxxij, colonne première. J'avais fait faire le dépouillement de ces additions et l'indication des pages où elles manquent, dans l'édition de M. Gisors; je me proposais de les faire connaître ici , mais cria m'aurait mené fort loin assez inutilement. J'en trouve dix principales pour le premier volume, seize pour le second , non compris le chapitre XVI du cinquième lieu que j'ai dit manquer entièrement ; onze pour le troisième , dont quelques-unes contiennent des articles entiers , et une douzaine pour le quatrième. »

« Je termine en ajoutant, à tout ce qui précède, une observation que faisaient MM. les rédacteurs du Journal de Paris , dans leur n° 3119, samedi 9 thermidor an xii (>8 juillet T8<>4), en rendant compte du premier volume de l'édition publiée par la Société d'agriculture; c'est que celle de M. Gisors, sans notes , nous laisse bien loin de l'état actuel de la science. »

— * Théâtre (le) d'Agriculture et Mesnage des champs, dans lequel est représenté tout ce qui est requis et nécessaire pour bien dresser, gouverner, enrichir et embellir la maison rustique ; nouv. édit., augment. de notes et d'un vocabulaire, publiée par la. Société d'agriculture du département de la Seine. Paris, madame Huzard, 1804-07, a vol. in-4, fig-, 3o fr.

Outre les notes et le vocabulaire dont cette édition est enrichie , on y trouve encore, i° un Éloge ■d'Olivier de Serres , par M. François De NeufchaTeau , suivi de pièces qui y sont relatives; i"un Essai historique sur l'état de l'agriculture eu Europe an xvie siècle , par Gkkgoirk, l'anc. évèque de Blois , insérés au tom. 1er; 3° une Notice bibliographique des ouvrages de l'auteur, par M- Huzard , de l'Institut, Insérée au tom. II.

M. Huzard , dans sa. Notire bibliographique, dont ■nous avons parlé précédemment, nous apprend qu'il y a eu deux prospectus de celte édition : « Quoique c le fond de ces prospectus soit le même , le titre ■« du premier, publié en l'an v et en l'an vi, diffère' « assez de celui de la Société d'agriculture , pour

« faire croire Qu'ils appartiennent à deux éditions « parfaitement distinctes; en effet, la Société d'à« gricùlture n'existait pas encore en l'an v, et on H lit , en tête du premier, qui a été rédigé d'après « le vesn de la lettre du ministre Beneaech: Nou« ville édt-on, publiée sous les auspices et par ordre dm « gouvernement, avec des noU'ê , par les CC. Ce/s , Du« bois , Vilmorin , Parmentier, Huzard} Ttissiert Gil« bert, Rougier-la Vergune , membres du conseil d'àagriculture du ministère du l'intérieur; et par les CC. •< Baubenlon, Thoutn, Brottssonnet, l'Héritier, Chap« tal, etc. ; tandis que dans le prospectus publié « par la Société, en l'an x, on lit : Nouvelle édition.... tt publiée d'après un arrêté de la Société d'agricu/tute dit « département de la Seine, par une commission prisé «dans son sein , et composée des CC. Cels , Chaptafl y « François (de l\euf"château) , Grégoire , Huzard , Lus« te/rie, Parmentier , Silvettre , Teissier, Vilmorin y « Yvart. » Il faut doue que les bibliographes qui trouveront ces deux prospectus sous leurs date» différentes, dans les ouvrages périodiques où. ils ont été insérés , sachent que, si nous avons à regretter, sons un grand nombre de rapports, qoe les noms de plusieurs savants illustres qu'on trouver dans le premier prospectus ne se retrouvent plus dans le second, ces deux prospectus n'appartiennent néammoins qu'a une seule et même édition.

Nous avons fait plus haut la remarque qu'on a été cent-vingt-huit ans sans réimprimer le Théâtre d'Olivier de Serres; mais vers la fin du siècle dernier, et au commencement de celui-ci , plusieurs savants songèrent à en publier de nouvelles éditions et ramassèrent des matériaux pour les enrichir. Nous indiquerons ici ces diverses éditions projetées du Théâtre d'Agriculture, et cela d'après la Notice bibliographique de M. Huzard; «cette indication « paraît d'autant plus utile, que ces éditions ayant « été annoncées et les prospectus de quelques-unes « publiés , elle empêchera au moins les bibliogra« phes de se livrer à de vaines recherches , pour M en suivre et en trouver les traces. »

iu Ou lit diitis un avis qui est en tête du tome VII du «Cours d'agriculture, imprimé en 1786,» ce qui suit : « Nous croyons devoir prévenir MM. les souscripteurs du Cours complet d'Agriculture, que M. l'abbé Rozter donnera iminédialei.ient après son ouvrage, le Théâtre d'Agriculture d'Olivier de Serres , en un ou deux volumes in-quarto , ornés de planches. La plupart de ceux qui ont écrit après Olivier de Serres , en se contentant de puiser dans son Théâtre d'Agriculture ce qu'ils ont donné de meilleur, ont prouvé la bonne opinion qu'ils avaient de cet ouvrage , un des plus complets que nom eussions en ce genre , et depuis lequel il avait et* fait bien peu de découvertes vrai meut intéressantes en économie rurale. M. l'abbé Rozier , dont les travaux sont sans doute précieux, y a puise luimême ; il n'a pas manqué d'en faire l'éloge toutes les fois qu'il y a en recours ; et si , après en avoir profité avec reconnaissance, il désire en donner une nouvelle édition pour servir de suite à son ouvrage, c'est afin de rendre un hommage complet au père de l'agriculture en France, et pour ne rien laisser à désirer aux agriculteurs de ce qui leur est utile. Il y ajoutera des notes , soit pour éclaircir quelques passages , soit pour faire connaître les changements, en bien ou en mal, qui ont eu lieu en agriculture depuis Olivier de Serres, soit enfin pour ne peint aîsser ignorer les connaissances que les modernes ont acquises dans celte science. »

Dans la notice sur la vie et les écrits de Rozier , platée en tête du tome X, imprimé en 1 800 ( au VIII ) , on lit, page xv : « Une perte non moins grande ( que celle de l'article vin J , ce sont ses cutnmenlaires et ses notes sur le Théâtre d'agriculture d'Olivier de Serres. Il y avait travaillé pendant dix ans En 1786 , ît écrivait à un de ses amis: Olivier de Sertis est, dam son genre, aussi tublt'me que Bernard Palitsy ; je Cmi citante toute ma vie , et je le clnuiteraijufquà ma mort. On n'a même pas trouvé dans sa bibliothèque d'exemplaire de cet ouvrage. »

I] faut dire , pour l'explication de ee qui précède, que Itozier fut tué dans son lit par une bombe, pendant le siège de Lyon , la nuit du 28 au 29 septembre 1793 , et que son cabinet et sa maison étant restes ouverts et exposas au pillage pendant quinze jours, ses papiers et ses manuscrits furent en grande partie perdus.

2° On trouve dans les registres de la Sociité d'Agriculture de Paris , dont les travaux ont cessé en 1793, plusieurs documents qui prouvent que cette Société s'occupait de publier l'ouvrage d'Olivier de Serres, avec des notes. La Société d'Agriculture du département de la Seine n'a donc fait qu'acquitter la dette qu'elle avait contractée sous un autre nom et dans un antre temps.

3° M. Silvestre , alors correspondant de la Société, aujourd'hui son secrétaire , s'était chargé de rédiger des notes à ajouter à une nouvelle édition du Tlién* tre d'Agriculture , qu'il se proposait de donner au public.

4° «J'avais projeté , dit M. Lefebvre, membre de la Société, de donner, conjointement avec MM. Brous* souet et Dubois, une nouvelle édition d'Olivier de Serres. L'engagement pris par Rozier,dans son septième volume, de remplir celte tâche, avait retardé l'exécution de ee projet. Mais l'empressement que le public témoigne de nous voir faire cette entreprise, et le retard que Rozier a apporté à le satisfaire, nous y autorisent suffisamment, pour que nous nous livrions à ce travail aussitôt, que les circonstances le permettront. » Cette édition n'a point été exécutée , «t les circonstances ont dispersé les coopéra leurs.

5° Noire collègue M. Parmentier, un des plus ardents promoteurs de l'ouvrage du Oolumelle français, avait aussi promis une édition du Théâtre d'Agriculture , avec de3 notes. Ses notes et celles de M. Silvestre ont enrichi notre édition.

Ces trois projets d'éditions se trouvent annoncés dans le Compte rendu à la Société d'Agriculture de Paris, par J. L. Lefebvre, son agent général , elc. Paris , an vu, in-8, pages 23o, 5 ; 244. 9 ; et 249» 9.

6° On voit dans la lettre de M. Faujas , professeur au Muséum d'histoire naturelle, insérée parmi les pièces liminaires du Théâtre d'agriculture , édition de la Société d'agriculture , (orne I , pagelxsix , n° VIIÎ., qu'il avait rassemblé toutes les éditions du Théâtre d'Agriculture, des notes sur la vie de l'auteur, plusieurs dessins du Pradel, elc. De pareils matériaux étaient bien propres a orner une «dition nouvelle d'Olivier de Serres , et M-. Faujas l'eu occupait ; l'éditeur des Œuvres de Bernard Palîssy avait droit de compter sur les suffrages du public, et sans doute qu'il répoudra quelque jour aux amis d'Olivier et de l'agriculture.

Cette .Notice , ainsi que nous l'avons dit précédemment , est extraite de celle que M. J. B. Huzard, de l'Institut, a fait imprimer eu 1806.

SERRES (Claude), avocat et professeur de droit français à Montpellier.

— Institutions dn Droit français, suivant Tordre de celles de Justinien. Paris, 1753, in-4; Toulouse, 1778, in-4.

— Traité des saisies réelles. lu-12.

SERRES (Jean de), président delà chambre des Comptes de Montpellier.

— ^Gouvernement politique et économique. Amsterdam ( Pezenas, Joseph Fazier ), 1766, 3 vol. in-12.

Tome IX.

SERRES (Jean-Joseph), né en t 776 , au châteaadeLa Hoche (Hantes-Alpes),on peutêtre la Roche des Arnaalds (d'après Ersch\ s'embarqua, jenne encore, en qualité de botaniste, sur les bâtiments de l'État qui portèrent dans l'Inde t'illustre bailli Suftren. I*e retour en France, il fut nommé capitaine dans le 2 e bataillon des voltigeurs des Hautes-Alpes; bientôt après député à la Convention, ouïs au conseil des Cinq-Cents. Après le Ts brumaire Serres retourna dans son département, où il fut nommé membre du conseil général; il est mort sous-préfet d'Embrun, en xft'Si.

— Mémoire sur la suppression des jachères et sur le meilleur mode d'assolement à introduire dans les Hautes-Alpes, couronné par la Société d'émulation de ce département. Gap, i8o5, in-8.

— Opinion prononcée à l'Assemblée nationale le 28 nov. 1792 sur cette question: Louis Capet est-il jugeable? 1792, in-8.

. M. Henriun, dans son Annuaire biographique, dit

3a'on doit à Serres des mémoires sur une multitude 'améliorations dans les procédés agricoles et industriels , lesquels sont répandus dans presque tous les journaux de science et d'industrie.

SERRES. — Grammaire latine, à l'usage des collèges. Cahors, Grenier, an x (180a), in-8.

SERRES (Marcel de ), naturaliste et voyageur, petit-fils du président de la chambre des Comptes de Montpellier; ancien inspecteur des arts et manufactures.

— Autriche (T), on Moeurs, usages et coutumes des habitants de cet empire; suivi d'un Voyage en Bavière et dans le Tyrol. Paris, Nepveu, 1820, 6 vol. in-18, ornés de 48 grav. représentant plus de 120 personnages différents, 20 fr,, et avec les grav. color., 3o fr.

— Discours sur la méthode suivie actuellement dans l'étude des sciences. Mont' pellier^ Firengue, i834, in-8 de 104 pag.

— Essai pour servir à l'histoire des animaux du midi de la France. Paris et Montpellier, Gabon, 1822, ia-4, 2 fr.

— Essai sur les arts et les manufactures de l'empire d'Autriche. Paris, Chaignieau aîné, 1814 (181 7), 3 vol. in-8, 41 fr.

Ouvrage qui diffère dn Voyage en Autriche du Bième auteur. Celui-ci est, en grande partie au moins, la réunion d'articles qui avaient paru dans les « Annales des arts et des manufactures. »

L'auteur présenta cet ouvrage à l'empereur d'Autriche, le 11 mai 1814 > c'est-à-dire pendant la première invasion de la Frauee par les puissances étrangères. .— Géognosie des terrains tertiaires, oji

II

Tableaa des principaux: animaux invertébrés des terrains marins tertiaires du midi de la France. Montpellier, Pomatkio-Durville, et Parts, Gœttrj; 1829, in-8, avec 5 planches, 7 fr.

— Mémoire sur les yeux composés et les yeux lisses des insectes, et sur la manière dont ces deux espèces d'yeux concourent à la vision. Montpellier, Tournel, t8i3, in-8, avec 3 planchas, 1 fr. 5o c.

— Recherches sur l'identité des forces chimiques et électriques, traduites de l'allern. (4813). Voy. Oersted.

— Voyage dans le Tyiol et une partie de la Ba-vière pendant l'année 1811. Paris, Nepveu, 1823, 2 vol. in-8, ornés de 7 planches, dont 5 col., i5 fr.

Tiré à 5oo exemplaires. Cet ouvrage paraît extrait de L'ouvrage de l'auteur, intitulé : l'Autriche , etc.

— Voyage en Autriche , ou Essai statistique et géographique sur cet empire, avec une carte physique des coupes de nivellement, et divers tableaux comparatifs sur l'étendue et la population de l'Autriche. Paris, Arth. Bertrand, 1 8 J ,',, /, vol. in-8, avec tableaux et planches, 3o fr.

Les ouvrages que nous venons de citer de M. Marcel de Serres soin les plus importants par leur étendue; il nous reslerait à enuinérer, pour compléter la liste des travaux de ce savant mndesie, les Mémoires assez nombreux dont il a enrichi des recueils consacrés aux sciences naturelles ; mais nous ne sommes pas dans la possibilité de le faire : outre les articles qu'il a fournis aux Annales des tait et des manufactures, dont une partie a formé plus tard u l'Essai sur les arts cl les manufactures d'Autriche, » M. Serres a encore fourni à noire connaissance , I. au Journal des minet, i° des Considër.itii>iis générales sur la minéralogie du département de l'Hérault ( tom. XXIV, 1808 ) ; — i° l'Extrait d'un Mémoire sur la préparation du blanc de Krems, nu carbonate de plomb (loin. XXVI, 1809) ; — H. aux Annales du Muséum d'histoire naturelle : i° Observations sur la fetella Mutiea de M. Lamarck (loin. XII, 1808); — 4° CoinparaUon des organes de ta Masliealion des orthoptères avec ceux desaulres animaux (tom. XIV, 1809);

— 5° lie l'Odoral el des organes qui paraissent en 'être le siège chez les orthoptères (loin. XVII, 1811);

■G" observations sur les diverses parties du tube intestinal des insectes, avec 3 pi. (loin. XX, I8i3);

. H), aux Mémoires du Mutêum et histoire naturelle t

recueil qui fait suite ou précédent : 7° Observations sur les usages du vaisseau dorsal on sur l'influence que le cœur exerce dans l'organisation des animaux articulés, et sur les changements que cette organisation éprouve, lorsque le cœur ou l'organe circulatoire cesse d'exister , avec 5 pi. (loin. IV et V, Ixis-iq);

— 8° Observations sur les terrains d'eau douce ( tom. V , 1 819 ); — Qu Observations sur les ossements humains découverts dans les crevasses secondaire'.el en particulier sur ceux que l'on observe dans la caverne de Dnrfort, dans le département du Gard (tom. XI, I8i4)>

SERRES (Marcel de), conseiller à la Cour royale et professeur à la l'acuité des sciences de Montpellier.

— Manuel des cours d'assises , ou Examen de la procédure par jurés, d'après l'ordre adopté dans les jugements, suivi d'un tableau des principales nullités en matière criminelle, et d'une table analyliqne des matières. Paris, Nèvet 1823-24, 3 vol. in-8, 21 fr.

SERRES ( Étienne-Renand-Augustïn), célèbre anatomiste et physiologiste, médecin en chef de l'hôpital de la Pitié (à trentetrois ans), membre de l'Académie royale de' médecine, de l'Institut (Académie des sciences), le 28 juillet 1828, en remplacement du célèbre Chausster, et de plusieurs sociétés médicales et scientifiques; né le 28 décembre 1787, à Claytac (Garonne), d'un père médecin de l'hospice de cette ville.

— Anatomie comparée du cerveau, dans les quatre classes des auimaux vertébrés, appliquée à la physiologie et à la pathologie du système nerveux. Ouvrage qui a remporté le grand prix à l'Institut royal de France. Paris et Montpellier, Gabon et compagnie, 1824-26, 2 vol. in-8, et Atlas in-4 de 16 pi., 24 f.

— Essai sur l'anatnmie et la physiologie des dents, ou nouvelle Théorie de la dentition. Paris, Maquignon-Marvis , 1817, in-8, 4 fr. 5o c.

— Recherches d'nnalomie transcendante et pathologique. Théorie des formations et des déformations organiques, appliquée à l'anutoraie de Rilta-Christina, et de la duplicité monstrueuse. Paris, J.-B. BailHère, i832,in 4« et un Allas gr. in-lbl. de 20 planches, 20 fr.

Extraites du XIe volume d<-s Mémoires de l'Académie royale des sciences, lequel n'a été publié qu'en i833.

— Réponse de M. Serres à M. Tiederaann. Paris, de l'imp. de Migneret, 1826, in-8 de 1 2 pages.

— Traité de la fièvre entéro-raésentérique, observée, reconnue et signalée publiquement à l'Hotel-Dieu de Paris, dans les années 1811, 1812 et i8i3, par M. A. Petit, etc., composé en partie par E.-R.A. Serres. Paris, ffacquart; Caille et Ravier; Croc/tard, 18x3, in-8, avec une planche color., 5 fr.

Outre les ouvrages que nous venons* de citer on a encore de M. Serres , dans divers recueils scientifiques et m 'dicaux , un grund nombre de Mémoires, dont les principaux ont pour objet les apoplexies , les différentes maladies du cervelet, la paralysie, la variole , et les lois de la formation des organes; et dans les Annales des sciences naturelles : les Lois êê fostlogénig , qui obtinrent en t8ao le prix de phy. siologie;

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