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des saints Pères. La plus ample que des Pères, à Paris en 1644, édition des euvres de saint puis dans le troisième tome de Paulin est celle de Venise en ses cuvres de l'édition de Rouen 1937, in-fol., par M. Madrisius, en 1648. Mais, dans un manusprètre de l'Oratoire. Le style de crit de l'abbaye de Corbie, ils saint Paulin est simple, uni, portent le nom de Robert Pauclair et concis dans les ouvrages lulus, prêtre d'Amiens. Le carde morale. Dans les polémiques, tulaire de l'abbaye de Corbie il est obscur, embarrassé, diffus. contient plusieurs actes, auxMais sa doctrine est pure, et il quels Robert Paululus souscrivit prend avec force la défense de en 1174, 1179 et 1184, en ces celle de l'Église , dont il était termes : « Maître Robert Paufort instruit. (Alcuin, in ep. 81. lulus , ministre de l'évêque d’ABellarmin, de scrip.eccl. Pagi, miens. » Le premier livre de crit. de Baron. an. 802. Doi cet auteur traite de la dédicace Ceillier, Hist. des aut. sacr. et de l'Église , et des cérémonies ecclés., t. 18, p. 262 et suiv.) usitées dans cette consécration,

PAULISTES, ou PAULITES, dont il donne une explication ou PAULIENS, sortes de sévé- allégorique et morale. Il traite riens dans le sixième siècle, qui aussi des sacremens; il enseigne eurent pour chef un certain Paul, que pour que la pénitence soit qui leur donna son nom. C'est utile, trois choses sont nécessaitout ce qu'on en sait. (Baronius, res, la componction de coeur, la à l'an 535, n° 84.)

confession de bouche et la satisPAULUCCI, ou PAULUTIUS faction. Il donne à la confirma( Antoine), Vénitien, juriscon- tion et à l'extrême-onction le sulle et professeur à Padoue dans titre de sacrement, et enseigne le dix-septième siècle, a donné: que, sauf le mépris, on peut Jurisprudentia sacra, in-fol., être sauvé sans recevoir ni l'une à Roine 1685. (Journal des Sa- ni l'autre. Il met l'essence du vans, 1685, p. 211 de la pre- sacrement de mariage dans le inière édition , et 127 de la se- consentement des personnes exconde.)

primé par les paroles du temps PAULULUS (Robert), prêtre présent. En parlant du sacrede l'église d'Amiens dans le dou- ment de l'ordre, et des différens zième siècle. Nous avons de lui, degrés du ministère ecclésiastile Canva de l'Offrande mystique, que, il dit que le pape est ainsi et trois livres des cérémonies, nommé, parce qu'il est le père des sacremens, des offices et des des pères ; qu'on l'appelle unirits ecclésiastiques. Ces trois li- versel, parce qu'il préside à l'évres, après avoir été imprimés glise universelle ; apostolique, å sans nom d'auteur, ont été pu- cause qu'il tient la place des bliés sous celui de Hugues-de- apôtres; et souverain pontise, Saint-Victor dans la Bibliothè- parce qu'il est le chef de tous

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les érêques. Dans le trente- PAUSOLA, Pausole, ville deuxième chapitre du second épiscopale d'Italie, dans le Picelivre, il marque en termes fort num. Cluverius dit qu'elle était clairs, le changement du pain et située dans le même endroit du vin au corps et au sang de où l'on voit aujourd'hui Citta Jésus-Christ, par la vertu des nova , bourg bâti sur la côte, paroles sacramentelles, ou de la entre Fermo et Loretto. D'auvertu divine qui opère le chan- tres la placent à douze milles gement dans le moment que le de la mer, et croient que le prêtre prononce les paroles. bourg de Monte dell'Olmo , ( Dupin, Biblioth. des auteurs qui n'est éloigné que d'environ ecclésiastiques du douzième siè- cinq milles de Macerata , a été cle. Dom Ceillier, Hist. des aut. bâti sur les ruines de Pausola. sacr. et ecclés., t. 22, p. 216 Un évêque de cet ancien siége, et suiv.)

nommé Claude , assista au conPAUME ou PALME, palmus, cile de Rome, sous le pape Himesure de quatre doigts ou de laire, en 465. (Ital. sac., t. 10, trois pouces et trente-sept qua- col. 158.) tre-vingt-neuvièmes de pouce. PAUVRE, PAUVRETÉ. La Il est appelé en hébreu tophach. pauvreté volontaire est louée L'on traduit aussi assez souvent dans l'Évangile, comme la prel'hébreu zereth par palmus, et miere des béatitudes. Jésusen grec par spithamé, quoiqu'il Christ l'a sanctifiée dans sa persignifie une demi-coudée, et sonne et dans celle de ses parens; qu'il contienne trois paumes dans celle de ses apôtres et de ordinaires. Ce qu'il faut bien ses plus parfaits disciples. Mais remarquer, pour ne pas confon- la pauvreté involontaire, surdre deux mesures inégales. Saint tout lorsqu'elle est extrême , est Jérôme traduit quelquefois to- un si grand écueil pour la vertu, phach, par quatre doigts, et que Salomon , en demandant å quelquefois par une palme; mais Dieu qu'il le préservât de celui il rend toujours zereth par pal- auquel exposent les grandes rimus, et les Septante par spitha- chesses, le suppliait aussi de ne . Goliath avait six coudées permettre pas qu'il fût exposé à et un zereth de haut, c'est-à- une misère extrême. (Matt. 5, dire, six coudées et deinie , fai- 3. Proverb. 30, 8. ) sant opze pieds, un pouce et un Rien n'est 'plus recommandé pen plus. On trouve dans Isaïe, dans la loi , tant ancienne que une expression qui prouve que nouvelle, que l'aumône et la zereth, la paume, signifie l'éten- compassion pour les pauvres. due de la main, depuis l'extré- Moïse en donne plusieurs précepinité du pouce jusqu'au bout tes qui sembleraient rigoureux du petit doigt. (Exod. 25, 25, sans doute aux mauvais riches 28, :6. Isaïe, 40, 12.)

de nos jours; ct Jésus-Christ, perfectionnant ce qu'avait pres- posséder, et même à ne rien rececrit le législateur de l'ancienue voir que le vivre et le vêtement alliance, donne d'excellentes rè- au jour la journée, à garder gles pour pratiquer l'aumône la continence, jeûner deux casans être exposé à en perdre le rêmes, porter des souliers oufruit par la vanité, il conseille verts par-dessus, disputer conmême à ses disciples de vendre tre les hérétiques. Ces pauvres tout ce qu'ils possèdent pour en catholiques, qui étaient dans distribuer le prix aux pauvres. les provinces méridionales de (Deut. 17, 11, 12, 15, 8, 9, 24, France, en Espagne et en Italie, 12, 14. Levit. 19, 10. 22. Exod. furent réunis aux ermites de 23, 11. Matt. 6, 1, 2, 3, 4. Saint-Augustin en 1256. (P. Hé19, 21.)

lyot, t. 3, ch. 4.) Les Juifs ont un très-grand PAUVRE DE LYON OU VAUsoin des pauvres de leur nation. DOIS. (l'orez VAUDOIS.) Dans les endroits où ils sont en PAUVRE DE LA MÈRE DE grand nombre, il y a plusieurs DICU DES ÉCOLES PIEUSES. sociétés établies en faveur des C'est une congrégation de clercs pauvres. Leur attention à ce su- réguliers, dont le fondateur jet va même jusqu'à punir cor- fut un gentilhomme espagnol porellement ceux qui refusent nommé Joseph Casalani, né à de faire les aumônes auxquelles Péralte de la Sal au royaume ils ont été taxés. (Dom Calmet, d’Aragon, le 11 septembre 1536. Dictionn. de la Bible.)

Après avoir pris le bonnet de La pauvreté est regardée en docteur dans l'université d'Alquelques endroits de l'Ecriture, cala , il se rendit à Rome l'an tantôt comme un châtiment, et 1593, où il entra chez les Frères tantôt comme une épreuve. Si de la Doctrine. Il loua quelques fuerint... in funibus paupertatis, chambres proche la porte Feldit Job. (36, 8.) Elegi te in ca- timania , y assembla les enfans mino paupertatis , dit Isaïe. du quartier, leur apprit à lire, à (48, 10.)

écrire , à compter, et leur fourPAUVRE CATHOLIQUE. Nom nit par charité les livres, l'encre de religieux. Les Vaudois ou et le papier nécessaires. Le père pauvres de Lyon ayant étéexcom- Gaspard Dragonetti et le père muniés par le pape Luce m, il Gellius Ghellini s'étant joints à y en eut qui se convertirent et lui, Clément viu les protégea , qui allèrent trouver Innocent nt, et Paul v érigea leur institut en l'an 1208. Ce pape les reçut fort congrégation par un bref du 6 bien, et leur permit de se faire mars 1617. Il permit à ceux qui une règle, qu'il approuva par entreraient dans cette congrégadeux bulles du 18 décembre tion, à laquelle il donna le nom 1208. Les principaux articles de de congregation Pauline, de faire celte règle consistaient à ne rien les youx simples d'obéissance, de chasteté, de pauvreté, et en éta- robe s'attache par devant avec blit supérieur Joseph Casalani, trois boutons de cuir, et que sous le titre de préfet. En 1621, leur manteau ne descend que Grégoire xv mit celle congréga- jusqu'aux genoux. tion au nombre des ordres re- PAUVRE VOLONTAIRE, pauligieux, et l'année suivante il lui per voluntarius. Nom d'un ordonna le nom de la congrégation dre religieux qui ne subsiste des clercs réguliers de la mère plus. On croit que cet ordre de Dieu des écoles pieuses, nom- commença vers la fin du quartorma Casalani général, et ap- zième siècle ; mais il ne fut mis prouva les constitutions qu'il au nombre des ordres religieux avait faites. Cette congregation que centans après, en 1470, qu'il se répandit bientôt dans les états embrassa la règle de saint Aude Génes , de Toscane, de Na- gustin; en 1471, ils firent des ples, de Sicile et de Sardaigne. væux solennels entre les mains Le cardinal François Dictrichz de leur supérieur, qui jusque-là l'appela en Allemagne l'an 1631, avait porté le nom de procuet Ladislas iv , en Pologne , l'an reur, et qui prit alors le titre 1641. Elle s'établit aussi en Es- de prieur. Ils sorinèrent une pagne en 1656. Alexandre vu la congrégation de simples laïques, réduisit à ses premiers veux qui s'occupaient à différens mésimples, et à un serment de sta- tiers, et qui allaient servir les bilité. En 1669, Clément ix la malades, lorsqu'ils les apperétablit dans l'état religieux. En laient. Ils ne vivaient que des 1689, Innocent xı les exempta de aumônes qu'ils quêtaient chaque la juridiction des Ordinaires. La jour, se levaient à minuit pour fin de cet institut est d'instruire dire un certain nombre de Pater gratis les enfans , et de leur ap- et d'Ave, au lieu de matines, faiprendre à lire, à écrire, à calcu- saient deux heures d'oraison ler. Dans les villes ils enseignent mentale sur la passion, le tout à aussi les humanités, les langues genoux, et se reposaient ensuite grecque et latine, la philosophie, jusqu'à matines de la cathédrale, la Théologie et les mathémati- qu'ilsallaient tous entendre deux ques. Chaque régent est obligé à deux. Ils entendaient aussi la de donnerà ses écoliers quelques messe et une partie des heures leçons spirituelles pendant le canoniales, de sorte qu'ils y dedernier quart - d'heure de la meuraient trois heures à geclasse , et le samedi on leur fait, noux. Ils allaient de même dans une chapelle, un sermon aux vepres , et y demeuraient d'une demi-heure. Ces clercs une ou deux heures. Leur basont au nombre des mendians, bit était une robe grise , un el quètent dans les villes. Leur scapulaire et un capuce noirs habit est semblable à celui dans la maison. Lorsqu'ils sordes jésuites, excepté que leur laient, ils mettaient une chape

cou.

grise, fort plissée autour du tuitement, ou à moins de frais

Tel était leur habit en Al- qu'aux riches ; mais , comine lemagne, où ils prirent nais- cette faveur donnait lieu à des sance. Pour ce qui est de la abus qui blessaient la justice, Flandre , où ils avaient des mai- Corradus nous apprend qu’on a sons, ils portaient un habit de exigé comme une condition, de gros drap tanné, sans scapulaire, ceux qui y prétendent, qu'ils marchaient nus-pieds sans san joignent la qualité de misérable dales, et avaient toujours en à celle de pauvre : dummodo main un grand bâton au haut pauperes et miserabiles existant. duquel il y avait un crucifix. Le mot miserabiles signifie ici (P. Hélyot, t. 4, chap. 7.) quelque chose de plus que celui PAUVRES. Les pauvres, en

de pauvre; puisqu'on peut ap nom collectif, forment un corps peler pauvre non-seulement ceirrégulier, qui naît et subsiste lui qui n'a pas de quoi vivre de lui-même : ils sont très-ca- mais aussi qui manque des chopables de recevoir des libéra- ses convenables à son état. Il silités ; et les legs faits à leur pro- gnifie aussi autre chose que ce fit sont, comme le remarque qu'on entend par miserabiles Ricard, les plus favorables de personæ , quand on parle de toutes les dispositions. Ainsi un veuves, d'orphelins, de vieillegs fait en faveur des pauvres lards , d'infirmes, d'incurables, d'une ou de plusieurs parois- d'étrangers , d'infâmes, de prises désignées , ne peut être al- sonniers , etc. taqué sous prétexte qu'ils n'ont Le même auteur dit qu'on point de lettres patentes : ils expédie aussi à la chancelllerie, n'ont jamais été l'objet des lois des dispenses gratuitement , faites pour arrêter le progrès c'est-à-dire, in formá pauperum, des établissemens nouveaux. sur une attestation de pauvreté Il en serait autrement s'il s'a- de l'ordinaire, ou de son official; gissait de fondations faites pour et que, lorsqu'il s'agit de vérifournir la nourriture à des pau- fier la dispense, l'évêque vérivres, à des ecclésiastiques indi- fie aussi encore une fois la tegens, etc. (Voyez l'édit du mois neur de son attestation. de décembre 166, et celui du Dans l'usage, plusieurs im mois d'août 1749. M. Denisart, pétrans ne suivent pas tou. Collection de jurisprudence, au jours le sens de ces deux termes, mot Pauvres.)

pauper et miserabilis , pauvre PAUVRES, pauvreté, relative et digne de compassion, l'auteur ment à certaines saveurs que la des Conférences de Paris (tom. pauvreté reçoit dans l'expédi- 3, liv. 5, conf. 4, $7) dit que Fiondes affaires. Ç'a toujours été quelques personnes très-éclairées l'usage à Rome d'accorder des sont d'avis que l'usage présent expéditions aux pauvres, ou gra. de la cour de Rome est d'accor

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