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évèques, sous peine d'excoin- ne souffrira point de prêtres munication, de rétablir inces- vagabonds. samment les inonastères de leurs Le dix-neuvième défend de diocèses, qu'ils ont laissé dé- mettre des clercs dans des emtrgire.

plois séculiers, et veut que ceux Le quinzième veut que les qui ne déféreront pas aux orhôpitaux qui sont dépendans de dres du concile , soient excoml'évêque, soient gouvernés se- muniés. lon l'ordre des institutions; que

Le vingtième porte qu'on exceux qui sont sous la protection communie ceux qui souffriront de l'Eglise , seront administrés que les Juifs soient juges, ou repar les héritiers de ceux qui les ceveurs publics. ont fondés, selon les règles de Le vingt-unième est une conleur institution.

damnation de l'usure, et ordonLe seizième porte qu'on re- ne la restitution des profils usuprésentera aux princes les mal- raires; et qu'à l'avenir on exversations qui se commettent communicra les usuriers, si ce dans l'administration des hôpi- sont des laïcs, et qu'on les dé. laux qui sont sous leur protec- posera si ce sont des clercs. tion, et qu'on leur fera connai Le ving-deuxième avertit les tre que, n'étant soumis ici-bas prêtres d'avoir soin que ceux à aucun tribunal pour y être qui sont chargés des veuves et jugés, ils en doivent davantage des orphelins, ne les oppriment; appréhender celui du Souverain et que, s'ils méprisent les averde tous les juges.

tissemens qu'on leur donne Le dix-septième veut qu'on on se pourvoira par-devant le prive de la communion ceux qui roi pour en obtenir d'autres prone paient point les dimes, ou tcctcurs. qui les paieront à d'autres qu'à Le vingt-troisième ordonne ceux à qui elles sont dûes, après aux évêques d'arrêter les clercs que l'exèque les aura avertis de et les moines qui, courant par les payer.

les villes , agitent des questions Le dix - huitième ordonne inutiles, et sément des erreurs , qu'on ne regardera point com- et de les faire conduire au méme ecclésiastiques les prêtres tropolitain; et que si l'on trouve ou les clercs acéphales, qui ne qu'ils ont dogmatisé par ambisont sous la discipline d'aucun tion, et non point pour l'insévêque, et que les prêtres qui truction , pour l'édification des desservent les chappelles des Gdèles , ils seront punis comme seigneurs, seront approuvés de des perturbateurs de l'Église. l'évêque diocésain, ou qui, Le ving-quatrième fait défenétant d'un autre évêché, ont, se de marier les enfans fort jeudes lettres de recommandation nes à de grandes filles, parce de leur propre érèque ; qu'on qu'il s'est trouvé que, sous le

die

voile du mariage de leurs enfans, urres et les biens de l'église de les beaux-pères abusaient de Rome, et que ceux qui lui enlèleurs brus.

veront quelque chose, outre la Le vingt-cinquième condamne restitution qu'ils seront obligés à une pénitence très sévère des de faire, l'empereur les punira inagiciennes qui se vantaient à sa volonté. par leurs maléfices, de donner

Le quatrième enjoint qu'on de l'amour, ou de la haine par ait du respect pour l'autorité saleur art, qu'on soupçonnait cerdotale et pour le clergé. même de faire mourir des hoin Le cinquième veut que l'on mes, et ordonne qu'elles ne se- respecte l'autorité impériale, et ront réconciliées qu'au lit de la que personne ne soit assez harmort. (R. 21. L. 8. H. 5.)

pour résister à ses ordres. Le second concile fut tenu Le sixième ordonne qu'on l'an 855, au mois de février. On laissera exercer aux évêques liy dressa dix-neuf articles pour brement leurs fonctions; qu'on réformer les abus, et entre au- les laissera punir les pécheurs. tres la négligence des seigneurs Le septième porte que les évêqui viennent rarement aux gran- ques auront soin de précher ou des églises. (Ibid.)

de faire prêcher, et enjoint aux Le troisième, l'an 876. On y laïcs qui demeurent dans les vilconfirma l'élection de Charles- les, d'assister les fêtes aux as le-Chauve, couronné empereur semblées publiques de l'église. par

le
pape

Jean le 25 dé. Il leur désend d'avoir des chacembre 8,5, et l'on y publia les pelleschez eux sans la permission quinze canons ou capitulaires de l'évêque. suivans :

Le huitième ordonne aux évé. Le premier ordonne qu’on ques d'avoir des cloitres, pour respectera, et qu'on aura par- leurs chanoines, proche de l'étout en vénération la sainte Égli- glise; que les chanoines y vivent se romaine, chef des autres égli- selon les réglemens des canons, ses; que personne n'entrepren- et qu'ils soient soumis à leur dra rien contre sa puissance, ni évêque. contre ses droits, et qu'elle

Le neuvième défend aux ecjouira de toute son autorité. clésiastiques d'habiter et de con

Le second porte qu'on hono verser avec les femmes, d'aller à rera le souverain pontife et le la chasse, et de s'habiller à la pape universel Jean; que ses dé- façon des séculiers. crets seront reçus de tous avec

Le dixième défend de prenvénération, et qu'on lui rendra dre les biens qui appartiennent dans toute chose l'obéissance qui à l'Église, et veut qu'on les reslui est due.

titue au plus tôt. Le troisième défend qu'on Le onzième porte qu'on paiera fasse aucune entreprise sur les fidèlement la dîme, et que l'évê

vill,

que en commettra la dispensa Le huitième, l'an 1046. On lion aux prêtres.

n'en a point les actes. (Lab. g. Le douzième recominande la Hard. 6.) bonne intelligence entre les évè Le neuvième, l'an 1049, par ques et les seigneurs.

le

pape Léon ix. On n'en a point Le treizième porte que les évê. les acies. (Ibid.) ques et les seigneurs ne resteront Le dixième, l'an 1062, contre point dans les maisons des pau- l'antipape Cadalous. vres, à moins qu'on ne les en Le onzième, l'an 1076. Ce fut prie, et leur recommande d'em- un conciliabule dans lequel les pêcher le pillage.

évêques schismatiques, partisans Le quatorzième défend à qui de l'empereur Henri iv, osèrent que ce soit de s'emparer des excommunier le pape Grégoire biens de l'évêque, quand il

vii. (Ibid.) vient à mourir : mais il veut Le douzième, l'an 1159. qu'on les réserve à son succes- (Gall. christ., t. 3, p. 678.) seur, suivant la disposition Le treizième, l'an 1160. Ce fut des canons, ou qu'on les donde un faux concile assemblé en fa. aux pauvres pour le bien de son veur de l'antipape Victor m. åme.

(Reg. 27. Lab. 10. Hard. 6.) Le quinzième et le dernier dit Le quatorzième, l'an 1423. II que personne ne retirera ou ne fut transféré à Sienne. (Reg. 29. célera au roi les infidèles. (L.9, Lab. 11. Hard. 8.)

PAVILLON (Nicolas), évêque Le quatrième concile se tint d’Alet, fils d'Étienne Pavillon, l'an 877. (Gall. christ., t. 4, correcteur de la chambre des p. 367.)

comptes , naquit en 1597. Le cinquième, l'an 997. Gré- Louis xin le nomma å l'évêché goirer y excommunia Crescence, d'Alet en 1637, où il mourut le avec l'antipape Jean xvi, qu'il 8 décembre 1677, après avoir avait fait élire la même année. gardé une exacte résidence, et (R. 15. L. 9. H. 6.)

travaillé infatigablement pour Le sixième, l'an 1012, sur la la réforme de son clergé et de continence des clercs. Benoît yiii son peuple. Il fut un des quatre y présida, et y fit sept canons, évêques qui firent le plus de tant sur cette matière que tou- bruit pour la défense de Jansé chant les esclaves. (Lab. 9. nius. On a de lui le fameux riHard. 6.)

tuel, connu sous le nom de riLe septième, l'an 1020. (L.9.) tuel d'Alet, et des statuts synoIl y en a qui rapportent les daux. La vie de M. Pavillon a canons du concile précédent à été donnée au public en 1738, celui-ci, et qui ne font pas

en 2 volumes in.1 2. mention de ce concile de l'an PAVIN, Paduinus (saint),

abbé au pays du Maine dans le

H. 4.)

1012.

sixième siècle, se consacra de mains du trésorier, l'argent qui bonne heure au service de Dieu. doit servir à payer les soldats au Il fit d'abord plusieurs voyages temps qui est prescrit par l'orde dévotion aux tombeaux des donnance. En agir ainsi, est une saints, et se renferma ensuite injustice qui tourne au préjudans un monastère. En 572, il dice du prince et de l'état, fut prieur de celui de Saint- puisque le soldat qui n'est point Vincent près du Mans, que saint payé à temps ne fait pas si Domnole , évêque du lieu, avait bien le service, et que cela lui båti tout récemment. Le même donne souvent occasion de déprélat ayant encore fait bâtir un serter. Les officiers qui au teinps petit monastère avec un hôpital, des revues n'ont pas leurs comen l'honneur de la sainte Vierge, pagnies complètes, et font saentre la rivière de Sarthe et la raître de faux soldats , qu'on terre de Baugé, il en donna la nomme passe-volans , volent le conduite à saint Pavin, qu'il y roi, si dans le temps de la paye, établit abbé. Le saint y eut oc ils la reçoiveut en entier, comme casion d'exercer son humilité, si leur compagnieétait complète. sa vigilance , son zèle, sa pa. Il faut porter le même jugement tience et sa charité. Il mourut de ceux qui ont des routes, et qui le 15 novembre de l'an 580 ou exigent de l'étapier, en argent 589. (Dom Mabillon, au pre- ou en denrées, le droit de passage mier siècle bénéd. Baillet, t. 3, ou du séjour, pour un plus 15 novembre.)

grand nombre de soldats qu'ils PAVONI (François), jésuite, n'en ont à leur suite. Ce qui natif de Catanzaro, ville de la peut arriver en deux manières : Calabre ultérieure, mort en produisant plus de personodeur de sainteté l'an 1639, a nes qu'ils n'en ont , ou prenant laissé : Summa ethicæ. Introduce à leur suite des gens qui ne sont tio in sacram doctrinam , part. pas de leur régiment, à qui ils 3. Tractatus de ethicis, politi font fournir des vivres, comme cisque actionibus. Commenta s'ils étaient au nombre de leur rius dogmaticus, sive theologica recrue , ou de leur compagnie. interpretatio in Pentateuchum, Enfin, les officiers qui retienin Evangelia, etc. (Alegambe, nent la paye de leurs soldats , biblioth. script. societ. Jesu. Le commettent un vol insigne, Mire, de script. svec. 17.) quand même les soldats gagne

PAYE DES SOLDATS. Les raient beaucoup plus en trasoldats doivent se contenter de vaillant que ne monte leur la paye que le prince leur donne; paye. Les officiers, dans tous et les officiers préposés à la dé- ces cas d'injustice ou d'autres livrance de cette paye, ne peu- semblables, sont donc obligés à yent la différer , pour faire va restitution. loir, pendant ce délai , entre les PAYEMENT, est la prestation

en

une

naturelle ou civile de la chose qu'elle ne fût plus existante, et due au créancier , ou à celui qui que le débiteur ne fût pas libéa charge ou droit de recevoir ré par sa perte. en sa place. Mais il n'importe La deuxièine condition est qu'elle soit faite par le débiteur que le payement soit fait par le ou par un autre, mèine contre débiteur, ou autre en son noin, sa volonté , car en ce cas le dé- qui ait la libre administration biteur n'en est pas moins acquit. de ses biens; d'où il s'ensuit , lé. Pour qu'un payement soit 1. qu'un mineur ne peut pas vavalable et libère le débiteur, lablement payer à son créancier plusieurs conditions sont requi- ce qu'il lui doit; 2. qu'en pays ses. La première est qu'il soit coutumier la femme ne pouvait fait de la chose due; car le créan. faire aucun payement sans être cier ne pourrait pas être con- autorisée de son mari; de mairaint de recevoir en payement nière que autoritas mariti reune chose pour

autre. quiritur , et in contractu et in (Aliud pro alio , invito credi- distractu. (Bouvot, tome 2, au tore solvi non potest. Leg. 2, mot Mariage, quest. 65.) j). de reb. cred.) D'où il s'ensuit La troisième condition est qu'un débiteur ne pourrait que le payement soit fait à celui pas donner à son créancier des à qui la chose est due , et que héritages en payement, pour le créancier ait la faculté de reet au lieu d'une somme qu'il cevoir le payement, c'est-àlui devrait, à moins qu'il n'y dire , la libre administration de consentit. (Guy - Pape', quest. ses biens. 358. Bourot , tom. 2, au inot

La quatrième est que le payeDelteurs, quest. ?; Herin, ment soit fait dans le lieu dont sur Frain , page 87 de ses addi- les parties sont convenues exprestions aux notes. Sæfve, tom. 2, sément, sinon au lieu du doiniCentur. 4, chap. 97.) Le créan- cile du créancier. Ainsi un créancier ne peut pas non plus deman- cier peut refuser de recevoir une der l'estimation de la chose qui somine qui lui est offerte dans lui est due; il ne peut deman un autre lieu que celui où le der que la chose in specie, à débiteur s'est obligé d'en faire moins qu'elle ne fût plus exis- le payement. (Bouvot, tome 1, tante, et qu'elle fût périe par la part. 3, au inot Promesse de saute du débiteur; auquel cas payer en certain lieu.) l'estimation tiendrait lieu de la L'effet du payement valablechose même, quia impossibi- ment fait , est de libérer le délium nulla est obligatio. Le dé- biteur, et la preuve du payebiteur ne pourrait pas non plus

ment est la quittance : c'est contraindre son créancier à re pourquoi un débiteur qui ayant cevoir en payement l'estimation été condamné à payer de la chose par lui due, à moins somme contenue en une obli

une

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