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gation, si après l'avoir payée in-4o. 4. Lettre de M. Payen, à en conséquence du jugement M. de Montmort, touchant l'éil trouve quittance qui justifie clipse arrivée le 2 juillet 1666 ; qu'il l'avait payée auparavant, Monopolium cæleste conjunctioil est en droit de la répéter. (Pa- nis Saturni et Jovis anni 1663, pon, liv. 10, tit. 6, nomb. 1.) et conjunctionis Saturni et MarUn débiteur qui paie de bonne tis anni 1666. (Journal des Safoi au procureur d'un créancier, vans, 1666.) sans savoir que ce dernier a révo PAYEN (Basile), bénédictin de qué sa procuration, est quitte la congrégation de Saint-Vannes, dans le for intérieur et dans le né à Gondrecourt en Franchefor extérieur : il en serait au- Comté, fit profession, en 1697, trement s'il avait connaissance le 29 juillet, en l'abbaye de de la révocation de la procura- Luxeu. Nous avons de lui : Aption. (Leg.verò 12. Sde solut. et paratus in omnes autorcs sacros. liberat. lib. 46, tit. 3. (Voyez Apparatus in scriptores eccleCharondas, liv. 3, rep. 80 ; liv. siasticos quatuor primorum se10, rep. 40; M. le Prestre, cent.

culorum. Antidotus salutifera 1, chap. 6, et 17; Despeisses, adversis quesnellianam doctritome 1, parl. 4, tit. 1; Bouvot, nam. Bibliothèque séquanoise. tom. 1, part. 1, au mot Preuve Mémoires pour servir à l'Hisde

payement, quest. 1; au mottoire des Hommes illustres du Procurations, quest. 4; Dupe- comté de Bourgogne. Histoire rier, liv. 4, quest. 20; la Pey- de l'abbaye de Luxeu et du rere , lettre P; les lois civiles, prieuré de Fontaine ; le tout t. 1, liv. 4, tit. 1; de Ferrière, manuscrit. (D. Calmet, biblioth. Traductions des Institutes, sur lorr.) le commencement du tit. 3o du PAYENS, mieux PAIENS, troisième livre ; et Dictionnaire Pagani. Ce terme, dans son étyde droit et de pratique, au mot mologie, signifie les paysans Payement.)

qui demeuraient dans les villaPAYEN (Antoine François), ges. Conformément à cela , on avocat au parlement, et astro- appelait pagani ceux qui n'énome, enseigna le droit pendant taient point écrits dans le cataplus de vingt ans à Avignon, et logue des soldats, et qui pour laissa , 1. Prodromus Justinia- cette raison étaient censés esse nus, in:12, à Paris, chez Bil- in paganico, suivant le terme laine, 1666. 2. AEnigma astro de la loi, c'est-à-dire, relegués nomicuni, adulterium solis et aux champs, et éloignés du lu e visibile in hemispherio pa- grand monde. D'où vient qu'Alrisiensi, anno 1666, die 16 junii, ciat et d'autres, s'attachant au in-4°. 3. Emblema astronomi sens de cette loi, disent qu'on cum, sollarvatus, anno 1666, die donnait le nom de pagani aux 2 julii , horá sertá matutina, gentils, parce qu'ils n'étaient

pointenrôlés dans la milice chré- payer, et que ces provinces dontienne. Baronius , expliquant naient au roi. la signification de ce mot, dit PAYS DE FRANC-SALÉ, que du temps des empereurs étaient les provinces exemptes chrétiens, l'idolàtrie commen- de la gabelle. çant à disparaitre , et même à PAYS D'OBÉDIENCE, étaient n'être plus permise dans les ceux qui n'étaient pas compris villes, les gentils, opiniâtrés à dans le concordat, savoir : la ne point discontinuer leur culte Bretagne, la Provence, la Loret leurs cérémonies, se retiraient raine, où le pape avait huit mois dans leurs maisons à la campa- pour consérer de plein droit les fine, où ils en faisaient une pro- bénéfices vacans, ensorte que fession libre , avec les campa- les collateurs ordinaires n'en gnards attachés à la supersti- avaient que quatre, et dans ces tion de leurs fêtes, qu'ils ap- pays on ne prévenait point le pelaient festa paganalia, ou pape pendant ses mois. feriæ paganicæ, desquelles Var PAYS DE DROIT ÉCRIT, ron fait mention. D'autres di- étaientles provinces de ce royausent que le mot de paganus me ou le droit romajn était obvient immédiatement de pagus, servé comme loi , s'il n'y avait village; et que l'on donna le quelque coutume particulière nom de Paiens aux idolâtres, qui lui fût contraire. Ces pronon parce qu'ils se retiraient à vinces étoient celles qui avaient la campagne, mais parce que été les premières conquêtes des les chrétiens s'étant d'abord at- Romains, et les dernières des tachés à prêcher dans les villes, Français; et qui, au temps qu'elceux qui y habitaient furent con- les ont été réduites sous l'obéisvertis avant que ceux de la cam sance de nos rois, n'avaient pagne le fussent. (Alciat. Baro- point d'autre droit que les lois nius, ann. I, in martyr. Serre, romaines. On mettait au noinlib. 5, de lingud lat. Vossius, bre de ces provinces, la Guyenin epist. Plin. ad Trajan. de ne, la Provence, le Dauphiné, Christ.)

et autres; en un mot toutes les PAYS D'ÉTATS, étaient les provinces qui relevaient du parprovinces de Bretagne, de Bour- lement de Paris, savoir : le Lyongogne, de Franche-Comté, de nais, le Forez, le Beaujolais, et Provence, de Languedoc, d'Al- une très-grande partie de l'Ausace, Roussillon, Metz, Flan- vergne. dre , Hainault et Lorraine, les PAYS COUTUMIERS, étaient quelles étaient ainsi appelées, les provinces de ce royaume qui parce que l'on assemblait les se réglaient par des usages parétats de ces provinces dans de ticuliers, qui dans la suite fucertains temps, pour poser les rent rédigés par écrit sous l'ausommes que chacun devait torité de nos rois ; mais cela

n'empêchait pas que les ordon- pays n'existent plus, ayant pernances royales n'y dérogeassent du la plus grande partie de leurs de inême qu'au droit écrit. avantages par l'abus qu'ils en

PAYS DE NANTISSEMENT, ont fait. étaient ceux où la coutume vou. Les pays de concordat sont lait, pour acquérir hypothèque, ceux dont une convention entre que l'on se fît nantir, c'est-à-dire, le saint-siége et les souverains, qu'on s'adressât au juge du lieu ou des nations libres, a réglé le où l'héritage, sur lequel on you sort. Telle était la France, en lait acquérir hypothèque , était vertu du concordat de Léon x situé; que là on exhibåt son con- et de François 19r. Telle est l'Alletrat, et qu'on en obtînt un ac- magne, en conséquence du conte, lequel devait être endossé cordat de Nicolas v et de Frédésur le contrat, et enregistré au ric iv. Telle est la Pologne, à greffe.

cause du concordat fait entre L'effet de celte formalité était Léon x et le roi Sigismoud, conque, dans le pays de nantisse- firmé en 1525 par le pape Clément, le créancier qui l'avait ment vn. observée était préféré à tous au Les pays d'obédience sont tres créanciers hypothécaires ceux où le saint-siége exerce le qui ne se trouveraient point sur pouvoir des règles de la chancelles registres du nantissement, lerie romaine, notamment les quoique antérieurs, ou qui y deuxième , quatrième et neuavaient été mis postérieurement. vième; et de tous les conciles et (De Ferrière, Dict. de Droit et constitutions pontificales attride Pratique, au mot Pays.)

butives de collations et de juriPAYS, par rapport à la cour

diction à l'Église. Ces pays ne de Rome. On en distingue de sont pas moins chimériques que quatre sortes: les pays de liberté les pays de liberté entière, parce ou de droit cominun, les

pays que les états qui ont été les plus de concordat, les pays d'obé- souinis au suint-siége ont conserdience , les pays d'usages. vés des usages dont ils ne se sont

Les pays de liberté étaient jamais départis. Aussi on n'apceux où l'on suivait autrefois la pelle en France pays d'obédience, plus pure discipline de l'Eglise. que ceux où s'observaient les Le clergé et le peuple , les cha- deuxième, quatrième et neuvièpitres et les monastères y jouis- me règles de chancellerie rosaient du droit d'élire, et les col. inaine, par lesquelles le pape lateurs ecclésiastiques de celui s'était créé le droit de conférer de nommer aux bénéfices de en tout temps les évêchés, arleurs patronages, sans autre joug chevêchés, abbayes, les preque celui de la dévolution, lors- mnières dignités après l'épiscoqu'ils étaient trop long-temps à pale ou archiépiscopale dans les remplir les églises vacantes. Ces églises cathédrales et métropo

les, les dignités principales dans cune bulle , brefs, ni rescrits les églises collégiales, et de nom- de la cour de Rome ne sont remer alternativement avec les çus qu'avec le consentement du collateurs pendant certains mois souverain, ou de ses tribunaux. de l'année, à tous les autres bé- Telle était la Franche-Comté et néfices de patronages ecclésias- la Flandre. (M. Thibault, Histiques. Les rois de France ayant toire des lois et usages de la élé subrogés à cet égard dans Lorraine et du Barrois, p. 171 les droits du saint-siége, par des et suiv.) indults perpétuels ou à temps, PAZ ( Diégo ou Jacques Alvapour tout le reste, même pour rez de), jésuite espagnol , mort l'ordre de la juridiction, les pays en odeur de sainteté, dans le réputés d'obédience suivaient en Pérou, le 17 janvier 1620, à France leurs usages, la loi du l'âge de soixante ans, a écrit : concordat, et la plupart des De vita spirituali, 1. 5. De vild maximes et libertés du royau- religiosa. De inquisitione pacis. me. Ainsi étaient les provinces De exterminatione mali. De Sade Bretagoe, de Provence, du cerdotum institutione , etc. (AleRoussillon, d'Artois, les Pays- gambe , Bibl. script. societ. NiBas français, la Franche-Cointé colas Antonio, Bibl. hispan.) et la partie des trois évêchés de PAZ (Augustin du), religieux Metz, Toul et Verdun , cédée dominicain de Rennes, en Brepar le traité de Munster. tagne, et docteur en Théologie

Les autres états de la chré de l'université de Nantes, moutienté qui n'avaient point de rut, à Quimperlay, le 29 déconcordat, avaient aussi des in cembre 1631. Il a laissé une hisdults. Les rois Charles v et Phi- toire généalogique de plusieurs lippe 11 en obtinrent pour nom

maisons illustres de Bretagne, mer aux bénéfices d'Espagne et une histoire de l'église britandes Pays-Bas. Le saint-siége en nique , etc. ( Échard, script. accorda de même aux rois de ord. Præed., t. 2, p. 469.) Portugal et aux ducs de Savoie. PAZ, LA PAZ DE CHU

Les pays d'usages sont ceux QUYAPO, Pax, ville'épiscopale où la cour de Rome exerce ses de l'Amérique, sous la métroréserves sur quelques églises et pole de la Plata de los Charcas, non sur d'autres; où plusieurs est située dans une des vallées décrets des conciles et constitu- de la Cordilière, entre les deux tions des papes ont leur effet, villes de la Plata et d’Arequipa, et d'autres sont rejetés ; où la à quatre-vingt-cinq lieues au juridiction séculière s'est main- nord-est de la première , et à tenue dans la connaissance au autant au sud-est de la seconde. possessoire des affaires bénéficia- Elle fut distraite, en 1608, du les, et de quantité d'autres ma diocèse de la Plata , et érigée en tières canoniques; où enfin au- évêché. La cathédrale a un cha

ne ,

pitre composé de trois dignités nie, né à Waradin , en Transyl. et six chanoines, et une paroisse vanie, embrassa l'institut des desservie par deux curés. Il y a jésuites, où il enseigna la Théotrois autres paroisses, quatre au- logie avec applaudissement, et tres maisons religieuses d'hom- prêcha avec beaucoup de succès. mes, deux de filles, un hôpital il fut nommé à l'archevêché de et un séminaire ; il y avait autre- Gran, par l'empereur Mathias, fois un college de jésuites. et honoré de la pourpre romaiÉvêques de la Paz.

à la recommandation de

l'empereur Ferdinand 11. Il fut 1. Dominique de Valderama, envoyé ambassadeur à Rome, de l'Ordre des Frères Prêcheurs, où l'on admira sa doctrine et mort en 1615.

son zèle. Il mourut le 19 mars 2. Pierre de Valentia , proses. 1637. On a de lui : Diatriba seur en droit civil dans l'uni- theologica. De visibili Christi versité de Lima, mort en 1631. in terris ecclesia. Vindiciae ec

3. Félicien de Vega, chanoine clesiasticæ. (Alegambe , Bibl. de l'église de Lima, et profes- script. soc. Jesu.) seur en droit civil et canon, fut PEACOCK (Réginald ou Raytransféré de Popayan å la Paz, nauld), évêque de Saint-Asaph, où il mourut en 1640.

puis de Chichester, en Angle4. Alphonse Franco, d'abord terre, vivait vers le milieu du évêque de la nouvelle Biscaye, quinzième siècle. On a de lui : fut nommé à l'église de Paz, et un traité de la religion chrétien. mourut sans prendre possession. ne en général; un du mariage ; 5. François de Lacerna, de

un du véritable sens de l'Écril'Ordre de Saint-Augustin , fut ture; un intitulé : Donat de la transféré de Popayan à la Paz; religion chrétienne, avec une mais il mourut en allant pren- suite de ce traité; un autre de la dre possession de ce second évê- foi; un autre qui a pour titre : ché.

Accomplissement des quatre ta6. Antoine de Castro, fut bles; un du culte divin; une transféré de Guamanga à la exhortation aux chrétiens ; des Paz.

réflexions et conseils utiles. On 7. François de Gamboa, fut l'accusa d'avoir enseigné, 1o. nommé, et ne prit point pos- qu'il n'était pas nécessaire de session.

croire la descente de Jésus-Christ 8. François de Vélasco, pro- aux enfers, ni la sainte Église fesseur en Théologie, dans l'u- catholique, ni la communion niversité de Lima, fut transféré des saints, ni la présence réelle, de l'église de Popayan à celle de ni l'infaillibilité de l'Église dans la Paz.

les articles de foi ; 2°. que tous PAZMANI (Pierre), cardinal, les chrétiens ne sont pas obligés archevêque de Gran ou Strigo- de croire les articles décidés

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