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anim. c. 9. Saint Thomas, in 2, uns à la paille , et d'autres à la sentent. dist., 33, 9. 2, art. 2; poutre. et q. 5 de malo, art. 3.) Catha 2. Pour distinguer le péché rin et le cardinal Sfrondrat ac mortel d'avec le véniel, on peut cordent aux enfans morts sans dire en général que le péché baptême une béatitude natu- mortel est un violement de la relle qui consiste dans la con- loi en chose considérable, et naissance et l'amour de Dieu, que le péché véniel est un viocomme auteur de la nature. Celement de la loi en chose légère. dernier sentiment est faux, puis. Mais, comme il est fort difficile qu'il n'est point possible de con. de discerner les choses assez concilier la beatitude naturelle avec sidérables pour faire un péché l'état d'éloignement de Dieu, de mortel, ou assez légères pour perdition et d'esclavage du dé- n'en faire qu'un véniel, les mon, qui fera le partage éter- théologiens donnent les règles nel de ces enfans.

suivantes pour aider à ce discer

nement : Du péché mortel et véniel.

La première est l'Écriture1. C'est un point de foi qui a Sainte; car, lorsqu'on y trouve été décidé par le concile de qu’un péché est abominable , Trenle (sess. 1, cap. 2, can. qu'il mérite l'enfer, la privation 7, 23, 25.), contre les Luthé- du paradis, la mort corporelle, riens et les calvinistes, qu'il y on doit juger qu'il est mortel. a des péchés mortels et des pé La seconde règle est le jugechés véniels de leur pature. On ment de l'Église sur plusieurs appelle péché mortel, celui qui, points qu'elle a décidés, soit rompant l'amitié avec Dieu, fait dans les conciles , soit dans les perdre la charité habituelle, qui bulles des souverains pontises. est la vie spirituelle de l'âme. La troisième , est le commun Le péché véniel est celui qui ne sentiment des Pères et des théorompt point l'amitié avec Dieu, logiens. et n'éteint pas la charité habi

La quatrième est la raison tuelle , qui est le principe des naturelle, aidée de la foi, par labonnes ouvres, par le moyen quelle on juge de la grièveté ou desquelles il peut être effacé de- de la légèreté d'un péché, en vant Dieu. C'est ce qui lui fait faisant une sérieuse attention à donner le nom de véniel, qui sa matière , à sa fin et à ses cirveut dire pardonnable. Cette constances. distinction est fondée sur l'É 3. Il y a des péchés qui sont criture, qui assure que le juste d'eux-mêines en matière contombe sept fois sans cesser d'ê- sidérable et mortels, comme le tre juste , et qui compare cer- blasphême, le parjure , l'hotains péchés au moucheron, et micide, l'adultère, etc. ; il y en d'autres au chameau, quelques- a d'autres qui sont d'eux-mêmes

en matière légère et véniels , porter une personne au crime. coinme le mensonge officieux , La troisième est le scandale , les paroles inutiles, etc. Enfin, c'est-à-dire, l'occasion de pécher il y en a qui peuvent être tantôt mortellement, que

l'on donne à en matière considérable et tantôt quelqu'un en faisant un péché en matière légère, comme le véniel, comme lorsqu'on fait fâlarcin, la médisance, etc.

cher considérableinent, ou blasLes péchés qui sont mortels phémer quelqu'un en le raillant de leur nature, et par rapport légèrement. à la grièveté de leur matière , La quatrième est le péril propeuvent n'être que véniels dans bable de pécher mortellement, ceux qui les commettent, en auquel on s'expose en péchant deux circonstances. La première véniellement, comme si en buest le défaut de connaissance ou vant un coup sans nécessité, on de réflexion, qui ne vient pas s'expose au péril probable de d'une grande faute, et qui fait s'enivrer. que celui qui pèche, ignore la La cinquième est le mépris malice de son péché, ou n'y ré formel de la loi ou de l'autorité fléchit pas. La seconde est le du législateur , avec lequel on défaut de liberté, qui se trouve viole le précepte en chose légère. dans les personnes qui sont à de La sixième est l'union momi endormies, à demi folles, ou rale de la matière d'un péché dans un premier mouvement de véniel avec celle d'autres péchés passion qui les emporte , sans vénielscommis auparavant, lorsqu'elles se possèdent assez pour que cette union fait un grand commettre le mal avec une plei violement de la loi , comme il ne liberté.

arrive dans un vol léger, mais Les péchés véniels peuvent être souvent répété, à l'égard d'une mortels dans ceux qui les com même personne. mettent, en six circonstances. Les péchés qui peuvent être

La première est la disposition tantôt en matière grave et tanactuelle où l'on est de faire un tôt en matière légère, sont morpéché mortel, soit en croyant, tels quand ils sont en matière par une conscience erronée, que grave, à moins que l'ignorance le péché véniel que

ou le défaut de liberté n'en dimet est mortel; soit parce qu'on minue l'énormité; et ils ne sont est disposé de façon qu'on le que véniels quand ils sont en commettrait, quand inème il matière légère, si quelqu'une serait mortel.

des circonstances dont on vient La seconde est l'intention ou de parler ne les rend mortels. la fin mortelle de celui qui pè 4. La plus grande multitude che; comme si quelqu'un disait des péchés véniels ne peut jades paroles joyeuses, ou déro- mais faire un seul péché mortel. bait une clef de vil prix, pour La raison est , 1o. que le péché

l'on com

véniel est d'un ordre inférieur Le péché d'omission est le vioà celui du péché mortel, et que leinent d'un précepte affirmatif la multiplication des êtres d'un qui commande une bonne acordre inférieur ne peut jamais tion, comme le jeûne, l'aumôles faire passer à un ordre supé- ne, etc. Il ne peut y avoir de rieur. Par exemple, la multipli- péché de commisssion, ou d'ocation des accidens ne peut ja- mission coupable , sans quelque mais les faire passer à l'ordre de acte précédent qui en scit la la substance, ni celle des corps, cause ou l'occasion, puisqu'un à l'ordre des esprits; 2°. la rai- tel acte est absolument nécesson est que le péché véniel ne saire pour que l'omission soit dimninue point la substance de libre et volontaire dans le genre la grâce sanctifiante, mais seu- moral. lement la ferveur de la charité. 2. Une action bonne ou in

5. Le péché véniel dispose au différente en soi, qui est la caumortel, en ce qu'il diminue la se ou l'occasion du péché d'o. ferveur de la charité, et qu'il mission, ne renferme point une met obstacle aux grâces pour malice différente de cette omisvaincre les tentations et s'abs- sion même, puisqu'elle n'est tenir des péchés mortels. mauvaise qu'à cause d'elle. Ainsi,

6. Le péché véniel, n'éteignant celui qui étudie , ou qui joue à point la charité, ne produit pas un jeu perinis , au lieu d'entenla tache proprement dite, qui dre une messe d'obligation, ne consiste dans la privation de la commet point d'autre péché que sain teté que l'âme emprunte de celui de l'omission de la messe. cette vertu divine; mais il pro 3. Celui qui s'expose volonduit cependant une sorte de ta- tairement au danger de comche, qui consiste dans la diffor- mettre un péché d'omission, ou mité ou le défaut de rectitude, qui y donne une occasion voloninséparable du péché, quel qu'il taire, se rend coupable de ce pésoit, tant qu'il n'est point ré- ché, parce qu'il est censé le voutracté. D'où vient qu'on dit que loir indirectement, ou au moins les justes qui reçoivent la rémis- interprétativement, quand mêsion des péchés véniels, sont la me il arriverait par accident vés et purifiés, ce qui suppose qu'il n'omettrait point la chose une tache produite par ces sor- commandée. Ainsi, celui qui tes de fautes.

chasse pendant une messe d’o

bligation, avec danger de ne Du péché de commission et

point l'entendre, est coupable d'omission.

de cette omission, quoiqu'il ar1. Le péché de commission est rive par hasard qn'il entende la le violement d'un précepte négatif quidéfend une chose, com 4. Une omission coupable me l'bomicide, l'adultère , etc. dans sa cause devient aussi cou

messe.

pable en elle-même, dans le lice de l'action, ni d'en avoir temps qu'on omet la chose com- actuellement quelque doute , mandée, quoiqu'on manque quelque scrupule ou soupçon; pour lors de liberté, parce mais il suffit d'en avoir une conqu'une telle omission ne laisse naissance interprétative , c'estpas d'être libre indirectement à-dire, qu'il suffit qu'on doive dans sa cause. Par exemple , un la connaître, quoiqu'on ne la prêtre qui s'est mis dans l'in- connaisse point par sa faute. puissance de réciter son office, Car, 1°. il y a des péchés d'ignoen jetant son bréviaire dans la rance qui se font sans adveriner, commet tous les jours de tance, ni doute, ni soupçon , nouveaux péchés en omettant ni scrupule actuel ; 2°. il y a son office, jusqu'à ce qu'il se aussi des péchés que l'on comsoit repenti de sa première fau- met par une erreur coupable, te par une douleur sincère. ou une conscience erronée, et Du péché philosophique.

qui, loin de supposer le moin

dre doute du péché, supposent, 1. Le péché philosophique au contraire, une forte persuaou moral fut proposé en ces ter- sion de la bonté de l'action que mes, dans une thèse soutenue à l'on fait ; 30. pour qu'une acDijon l'an 1688: Peccatum phi- tion mauvaise soit un péché forlosophicum seu morale est ac- mel, il suffit qu'elle soit virtus humanus disconveniens na tuellement volontaire ; et pour turæ rationali et rectæ rationi ; qu'elle soit virtuellement votheologicum verò et morale est lontaire, il suffit qu'on ait une transgressio libera divinæ legis. connaissance virtuelle de sa maPhilosophicum quantumvis gra- lice, c'est-à-dire , qu'on puisse ve, in illo qui Deum vel ignorat, et qu'on doive la connaître , vel de Deo actu non cogitat, est quoiqu'on n'y fasse point une grave peccatum ; sed non est attention actuelle par sa faute, offensa Dei, neque peccatum puisque ce défaut d'attention mortale, dissolvens amicitiam actuelle n'empêche pas que l'acDei, neque æterná pond dignum. tion ne soit volontaire dans sa Cette doctrine qui fut condam- cause ; 40. si l'advertance actuelle née le 24 d'août :690 , par le à la malice d'une action était népape Alexandre vil, a beaucoup cessaire pour pécher formelled'affinité avec celle qui exige, ment, il s'ensuivrait que plus pour le péché formel, une ad on serait endurci, moins on vertance actuelle, ou au moins pécherait, et qu'on pourrait un doute, un scrupule, un soup- acquérir le privilége de l'imcon de la malice de l'action. peccabilité à force de erimes,

2. Pour pécher formellement, puisque plus on en commet, il n'est point nécessaire de faire moins on a de remords et de une attention actuelle à la ma- scrupules en les commettant.

Sur ce principe , il faudra laver culat est an larcio de deniers les impies, les athées, et tous publics, par ceux qui en ont le ces hommes sans religion , qui maniement. Il y en a de diverses se font un jeu des plus grandes sortes inentionnées dans tout le horreurs. Les Néron , les Cali- titre de la loi Julia de Pecul.; et gula, les Sardanapale seront il y a une infinité de manières blancs comme la neige. Les hé- de s'en rendre coupable, soit en rétiques et les idolâtres ne mé- ne rendant point tout ce qu'on riteront que des éloges pour leur a reçu , soit en demandant plus attachement à leur fausse reli- que le prince ne permet de clegion , sur laquelle ils n'éprou- mander , soit en différant de rent aucun doute. (Voyez les donner l'argent qu'on a reçu, et autres péchés en particulier sous

en le faisant valoir pendant ce les lettres qui leur sont propres, délai, etc. Le péculat se pourcomme APARICE , Envie , etc. et suit encore presque partout conconsultez sur cette matière du tre les héritiers de celui qui l'a péché, entre les autres théolo- commis , et se punit de mort, giens, Gonet, M. Collet, et le quand des officiers en sont conpère Billuard.)

vaincus , ou de bannissement, PECHIA, métropole du diocè. quand ce sont d'autres personse de Servie, et capitale autrefois nes, et autrefois chez nous, sedu royaume de Rascie et de Ser- lon l'ordonnance de Françoisor, vie. Elle est située sur les fron- de l'an 1541. Le péculat se dit tières de l'Albanie. Le primat en droit, de tout larcin fait d'une ou patriarche des Rasciens y fait chose sacrée , religieuse, publisa résidence. (Voyez SERVIE.) que ou fiscale. (Voyez le troisiè

PECK on PECKIUS (Pierre), me tome des Conférences d’Anjurisconsulte et conseiller du gers sur le Décalogue, p. 395. conseil souverain de Malines, Voyez aussi Papon, liv. 22, ou il mourut le 16 juillet 1589, tit. 2. Despeisses, tom. 2. Traité ågé de soixante ans, était né à des causes criminelles, part. 1, Ziriczé en Zélande, et avait en tit. 12, sect. 2, art. 7. M. de seigné long - temps le droit à Ferrière , sur le 9, du dernier Louvain. On a de lui : Para- titre du quatrième livre des phrasis in universam legatorum Institutes de Justinien.) materiam. De testamentis con PÉCULE, peculium. C'est le jugum. De amortisatione bono- fonds que celui qui est en puisrum à principe impetranda. De sance d'autrui, comme un fils ecclesüs catholicis ædificandis de famille ou un esclave, peut et reparandis. Comment. ad re- acquérir par sa propre indusgulas Juris canon. imprimés à trie, avec la permission de son Anvers, en 1666. (Valère-An- père ou de son maître, mais dré, Biblioth. belg.)

sans aucun secours de sa part. Il PÉGULAT, peculatus. Le pé- y avait chez les Romains un pé

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