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corps de Théologie poétique chemin. On doit consulter le pour former le coeur et l'esprit curé de l'ancienne paroisse pour des jeunes gens, 2 volumes in en ériger une nouvelle ; mais 12, imprimés à Paris chez Lot- l'évêque peut suppléer à son tin, père et fils, et Buttard en consentement, lorsqu'il refuse 1748. Cet ouvrage est divisé en de le donner. (Van-Espen,

Jur. deux parties, dont l'une va jus- eccles. t. 1, p. 731.) qu'à Jésus-Christ, l'autre jus Aujourd'hui il ne peut enqu'à nous. (Journal des Savans, core y avoir de suppression, d'é1748, p. 406.)

rection, de division de paroisse, PAROISSE, église desservie sans le concours des deux autopar un curé, où s'assemblent les rités ecclésiastique et séculière. habitans du territoire sur le PAROISSIEN, habitant du quel s'étend la juridiction spi- territoire d'une paroisse, parorituelle du curé, pour assister chianus. Les paroissiens doivent au service divin, et s'acquitter écouter leurs pasteurs ou leurs des autres devoirs de la religion. carés, en assistant au service diParochia, parecia. Il n'y avait vin dans leurs paroisses. (Vor. d'abord, même dans les gran

messe de paroisse, $ 11.) Ils doides villes, qu'un seul endroit vent aussi les honorer, leur où les fidèles s'assemblaient pour obéir dans tout ce qui regarde les devoirs de la religion. On leur salut, et leur fournir les multiplia dans la suite ces lieux choses nécessaires à la vie, selon consacrés au service divin; et, si ce principe fondé sur le droit l'on en croit Baronius , dès le naturel et divin, que le ministemps du pape saint Corneille, tre qui sert le peuple dans les qui fut élu en 250, il y avait choses de la religion , doit vivre déjà quarante-six paroisses à de son ministère. De là le comRome. La division des paroisses mandement fait aux Juifs de se devait faire par territoire, et payer la dîme aux prêtres de à proportion du nombre des l'ancienne loi. (Voyez Dimes.) habitans, par l'évêque, en pré PAROLE, en hébreu dabar, sence du juge royal, et du pro- en grec rhema ou logos, en latin cureur du roi du bailliage ou verbum ou sermo, se met sousénéchaussée royale. (Arrêt du vent dans l'Écriture pour chose; grand - conseil du 21 juillet par exemple, cras Dominus fa1676.)

ciet verbum istud : le Seigneur La principale raison pour éri- exécutera demain cette chose. per une nouvelle paroisse, est (Exod. 9,5.) lorsque les paroissiens ne peu Quelquefois l'Écriture attrivent se rendre à leur paroisse bue à la parole de Dieu certains sans une grande incommodité, effets surnaturels, et souvent la soit à cause de la longueur, représente comme animée et soit à cause de la difficulté du agissante. Par exemple , Dieu a

envoyé sa parole, et elle les a l'âge de puberté, ou du moins guéris. (Psal. 16, 20.)

l'âge nécessaire pour connaître PARPAILLOT. Nom injurieux les engagemens qu'ils contracqu'on a donné en quelques en tent, et qui, outre la pareuté droits de la France à ceux de la spirituelle, consistent sur tout à religion prétendue réforinée. instruire et à élever chrétienneBorel dit

que

c'est à cause qu'ils ment les enfans dont ils sont couraient au danger sans crainte, parrains ou marraines. ( Voyez et allaient chercher leur mort, EMPÊCHEMENT DE MARIAGE, S 5.) comme sont les papillons qui se En Orient il y a un parrain et vont brûler à la chandelle. une marraine

pour

les

garçons; PARRAIN ou PARREJN, celui mais il n'y a que la marraine qui tient et lève un enfant sur seule pour les filles. ( Moléon, les fonts de baptême, qui lui Voyage liturgiq. pag. 460.) Les impose le nom : on l'appelle excommuniés, les hérétiques , aussi père spirituel; pater lus- les religieux et religieuses ne tratus , lustricus parens, spon- peuvent servir de parrains et de sor, patrinus, susceptor. Lors- marraines. Il ne convient pas qu’on baptisait beaucoup d'a- non plus que l'évêque dans son dultes, et qu'on les plongeait diocèse , le curé dans sa papresque tout nus dans les eaux roisse , le bénéficier dans son du baptême, il n'y avait pour bénéfice fassent la fonction de l'ordinaire que des hommes qui parrain. ( Van-Espen, Jur. eccl. levassent les hommes et des fem- t. I, pag. 444. Mém. du Clergé, mes qui levassent les femmes. tom. 5, pag. 22 et suiv. ) L'uMais quand on commença à ne sage de nommer des parrains baptiser presque que des enfans, estancien dans l'Eglise , puisque et à donner le baptême par in- Tertullien, saint Chrysostôme fusion, on donna aussi des par- et saint Augustin en font menrains et marraines aux nouveaux tion. baptisés, de quelque sexe qu'ils PARRAIN, se disait autrefois fussent, pour les lever des fonts des personnes de qualité qui baptismaux, leur imposer des coupaient les premiers cheveux noms, et être témoins de leur

ou la première barbe à des enbaptême. Le nombre des par fans de qualité, à la prière de rains et marraines n'était point leurs parens. Parrain se dit aussi fixé; on en prenait tant que l'on du saint dont on a reçu le voulait. En France, on prenait au baptême. communément deux parrains et PARRAINS DE DUEL, sont une marraine

pour garçons, ceux qui assistent au duel coinet deux marraines et un par me témoins ou avocats des deux rain pour les filles. Aujourd'hui combattans. ( Voyez Duel. ) il n'y a qu'un parrain et une PARRE ou PATROCLE, marmarraine, qui doivent avoir tyr à Troyes, après avoir fait

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noin

les

profession des armes, menait rigoureusement fouetté, il fut une vie retirée dans une terre lié dans un sac de cuir, avec un de son patrimoine, proche de la chien, un singe, un coq et une ville de Troyes, lorsqu'il fut dé- vipère, et jeté ainsi dans l'eau. noncé comme chrétien à Auré- Un enfant romain qui avait fraplien, gouverneur de la province pé son père ou sa mère, devait de Sens. Ce juge , ayant fait di- avoir les mains coupées. Les verses tentatives inutiles pour Egyptiens enfonçaient des rol'obliger à changer de religion, seaux pointus dans toutes les le fit décapiter le 21 janvier de parties du corps d'un parricide, l'an 259. L'an 960, on trans- et le jetaient en cet état sur un porta son corps de Troyes à Co- monceau d'épines, auxquelleson logne , et puis de Cologne à mettait le feu. Parmi nous, les Soest en Westphalie, au comté parricides étaient condamnés à de la Marck, en 963. ( Bolland. être appliqués à la question orBaillet, tom. 1, 21.)

dinaire et extraordinaire, à avoir PARRICIDE. Le meurtrier ou le poing droit coupé, à faire une le meurtre d'un père, parricida, amende honorable, à être roind'une mère , matricida, ou de pus vifs , et mis ensuite sur une quelque autre parent fort proche, roue : on brûlait ensuite leurs comme frère ou sœur, oncle ou corps, et on en jetait les cendres tante, mari ou femme, enfans au vent. (Voyez Papon , lib. 22, ou petits - enfans, gendre ou tit. 4. Despeisses, t. 2, pag. 648. . belle-mère. Parricide se dit aussi Julius Clarus, lib. 5, sentent. du meurtre d'une personne sa- S Parricidium ; et les annotacrée, comme celle des rois , des tions qui sont à la fin de l'ouprélats et des prêtres.

vrage du même auteur. M. de Les anciennes lois romaines n'a. Ferrière, sur les Institutes de vaient pas ordonné de punition Justinien, I. 4, titre dernier, pour le parricide, pris dans son S 6. M. Denisart, Collection étroite signification, pour l'ac- de Jurisprudence, au mot Partion de tuer son père ou sa RICIDE.) mère, parce qu'on ne croyait Aujourd'hui ils sont seulepas ce crime possible ; mais on ment décapités immédiatement en rit un exemple chez ce peu- après avoir subi l'amputation ple, cinq cents ans environ après de la main droite. la mort de Numa , son premier PART, PARTAGE. Le Seilégislateur. Le coupable fut ar gueur est le partage de son rêté et condamné d'abord à pas- peuple , et réciproquement Isser une année en prison avec des raël est le partage du Seigneur. souliers de bois, comme indi- (Psal. 15, 5, 141, 6.) avec gne de toucher la terre, qui est cette différence cependant, que la mère commune du genre hu- Dieu fait le bonheur de son main. Ensuite, après avoir été peuple; mais que ce peuple ne

3

:

peut contribuer à la félicité du d'eux a droit de prendre de la Seigneur.

succession. (Papon, l. 15, tit. 7, La part ou partage marque nombr. 3.) Celui des cohéritiers aussi la récompense ou le chà- qui avance les frais nécessaires timent. ( Job. 20, 29. Tob. pour parvenir à un partage, a 8, 24.)

droit de s'en faire rembourser La part se prend encore pour par préférence, même au préju. la légitime d'un enfant de fa- dice de l'hypothèque antérieure mille" (Luc. 15, 12), ou pour de la veuve d'un des cohéritiers. avoir ou n'avoir pas affaire à Ainsi jugé, par arrêt du parlequelqu'un. (Eccli. 13, 22, 2. ment de Paris, du 31 janvier Reg. 20, 1.)

1692, rapporté par M. Augeard, PARTAGE , est aussi la sépa- tom. 3, arrét 19. Comme l'égaration, division et distribution lité doit être la base et l'âme qui se fait d'une chose commune des partages, les lots doivent entre plusieurs copropriétaires, être composés de manière qu'ils ou d'une succession commune puissent procurer aux copartaentre cohéritiers. Par le partage, geans ce qu'ils ont chacun en les biens qui étaient auparavant particulier dans l'hérédité , de communs, se divisent entre tous

sorte que ce qui échoit à chacun les copartageans, selon la part soit estimé sur le même pied et la portion que chacun d'eux des autres, et qu'ils supportent avait dans les choses communes. de même leurs portions des charLe partage de succession doit ges, en rendant toujours leur être fait devant le juge du lieu condition égale autant qu'il est où est décédé le défunt, et les possible. Pour qu'un partage successions se doivent partager soit régulier, il doit encore conen l'état qu'elles se trouvent au tenir un détail circonstancié des jour du décès de celui dont les objets qui sont à partager, de biens se partagent, avec les ré- leur valeur, et des charges qu'il compenses du prix des biens faut prélever ou parlager entre propres, s'ils ont changé de na les cohéritiers : c'est le détail ture pendant la minorité, et

des biens actifs qu'on

nomme que le décès soit arrivé avant la masse , et elle se compose

ordimajorité. C'est du moins ce qui nairement en dépouillant , c'estétait en usage dans la coutume à-dire, en analysant l'inventaire. de Paris. (M. de Ferrière, Dic- Cette masse o

doit aussi contenir tionn. de Droit et de Pratique, les rapports que chaque coparau mot Partage. ) Quand il est tageant doit faire à la succession, nécessaire de faire des frais pour ainsi que les effets douteux. La liquider une succession commu masse et les prélèvemens doivent ne, et parvenir au partage, tous être suivis du détail de tous les ces frais tombent sur les cohéri- lots, et chaque lot doit lui-mêtiers, à raison de ce

que

chacun me contenir un détail clair et

précis des objets dont il est du petit couvent, ceux qui composé. (M. Denisart, Collect. avaient été acquis par les relide Jurisprud. , au mot Partage. gieux, ou qui leur avaient été Voyez aussi les Lois Civiles , aumônés ou donnés pour des seconde partie, liv. I, tit. 4. fondations, depuis l'introducBouvot, tom. 2. Jovet, au mot tion de la commende d'une abPartage. M. le Prétre, cent. 4, baye. Ceux qui avaient été auc. 89. Charondas, liv. 5, rep. 9.

mônés ou donnés pour

fondaPapon, liv. 15, tit. 7. M. le tion, avant l'introduction de la Brun, en son Traité des succes- commende , entraient en partasions, 1.4, c. 1.)

ge, à la charge de payer par l'abPARTAGE DES MENSES en bé aux religieux , sur le tierstre l'abbé commendataire et les lot, l'honoraire des messes, religieux. Ce partage se faisait obits et services qu'ils devaient en trois lots, les plus égaux acquitter dans l'abbaye , suivant qu'il était possible. C'était à le réglement du diocèse dans lel'abbé à choisir un des trois lots, quel l'abbaye était située, ou les religieux en choisissaient un suivant les conventions faites autre, le troisième qui restait entre l'abbé et les religieux. était destiné pour les charges; (M. de la Combe, Recueil de l'administration en appartenait Jurisp. can. , au mot Partage.) à l'abbé. Les frais du partage de PARTAGE des fruits d'un bé. vaient être pris sur le tiers-lot néfice, dans le cas de la succesqui existait lors de la demande sion d'un ecclésiastique bénéfien partage, et, s'il n'y en avait cier. (Voyez Fruits.) pas, et que la jouissance fût en PARTHES, sont les mêmes commun , les frais du partage que les anciens Perses. On les devaient être avancés par celui appelait Perses du temps des qui le demandait, à la charge prophètes, et. Parthes du temps d'en être remboursé sur le tiers- du Sauveur. Perse, en hébreu lot à faire. Tous les biens qui Paraschim, signifie cavaliers. appartenaient à l'abbaye de- Ce nom apparemment leur fut vaient entrer dans ce partage, à donné à cause de l'ancienne hal'exception des biens du petit bitude qu'ils conservent encore couvent, des biens qui étaient d'aller presque toujours à cheattachés à des offices claustraux, val. Il n'est parlé d'eux dans les et des biens qui avaient été alié- livres saints que vers le temps nés, et qui avaient été retirés, de Cyrus. Ézéchiel en met dans ou par l'abbé commendataire, les troupes du roi de Tyr, et dans ou par les religieux; et c'était à l'armée de Gog et Magog. ceux qui prétendaient que ces Le nom de Parthes ne se troubiens fussent exempts du parta- ve que dans les Actes des Apô

à prouver leur nature, pour tres , où ils semblent distingués les en exclure. On appelait biens des Élamites, quoique originai

ge,

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