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cices de la solitude divisés en leur miel dans les rochers. (Psal. deux parties; Rennes, 1664, in-8° 17, 1, 2, 30, 2. Reg. 22, 2. Deut. 5o. Le Gouvernement des pas- 32, 13. Psal. 80, 17.) sions; Nantes, 1662. 6o. La Vie Plusieurs peuples voisins de spirituelle traitée avec méthode. la Palestine avaient leur de70. De la Conversation des reli- meure, ou au moins des retraigieux. (Biblioth. Carmelit., t. tes dans les rochers. (Jerem. 2, col. 597.)

Num. 24, 21. Jerem. 48, 28.) PIERRE DE FOUDRE. Dom On se servait chez les Hébreux Calmet pense que la pierre de de couteaux de pierre pour la foudre est la pierre gabiseh ou circoncision; et ce qu'il y a de algabiseh, dont il est parlé dans plus ancien en fait de monuEzéchiel, 13, 11; et il croit que ment, parmi eux, sont des monces pierres servaient aux anciens ceaux de pierre, comme celui pour les mêmes usages dans les- que Jacob et Laban érigèrent en quels nous mettons en aurre le signe de leur alliance. Mais Moiser et l'acier; mais il ne croit se défend aux Hébreux d'ériger pas que ces sortes de pierres des pierres élevées, apparemsoient les vraies pierres de fou- ment pour les adorer comme dre. Enfin il pense que celles faisaient les Egyptiens. (Exod. qu'on appelle ainsi , ne sont au- 4,25. Josué, 5, 2. Genès. 31, tre chose que des pierres déta- 46. Lérit. 26, 1.) chées des montagnes, ou de ces Une pierre est quelquefois miarmes de pierre auxquelles on a se pour une idole de pierre. donné le nom de pierres de fou- (Habacuc. 2, 19. Jerem. 2, 27.) dre. (Dom Calmet, Supplément On dit d'une ville ruinée, qu'elle du Dictionnaire de la Bible.) est réduite en un monceau de

PIERRE DE SCANDALE , est pierres. (Mich. 1,6.) Et Daniel, celle qui nous fait trébucher et parlant du règne du Messie, le tomber. Saint Pierre et saint compare à une petite pierre tomPaul ont dit

que

Jésus-Christ a bée du haut d’une montagne et été la pierre de scandale aux qui renverse un colosse. ( Dan. Juifs qui n'ont point cru en lui 2,34. Voyez au surplus les com(1 Petr. 2,8. Rom. 9, 33), et mentateurs.) Isaïe semble l'avoir prédit (8, PIERRE D'AUXERRE (Saint.), 14).

Sanctus-Petrus Antissiodorensis, Dieu est souvent qualifié dans abbaye de l'Ordre de Saint-Aul'Ecriture de pierre ou de ro- gustin, située dans la ville cher, pour marquer sa toute- d'Auxerre, et fondée l'an 749. puissante protection. Il est dit ll y avait la réforme des chanoi. aussi que Dieu a rassasié son nes réguliers de la congregation peuple du miel de la pierre, par de France. allusion à ce que les abeilles , PIERRE DE CHALONS (Saint-), dans la Palestine, font souvent S.-Petrus Cabilonensis , abbaye

de l'Ordre de Saint-Benoît, si- y mit d'abord des religieuses, tuée d'abord hors la ville de auxquellessuccédèrent peu après Châlons-sur-Saone, fut fondée des religieux sous la conduite au sixième siècle par Flavius, du bienheureux Aynard, Alleréférendaire du roi Gontran, mand d'origine, que la comtesse puis évèque de Châlons, et sut Lesceline établit premier abbé rétablie ensuite par Gerbauld, de ce monastère. L'église en fut évêque de la même ville. Les re- consacrée l'an 1067, par l'archeligieux de Saint-Pierre, 'ayant vêque de Rouen, accompagné été obligés de sortir de leur mai- de tous les évêques de la proson durant les ravages des héré- vince, en présence de Guillautiques, en 1562, se retirèrent me jer, roi d'Angleterre, bienfaidans un faubourg de la ville, teur de cette maison, et de tous nommé Saint-Jean-de-Meizelle, les seigneurs de sa cour. L'abprès du couvent des Carmes, où baye de Saint-Pierre devint trèsils bâtirent une église qui fut florissante par les soins de l'abbé consacrée le 2 janvier 1580, par Aynard; mais, environ 30 ans Ponthus Thyard, évêque de après sa mort, arrivée en 1077, Châlons, et où ils ont toujours elle fut entièrement brûlée par demeuré depuis, leur premier les troupes de Henri res, roi d'Ànmonastère ayant étédétruit pour gleterre. Elle fut rétablie peu faire une citadelle. L'abbaye de de temps après par les religieux, Saint-Pierre avait été entière et reprit un nouveau lustre , ment rebâtie par les bénédic- qu'elle soutint jusqu'à l'établistins de la congrégation de Saint- sement des commendes. Dès ce Maur, qui possédaient cette moment la disciplinc régulière maison depuis 1662. Félix de y tomba entièrement. L'église Tassy, évêque de Châlons, en et les bâtimens pour la plupart consacra l'église, qui était très- tombaient en ruine , lorsque belle, le 29 août 1913. L'abbé Jacques de Silly, évêque de Séez de Saint-Pierre avait séance aux et abbé de Saint-Pierre-sur-Diétats de Bourgogne. (Gall. chr., ve, en fit faire les réparations. t. 6, col. 961.)

Du temps des troubles de la rePIERRE-SUR-DIVE (Saint-), ligion, les calvinistes pillèrent S.-Petrus supra Divam, abbaye aussi cette maison. Ils détruiside l'Ordre de Saint-Benoît, était rent une partie des bâtimens, et située dans un bourg du même enlevèrent ce qui restait d'arnom, sur la rivière de Dive en genterie dans le trésor de la saBasse-Normandie, au diocèse de cristie. Georges Dunot, conseilSéez et à 6 lieues de Caen. Elle ler au parlement, en ayant élé fut fondée et richement dotée nommé abbé, y introduisit en vers le milicu du onzième siècle 1668 les religieux de la congrépar Lesceline, comtesse du lieu, gation de Saint-Naur, qui depuis qui y fut enterrée en 1057. On avaient parfaitement séparé l'é

glise et tous les lieux réguliers, barbares au neuvième siècle, et de sorte que cette abbaye avait clle était presque entièrement fini par ètre en bon état. (Moré- ruinée du temps d'Agan, évèque ri, à la fin du t. 8.)

de Chartres. Ce prélat, qui siéPIERRE DE MELUN (Saint-), geait en 930 et 941, la fit répaS.-Petrus Melodunensis, abbaye rer et y init des chanoines à la de l'Ordre de Saint-Benoît, si place des moines; mais peu après tuée dans le faubourg de la ville Ragenfroi son successeur y rélade Melun, au diocèse de Sens, blit la discipline monastique, fit et sondée au sixième siècle. Il y rendre au monastère plusieurs avait la réforme de la congréga- biens qui lui avaient été enletion de Saint-Maur.

vés sous ses prédécesseurs, et lui PIERRE-AUX-MONTS (Saint-), fit lui-même des nouvelles doS.-Petrus ad Montes , abbaye nations. L'abbaye de Saintde l'Ordre de Saint-Benoît, si- Pierre étant tombée ensuite dans tuée dans la ville de Châlons- le relâchement, on la soumit à sur-Marne , fut fondée ou réta- différentes réformes, dont la plus blie vers l'an 1028, du consen- remarquable et la plus utile tement du roi Robert, et par les pour cette maison fut celle de soins de Roger, évêque de Châ- la congregation de Saint-Maur, lons, qui y fit venir des religieux qui y avait été introduite en de l'abbaye de Verdun, sous la 1630. (Gall. christ., t. 8.) conduite de l'abbé Richard. Le PIERRE-DE-VIENNE(Saint.), monastère de Saint-Pierre-aux- S.-Petrus Viennensis, ancienne Monts, n'était originairement abbaye de l'Ordre de Saint-Bequ'une simple église ou cha- noît, était située dans la ville de pelle qui, suivant la tradition Vienne en Dauphiné. Elle fut du pays, avait été bâtie par les sécularisée en 1612, et était depremiers chrétiens de Châlons, venue un chapitre composé d'un et consacrée par saint Memi ou abbé et de vingt-quatre chanoiMenge, premier évêque de la nes qui étaient obligés de faire même ville. Cette abbaye avait preuves de noblesse de trois été unie à la congrégation de quartiers du côté paternel, et Saint-Vanne, en 1627. (Gallia d'autant du côté maternel. L'abchrist., t. 9.)

bé seul avait la juridiction et PIERRE-EN-VALLÉE (Saint.), correction, qui en son absence S. Petrus in Valle , abbaye de appartenait au chapitre. Il del'Ordre de Saint-Benoît, était vait être prêtre; il portait le casituée autrefois près de la ville mail et le rochet partout où il de Chartres, depuis renfermée allait en habit d'église; et il avait dans la ville, et fondée dans le la croix pectorale dans ses cloisixième siècle ou au commence tres. Il officiait dans son église ment du septième. Elle souffrit avec la mitre et la crosse , et il beaucoup durant l'incursion des avait la collation de toutes les

dignités et de tous les offices du Puy. L'église était paroissiale. chapitre, avec lequel il conférait L'abbé de Saint-Pierre, qui était alternativement les canonicats. une des principales dignités de Il avait outre cela la collation de la cathédrale, nommait à cette six prieurés et d'un prieuré de cure, ainsi qu'à plusieurs aufilles qui était à Sainte-Colom- tres chapellenies. (Gall. chr., be-lez-Vienne. (La Martinière, t. 2.) Dictionnaire géographique, à PIERRE-MONT (Saint-), abl'article Vienne.)

baye de chanoines réguliers de PIERRE-LE-VIF ( Saint-), l'Ordre de Saint-Augustin, de la S.-Petrus Vivus Senonensis, ab- congrégation de Lorraine, était baye de l'Ordre de Saint-Benoît, située à peu près à distance égale était située dans la ville de Sens. de Metz et de Thionville, entre Elle était dans le premier cime- Bricy et Sancy. Elle était régutière des chrétiens, dans lequel lière et soumise immédiatement un grand nombre de martyrs au saint-siége. Lubricius, chaont été enterrés, et d'autres ont noine de la cathédrale de Metz, été jetés dans un puits profond fonda cette abbaye vers l'an qui était dans la chapelle sou- 1090, sous l'évêque Heriman ; terraine servant de sacristie. On et la comtesse Mathilde la dota, prétend que Théodecilde, qu'on et donna le fond sur lequel dit fille de Clovis, a fait bâtir elle est bâtie. (Histoire de Lorcette abbaye, et qu'elle y fut raine.) enterrée; et on y voyait une

PIERRES (Notre-Dame-des-), belle châsse, dans laquelle étaient B.-Maria de Petris, abbaye de ses reliques. Il y avait aussi plu- l'Ordre de Câteaux dans le Berri, sieurs autres corps saints, et le au diocèse de Bourges, près de chef de saint Grégoire-le-Grand. Culent, fondée en 1149. Elle Cette abbaye a été détruite neuf était réformée et régulière. ou dix fois. Elle avait fini par être PIERRES (pluie de). Josué possédée par les bénédictins de (ch. 10, v. 11) parle d'une pluie la congregation de Saint-Maur. de pierres qui tomba sur les (La Martinière, à Sens.)

Chananéens, et par laquelle il PIERRE-DU-PUY (Saint-), assure qu'il en mourut plus que S.-Petrus apud Podium, ancien- par l'épée des Israélites. On est ne abbaye de l'Ordre de Saint-Be- partagé à ce sujet ; les uns prénoit, située dans la ville du Puy tendant que ce fut seulement en Velay, et fondée au neuvième une grêle ordinaire, mais plus siècle. Ce n'était plus qu'un violente que celles qu’on a couprieuré dépendant de l'abbaye tume de voir ; d'autres s'en de Saint-Chaffre.

tiennent à la lettre; et il doit PIERRE-DE-LA-TOUR (Saint-), suffire, ce semble, pour s'arrêter S.-Petrus de Turre, abbaye sé à ce sentiment, que le texte de culière, située dans la ville du l'Ecriture soit formel à cet égard,

n'en eut-on aucun autre exem- laquelle David se retira. ( 1 Par. ple. Puis donc qu'on sait d'ail- 11, 15.) leurs d'autres semblables événe La pierre d'Ezel, ou le romens, on ne voit en celui-ci, cher près duquel David devait d'autre miracle, sinon que la attendre la réponse de son ami pluie de pierres dont parle Jo- Jonathas. ( 1 Reg. 20, 19.) sué, toinba à point nommé sur La pierre du secours. Lieu où les Chananéens sans endomma- les Philistins prirent l'arche du ger les Israélites. ( Dom Calmet, Seigneur. ( 1 Reg. 5,1.) ibidem. )

La pierre angulaire. Celle PIERRES. Tout ce que l'on que l'on met à l'angle du båtitrouve , dit Dom Calmet, dans ment, soit qu'on l'explique de les commentateurs, au sujet de celle qui se met au fondement diverses pierres précieuses, dont de l'édifice, ou de celle qui se il est fait mention dans l'Ecri- met au haut du mur. Jésusture, est très-peu assuré; parce Christ est la pierre angulaire reque ni les Juifs, ni même les jetée par les Juifs, et devenue anciens interprètes grecs ne pa- le fondement de l'Eglise, qui raissent pas avoir connu la pro- réunit la synagogue dans l'unité pre signification des termes de d'une mème foi. (Psal. 117, 22. l'original.

Act. 4, 11. Ephes. 2, 20. i Petr. Il est parlé dans l'Ecriture de 2, 6.) diverses pierres ou rochers re La pierre de Zohaleth. C'est marquables par quelques événe- celle qui, selon les rabbins, mens particuliers. Par exemple : servait à éprouver la force des

La pierre du désert. C'est la jeunes gens. (3 Reg. 1, 9. ville de Petra. (Voyez son arti- Voyez aussi Zach. 12, 3, une

pierre d'épreuve. ) La pierre de division. C'est le Les Hébreux donnent quelrocher où David et ses gens étant quefois le nom de Pierre aux assiégés par Saul, ce prince fut rois et aux princes, à Joseph , obligé de les laisser en repos pour par exemple. (Genès. 49, 24.) le moment, par la nouvelle qu'il Ils le donnent aussi aux poids apprit d'une irruption des Phi- dont ils se servaient dans le comlistins. ( 1 Reg. 23, 28, etc.) merce. (Levit. 19, 36. Deut. 25,

La pierre d'Ethan. Rocher 13. Mich. 6, 11.) ils appellent dans lequel Samson demeura ca encore une grosse grêle, des ché pendant qu'il faisait la guerre pierres de grele. (Isaie, 30 , 30.) aux Philistins. (Judic. 15, 8.) Pierre de Jacob. C'est celle

La pierre ou le rocher d'Oreb, qui servit de chevet à ce patriaroù Gédéon fit mourir Oreb, prin. che lors du songe mystérieux ce de Madian. (Judic. 7, 25.) rapporté au vingt-huitième cha

La pierre d'Odollam. Rocher pitre de la Genèse, vers. 11, etc. où il y avait une caverne,

dans Les pierres brutes passaient

cle.)

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