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par leur savoir , et tlorissans en l'Ecriture pour la famille. (Ps. même temps : il fait voir que le 21.28.) même Augustin Patrice, maitre La patric céleste, marque le des cérémonies sous Paul ii et bonheur du ciel que nous attenSixte iv, et ensuite évêque de dons. (Hébr. 13, 14.) Pienza , avait aussi composé plu Patria vox, signifie la langue sieurs autres ouvrages , dont M. du pays d'où l'on est. Respondit Zéno a donné le catalogue , en voce patria, il répondit dans même temps que la vie de l'au

sa langue paternelle, est-il dit. teur. (Sponde, in annal. Dupin, (2 Mach. 7, 8, 21, 27. 12, 37.) table des Auteurs ecclésiast. du PATRIMOINE, se prend quelquinzième siècle, col. 880 et quefois pour toute sorte de biens; 884. Journal des Savans, 1689 dans une signification moinsétenet 1737.)

due, il se prend pour un bien de PATRICE (André), savantPo- famille; quelquefois même il ne lonais du seizième siècle, étudia signifie que ce qui est venu à à Padoue , et fut depuis prévôt quelqu'un par succession de de Varsovie , arcbidiacre de Vil. père ou de mère , ou de quelna , et premier évêque de Ven- que autre ascendant. den. Il mouruten 1583, et laissa PATRIMOINE, par rapport au divers ouvrages de belles-lettres titre d'un clerc. (Voyez Titre et de controverse : paralleli Ec- CLÉRICAL. ) Les bénéfices patriclesid orthodoxæ cum synagoga moniaux étaient ceux qui dehæreticorum. De verdt et falsa vaient étre conférés à des personEcclesid libri quinque.) Simon '

nes d'une famille, d'une ville, Starovolscius, in elogiis centum d'un lieu, d'une paroisse. Ils ne Polonorum.)

pouvaient être résignés, ni perPATRICIENS, Patriciani, mutés. (M. de la Combe, Recueil hérétiques ainsi nommés de Pa- de jurisprudence canonique, au trice ou Patricius leur chef, qui mot Patrimoniaux.) vivait vers l'an 195. Il était mar PATRINCTON (Etienne), Ancionite et précepteur de Sym- glais, évêque de Saint-David , maque. L'erreur qu'il défendit et religieux de l'Ordre des Caravec plus de feu, est que la mes, dans le quinzième siècle, chair de l'homme ayant été créée était d’Yorck. Il sut confesseur par le démon, on devait la haïr de Henri v, roi d'Angleterre, et ct la détruire; et que c'était une refusa l'évêché de Chichester, ne bonne auvre de se tuer soi- voulant pas quitter sa première même. (Saint Augustin, hær. 61. église, quoique fort pauvre. Il Baronius, à l'an 203, n° 16.) mourut le 20 sept. 1417, après

PATRIE. Outre la significa- avoir prêché avec applaudissetion simple de ce terme pour ment à la cour, combattu les hédésiguer le lieu où quelqu'un rétiques avec zèle, et composé diest né, il se prend encore dans

vers ouvrages : in D. Paulum ad

Titum. Sermones de sanctis. rut en 576. Le martyrologe de Super magistrum sententiarum. France marque sa fête au 19 noDe sacerdotali functione. Contra 'vembre, comme 'au jour de sa Viclefitas. Contra Lolkardos, mort. (Saint Grégoire de Tours, etc. (Pitseus et Baleus, de Script. au neuvième chapitre de la vie angl.)

des Peres de France. Baillet, PATRIPASSIENS ou PATRO- t. 3, 19 novembre.) PASSIENS, hérétiques ainsi ap PATROCLUS, grec, la gloire pelés , parce qu'ils croyaient du père, du mot pater , père , qu'il n'y avait qu'une personne et du mot eleos , gloire, père en Dieu , qui avait le nom de de Nicanor. ( 2 Mach. 8, 9.) Père, de Fils et de Saint-Esprit, PATRON, PATRONNE, Paet qu’ainsi le Père avait souffert tronus, se dit du saint, ou de la comme le Fils. Voyez Praxias.) sainte dont on porte le nom ,

PATROBE, disciple des apó- ou sous la protection desquels tres dont parle saint Paul,

était on s'est mis. Il se dit aussi des à Rome l'an 58 de Jésus-Christ. saints sous le nom desquels les On ne sait aucune particularité églises sont fondées, de ceux de sa vie. Les Grecs mettent sa qui ont établi certains ordres, mort le 4 ou le 5 novembre , et de ceux qu'on a choisis pour le font évêque de Pouzzol dans protecteurs de confréries ou de la Campanie ou dans le royau- communautés. me de Naples. Le martyrologe

PATRONAGE. romain le met au 4 novembre.

SOMMAIRE. (Rom. 16, 11. Dom Calmet, Dictionnaire de la Bible.) S I. De l'origine des patronages.

PATROCLE ( saint ), prêtre S II. Des diverses espèces de reclus en Berry, naquit vers l'an patronages. 496 dans la province de Berry. S III. De la manière d'acquérir Il fut admis au nombre des

le droit de patronage. clercs de l'église de Bourges, où S IV. De l'aliénation et de la il reçut la prêtrise, et s'établit translation du droit de paensuite dans le village de Méré, tronage. où il tint une école pour les en- S V. De l'extinction du droit de fans. Vers l'an 558, il s'enfonça patronage. dans la solitude, et s'arrêta en S VI. Des droits et prérogatives un lieu appelé My-Cant, où il des patrons. bâtit un ermitage. Il passa dix- S VII. Des devoirs des patrons. huit ans à ne vivre que de pain S VIII. Des juges qui peuvent détrempé dans de l'eau avec un

connaitre des causes de papeu de sel, et ne quitta jamais tronage. le cilice. Il alla ensuite bâtir le S ix. Des personnès capables monastère de Colombiers, à deux d'exercer les droits de palieues de son ermitage, et mou tronage.

ST.

clésiastique était celui qui ap

partenait à un clerc, soit à raiOrigine des patronages.

son de son bénéfice, soit à rai

son de sa dignité, soit parce qu'il Le nom de patron, qui était avait bâti , fondé, ou doté une donné parmi les Romains aux église avec des biens ecclésiastimaîtres qui avaient affranchiques. Le patronage laïque était leurs esclaves, et qui retenaient celui qui appartenait à un laïc encore sur eux plusieurs droits, qui avait fondé, ou doté une a été donné parmi les chrétiens église , ou à un clerc qui avait à ceux qui ont fondé ou doté fondé, ou doté une église avec des églises.

des biens séculiers. Le patroLe patronage consiste dans le nage-mixte était celui qui apparpouvoir de nommer, ou de pré- tenait à une communauté, ou senter à un bénéfice vacant, et à une confrérie , composée de le patron est celui qui a le pou- clercs et de laïcs. voir de nommer, ou de présenter 2. Le patronage laïque était à un bénéfice vacant. Dans les réel ou personnel. Le patronage premiers siècles du christianis- réel était celui qui était attaché me, les évêques seuls avaient à la glèbe, ou à la terre, à la maile choix des ministres de l'É- son, au château. Le patronage glise; et ce ne fut que dans le personnel était celui qui apparcinquième, ou tout au plus tenait directement à la

personne dans le quatrième siècle, que du fondateur, et qui passait à l'on commença à accorder le ses descendans, sans être annexé droit de patronage à ceux qui à aucun fonds. fondaient, ou qui dotaient des 3. Suivant le commun sentiéglises. On voit des preuves de ment des canonistes, le patroce droit dans le dixième canon nage fait par une personne laïdu concile d'Orange de l'an 441, que de ses biens était ecclésiaset dans le concile d'Arles de tique, s'il était transféré et afl'an 452 ; dans le concile d'Or- fecté à un corps ecclésiastique, léans de l'an 541, canon 33, soit séculier ou régulier. Suioù il est dit que celui qui voudra vant le sentiment de Van-Espen avoir une paroisse dans sa terre et de quelques autres, dans le donnera un revenu suffisant, et doute si un patronage était laides clercs pour faire l'office.

que ou ecclésiastique, il était présuiné laïque. L'auteur des

Mémoires du Clergé a pensé auDiverses espèces de patronages. trement (t. 12, p. 99.)

4. Le patronage qui a parte1. Le patronage se divisait nait aux universités, aux cheen patronage ecclésiastique, laž. valiers de Malte et aux marguilque et mixte. Le patronage ec- liers, était censé laïque, selon

S II.

M. Fuel, dans son Traité des laïque. 7o. Les patrons laïques ne matières bénéf., p. 445. sont point assujétis comme les

5. Lambertinus rapporte jus- ecclésiastiques aux expectatives qu'à quarante-huit différences des gradués, indultaires, etc. entre le patron ecclésiastique et

SIII. le patron laïque. Voici les principales. 1°. Les patrons ecclé- Manière d'acquérir le droit de siastiques ont six inois pour

patronage. l'exercice de leur droit, et les 1. On acquérait le droit de patrons laiques n'en ont que patronage en dotant une église, quatre. Il y a une exception ou en la bâtissant, ou en donpour la Norinandie, où les pa- nant le fonds sur lequel on la trons laïques ont six inois aussi bâtissait. Patronum faciunt, dos, bien que les ecclésiastiques. 2o. cdificatio, fundus. C'est le senLes patrons laïques peuvent va timent le plus ordinaire de ceux rier dans la présentation des su- qui ont écrit sur cette matière, jets qu'ils noinment aux colla- du moins avant le concile de teurs, c'est-à-dire, qu'ils peu- Trente. Mais, ce concile ayant vent leur présenter plusieurs ordonné que personne n'aurait sujets ensemble ou successive- le patronage d'une église (sess. znent. Les patrons ecclésiasti- 14; 6. 12.), à moins qu'il ne l'eût ques n'ont pas la même liberté fondée, ou dotée, on peut dire 3o. Le pape peut prévenir les que la construction et la dola patrons ecclésiastiques, mais non tion étaient devenues nécessaipas les laiques. (Voyez Pré- res pour acquérir le droit et le Vention.) 4°. Les érêques peu- titre de patron plein et parfait; vent recevoir les perinulations et que si l'on n'avait fait que des bénéfices de leurs diocèses construire ou doter, on ne pou qui sont en patronage ecclésias. vait être regardé que conime tique, sans le consentement des bienfaiteur, ou patron en partic. patrons. Il n'en est pas de mê- (Mémoires du clergé, t. 12, me des bénéfices qui sont en p. 496. La Combe, au mot l'apatronage laique. 5o. Les titu. iron, c. 3.) laires peuvent résigner ou per 2. Le droit de patronage poumuter leurs bénéfices sans le vait être acquis par une presconsentement des patrons ecclé-cription immémoriale, s'il s'asiastiques; il n'en est pas de gissait d'assujétir à la servitude même des bénéfices en patro- de patronage une église qui nage laïque. 6'. Le pape dis- était censée libre par sa sondapose des bénéfices en patronage tion. Mais s'il s'agissait seuleecclésiastique, lorsque ceux qui ment de prescrire un patronage en sont titulaires meurent in contre un patron qui avait nécurid; il ne dispose pas dans ce cligé d'user de son droit, l'opicas des bénéfices en patronage nion la plus cominune était que

le prétendu patron devait faire point attaché à un fonds, ou preuve d'une possession de qua- glèbe, ne pouvait être vendu , rante ans, et de trois présenta- parce que le patronage étant par tions successives qui eussent lui-même jus spirituali annexum, été suivies de collations en fa on le considérait comme une veur des présentés, et de leur chose spirituelle qui ne devait part d'une jouissance paisible point entrer dans le commerce. du bénéfice. ( Mém. du clergé, Mais il était permis de vendre 1. 12, p. 505.)

un fonds auquel se trouvait an3. Le droit de patronage s'ac- nexé un droit de patronage : quérait par un privilege du dans ce cas, le patronage passait pape, à titre onéreux, c'est-à- à l'acquéreur comme un accesdire, à condition que celui à soire du fonds, sans que le paqui le privilége était accordé, tronage fût vendu. La vente augmentât de moitié la dot de n'affectait que le fonds. (Mém. l'église. (Bouchel, Biblioth. du clergé , tom. 12, pag. 508.) canoniq., au mot Patronage.) 3. Lorsqu'nn seigneur alié

4. Le droit de patronage s'ac- nait une terre à laquelle était quérait par la donation ou le attaché le droit de patronage, il legs du patron, qui était maitre pouvait se réserver ce droit, de le céder gratis à qui bon lui pour devenir patronage personsemblait. Il fallait cependant la nel attaché à sa famille. C'est permission de l'évêque, s'il s'a- pour cela que le patronage degissait d'un patronage laïque, meurait attaché à la personne à moins que le patron ne don- du roi, nonobstant l'aliénation nât tous ses biens avec le patro du fonds. (Tournet, Lettre P., nage. (M. Collet, Moral, t. 2, ch. 19 et 42.) p. 359.)

4. Le patronage se transférait SIV.

pár la permutation ou l'échan

ge; mais l'échange d'un patroAliénation et translation du

nage

devait se faire avec un audroit de patronage.

tre patronage, et non avec une 1. Le droit de patronage ec chose temporelle, parce que clésiastique passait à tout pos- patronage était réputé spirituel. sesseur du titre auquel il était On pouvait échanger un patroattaché, et le droit de patro- nage ecclésiastique avec un panage laique réel se transférait tronage laïque, pourvu que l'éavec la glėbe à laquelle il était change fût confirmé par l'évêattaché, quand inême il n'en que. (Mém. du clergé, tom. 12, eût pas été fait niention expresse. p. 518.) (De Roye, in prolegum. de jur.

SV. patron. cap. 18.)

2. Le patronage personnel, de Extinction du droit de patronage. même que tout autre qui n'était Le droit de patronage s'étei

le

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