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S III.

elles ne peuvent plus démériter;

la Cité de Dieu : nullus purgatoelles savent d'ailleurs qu'elles rias penas futuras opinetur, aiment Dieu comme elles en nisi ante illud ultimum tremensont aimées, et souffrent en paix dumque judicium. C'est donc à les feux purifians qui leur prépa- tort et sans fondement qu'Orirent l'entrée de son royaume : gène a prétendu qu'il subsisteautant de preuves qu'elles sont rait après la résurrection généassurées de leur salut.

rale. (Orig., hom. 14, in Luc.) 4o. Les peines du purgatoire Les théologiens qui ont cru que sont les mêmes que celles de l'en- chaque âine n'y serait retenue ser, c'est-à-dire, la peine du que pendant dix ans, se sont dam, qui consiste dans la pri- également trompés, comme il vation de la vision béatifique, et parait par la condamnation que la peine du sens, qui consiste le pape Alexandre vii a faite de dans la douleur d'un feu réel ou la proposition suivante, no 43 : corporel, et non pas seulement

annuum legatum pro animd remétaphorique. Les peines du lictum non durat plus quàm per purgatoire ne different donc de

decem annos. celles de l'enfer que par l'espérance qui se trouve dans ce premier séjour pour en adoucir les

Des secours de l'Eglise milirigueurs, et qui sera éternelle

tante envers l'Église soufment bannie du second. Il est

frante dans le purgatoire. incertain si les âmes du purgatoire sont tourmentées

par

les Les secours de l'Église inilidémons; si la peine du dam est tante envers l'Église souffrante à leur égard la plus grande de en purgatoire, consistent dans toutes les peines; și la plus petite trois sortes de suffrages, savoir, peine du purgatoire surpasse les le sacrifice de la messe, plus grandes peines de la vie et les oeuvres pénales, telles que présente; si toutes les âmes du l'aumône, le jeune, etc., que les purgatoire souffrent la peine du fidèles vivans offrent à Dieu

pour feu ; si leurs peines subsistent qu'il daigne remettre en tout ou toujours dans le même degré, en partie la peine temporelle, ou si elles diminuent à propor- dont les âines du purgatoire tion des suffrages qu'on leur ap- sont encore redevables à sa jusplique. L'Église n'a rien défini tice. Or, il est certain , 1o. que sur tous ces points. Il n'en est ces sortes de suffrages sont utipas de même de la durée du les aux âmes du purgatoire, purgatoire; il est certain qu'il puisque c'est une sainte et saludurera jusqu'au jugement der- taire pratique de prier pour les nier, mais qu'il ne passera point morts, et que cette pratique est ce terme, comme nous l'apprend de la plus haute antiquité dans saint Augustin au chap. 16 de l'Église, au sentiment même de

les priè

ses ennemis, qui l'appellent sa leur et l'utilité des suffrages, plus ancienne erreur, et qui lui dont les unes regardent ceux donnent pour témoins et pour auxquels on les applique, et les garans les Cyprien, les Hilaire, autres ceux qui les appliquent. les Jérôme , les Ambroise, les Suarez et Vasquez prétendent Augustin , les Athanase, les Ba- qu'il faut être baptisé pour être sile, les Chysostôme, les Gré- capables des suffrages qui opègoire, etc. Tous les membres de rent ex opere operalo , et par l'Église ne formant qu'un mè- conséquent qu'on ne peut offrir me corps mystique dont Jésus- le sacrifice de la messe pour les Christ est le chef, pourquoi ne défunts catéchumènes. (Suar. pourraient-ils pas s'aider les disp. 48. Vasq. disp. 227.) Le uns les autres ?

pro

invicem sol- cardinal de Lugo et beaucoup licita sunt membra ; et si quid d'autres soutiennent le contraire, patitur unum membrum, compa- et se fondent en particulier sur liuntur omnia membra. (1 Co- l'exemple de saint Ambroise , rinth. 12, 26.)

qui offrit le sacrifice de la messe 2°. Il est certain aussi que pour l'empereur Valentinien , ces trois espèces de suffrages ne qui n'était que catechumene , profitent pas de la même ma- quand il mourut. On peut s'en nière aux âmes du purgatoire. tenir à ce dernier sentiment, et Le sacrifice de la messe leur pro- l'on doit croire de plus que les fite par sa propre vertu, ex opere suffrages, quels qu'ils soient, ne operato. Les autres suffrages, sont utiles aux vivans ou aux tels que les jeûnes, les auinô- morts, quant à la rémission de nes, etc., leur profitent, ex opere la peine temporelle, que lorsque operantis, et en tant que Dieu la coulpe du péché, soit morveut bien accepter ces cuvres telle, soit vénielle, leur a été repénales et satisfactoires pour le mise, parce que la peine subsiste paiement des dettes, dont les tant que la coulpe subsiste elleāmes du purgatoire lui sont en- même, et qu'il n'y a que Jésuscore redevables, parce que ces Christ qui puisse satisfaire pour dettes ne sont pas tellement per- la coulpe même vénielle d'un sonnelles et si essentiellement autre. (Lugo, disp. 19, de Euch.) attachées à la personne même Pour ce qui est des conditions des âmes du purgatoire, que requises de la part de cel qui Dieu ne puisse et ne veuille per- applique les suffrages , on en mettre qu'elles soient acquittées compte trois, savoir l'état de par d'autres, en vertu de la com. grâce , l'intention de celui qui munion des saints, qui règne offre, et la pénalité de la chose parmi tous les membres de son offerte. Il faut donc, 1°. que Église.

celui qui veut appliquer quel3o. Les théologiens exigent que suffrage à un mort ou à plusieurs conditions pour la va un vivant, soit en état de grâce ;

sans cela son suffrage ne ser res, il cesse de satisfaire pour luivira de rien, au moins de con- même , et de payer ses propres digno ; car il est des théologiens dettes , quoiqu'il puisse encore qui croient que les suffrages impétrer et mériter par ces mêofferts par un homme en état inesæuvres, qu'il transporte aux de péché mortel, mais sans af- autres, quant à la satisfaction, fection actuelle au péché et par 3o. Il faut que les cuvres qu'on le mouvement de la grâce et applique aux autres par la voie l'impulsion de l’Esprit-Saint, de suffrage satisfactoire soient sont utiles à ceux pour qui on pénales, puisque sans cela elles les offre, au moins de congruo n'auraient aucune proportion latè sumplo. On excepte de cette avec la satisfaction , et qu'elles première condition le sacrifi- seraient par conséquent incapace de la messe, qui, quoique bles de satisfaire. (Voyez Beloffert par un méchant prêtre, larmin, Suarez, de Lugo, Pignaprofite à ceux pour qui on l'of- telli, in monte propitiatorio, lib. fre. Il en est de même des priè- 5, M. Collet, Moral., t. 12, etc.) res qui se font au nom de l'É PURIFICATION. IL

У avait glise par des ministres corrom- parmi les Hébreux plusieurs pus, lesquelles sont au moins sortes de purifications, selon les impétratoires, parce que la vertu diverses espèces d'impuretés d'impétrer a sa source, non dans que l'on avait contractées. On le mérite personnel de l'agent peut voir à ce sujet les articles, prochain et immédiat , mais Impuretés légales : Lepre, Ledans la dignité de celui au nom preux, Morts, Nazarécns. L'im. duquel il opère ; comme la de- pureté que contractaient les mande d'un roi dans la majesté femmes dans leurs couches, et du prince , et non pas dans le la manière dont elles devaient mérite du messager qu'il em s'en purifier, sont décrites au ploie, ou l'aumône dans la jus- long. (Levit. 12, 1, 2, 3, 4, etc.) tice du maître qui l'ordonne; Les Juifs, qui étaient trop et non dans celle du serviteur éloignés du temple, et qui ne qui la distribue par les ordres de pouvaient s'y rendre pour se son maître.

purifier de certaines souillures 2o. Celui qui veut aider les inévitables, se servaient de la

la voie des suffrages, cendre de la vache rousse qu'on doit avoir l'intention de leur immolait à cet effet, laquelle appliquer ses bonnes cuvres, cendre était distribuée aux Isparce que ces œuvres étant un raélites éloignés. (Num 19,

5. bien qui lui est propre, il ne Voyez aussi Vacue RouSSE.) peut les transporter à un tiers Les Hébreux avaient une insans le vouloir; et pour lors, s'il finité d'autres purifications, et transporte toutes ses cuvres, en on voit dans l'Évangile qu'ils tant que pénales et satisfactoi- avaient de grandes cruches des

autres par

2, 6.)

tinées à cet usage, aussi bien et ceux qui ont fait des notes que les reproches qu'ils fai- sur les martyrologes. saient à Jésus-Christ et à ses PURIFICATOIRE, purificatodisciples de manquer à ces sor- rium linteum, petit linge qu'on tes d'observances. (Matt. 15, 2. met sur le calice pour l'essuyer Marc. 7, 2, 3, 4, 7, 8. Joan. et le purifier après l'ablution. Il

sert aussi a essuyer les doigts et Quoique la sainte Vierge ne la bouche du prêtre (Voyez fût pas soumise à la loi de la pu- Messe , S XV.) rification, qui n'y obligeait que PURITAINS, puritani. On les femmes ordinaires, elle ne nomme ainsi les calvinistes rigilaissa pas de l'observer par une des, parce qu'ils se vantent d'être humilité bien digne d'elle, et plus purs dans leur doctrine c'est pour en conserver la mé- que les autres, en ce qu'ils suimoire que l'Église a institué la vent à la lettre le sentiment de solennité du second jour de fé- Calvin, et qu'ils rejettent absoyrier. Cette fête honore aussi lument tous les rits de l'Église la présentation de Jésus-Christ romaine. Ils ont plus de crédit au temple, comme premier né à Genève, que dans aucun autre de Marie, quoiquc le rachat état. Les puritains d'Angleterre prescrit dans l'Exode ne le re- sont ennemis des épiscopaux , gardât pas plus que l'obligation et condamnent la liturgie ande se purifier n'astreignait sa glicane, comme une invention sainte mère. On porte des cier. hunaine. Les puritains comges en cette fête, nommée en mencèrent à paraître en Angleconséquence Chandeleure, pour terre vers l'an 1565, ou, selon marquer plus sensiblement la d'autres, en 1568 ou 1569. Louis venue de Jésus-Christ, la lu- Capel combat les puritains dans mière des nations et la gloire du son Recueil des thèses défenpeuple d'Israël. 'On croit cepen- dues à Saumur depuis le calvidant que la procession de ce nisme. (Sponde , à l'an 1565, jour a été instituée spécialement n. 22. Sandère, hær. 221.) pour effacer la mémoire des lu.

PURS. Noms que les gnostipercales que les païens célé- ques, les tatianistes, les montabraient en ce jour. On donna nistes et les novatiens avaient dans le commencement à cette pris pour se faire une réputafète le nom d'hypapante, qui tion de justes. en grec signifie rencontre, parce PUSILLANIMITÉ, pusillanique Siméon et Anne vinrent en mitas. C'est une vicieuse déquelque sorte au-devant de Jé- fiance de ses propres forces, une sus arrivant au temple, pour lui crainte excessive, une faiblesse rendre témoignage avec Joseph de courage, qui fait omettre les et Marie. On peut voir sur cette conseils ou les préceptes divins. fête les bolandistes , M. Baillet, C'est un péché mortel quand on

refuse opiniâtrément de se ren- droit canon et civil, grand judre aux commandemens des su- risconsulte et solide théologien. périeurs, par bassesse d'âme, Il avait aussi une grande conquoique sous prétexte d'incapa. naissance des lettres divines et cité. (M. Collet, Moral. , t, 3, humaines. Les évêques de Vap. 745.)

lence et de Grenoble le choisiPUTIPHAR. Certains auteurs rent pour leur official, et il distinguent deux personnes de exerça cette charge avec une ce nom : l’un, auquel Joseph égale réputation de savoir et de fut vendu par les Ismaélites probité. Dégoûté du monde , il qui l'avaient d'abord acheté de se fil chartreux, et reçut l'habit ses frères, et qui le fit ensuite des mains de l'évêque de Grejeler dans une prison sous pré- noble à l'âge de cinquante ans. texte d'un crime dont il était Il fut élu général de son ordre , innocent, selon qu'il est rap

en 1503, et mourut le 17 sepporté au ch. 39, de la Genèse; tembre 1521. On a ne lui la Vie l'autre, qui fut beau-père de ce de saint Bruno, qui fut canopatriarche, lorsque celui-ci fut nisé par ses soins, et une Chaîne devenu intendant de la maison dorée sur les psaumes, imprimée de Pharaon , comme il est dit à Paris, in-4°, en 1520, sous le (Genès. 41, 45). Mais on peut titre de Catena aurea in psalvoir

par les raisonnemens qu'en mos. (Sutor , de vit. cartus. apporte D. Calmet, soit à cet ar tract. 3, cap. 7, p. 582. Peticle du Dictionnaire de la Bible, treius, Biblioth. carlus. pag. soit à l'article Aseneth, qu'il n'y 91.) a aucun inconvénient à n'ad PUY (Archange du), italien , mettre qu'un Putiphar, puisqu'il religieux de l'Ordre de Saintn'est point imcompatible qu'il François dans le seizième siècle. ait été officier de la cour de On a de lui, 1o. un traité itaPharaon, et en même temps pré- lien de la vertu et de la dignité tre du temple d'Héliopolis. du nom de Jésus, imprimé à

PUTTER ( Jean - Etienne ). Ferrare, en 1552. 2°. Une apoNous avons de lui : Elementa logie latine de l'excellence de la juris publici Germanici, editio langue hébraïque. 3. Une autre legitima tertia , universè ferè de apologie pour la défense de Jean novo elaborata , tantoque libro- Pic, comie de la Mirandole. (Le rum apparatu instructa, ut vel père Jean de Saint - Antoine , simul bibliothecæ juris publici Biblioth. univ. francis. t. 1, p. inservire possit. A Gottingue, 139.) Chez Bossiegel, 1960, in-8°.

PUY ( Archange du), capucin, LUY (François du), général natif du Forez, vivait sous le de lOrdre des Chartreux, natif règne de Louis xu. Il est auteur de Sant-Bonet en Forez dans le d'une histoire de sainte Marie 16e siècle, était docteur en du Gros, imprimée à Paris, en

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